‹ Contribution à l'Étude du Traitement de la Septicémie méningococciqueChapitre 29 sur 31 · partie de son pouvoir antigénique ; un échantillon · texte numérisé non relu

partie de son pouvoir antigénique ; un échantillon

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plus récent, ayant un pouvoir antigénique plus élevé, pourra donner des réactions plus violentes.

Les résultats fournis par l’intradermo-réaction renseignent sur la dose à injecter et donnent d’utiles indications sur les résultats que l’on peut attendre de l'endoprotéinothérapie. Car la guérison du malade sera d'autant plus facilement acquise que sa sensibilité vis-à-vis de l’antigène s'était montrée plus accusée au moment de l'intradermo-réaction.

Cette constatation explique que les meilleurs résultats soient obtenus chez les sujets dont l'infection dure depuis un certain temps déjà. Il ne faut donc instituer ce traitement qu'après une certaine durée évolutive de l'infection, durée variable suivant les sujets, selon aussi les formes cliniques et le degré de virulence du germe. Dans la forme pseudo-palustre il faut compter douze à quinze jours depuis le début de la maladie avant d'instituer, avec quelque chance de succès, l’endoprotéinothérapie (1). Ce n’est donc pas sur les modalités de la courbe thermique mais seulement sur la réponse fournie par l'intradermoréaction qu'il convient de mettre en œuvre ou de différer le traitement.

La voie intra-musculaire reste la voie de choix pour l'introduction du médicament. L’injection hypodermique risque, en effet, d’être inutilement douloureuse tandis que la voie intraveineuse expose à des chocs violents que l’on doit éviter.

1. Chavany, Le traitement des méningococcies. Progrès Médical, 5 janv. 1929.

SR à Dr

Dans l'appréciation des doses à injecter, il faut se rappeler que le principe de la méthode repose sur la provocation d’une réaction générale dont l'intensité doit être suffisante mais non trop brutale. Et il vaut mieux répéter les injections plutôt que d'exposer le malade, par une injection trop forte, à un choc trop violent. D'autre part, comme l'organisme, ainsi que nous l'avons vu, s’habitue à l’antigène injecté, il sera nécessaire à chaque injection successive d’enaugmenter la dose par rapport à la précédente. C'est dans le rythme et la graduation de ces injections successives qu’il importe de procéder avec soin afin d'éviter cette désensibilisation trop rapide, à laquelle nous faisions allusion plus haut, et qui risque de rendre vaine la thérapeutique par l’endoprotéine.

Le mieux est de renouveler les injections à courts intervalles (deux à quatre jours) et à doses graduellement et non rapidement croissantes. C’est ainsi que dans notre observation nous avons débuté par une dose moyenne (1 1/2 cmc.) à laquelle nous incitait l'intradermo-réaction modérément positive. La fièvre et les éruptions reparaissant en dépit du choc produit, nous avons fait cinq jours après une deuxième injection à une dose un peu supérieure (1 3/4 cme.). Nous avons vu que cette façon d'agir avait dans notre cas parfaitement réussi et que les deux réactions obtenues n'avaient à aucun moment paru inquiétantes. On peut ainsi atteindre impunément des doses de 2 à 3 cmc.

Les avantages de l’endoprotéinothérapie spécifique

LM v AERLS

sur les autres médications de choc résident donc essentiellement en ces deux points:

a) elle permet un dosage plus rigoureux de la quantité d’antigène à injecter, puisque la susceptibilité du malade est appréciable par l’intradermo-réaction;

b) elle limite, par son jeu même, l'intensité des réactions successives auxquelles l'organisme est

soumis.

Rappelons, pour terminer, qu'en présence d’une infection récente, avec intradermo-réaction négative, il est logique d'ajourner lapplication du traitement par l’antigène méningococcique.

L’on peut alors avoir recours aux nombreux autres procédés thérapeutiques : séro-thérapie, abcès de fixation, chimiothérapie (jaune d’acridine surtout), préconisés contre la méningococcémie à type pseudo-palustre et qui, à défaut d'efficacité, donnent à l'organisme le temps de développer son état d'allergie.

Conclusions.

I. — Les techniques de laboratoire de plus en plus précises de ces dernières années ont permis d'élargir le cadrede l'infection à méningocoques.Celle-ci apparaît aujourd'hui comme une affection générale, capable d’avoir les localisations les plus diverses, mais susceptible aussi de réaliser le tableau clinique d'une septicémie pure sans localisation clinique apparente. Tel est le cas de la forme Pseudo-palustre dont nous

rapportons une observation de longue évolution.

IT. — La connaissance de ces faits nouveaux a montré là complexité de la thérapeutique des infections méningococciques, complexité tenant soit à la variabilité même du germe infectant, soit aux dispositions anatomiques permettant l'isolement du germe dans

l'organisme, soit enfin à l’essaimage du germe dans la circulation générale.

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