‹ Contribution à l'étude du traitement de la syphilis: par les injections de cyanure de mercureChapitre 3 sur 30 · CADRE · texte numérisé non relu

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39 gr. d’eau dont il injecte chaque fois 0 gr. 006 milligr. Le traitement dure 25 jours pendant lesquels on pratique 25 injections. Cette préparation est, à son avis, facile à supporter : elle ne cause pas de douleurs, et il lui reconnaît de nombreux succès surtout dans les manifestations simples et récentes de la période secondaire, syphilides papuleuses, maculeuses, ainsi que dans certains accidents tertiaires comme les gommes. Il ajoute cependant qu’elle a été moins efficace dans les formes plus compliquées ou plus anciennes de la syphilis et qu’elle doit céder le pas au calomel et au sublimé. Il a observé aussi, au point injecté, des infiltrations légères plus ou moins circonscrites, mais disparaissant au bout de huit jours.

Dans sa thèse d’agrégation (1878), M. Hallopeau signale les travaux précédents et s'exprime ainsi après avoir parlé des biiodures : « Pour le bicyanure, il n’a été employé « que par Sigmund, adversaire de la méthode hypoder- « mique dans le traitement de la syphilis, et par Culling- « woorth qui en a retiré de bons effets. Ces recherches « ne nous édifient pas sur la valeur de cet agent médi- € camenteux. »

Mandelbaum (1878) ayant expérimenté le cyanure, dit avoir ainsi abaissé la durée du traitement de 10 à 4 semaines. Le seul inconvénient qu'il lui reconnaît est la douleur : elle n’est d'ailleurs pas très vive. Le nombre des injections pour une cure est de 30, mais souvent 10 ou 15 suffisent. Il rapporte trois cas de syphilis, rebelles aux autres traitements, rapidement modifiés par ce procédé.

Güntz (1880) préfère les injections de cyanure à celles

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de sublimé et d’albuminate, qui ne lui ont pas donné toujours de résultats satisfaisants. Il se sert d’une solution à 1 pour 100 et pratique de 20 à 50 piquüres. Les inconvénients sont beaucoup moindres qu'avec le sublimé. [1 à observé quelquefois des phénomènes d’intoxication, mais les résultats ont été remarquables. Avec 4 ou 5 injections il se produisait souvent une amélioration sensible de la maladie, et il a obtenu un succès complet chez des malades atteints de douleurs ostéocopes insupportables et rebelles à tous les traitements spécifiques. Elles ont merveilleusement guéri, et il croit que certains de ses malades ont été à l’abri des récidives. Il recommande de pratiquer une injection tous les jours.

En France, M. Galezowski le premier étudie (1882), le cyanure de mercure. Après des expériences faites sur des lapins, il s’en sert chez des malades atteints de syphilis oculaire. Il cite des observations relatées plus loin où il a guéri des kératites, des iritis, des condylomes, avec 5, 8, ou 10 injections. Il se sert d’une solution contenant 1 milligramme de sel par goutte, dont il injecte chaque fois un demi à un centigramme environ. À son avis elle ne laisse pas de nodosités dans le tissu cellulaire et la peau, et ne détermine aucune douleur.

Quelques années plus tard, en Russie, Prockoroff (1885), publie le résultat du traitement de la syphilis par les injections de cyanure, pratiqué dans le district de Yamburg, avec une solution de 1 à 2 pour 100. Il faut pour obtenir une cure, faire 85 à 35 injections ; il cite 47 cas traités avec succès par cette méthode.

Mandelbaum, de nouveau (1886), reprend la question et recommande d'ajouter à la préparation 5 grammes pour 100 de cocaïne afin d’atténuer la douleur.

Boer (1890), dans le service du professeur Lewin à la Charité de Berlin, traite pour divers accidents, 30 syphilitiques, dont 16 femmes et 14 hommes, et se montre très satisfait des succès rapides obtenus. Il emploie une solution à 1 gramme 25 de cyanure pour 100 grammes d’eau dont il injecte chaque jour 1 gramme.

Il a remarqué que chez les femmes, les plaques disparaissaient presque toutes complètement entre 5 et 10 in- Jections, les roséoles et les exanthèmes entre 9 et 17: un seul exanthème papuleux, rebelle à tout traitement antérieur, a demandé 30 injections. Chez les hommes les plaques ont guéri entre 10 et 12 injections, les roséoles et les exanthèmes entre 8 et 15; enfin il en a fallu 23 pour des scléroses opiniâtres.

Il reconnaît en outre, que cette préparation n’est ni toxique, ni caustique, qu'elle ne coagule pas le blanc d'œuf, ne se décompose pas à la lumière, et qu’elle a une réaction neutre ou alcaline; elle est beaucoup moins douloureuse que le sublimé et les malades se soumet taient volontiers au traitement.

Il espère que l’avenir en démontrera l'efficacité, car il ne peut pas préjuger en faveur de cette médication, ignorant si elle mettra à l’abrides récidives.

Dans son livre sur le traitement de la syphilis (1893) Fournier se contente de signaler les travaux antérieurs parus sur les injections de cyanure de mercure sans

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