VIII. — Pathogénie et déductions thérapeutiques
A. PATHOGÈNIE. — Le mécanisme pathogénique de la méningococcémie à forme pseudo-palustre n'est pas encore parfaitement élucidé.
Sans doute les auteurs sont-ils d'accord pour reconnaître qu’il ne s’agit point ici d’une septicémie au sens exact de ce mot. L'évolution par accès fébriles, la stérilité constante des hémocultures faites dans leur intervalle semblent, en effet, nettement prouver que les germes ne végètent point dans le sang, mais y sont aussitôt détruits par une réaction de défense du milieu humoral. L'intermittence des phénomènes cliniques paraissent également démontrer que nous sommes en présence de décharges successives de microbes dans la circulation. Si bien que, plus qu’à une septicémie proprement dite, on s'accorde à considérer ce type de méningococcie comme dû à une simple bactériémie.
Lorsque l’on veut, cependant, préciser le siège et l'étendue des foyers profonds où végètent les méningocoques et d'où ils essaiment périodiquement, on en est réduit aux hypothèses.
Tout d'abord le rhino-pharynx avait été incriminé. La fréquence assez grande avec laquelle on retrouvait le méningocoque dans les mucosités du cavum, non seulement au cours du M. C. $S., mais aussi dans les formes septicémiques pures, semblait autoriser cette
conception. Cependant d’autres recherches démon-