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Fe. M En 1893,: Chibret dit que ces injections constituent le à,
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meilleur mode de traitement pour la syphilis oculaire, % qu’elles ont une action efficace, ne coagulent pas l’albu- 1e : ; mine, et que l’association de l’iodure de potassium contrarie leur effet. L'année suivante, il relate l'observation d'une jeune fille atteinte de syphilis oculo-cérébrale, chez qui le cyanure a produit un effet curatif: il le considère comme la pierre de touche de la syphilis.
Darier (1894) partage la même opinion. Il reconnait
pourtant avoir retiré de bons résultats de l'usage des
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% injections de biiodure, mais ajoute-t-il, « elles ne sont ni 2 moins douloureuses, ni plus actives que les injections de à cyanure. » Ce dernier est, à son avis, plus antiseptique, L très soluble, s’absorbe rapidement, et ne précipite pas LL avec la cocaïne. | 1% Il en injecte un centigramme tous les deux jours ordi- à nairement, et tous les jours s’il veut obtenir un effet 2 rapide et intensif. Son seul inconvénient est de déter- Ke __ miner parfois des coliques qu'on peut d’ailleurs suppri- fe mer en diminuant la dose; son action est certaine et | à prompte , son élimination facile, son dosage précis; il ra n'a jamais occasionné de stomatites ; et il peut être em- à
ployé aussi bien dans les cas légers que lorsqu'il faut agir
énergiquement. |
. M. Berger (1896) publie l'observation d’un malade, atteint d’irido-choroïdite syphilitique, chez qui les frictions mercurielles avaient déterminé de la néphrite, et
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M: n'avaient pu empêcher le développement de l’ambiyopie; ) Il fut amélioré par 16 injections de cyanure, mais par suite de départ il ne continua pas le traitement.
SRNTPTES
A la Société de Dermatologie (1896), Abadie combat tant les injections de sels insolubles, préconise le cyanure de mercure, dont il se sert en solution à 1/100 avec 1 gr. de cocaïne. Il fait l'injection dans le tissu cellulaire, de telle façon que le liquide n'étant bridé par les aponévroses, puisse s’étaler ; aussi la douleur n'existe pour ainsi dire pas. Il dit que c’est une préparation quia l’avantage de ne former aucun précipité avec la cocaïne.
Baracco (1896) se loue aussi des injections de cyanure qu’il a employées chez 27 syphilitiques lesquels ont guéri avec une moyenne de 29 injections.
MM. Bernardberg et Dubarry la même année rapportent l'observation d’un malade atteint de syphilide de la paupière supérieure. Celle-ci guérit d’abord par le traitement ioduré, mais fut bientôt après suivie d'accidents cérébraux qui, traités sans succès par l’iodure et les frictions mercurielles, disparurent après des injections de cyanure.
M. Maurange, dans un article paru en 1897, étudie le cyanate et le cyanure de mercure qu'il déclare très toxiques, à cause du radical cyanogène, mais ilsdéterminent des intoxications moins fréquemment que le sublimé. Il considère que « les cyanures doivent être classés parmi les meilleures préparations de mercure injectables ». La douleur qu'ils causent est insignifiante dans les muscles ; on doit les préférer à cause de la constance de leurs résultats, de la stabilité de leurs solutions et de leur maniement facile.
M. Kalt et M. Chevallereau dans leurs articles sur les
es atteint de névrite ue ayant résisté aux pilules sé aux frictions, dont la vue était considérée comme Dos. a
ER perdue, et qui guérit rapidement avec quelques ISGHONS 3$
de cyanure. PR M. le professeur Spillmann, de Nancy, qui l’emplo NC
aussi, à eu l’amabilité de nous faire connaître son opi- mn
nion. Il s’en sert surtout chez les malades atteints de sy- philis secondaire ou tertiaire, qui supportent mal les
__ préparations insolubles, ou bien lorsque ces dernières ne \1e = donnent pas les résultats voulus. Il injecte, chaque j jour, 17 - pendant 20 jours, 1 gramme d'une solution de O gr. ‘801 À cent. de cyanure pour 100 grammes d'eau.
Etude chimique et physiologique du Cyanure
de mercure.
Le cyanure de mercure où cyanure mercurique, appelé autrefois bicyanure de mercure a pour formule HgCy* ou Hg (CAz)’. Il résulte de l’union de deux atomes de cyanogène avec un atome de mercure.
Il s'obtient en faisant réagir l’oxyde rouge mercurique sur le bleu de Prusse, en présence de l’eau et à la température de l’ébullition. On filtre la préparation obtenue: on ajoute de l’eau au résidu qu’on fait de nouveau bouillir et filtrer ; puis on mélange les deux produits de filtration ; on évapore ce mélange et lorsqu'une légère pellicule se produit à sa surface, on fait cristalliser dans un endroit frais : les cristaux sont ensuite séchés à 100°.
Ce sel se présente sous la forme de longs prismes blancs, mats, anhydres, efflorescents, sans odeur, d’une saveur métallique nauséeuse, solubles dans huit parties d'eau froide, dans deux parties d’eau bouillante, vingt parties d'alcool et quatre parties de glycérine. Ils sont inaltérables à l'air et à la lumière, mais décomposés par la chaleur en cyanogène et en mercure,