NC TI A DR MU APE N
Si]
FRAME EIE
Use ns
Contribation à l’Étude du Traitement
de la Septicémie méningococcique
à forme pseudo-palustre par l'Endoprotéine
EEEEEEEE——————————— :
Avant-propos.
Depuis la découverte par Weischelbaum du germe habituel des M. C. S. suppurées, de nombreux travaux ont montré les localisations multiples de ce germe au cours des infections à méningocoques, avec ou sans atteinte méningée, et depuis le cas princeps de Wakefield et Walker (1903), le méningocoque a même été retrouvé à l’origine d'états septicémiques suraigus ou subaigus, sans localisation nette, appréciable cliniquement.
Ainsi, longtemps considérée comme une affection locale exclusivement cantonnée à la séreuse sousarachnoïdienne, la méningococcie apparaît aujourd'hui comme une infection générale pouvant intéresser les organes les plus divers et pouvant même, dans certains cas, ne s'accompagner d'aucune localisation cliniquement appréciable, réalisant alors le tableau de la septicémie pure.
Enfin, l’on sait comment, depuis la guerre surtout, les techniques de laboratoire plus rigoureuses ont enrichi et précisé l’étiologie spécifique de la méningococcie. Les bactériologistes, en différenciant quatre
types distincts de méningocoques A. B. C. D. ont per-
ELU TES mis la préparation {de nouveaux sérums spécifiques contre chaque variété.
Grâce à ces récents travaux notre conception de l'infection méningococcique s’est considérablement modifiée. Le domaine de celle-ci s'est élargi, et en conséquence, notre méthode thérapeutique primitive, la sérothérapie, s’est montrée insuffisante. Aussi, comme dans toutes les maladies infectieuses, a-t-on essayé de mettre en œuvre contre l'infection à méningocoques d’autres méthodes devenues de plus en plus nombreuses, selon les tendances personnelles de chacun, d'autant plus que les unes et les autres peuvent compter à leur actif de brillants succès.
Dans ce travail, nous n’avons pas l'intention d’insister sur les différentes formes cliniques de l'infection méningococcique pas plus que sur les divers modes de traitement proposés. Nous ne nous arrêterons qu'à la septicémie méningococcique dans sa forme pseudo-palustre et à son traïtement par les endoprotéines méningococciques du D: Reilly, créateur de la méthode des endoprotéines. Nous rapporterons donc à cet effet une observation de septicémie méningococcique à forme pseudo-palustre, suivie dans le service du D' Cochez, à l'hôpital Saint-Joseph, et qui a été guérie par deux injections d’'endoprotéine.
À propos de cette observation, nous rappellerons les caractères principaux des méningococcémies de type pseudo-palustre et nous essaierons de préciser quelques règles à observer dans l'application de la méthode thérapeutique instaurée par le D' Reilly.
ds C4
Observation d’une septicémie à méningocoques À à forme pseudo-palustre, guérie, après une évolution de plusieurs mois, par la méthode des endoprotéines (service du D’ Cochez à St Joseph).
Notre malade est un homme de 54 ans, exerçant la profession de facteur dans l'Eure. Père de 4 enfants bien portants et lui-même jouissant à l'ordinaire d’une bonne santé, il n'offre aucun antécédent notable à l'exception d’une fracture accidentelle de jambe, survenue en 1930.
Il entre dans notre service le 25 avril 1935, pour une fièvre irréquiière datant de 3 mois.
La Fièvre a débuté dans les premiers jours de janvier 1935, accompagnée d'une fatigue extrême et de violentes douleurs dans les cuisses et les mollets mais il n’y a eu ni céphalée importante ni vomissement. |
Depuis le mois de janvier les accès se répètent d’une façon presque journalière le soir, parfois le matin ; pourtant ils manquent quelquefois et donnent à la courbe fébrile un aspect très irréquiier : ces accès intermittents rappellent les accès palustres avec les trois stades classiques de frisson, plus ou moins intense ici, chaleur et
AA
sueurs abondantes. Dans l'intervalle des accès qui durent quelques heures le malade a une sensation de bien-être, mange et se lève.
A l'examen, le 27 avril, après un accès pourtant peu important (température à 3902) on constate les signes suivanis :
Uneïéruptlion cutanée formée d'éléments de deux variétés siégeant parfois sur la face. mais surtout :
40 Sur les Bras et Avant-bras, en particulier au niveau de leur région dorsale et sur l’abdomen : des petites taches rosées lenticulaires, très légèrement papuleuses, s’effaçant par la pression des doigts, et ressemblant absolument aux taches rosées de la fièvre thyphoïde.
20 Sur les cuisses, face interne, et sur les 7ambes, face antérieure : des éléments éruptifs plus importants papulo-noueur, assez étendus, avec infiltration du derme et du tissu cellulaire sous-cutané Ces derniers éléments sont le siège d'un prurit assez vif.
Ces divers éléments surviennent à la suite de chaque poussée fébrile tant soit peu importante. Ils ne durent que 24 heures, 48 heures au pius.
On ne note aucune mwnaaifestation articulaire.
L'examen par ailleurs, ne révèle rien de notable à l'exception d'une Rate légèrement augmentée de volume, perculable sur cinq travers de doigt environ, et dont on perçoit à la palpation le pôle inférieur.
Il n’y à aucune réaction clinique méningée.
La tension artérielle est à 10 1/2-7 1/2.
D'autre part, les phénomènes douloureux qui ont marqué le début de la maladie n'ont point persisté, et c’est
à peine si notre malade ressent après les accès une sensation de lassitude générale qui ne l'empêche pourtant pas de se lever.
On recherche une formule sanguine qui donne :
HémOSIQDIne RME REA 80 Giobnles rouges). CG Ce 4,950 ,000 COUR D ARE EE etre 13.400 Polynucléaires neutrophiles. .…. 67 Polynucléaires éosinophiles. . 2 Grands mononucléaires...... 8 Moyens mononucléaires...... 14 Lymhtocytes sense LEE ? 9
Il n’y a pas d'hématozoaires.
L'urée sanguine enfin est à O gr. 28.
Ce tableau clinique : fièvre pseudo-palusire avec éruption maculo-papuleuse ét papulo-noueuse, fait penser à une méningococcémie possible.
Où pratique donc :
Le 30 avril, alors que, la température s'élève à 3907,
ne hémoculture qui est négative.
Le 6 mai, une deuxième hémocualture faite sur bouillon ascite, la fièvre étant à 400, se montre positive au bout du 5e jour : l'identification du germe révèle un méningocoque À.
Entre-temps, un ensemencemeunt du rhino-pharynx est resté négatif; une intradermo-réaction à la mélitine est également négative.
Le 14 mai, on fait une intradermo-réaction à lendoprotéine méningococcique diluée (1/10 cc. d’une solution composée de 1/3 d’endoprotéine et de 2/3 de séram physiologique).