‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose des os, des articulations et des synoviales tendineuses, de l'emploi des antiseptiques et en particulier du naphtol camphréChapitre 23 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les tuberculoses locales sont des foyers d’infection bacillaire ; dans les opérations dirigées contre elles, l’antisepsie est de rigueur, l’asepsie ne suffit pas.

Pour le traitement des tuberculoses locales et, en particulier, de la tuberculose des os, des articulations et des synoviales tendineuses, lorsque les injections antiseptiques interstitielles ou intra-cavitaires n’ont pas donné de résultats ou ne paraissent pas devoir en donner, on ne doit pas se contenter d’enlever par l’excision, le grattage, le curage, l’évidement et la résection, les parties malades ; la désinfection du foyer à l’aide des antiseptiques s’impose, afin de prévenir la récidive, l’auto-inoculation et la généralisation.

Dans ce but, l’emploi des antiseptiques les pluk puissants est indiqué ; on fera le choix de celui qui, à valeur égale, est le moins toxique, car il ne faut pas avoir à craindre d’en user largement.

Les solutions concentrées de naphtol (5, le naphtol camphré, nous paraissent remplir ces deux conditions.

Le naphtol camphré a une grande valeur antiseptique ;

Son action est certaine sur les lésions locales et probable sur l’état général, puisqu’il est absorbé au niveau de la plaie et qu’il se retrouve sous forme de naphtol dans les urines ;

Il n’a jamais déterminé d’intoxication, même lorsqu’on en a employé 50 et 100 grammes ;

Les accidents locaux qu’il produit sur la peau (démangeaisons, érythème, vésication) sont très passagers et peuvent être évités ;

Son emploi en injections et dans les pansements n’est pas douloureux.

Quand les conditions sociales du malade ou l’état des lésions tuberculeuses ne permettent pas de fonder des espérances sur le traitement conservateur (immobilisation, révulsifs, emplâtre mercuriel, réfrigération, traitement général), on devra recourir à une opération. Cette intervention sera aussi économique et aussi conservatrice que possible, èn particulier chez les enfants.

Quand on opère sur les membres, pour les lésions cancéreuses ou carcinomateuses, il est de règle, quand on fait l’hémostase préventive, de ne pas employer le refoulement avec la bande élastique d’Esmarch et de se contenter de l’élévation du membre, afin d’éviter l’auto-inoculation. Cette règle est de rigueur quand il s'agit de lésions tuberculeuses.

Le traitement général et l’antisepsie interne aident beaucoup au succès définitif de ces opérations. Nous venons de dire que le naphtol camphré répond à ce double but et agit comme antiseptique local et général.

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