V. — Diagnostic
Il est aujourd’hui acquis que devant tout tableau clinique réalisant la triade : fièvre intermittente, éruptions (surtout purpura), arthralgies, l’on doive penser à une forme lente de méningococcémie. Mais le diagnostic reste toujours difficile à préciser, du moins
cliniquement.
De multiples affections peuvent, en effet, réaliser
un syndrome très voisin. Laissant de côté les diagnostics différentiels qui se poseront rarement, tels ceux de Fièvre de Malte, de typhus exanthématique, de la fièvre récurrente, de la fièvre bilio-hépatique, nous n'insisterons que sur trois affections qui par leur allure générale rappellent tout à fait la septicémie à méningocoque.
1° Le Paludisme : cliniquement la notion d’un séjour aux colonies, la splénomégalie considérable, les caractères surtout de la courbe thermique constituent les principaux éléments du diagnostic. Les accès fébriles présentent dans le Paludisme une régularité dans leur horaire et leurs intermittences que n'atteignent presque jamais ceux de la méningococcémie. De plus, l'anémie accompagne fréquemment l'accès palustre.
2° Certaines septicémies à gonocoques dans leur forme pseudo-palustre ne peuvent cliniquement se distinguer de la forme analogue de la méningococcie.
30 L’Endocardite à forme prolongée se reconnaîtra par l'atteinte plus marquée de l’état général, l’irrégularité plus grande de la courbe thermique, les signes de localisation au niveau du cœur, la notion d’une
lésion cardiaque antérieure.