B. —TUBERCULOSE OSSEUSE
Obs. VI. — Ostéite du calcanéum. — Excision. — Thymol , 1 0/0. — Guérison incomplète avec fistules. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
H. K., 29 ans, entrée le 18 mai 1878, depuis 9 mois, douleurs dans le talon. En décembre 1877, formation d’une enflure sous la malléole interne, qui devient toujours plus douloureuse. Depuis le nouvel an 1878; repos au lit. En janvier 1878, incision d’un abcès sous la malléole interne. Autrefois bien portante. Diagnostic. Ostéite du calcanéum.
18 mai 1878. Excision du calcanéum. Drainage, suture. Pansement au thymol, 1 0/0.
21 août 1878, Guérison avec fièvre et suppuration. Patiente quitte l’hôpital avec deux fistules et ne peut marcher qu’en s’appuyant sur des béquilles.
Obs. VII. — Ostéite fongueuse de la première phalange du gros orteil. — Excision. — Ta mponnement de la plaie avec de la ouate au sesquichlorure de fer. — Guérison. \Collon. Th. de Berne, 1886.)
G. G., 11 ans, entrée le 9 mars 1876. En août 1875 écrasement léger du gros orteil. Enflure. 15 jours plus tard, incision; Ecoulement de pus. Fistules. Marche possible jusqu’en janvier 1876, puis progression.
Un frère à une coxite.
Diagnostic : ostéite fongueuse de la première phalange du gros orteil. 14 mars 1876. Excision de la première phalange du gros orteil. Pas de suture. Tamponnement de la plaie avec de la ouate au sesquichlorure de fer. Lister.
30 mars 1876. Guérison rapide avec suppuration. Le patient quitte l’hôpital, guéri.
Obs. VIII. — Ostéite caséeuse de la première phalange du gros orteil, excision. — Tamponnement avec de la ouate au sesquichlorure de fer. — Guérison. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
V. A., 19 ans, entrée le 9 mars 1876. En juillet 1875, sans cause, douleurs passagères dans le gros orteil.
En octobre 1875, mêmes douleurs, plus intenses puis enflure et rougeur. Claudication. Teinture d’iode et repos au lit. En janvier 1876, incision de l’enflure, écoulement de pus. Fistule. Mère morte phtisique.
Diagnostic : Ostéite caséeuse de la première phalange du gros orteil. 14 mars 1876. Excision de la première phalange du gros orteil. Pas
de suture. Tamponnement avec de la ouate au sesquichlorure de fer. Lister.
Le 30. Plaie à peu près guérie. Patient quitte l’hôpital.
Obs. IX. — Ostéite fongueuse de la tubérosité du cinquième métatarsien. — Résection, irrigation au bismuth 1 0/00. — Tampons de gaze phèniquée. — Guérison avec suppuration. (Collon. Loc.cit.)
W. D. 52 ans. Entréeô juillet 1885. A 11 ans, pneumonie. Depuis 1874 enflure du bord externe du pied. Progression lente. Marche possible jusqu’en mai 1883. En juin incision de l’enflure. Aucun écoulement de pus. Un fils mort phtisique.
Diagnostic : Ostéite fongueuse de la tubérosité du cinquième métatarsien.
19 juillet 1883. Excision du cinquième métatarsien. Suture secondaire. Irrigation au bismuth 1 0/00. Tampons de gaze phéniquée. Suture secondaire.
25 août 1883. Guérison lente avec suppuration. Patiente quitte l’hôpital à peu près guérie.
Obs. X. — Ostéites du naviculaire et de la tête de Vastragale. — Résections partielles. — Irrigation au bismuth. — Guérison. (Collon. Loc. cit.)
W. C., 23 ans, entrée 26 juin 1888. En mars 1881, distorsion du pied. 3 semaines plus tard nouvelle distorsion. Douleurs et enflure immédiate. Travail encore possible 15 jours après, progression du mal. Repos. Appareils fixés. Amélioration.
Depuis août 1881, jusqu’en mai 1882, travail de nouveau possible. Depuis progression, glandes au cou.
Autrefois bien portant. Poumons sains. Tonsille saine. Diagnostic. Ostéite du naviculaire et de la tête de l’astragale.
10 juillet 1882. Excision du naviculaire. Résection de la tête de Pastragale. Suture secondaire. Irrigation et pansement au bismuth.
2 août 1882. Guérison de la plaie.
4 septembre 1882. Résection de la base du cinquième métatarsien. Irrigation et pansement au bismuth.
Guérison rapide, pied dans une bonne position.
Obs. XI. — Ostéite caséeuse des premières phalariges du pouce et du majeur droit. — Résections. — Irrigation au bismuth 1 0/0. — Gaze au bismuth. — Guérison bonne. (Collon. Th., Berne, 1886.)
F. P., 16 ans, entrée 13 juillet 1883. Patient toujours maladif. En juin 1882, distorsion du pied. Douleurs sur le dos du pied. Ostéite tuber-
culeuse astragale. Résection. Guérison lente avec abcès. Cure à Schinznach. Pendant la cure, enflure des premières phalanges du pouce et du majeur droit. Diagnose. Ostéite caséeuse des premières phalanges du pouce et du majeur droit. Irrigation au bismuth 1 0/0. Gaze au bismuth. Gaze à l’acide phénique. Suture définitive au catgut.
Guérison rapide, bonnes fonctions des doigts.
Obs. XII. — Olënite fongueuse. — Foyer dans V olécrane. — Résection. — Irrigation au bismuth. — Gaze du bismuth. — Guérison bonne. (Collon. Th., Berne, 1886.)
G. R., 18 ans, entrée 13 avril 1882. Janvier 1882, fortes douleurs àl’olécrâne avec rougeur de la peau. Mouvements du coude non douloureux. Fin de janvier, enflure au coude, douleurs dans les mouvements. Depuis, progression. Pas de maladie antérieure. Famille saine. Infiltration des deux sommets pulmonaires. Diagnose : olénite fongueuse. Foyer primaire dans l’olécrâne. 15 mai 1882. Résection du coude. Irrigagation au bismuth. Gaze au bismuth. Par-dessus gaze phéniquée. 12 juin 1882. Guérison par première intention. Le patient quitte l’hôpital avec de bonnes fonctions du coude.
Obs. XIII — Ostéite fongueuse de la phalange du gros orteil. — Résection. — Irrigation au bismuth. — Guérison. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
K. J..., 19 ans, entrée 14 juin 1883.
Diagnose : ostéite fongueuse de la première phalange du gros orteil. 28 juillet 1883. Résection de la première phalange du gros orteil. Irrigation au bismuth. Pansement à l’acide phénique. Suture secondaire.
28 août 1883. Guérison rapide avec suppuration. Patient peut très bien marcher.
Obs. XIV. — Carie tuberculeuse avec nécrose. — Baume du Pérou (Vamossy. Wiener med. Presse, 1889.)
Joseph..., 15 ans, entré le 1er décembre, 1888, pour une périostite du tiers inférieur du tibia gauche. Ostéomyélite.
2 mars. On retire du 1/3 inférieur du tibia un séquestre longde 5 centimètres. Le trou fait à l’os mesure 6 centimètres de long. Grattage. Cavité bourrée avec la gaze au baume du Pérou.
10 mars. Pansement. Bourgeons exubérants.
13 mars. Suppuration persiste.
23 mars. Suppuration abondante. Gaze iodoformée dans cavité. La suppuration diminue peu à peu.
11 avril. Cavité remplie de bourgeons,
Obs. XV. — Carie tuberculeuse de 4e métatarsien droit. — Baume du Pérou. (Vamossy. Wiener, med. Press.)
A. W..., 18 ans, entré le 6 février 1889. Abcès du volume d’une noix sur la face dorsale du pied. Incision. Pansement iodo formé. Les parois de l’abcès prennent bientôt un aspect tuberculeux, à côté de cet abcès, formation d’un second, du même volume. Incision. Pus tuberculeux. On arrive sur le 4e métatarsien qui est dénudé.
18 février. Grattage du métatarsien. Cavité est bourrée de gaze au baume du Pérou.
Le 21. Douleur dans tout le pied. Fièvre. On enlève le pansement. Légère suppuration. Pansement tous les jours. La suppuration cesse bientôt. Le suintement diminue, la cavité se remplit de bourgeons exubérants.
Obs. XVI. — Abcès de la face dorsale du pied d’origine osseuse. — Gaze au baume du Pérou. — Guérison. (Vamossy. Wien. med. Press., 1889.)
Femme de 60 ans, entrée le 20 février. Depuis quelques jours apparition d’une tumeur du volume d’un oeuf de pigeon au-dessus de l’articulation métatarso-phalangienne du pied droit. Incision et cavité bourrée avec la gaze au baume du Pérou. Guérison par bourgeonnement avec peu de suintement. Pansement tous les deux à trois jours. Exeat, guérie, le 20 mars.
Obs. XVII. — Carie de Vos iliaque. — Baume du Pérou. — Guérison.
(Vamossy. Wiener med. Presse.)
Garçon, 13 ans, entré le 4 janvier. Malade depuis 6 ans, cyphose très marquée à la partie inférieure du rachis, en arrière du grand trochanter droit, une cicatrice longue de 7 cent., au-dessous, orifice flstuleux qui conduit sur des os dénudés, abcès du volume d’une noix au niveau de la symphyse sacro-iliaque droite. Du côté gauche, coxalgie guérie. Incision de l’abcès, évacuation d’un pus tuberculeux. On trouve l’os complètement dénudé.
25 février, au niveau de l’abcès, surface bourgeonnante. Emplâtre au baume du Pérou. La plaie finit par se cicatriser complètement. Les autres parties cariées furent traitées également avec le baume du Pérou.
Obs. XVIII. — Carie de la hanche gauche. — Baume du Pérou.
Guérison. (Vamossy. Wiener med. Presse, 1889.)
Fille de 7 ans, malade depuis plusieurs années, en septembre 1888, résection de la hanche gauche.
12 février. On trouve un trajet fistuleux qui traverse la fesse gauche; et une cicatrice linéaire longue de 13 cent, à la partie externe de la cuisse
correspondante au col du fémur. Au milieu de la cicatrice, une fistule. Une autre fistule près du grand trochanter, une troisième fistule à la partie interne de la cuisse. Pendant deux mois traitement au baume du Pérou. Les trajets fistuleux finissent par se remplir de bourgeons, Pabcès guérit. 10 avril. La malade peut marcher.
Obs. XIX. — Périostite tuberculeuse de la 2e vertèbre lombaire. — Abcès par congestion. — Baume du Pérou. — Guérison. (Vamossy. Wiener med. Presse, 1889.)
Garçon de 10 ans, entré le 14 mars; abcès datant de 8 jours, du volume d’un œuf de pigeon, dans la région lombaire et provenant de la 2e vertèbre lombaire. Incision. Pansement à la gaze au baume du Pérou. Guérison par bourgeonnement. Pansement tous les 2 ou 3 jours. Exeat le 3 avril.
Obs. XX. — Périostite tuberculeuse de la 2e vertèbre lombaire, de la malléole interne. — Baume du Pérou. — Guérison . (Vamossy. Wiener med. Presse, 1889.)
Garçon de 10 ans, entré le 8 janvier 1889. Depuis unesemaine, sur la face dorsale du pied droit, abcès du volume d’une noix ; deuxième abcès dans la région lombaire, au niveau de la 2e vertèbre des lombes, troisième abcès, auniveau delà malléole externe du pied droit. En ouvrant les abcès, on leur trouve une origine osseuse. Pansement tous les deux ou trois jours avec la gaze au baume du Pérou. Très peu de suintement. Guérison et exeat le 2 avril.
Obs. XXL — Carie tuberculeuse du coude et du métacarpe. — Baume du Pérou. — Amélioration. (Vamossy. Wiener med. Presse, 1880.)
Femme de 75 ans, entrée le 2 mars. Tuberculose pulmonaire, carie du coude gauche. Trajet fistuleux. Même lésion du 5e métacarpien de la main gauche. Abcès au niveau de Folécrâne gauche. Grattage superficiel. Pansement avec la gaze au baume du Pérou.
Au bout de 14 jours, amélioration.
Obs. XXII. — Carie costale tuberculeuse. — Baume du Pérou. (Vamossy. Wiener med. Presse , 1889.)
M. M..., 76 ans, entré le 14 janvier. Carie de la 5° côte droite, abcès au niveau de cette côte, sur la paroi postérieure de l’aisselle, fistule conduisant à la côte cariée. Tuberculose pulmonaire. Grattage superficiel. Pansement avec la gaze au baume du Pérou. Même résultat qu’avec l’iodoforme.
lie -
Obs. XXIII. — Carie tuberculeuse du carpe. — Ablation du grand os et
du trapèzoïde. — Gaze au baume du Pérou. — Guérison. (Vamossv.
Wiener med. Presse, 1889.)
M. Ch..., 40 ans, entré le 17 juillet 1888, phlegmon de la main et de l’avant-bras consécutif à un traumatisme de la main gauche. On fit plusieurs incisions. Guérison du phlegmon.
28 décembre. Main gauche un peu fléchie sur l’avant-bras. Peu mobile, très douloureuse dans -mouvements forcés.
Au niveau de la face dorsale, deux abcès séparés par un centimètre ; orifice fistuleux à bords décollés, amincis. Les abcès sont remplis de fongosités. La sonde cannelée arrive sur des os dénudés.
2 janvier 1889. Incision large et profonde. Ablation du grand os du trapèzoïde. Grattage du trapèze. Plaie bourrée de gaze au baume du Pérou.
Le 10. 1er pansement, pas de pus, bourgeonnement actif, même pansement. Peu de suintement, bourgeons actifs.
20 février. La cavité est comblée. Peau cicatrisée en grande partie. Bains chauds. Mouvements passifs.
12 mars. Le malade quitte le service. Guérison. Quelques mouvements de l’articulation du poignet.
Obs. XXIV. Ostéite nécrotique de la première phalange du majeur.
Acide phénique. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
F. E..., 24 ans. Entrée le 23 octobre 1877. -— A 23 ans, torsion du majeur de la main gauche. Enflure douloureuse de la première phalange. Au printemps 1877 enflure devient limitée sur le dos de la première phalange. Perforation spontanée. Ecoulement de pus, fistule bientôt fermée, progression lente du mal.
Autrefois bien portant. Poumons sains. Mère morte de carie du pied. Diagnose : Ostéite nécrotique de la première phalange du majeur.
7 novembre 1877. Résection de la partie centrale de la première phalange. Pansement à l’acide phénique.
5 décembre 1877. Patient quitte l’hôpital, plaie en bonne voie de guérison.
Obs. XXV. — Abcès par congestion proèminant dans Vaine droite. Mal de Pott des six dernières dorsales. — Curage. — Lavage a Veauphèniquée forte. — Guérison. (D1' IIouzel. Obs. I. Congrès français de chirurgie , 1885, p. 243.)
Ernest B..., dix ans, mal de Pott des six dernières dorsales, abcès par congestion proèminant dans Faine droite où il forme une tumeur du
volume d’une orange. Depuis une huitaine do jours, douleurs dans l’aine, la peau est violacée, amincie, l’abcès va s’ouvrir.
5 juin Le malade étant chloroformé, j’incise largement au thermocautère, je racle avec la curette tranchante la cavité sous-cutanée, puis après un lavage à Veau phèniquèe forte , j’enfonce aussi profondément que possible deux siphons drains sous l’arcade crurale en remontant vers la carie vertébrale. Je referme par-dessus les lèvres de l’abcès, le tout recouvert d’un pansement antiseptique troué pour laisser passer les tubes, et maintenu par un spica de l’aine.
Le 6. Pas de fièvre, l’enfant est gai, mange. Pansement intact. La vessie de caoutchouc, vidée deux fois, adonné 100 grammes de pus mélangé de sérosité sanguinolente.
Le 7. Même état. La quantité de pus a diminué d’une dizaine de grammes. Les jours suivants tout marcha à souhait, le pus diminue.
Le 11. Le pansement est levé pourla première fois. Sauf au pourtour de la plaie où la collerette de charpie iocloformée contient un peu de pus; il n’y a rien dans la gaze, l’abcès de l’aine se cicatrise. Même pansement.
Le 17. Second pansement. Le pus diminue ; on ne recueille plus guère que 35 grammes par vingt-quatre heures. Le pansement est propre. Les tubes sont raccourcis de 3 centimètres.
Le 23. Troisième pansement. L’abcès de l’aine est cicatrisé, il ne reste qu’une fistule donnant passage aux tubes, s'engageant sous l’arcade crurale et fournissant à peine quelques gouttes de pus. Les siphons drains sont retirés et l’enfant, muni d’un bon corset silicaté, est renvoyé à ses jeux.
Obs.XXVI. — Ostéite tuberculeuse du sternum avec abcès. — Signes de tuberculose pulmonaire. — Evidement de l’os, curage et grattage de la poche de l'abcès. — Chlorure de zinc. (Petitot. Th. doct. Paris, 1884. Obs. résumée.)
Bos..., 55 ans, tailleur de pierre. Entre le 27 août dans le service de M. Bouilly, présentant au tiers supérieur du sternum une petite grosseur, nullement douloureuse; caractères d’un abcès froid. Expiration soufflante à droite. Syphilis ancienne.
Le 4 septembre, incision de la tumeur, grattage, évidement de l’os malade, ablation des fongosités, deux pièces du sternum disjointes, lavages au chlorure de zinc. Pansements à l’iodoforme, très beaux bourgeons charnus; cicatrisation; râles sous-crépitants aux deux sommets. 15 décembre, exeat; lésions pulmonaires stationnaires.
Obs. XXVII. — Ostéite tuberculeuse de Vos iliaque. — Abcès volumineux de la fosse iliaque interne. — Nombreux trajets fîstuleux de la fosse iliaque externe. — Grattage, rugination, solution phéniquée forte. — Guérison lente. (M. Bouilly, in Petitot. Th. doct., Paris, 1884. Obs. résumée.)
X..., 19 ans. Ce jeune homme présentait dans la fosse iliaque droite une énorme collection fluctuante, avec trajets fîstuleux multiples dans la. fesse droite, conduisant sur l’os iliaque dénudé, état général très mauvais.
15 mars 1882. Opération. — Incision, au-dessus de l'arcade crurale, de la collection purulente, écoulement d'un litre de pus, irrigation de la poche avec solution phéniquée à 5 p. 100, os iliaque gratté à la curette et fongosités enlevées, pansements avec solution phéniquée à 2 p. 100, résultat excellent, bourgeonnement, etc., amélioration rapide à la suite du départ à la campagne, état général très satisfaisant.
Trajets fîstuleux persistant le long de la fesse droite nécessitent nouvelle opération, lavages phéniqués, pansement et guérison.
Obs. XXVIII. — Ostéite tuberculeuse de la face interne de Vos iliaque. — Abcès tuberculeux successifs. — Mise à nu et destruction du foyer tuberculeux. — Chlorure de zinc. (M. Bouilly, in Petitot. Th. doct. Paris, 1884. Obs. résumée.)
M. S..., étudiant, âgé de 20 ans. A la fin de l’hiver 1883 douleur dans la région de la fosse iliaque droite ; contraint, pour ce motif, de garder le lit. A la suite d'une chute nouvelle, douleurs et séjour définitif au lit. En juin apparition d’une tuméfaction douloureuse, diffuse dans la fosse iliaque droite, avec fièvre et diminution des forces, empâtement profond, mouvements de l’articulation de la hanche conservés. Diagnostic : ostéite de l’os iliaque. La fluctuation devenant évidente, le 26 août opération. Incision des parties molles au thermocautère : on tombe dans la cavité située dans la fosse iliaque interne pleine de pus séreux avec masse caséeuses. Injection de chlorure de zinc à 1/100; évidement delà cavité et au niveau de la symphyse sacro-iliaque, point osseux dénudé, érodé et donnant issue à parcelles ramollies. Lavages, tube à drainage, pansement, gaze et eau phéniquée à 2 p. 100.
Excellent résultat, fièvre diminue, etc.
9 octobre. Incision sur ligne médiane au-dessus du pubis, d’un point ramolli, conduisant dans une petite cavité fongueuse de même nature que la précédente. Même pansement et cicatrisation.
Le 27. Nouvelle collection à la partie postérieure de l’os iliaque, dénudation et curage de l’épine iliaque postérieure et inférieure, injection de chlorure de zinc à 5 p. 100 et cicatrisation.
29 novembre. Douleur et empâtement dans le bas de la région lombaire avec symptômes généraux les mêmes que précédemment. Nouvelle incision au niveau de la 3e lombaire d’un volumineux abcès, portion de vertèbre dénudée, attaquée avec curette, injection de chlorure de zinc à 5 p. 100, pansements et guérison.
Après cette dernière intervention séjour à Cannes et guérison définitive sans nouveaux abcès.
Obs. XXIX. — Abcès froid d’origine osseuse (sacrum). — Ouverture. — Grattage de la poche, évidement de Vos. — Chlorure de zinc a 5 p. 100. — Symptômes de néphrite interstitielle. (Petitot. Th. doct. Paris, 1884. Obs. résumée.)
Gou..., Eugénie, employée de commerce, 31 ans. En juin 1882, des abcès commencèrent à se former au niveau du sacrum, l’un se guérissait, un autre apparaissait à côté. Trajets fistuleux persistants.
24 juillet 1883. On constate sur toute la région du sacrum plusieurs trajets fistuleux disséminés siégeant au milieu d’une petite cicatrice adhérente à l’os. Avec symptômes de néphrite interstitielle.
21 août. Incisions au thermocautère sur le sacrum, grattage et évidement de toutes les parties osseuses malades, lavage au chlorure de zinc à 2 p. 100, pansement phéniqué.
Fin d’août, septembre, octobre, affaiblissement très marqué, urines diminuent de plus en plus, malgré cela les plaies sont très belles, bourgeons exubérants, pas de suppuration.
25 octobre. Mort des suites d’intoxication urémique.
Obs. XXX. — Ostéite tuberculeuse de la malléole externe. — Evidement de Vos. — Marche extensive de la tuberculose locale. — Chlorure de zinc. — Amputation. (Petitot. Th. doct. Paris, 1884. Obs. résumée.)
Dub..., Emilie, 20 ans, domestique. Pas d’antécédents. En novembre 1882, douleurs dans la malléole externe gauche. Quelques mois plus tard immobilisation du pied.
Le 19 juin, diagnostic de tuberculose locale étant établi, opération et incision d’un abcès derrière la malléole, curage et grattage de la poche. Lavages au chlorure de zinc à 5 p. 100, évidement de l’os et pansement à l’iodoforme, cicatrisation. Pas de fistule. La malléole externe reste douloureuse, on constate au bout de quelques jours l’existence d’une ostéite aiguë, avec trajet fistuleux.
25 septembre. Nouvelle opération. Lavages au chlorure de zinc, résection de la malléole externe malade, calcanéum et astragale reconnus atteints, évidement et grattage des fongosités. Pansement à l’iodoforme.
Jusqu’au 27 octobre. Bourgeons charnus abondants. Plaie bel aspect, bientôt suppuration abondante, nombreuse série d’abcès. Amputation nécessaire fut faite au lieu d’élection.
L’examen fit constater que les articulations tibio-tarsienne et médiotarsienne étaient pleines de fongosités, les trabécules osseux infiltrés.
Obs. XXXI. — Tuberculose pulmonaire. — Ostéite tuberculeuse de la malléole interne. — Abcès froid siégeant en avant de l’articulation tibio-tarsienne et communiquant avec elle. — Ouverture , grattages de la poche et évidement de Vos. — Chlorure de zinc. — Mort. (Petitot. Th. doct. Paris, 1884. Obs. résumée )
Mor..., Marie, couturière, 38 ans. Pas d’antécédents héréditaires. Personnels : En 1881, adénite scrofuleuse suppurée et toux fréquente. En mai 1883, douleurs niveau articulation tibio-tarsienne du côté droit, bientôt cette dernière devient douloureuse et fluctuante. 7 septembre. Ouverture d’un vaste abcès froid contournant l’articulation, lavages au chlorure de zinc à 5 p. 100, l’articulation communique avec l’abcès, grattage et évidement d’un point dénudé sur la malléole interne, pansement à l’iodoforme. Pansements renouvelés tous les dix jours, plaie a bon aspect. Craquements humides dans la fosse sus-épineuse gauche, ^octobre. Nouveau clapier découvert en arrière de l’articulation, ouverture et pansements phéniqués. Plaie se cicatrise lentement, trajets fistuleux persistent et continuent à suppurer. Malade pâle très anémiée. Etat des poumons très aggravé. Mort le 18 décembre. L’autopsie n’a pu être faite.
Obs. XXXII. Ostéite caséeuse du calcanéum. — Excision. — Irrigation au chlorure de zinc . — Guérison. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
H. M., 38 ans. Entrée 17 février 1881. Depuis novembre 1880, douleurs dans le talon. Depuis janvier 1881, enflure et rougeur. Perforation spontanée d’un abcès. Ecoulement de pus. Fistule. Il y a quelques années le patient a eu un abcès au bras droit. Poumons sains. Rien dans l’hérédité.
Diagnostic. Ostéite caséeuse du calcanéum.
23 mars. 1881. Excision du calcanéum. Suture. Drainage. Irrigation et pansement au chlorure de zinc.
Guérison lente avec abcès. Pendant la convalescence, pneumonie double.
Obs. XXXIII. — Ostéite du calcanéum . — Excision .— Irrigation au chlorure de zinc. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
B. A. ,25 ans. Entrée 10 août 1881. En avril 1881, distorsion du pied. Enflure et douleurs immédiates. Pas d’amélioration par le massage ni
par des appareils plâtrés. Autrefois bien portant. Poumons sains, rien dans l’hérédité.
Diagnose : Ostéite du calcanéum.
14 novembre 1881. Excision du calcanéum. Drainage. Suture. Irrigation et pansement au chlorure de zinc.
29 novembre 1881. Plaie guérie par première intention.
29 décembre 1881. Patiente quitte l’hôpital guérie, peut marcher avec quelques douleurs.
Obs. XXXIV. — Ostéite tuberculeuse de vertèbres lombaires. — Résection de deux apophyses articulaires. — Grattage d'un corps vertébral. — Lavage au chlorure de zinc à 1/15. — Guérison. (Buffet.
Gazette des hôpitaux, 2 décembre, 1886. Obs. résumée.)
Femme de 47 ans, journalière, entre à l’hôpital d’Elbeuf pour un trajet flstuleux de la région costo-iliaque, survenu à la suite d’un abcès ayant débuté 5 mois auparavant.
Le 10 juillet. Opération. — On arrive sur deux apophyses articulaires dénudées. On les détache avec la gouge et le maillet, et avec la cuiller tranchante, on gratte la partie externe du corps de la vertèbre correspondante. Lavage de la plaie au moyen d’une solution de chlorure de zinc au 1/15. 2 drains. Sutures. Pansement phéniqué.
Douleur intense dans la cuisse gauche du côté malade, survenue le jour de l’opération et se continue les jours suivants. En même temps parésie du membre inférieur gauche, avec hyperesthésie très accentuée. Au sixième jour ces phénonèmes diminuent, puis disparaissent.
Le 15 septembre. Le malade sort de l’hôpital avec une petite fistule.
Le 20 novembre. La malade a repris ses forces et de l’embonpoint et on peut considérer sa guérison comme définitive.
Obs. XXXV. — Ostéite tuberculeuse du troisième métacarpien droit. —
Résection. — Lavage avec la solution de chlorure de zinc au 1/10
— Guérison. (Brezzi. Th. doct., Paris, 1889. Obs. résumée.)
W. . ., Berthe, 3 ans, entre à l’hôpital le 4 octobre 1888. Père tuberculeux. La petite malade se présente avec les symptômes suivants : Face dorsale de la main tuméfiée, surtout niveau 3e métacarpien. Palpation douloureuse. Légère flexion persistante.
Le 10 octobre. Opération.— Incision sur la face dorsale de la main, on trouve des fongosités sous la peau, perforation osseuse conduisant dans le canal médullaire, l’os est entouré d’une couche osseuse nouvelle sous-périostée. Résection de tout le métacarpien, ablation des fongosités, lavages avec solution de chlorure de zinc au 1/20, réunion. — Guérison complète au bout de quelques jours.
Obs. XXXVI. — Ostéite tuberculeuse de la dernière phalange du petit
doigt. — Résection. — Lavage avec la solution de chlorure de zinc au
1/10. — Gaze iodo formée. (Brezzi. Th. doct., Paris, 1889.)
Legoff (Charles), âgé de 14 mois.
Le 24 novembre 1888, le jeune malade a été apporté àl’hôpital Trousseau par sa mère qui est forte et robuste. Elle nous dit que sa santé a toujours été excellente, mais que son mari est mort, il y a quelques mois, de tuberculose pulmonaire chronique. Elle a deux autres enfants, qui s’enrhument facilement et qui actuellement sont atteints de conjonctivite phlycténulaire.
Notre jeune malade a été nourri par sa mère. L’affection du doigt a débuté il y a 11 mois. Il est pâle, amaigri, porteur d’une blépharite ciliaire.
La deuxième phalange de l’auriculaire est volumineuse, cylindrique. A sa partie externe existe une fistule par laquelle un stylet peut pénétrer jusqu’à l’os qui est ramolli et friable.
A la partie inférieure et interne, on trouve un petit abcès sous-cutané fluctuant.
26 novembre. Ouverture de l’abcès, grattage des fongosités. Résection de toute l’étendue de la phalange. Lavage de la cavité avec la solution de chlorure de zinc a 1/10. On remplit la cavité de gaze iodo formée.
2 décembre. Pansement. La cavité est rétrécie.
Le 28. Guérison. Pas de fistule. La peau du doigt est encore un peu rouge, mais il n’y a pas de sensibilité à la pression.
Obs. XXXVII (inédite). — Ostéite tuberculeuse de l'extrémité supérieure, de l'humérus , évidement , grattage , chlorure de zinc 1/10. —
Guérison. (Service de M. le Dr Périer.)
An..., Juliette, 17 ans, entrée le 1er juin 1888, à l’hôpital Lariboisière, salle Gosselin, n° 13, service de M. le Dr Périer.
Il y a deux ans, abcès froid de la région postérieure de l’aisselle droite, ouverture spontanée, fistule consécutive En 1887, grattage. Séjour de 3 mois à Berck-sur-Mer.
25 juin. Nouveau grattage de la fistule, on ne sent pas d’os dénudé; lavage au sublimé,
15 juillet. Persistance de la fistule. Envoyée à Berck-sur-Mer. Nouvelle entrée à l’hôpital le 23 septembre.
27 octobre. La fistule est élargie avec le thermocautère, on avive sur la tête de l’humérus cariée, évidement, grattage de l’os et du trajet avec la curette de Volkmann. Lavage au chlorure de zinc, 1/10. Pansement au salol.
21 décembre. Exeat. Guérison.
Obs. XXXVIII (inédite). — Mal de Pott ; fistule ; grattage. — Biiodure de mercure et iodoforme. — Amélioration.
V..., Marie, domestique, 23 ans, entre le 10 avril 1887, à l’hôpital St-Antoine, salle Lisfranc, 8, service de M. le Dr Monod.
Mal de Pott dorsal, fistule à la partie moyenne de la région costale postérieure, ayant débuté il y a 3 ans.
A son entrée, fistule au niveau de l’angle postérieur de la 6e côte. Pas de troubles de la sensibilité et de la motilité des membres inférieurs. Quelques douleurs en ceinture.
Le 15 août, incision au bistouri suivant le trajet de la fistule ; on trouva un second trajet oblique en bas et en dedans, qui traverse l’espace intercostal. Grattage avec la curette. Irrigation au biiodure de mercure. Pansement iodoformè à plat.
4 septembre. La plaie bourgeonne bien et a beaucoup diminué d’étendue. Peu de pus.
Janvier 1888. Il ne reste plus qu’une petite surface bourgeonnante, mais il persiste une petite fistule, par laquelle s’écoule peu de pus.
Obs. XXXIX. — Tuberculose de la première côte gauche avec nécrose. — Résection. — Sublimé. — Guérison. (Collon. Th., Berne,
C... J., 38 ans. Entrée le 18 février 1884. En 1872, abcès de l’aine droite. En 1877, abcès de la peau du ventre. En 1878, gonorrhée. En juillet 1883, enflure au-dessus de la clavicule. Fièvre. Incision. Ecoulement de pus, plus tard 2 nouvelles fistules. Pas de tuberculose dans la famille. Poumons sains.
Diagnose ; Tuberculose de la première côte gauche avec nécrose.
7 mars 1884. Excision de la clavicule.
Résection de la portion interne de la première côte, déchirure du canal thoracique. Ecoulement de lymphe. Pansement au sublimé. Guérison lente. Gangrène double du poumon. 28 avril 1884. Patient quitte l’hôpital. Plaie guérie. Poumons encore infiltrés à la base. Amaigrissement.
Obs. XL. — Chondrite et ostéite fongueuse de Varc costal gauche inférieur.— Résection. — Irrigation au sublimé. — Guérison. (Collon.
Th., Berne, 1886.)
E. C..., 44 ans. Entrée 24 mai 1883. En 1881 typhus.
Peu de temps après douleurs au côté gauche inférieur du thorax. En juin 1881 chute sur le côté gauche du thorax, formation d’un abcès à gauche de la partie inférieure du sternum. Perforation spontanée. Ecoulement de pus. Fistule. En juillet 1882, grattage de la fistule sans
effets. Depuis septembre nouvelle fistule. Poumons sains; rien dans l’hérédité.
Diagnose : Chondritc et ostéite fongueuse de l’arc costal gauche inférieur.
5 juin 1883. Résection des cartilages costaux, d’une partie de la côte elle-même et d’une partie du sternum. Irrigation au sublimé. Pas de suture. Pansement au sublimé.
Le 18. Patient quitte l’hôpital ; plaie granule.
13 septembre 1883. Rentrée, récidive. Grattage des fistules.
4 octobre 1883. Plaie complètement guérie.
Obs. XLI. — Ostéite nécrotique tuberculeuse du calcanéum. — Résection. — Irrigation au sublimé 1/5000. — Guérison avec suppuration. (Collon. Loc. cit.)
G... A , 8 ans. Entrée 27 septembre 1883. Depuis mars 1883, enflure sous les deux malléoles, sans aucune cause directe.
Fin avril. Perforation spontanée d’un abcès sous la malléole externe. Ecoulement de pus. Fistule. Autrefois bien portante. Poumons infiltrés au sommet. Le père tousse.
Diagnostic : Ostéite nécrotique tuberculeuse de la grande tubérosité du calcanéum.
15 novembre 1883. Excision totale du calcanéum. Irrigation au sublimé 1/5000. Suture définitive.
Pansement au sublimé.
18 janvier 1884. Guérison avec suppuration et fièvre. Patient quitte l’hôpital avec de bonnes fonctions du pied.
Obs. XLII. — Ostéomyélite tuberculeuse du tibia. — Trépanation, évidement. — Irrigation au sublimé. — Iodo forme. — Guérison. (Jelks. Journ. of the Americ. med. associât., 1889.)
Femme de 30 ans. Ulcération tuberculeuse à la partie supérieure du tibia. Douleurs constantes, morphinomane. Bande d’Esmarch. Trépanation du tibia. Grattage avec la curette d’un foyer tuberculeux, débris enlevés avec solution de sublimé à 1/5000, puis irrigations au sublimé à 1/5000. Hémorrhagie quelques heures après. Suspension du membre. Pansement iodoformé. Dix jours après, bon état.
Obs. XLIII. — Ostéomyélite tuberculeuse du tibia. — Trépanation, évidement. — Irrigation au sublimé. — Gaze iodoformée. — Guérison. (Jelks. Journ. of the Americ. med. associât ., 1889.)
Homme de 40 ans. Douleurs vives dans le tibia après une contusion. Ulcération tuberculeuse consécutive. Trépanation sous-périostée : foyer
tuberculeux dans la tête du tibia, grattage avec la curette tranchante. Irrigation continue avec la solution de sublimé au millième, lavage avec ]a même solution à 1 p. 500, puis solution à 1/5000 pour enlever l’excédent. Cavité remplie de gaze iodoformée. Rapprochement des lambeaux. Sur la ligne d’incision, poudre d’iodoforme. Gaze iodoformée, coton au sublimé. Kéunion avec la soie antiseptique. Guérison en 8 jours. Trois semaines après, bon état.
Obs. XLIV (personnelle, inédite). — Tuberculose de la septième côte. — Abcès froid, grattage. — ■ Sublimé. — Salol. — Guérison.
C..., Marie-Louise, 53 ans, parfumeuse, entre le 27 janvier 1888 à l’hôpital Lariboisière, salle Gosselin, n° 5, service de M. le D1' Périer.
Réglée à 15 ans; neuf enfants. En 1870, interruption des règles pendant sept mois : Hémorrhagie utérine-pelvi-péritonite. Depuis cinq mois environ, douleurs dans la partie latérale gauche du thorax ; il y a 2 mois, tuméfaction douloureuse à la partie moyenne de la septième côte.
1er février. Abcès froid de la paroi thoracique latérale gauche, au niveau de la partie moyenne de la septième côte.
Pas de tuberculose pulmonaire.
Opération. — Incision, pus abondant, verdâtre, la côte est dénudée, grattage, irrigation au sublimé au 1/1000. Pas de réunion.
Pansement à plat au salol : poudre, gaze, ouate. Ce pansement est renouvelé tous les 10 ou 15 jours. 17 juillet. Exeat. Guérison.
Obs. XLV (personnelle, inédite). — Tuberculose de la malléole externe. — Abcès froid. — Sublimé. — Salol. — Guérison.
M..., Marie, 31 ans, domestique, entre le 10 mars 1888, à l’hôpital Lariboisière, salle Gosselin, n° 1, service de M. le Dr Ch. Périer.
Il y a deux ans, tuméfaction de la rotule droite ; depuis six mois, petite tumeur fluctuante à la partie antérieure et interne du genou droit ; en même temps, augmentation de volume de la malléole externe droite, abcès froid.
A son entrée. Abcès froid situé à la partie antérieure et interne de la rotule droite, cet os est augmenté de volume dans tous ses diamètres; la pression est douloureuse.
Epanchement articulaire peu abondant.
La malléole externe droite est volumineuse et douloureuse au toucher ; abcès froid en bas et en arrière. Gêne dans la marche et dans les mouvements du genou et du pied.
Légère induration du sommet du poumon droit.
Pas d’antécédents syphilitiques.
23 mars. Opération. — Bande hémostatique appliquée sur la cuisse.
Incision verticale sur la malléole externe. Fongosités, grattage avec la curette de Volkmann ; la malléole est dénudée au niveau de la gaine des péroniers : grattage. Rien dans la gaine tendineuse. Irrigation au sublimé au 1/100. Trois points de suture, pas de drain. Pansement au salol. Incision de l’abcès rotulien. Fongosités et pus verdâtre, grattage. Pas de lésions osseuse ou articulaire. Irrigation au sublimé : 4 points de suture. Pas de drain. Pansement au salol. Compression et immobilisation.
8 avril. Pansement. On enlève les points de suture. La réunion est complète pour la plaie rotulienne. Sur la malléole externe, réunion secondaire, bourgeonnement actif.
Le 20. Cicatrisation absolue des deux plaies.
Le 25. Exeat, pas de douleurs, les mouvements du genou et du pied sont normaux : marche facile.
Obs. XLVI. — Ostéite tuberculeuse du premier métacarpien gauche . —
Gomme tuberculeuse sur la face dorsale de la première phalange de
Vindexdu même côté. — Adénite du ganglion épitrochléen. — Grattage du métacarpien. Gaze iodoformèe. — Guérison en deux mois.
(Brezzi. Th. doct. Paris, 1889.)
L., Albert, âgé de 3 ans. Cet enfant est pâle. Il a de l’impétigo de la face et du cuir chevelu. Sur la face dorsale du pied droit, on remarque un abcès tuberculeux du volume d’une noix. Sur la face de la première phalange du gros orteil, du même côté, existe une petite gomme cutanée.
Le premier métacarpien est volumineux, recouvert par une peau rosée. Deux trajets flstuleux conduisent sur cet os ; l’un est dorsal et placé dans le premier espace interosseux, le deuxième à la partie externe du métacarpien. Un stylet introduit par les fistules arrive dans une cavité double à la partie externe d’une coque osseuse de nouvelle formation. Les parois de ces fistules sont fongueuses.
Le ganglion sus-épitrochléen présente le volume d’une grosse amande. Les ganglions axillaires paraissent sains.
6 octobre : Grattage de la solution et des trajets fongueux. Tout le métacarpien a disparu. Il y avait dans ce cas une disparition totale de l’os ancien et un commencement de reproduction du métacarpien par ossification périostée. L’os était dense, résistant, perforé au niveau des deux trajets flstuleux. On lave et l’on remplit la cavité de gaze iodoformèe. Guérison en deux mois. Le doigt n’est plus douloureux à la pression, mais il est resté gros.
Obs. XLVII. — Ostéite tuberculeuse de la première phalange du médius soignée pendant un an et demi par l'huile de foie de morue et les pansements à Viodoforme sans résultats. — Résection de la phalange. — Guérison. (Brezzi. Th. doct., Paris, 1889.)
G..., Louise, 3 ans. Cette petite filleest née de parents bien portants. La mère donne sur elle les renseignement suivants : l’affection du médius remonte à deux ans. Pendant dix-huit mois, elle a été soignée par l’huile de foie de morue, les bains salés et les pansements a Viodoforme.
En ce moment le doigt présente une augmentation de volume au niveau de la première phalange sauf au niveau de la partie postérieure de celle-ci qui est rétrécie. La peau est rougeâtre. Le doigt est en crochet. Les mouvements de la première phalange sur le métacarpien sont conservés. Ceux de la deuxième phalange sur la première sont très limités. Il existe deux trajets fistuleux, le premier entre le médius et l’index ; l’autre sur la face dorsale. Ils sont recouverts de croûtes grisâtres. Le médius présente en longueur 5 millimètres en moins que l’index.
Traitement : résection. La cavité est remplie de gaze iodoformée. Guérison complète en un mois et demi.
Obs. XLVIII. — Ostéomyélite chronique de l'extrémité inférieure du tibia. — Trépanation, gaze iodoformée. — Guérison. (Ardle. Du blin med. J., 1889. Obs. I.)
Le nommé H. F..., fermier, 29 ans, entre dans mon service le 11 février 1882. Il venait de quitter un autre hôpital où il avait été soigné pendant onze semaines pour de la douleur et du gonflement de la cheville gauche. Pendant l’hiver de 1880, il eut la jambe et la cheville gauches fortement écrasées par une chute de cheval et eut le pied pris sous le cheval; immédiatement le gonflement et la douleur parurent. Pendant six mois, il fut incapable de lever le pied ; à la fin de 1881, il pouvait marcher assez bien, mais après un exercice prolongé, la jambe devenait lourde et une douleur sourde et vive sous le gros orteil et en avant de la cheville, le gênait considérablement. Après une marche prolongée par une nuit froide et humide d’octobre, la douleur devint lancinante, s’irradiant jusqu’aux orteils et remontant à la face postérieure de la cuisse. Le gonflement parut de nouveau et après avoir essayé tous les moyens possibles pour se débarrasser de son mal, sans résultats satisfaisants, il entra dans un hôpital où on lui donna de la morphine en quantité suffisante pour calmer les douleurs. En même temps des cataplasmes, de la révulsion et de la compression furent essayés localement. Après onze semaines de ce traitement on lui dit qu’il fallait réséquer son articulation ou se décider à une amputation, car la
cheville tout entière et le pied semblaient être le siège d’une tuberculose étendue.
En examinant avec soin la cheville, je vis que les tendons des extenseurs étaient refoulés en avant par une tumeur solide venant du tibia qui s’avançait en avant, le pied paraissant alors luxé en arrière. Pas de fluctuation, pas d’irrégularité sur les os En fixant le tibia on sentait que le péroné était uni d’une façon assez lâche à son extrémité inférieure. La distance entre la pointe des malléoles était fortement augmentée. ainsi que la face antéro-postérieure du tibia. Cet épaississement du tibia s’étendait de trois pouces en haut. La surface entière des deux tiers inférieurs du membre était rouge, « avait l’aspect de la langue », était très sensible et douloureuse à la pression Tant que le membre n’était pas maintenu élevé, il y avait dans le pied et dans la jambe une douleur insupportable qui ne pouvait permettre au malade de se tenir debout et de laisser pendre la jambe ; en outre le malade était cachectique, très irritable ; le pouls était petit, rapide, irrégulier. Vomissements fréquents, sueurs abondantes. Température matin, 99°, 6; soir, 103°, 4 F.
Le lendemain, j’incise sur la face interne du tibia, j’enlève le périoste et applique un trépan de 16 millim. que j’introduis facilement. En le retirant, le sang s’écoule assez abondamment de l’os épaissi ; il s’arrête bientôt. En examinant le morceau d’os que j’avais enlevé, je trouvai qu’il avait atteint l’état caséeux, de plus on voyait dans l’ouverture pratiqué par le trépan, une masse caséeuse. Avec une curette, j’enlevai toute la production tuberculeuse qui siégeait dans le tibia, mais qui s’était engagée à travers le ligament péronéo-tibial et avait attaqué l’extrémité inférieure du péroné. Je bourrai de gaze iodoformèe la cavité qui s’étendait dans la malléole externe, j’appliquai un pansement antiseptique et le membre fut maintenu dans une position élevée.
Dans l’après-midi, le malade se plaignit d’une légère douleur et de la compression produite par le pansement, ce qui disparut bientôt, et le troisième jour le pansement était presque complètement traversé par un suintement séro-sanguinolent. Immédiatement après l’opération, la température tomba de 103°, 4 à 100°, 1 F. et à aucun moment à partir du deuxième jour après l’opération elle n’atteint plus 100°. Les pansements étaient faits avec le plus grand soin possible. En examinant la cheville un mois après l’opération, la plaie était complètement guérie et le malade pouvait imprimer à son pied tous les mouvements avec la plus grande facilité.
J’ai vu souvent le malade pendant ces dernières années et je suis heureux de dire que quoiqu’il se fatigue beaucoup, porte de lourds fardeaux, et marche des journées entières, restant debout dans les foires et les marchés, il n’y a pas la moindre trace de douleur, de gêne ou de raideur.
Obs. XLIX. — Tuberculose diffuse de l’extrémité inférieure du tibia.
— Extension à la synoviale tibio- tarsienne. — Trépanation. —
Gaze iodo formée. — Guérison. (M. Ardle. Loc. cit. Obs. II.)
Jean C. ., 34 ans, entre dans mon service le 8 septembre 1883 ; environ dix mois auparavant il glissa en grimpant sur une muraille et tomba lourdement sur le pied gauche. Peu de temps après il pouvait marcher sans trop de difficultés, mais trois mois environ après l’accident la douleur parut au talon et du gonflement au cou-de-pied. On le soigna alors avec des liniments, de la compression et des vésicatoires, mais la douleur continua, le gonflement augmenta et lorsque je le vis, la cheville était dans l’état suivant :
Autour de la ‘ malléole externe, il y avait une tumeur réniforme et fluctuante, les tendons antérieurs étaient repoussés en avant par l’épanchement de l’articulation tibio-tarsienne, l’extrémité inférieure du tibia avait deux fois le volume normal, douleur à la pression, et, quand le malade laissait pendre le membre, les mouvements du pied étaient excessivement limités en flexion et en extension ; laj ambe avait augmenté de volume et le pied était froid.
Opération. — Incision longue de deux pouces sur le milieu de la malléole interne ; je fais passer un large trépan à travers le tibia et jusque dans le péroné. On enlève des dépôts tuberculeux abondants dans l’extrémité de l’os; cavité bourrée de gaze iodoformèe.
En cinq semaines, la plaie est guérie par bourgeonnements, mais un mois plus tard la douleur paraît de nouveau, et après avoir mis des cataplasmes et des pansements humides pendant deux jours, la cicatrice s’ouvrit parle bas et donna issue à environ un drachme de pus de bonne nature. La guérison marcha rapidement, et depuis ce temps le malade continue à bien se porter.
Obs. L. — Ostéite chronique de l'extrémité supérieure du fémur. —
Trépanation. — Gaze iodoformèe. — Guérison. (Ardle. Dublin
med. Journ., 1889. Obs. VI, résumée.)
H. M... , 26 ans, entré en août 1883. Depuis trois ans douleurs de la cuisse gauche. Augmentation de volume de la région trochantérienne ; membre fléchi, en adduction. Mouvements de l’articulation normaux sous le chloroforme. Trépanation du grand trochanter : pus grumeleux. Aveç une large curette, la tête du fémur et le grand trochanter furent débarrassés d’une grande quantité de tissu fongueux, et de beaucoup de débris d’os nécrosés. La cavité est bourrée de gaze iodoformèe. Guérison rapide. Actuellement le malade peut marcher sans la moindre douleur, le membre a retrouvé une grande partie de sa force.
Obs. LI. — Ostéite tuberculeuse aiguë de l'extrémité supérieure du fémur. — Trépanation. — Gaze iodo formée. — Guérison. (Ardle. Dublin med. Jour., 1889. Obs. VIII, résumée.)
H. Or.... 30 ans, entré le 24 février 1887. Quinze jours auparavant chute sur la cuisse droite. A la suite, douleur, raideur, gonflement. L’extension et l’immobilisation n’amènent aucun soulagement, altérations de l’état général. Fluctuation obscure dans la région du grand trochanter. Trépanation du grand trochanter, évidement. Écoulement d’un liquide séro-sanguinolent; trépanation de la tête fémorale ; pus. Avec la curette on enlève des fragments nécrosés et des produits caséeux. Tamponnement des cavités osseuses avec la gaze iodoformée. Guérison. Le malade est revu un an et demi après : bon état.
Obs. LU — Ostéite tuberculeuse chronique de l'extrémité supérieure du fémur , évidement. — Gaze iodoformée. — Guérison avec fistule. (Ardle. Dublin, med. Journ. 1889. Obs. VII, résumée.)
P. B..., 52 ans, entré le 20 février 1886. A 12 ans, coxalgie. Fistule en arrière du grand trochanter, gonflement de la région. Douleurs vives. Evidement au grand trochanter, grattage avec la curette, du tissu nécrosé et du pus grumeleux, et de la fistule. Plaie bourrée de gaze iodoformée Guérison rapide avec fistule. Actuellement le malade fait de longues marches sans douleurs.
Obs. LUI. — Tuberculose du 3e métacarpien. — Injections d’huile iodoformée. — Guérison. (Wendelstadt. Cenlrabl. f. chir ., 1889, p. 665.)
Femme âgée de 42 ans. Au mois de mai 1888, chute sur la main gauche, gonflement consécutif qui ne fait qu’augmenter. Le 3janvier 1889, son médecin lui ouvre un abcès volumineux de la face dorsale de la main. Le 13 mars, la malade vient consulter. Douleurs vives, empâtement de la face dorsale de la main, fistule conduit à un point carié du 3e métacarpien.
Les doigts sont légèrement fléchis, l’articulation radio-carpienne est libre. Poumons sains. Une injection à l’huile iodoformée est faite tous les 8 jours; après 4 de ces injections, la fistule a disparu et la malade se sert de la main, sans douleur. Sur la face dorsale de la main léger empâtement, et petite cicatrice au point où existait la fistule.
Obs. LIV. — Tubercule des 3e et 4e métacarpiens — Injections d'huile iodoformée. — Guérison. (Wendelstadt. Centralbl. f.chir., 1889.)
Jeune fille de 11 ans, entre le 31 janvier 1889. Carie des 3e et 4e métacarpiens de la main droite. Début de l’affection remonte à 6 mois. Doigts
étendus et raidis. Douleur à la pression. Pas de fistule. Articulation du poignet intacte. Rien aux poumons. Onze injections à l’huile iodoformée ont produit, à la fin du mois de juin, la guérison à peu près complète ; les mouvements sont absolument normaux, le gonflement a disparu, il ne reste qu’un léger empâtement à peine appréciable.
Obs. LV (personnelle, inédite). — Tuberculose delà 7e côte. — Grattage. — Sublimé. — Gaze iodoformée. — Guérison.
S. B..., âgée de 41 ans, dévideuse, entre le 22 juillet 1887, à l’hôpital St- Antoine, salle Lisfranc, n° 14, service de M. le Dr Ch. Monod.
La malade entre pour un abcès de la région costale moyenne droite ayant débuté par des douleurs il y a environ un mois.
A son entrée : empâtement et rougeur de la région thoracique au niveau de la 7e côte.
Diagnostic : Abcès périostique tuberculeux de la 7e côte.
25 juillet. Opération. Incision horizontale parallèle à la 7e côte, incision verticale perpendiculaire. Les tissus sont infiltrés et indurés. Au devant de la côte, nappe de pus verdâtre; la côte est dénudée sur une étendue de trois à quatre centimètres. Grattage avec la rugine. La plaie est bourrée de gaze iodoformée chiffonnée. Compression ouatée.
13 août. Bon état ; la plaie bourgeonne activement.
Le 17. L’étendue de la plaie a beaucoup diminué.
Le 22. Il n’y a plus qu’une petite surface granuleuse.
Le 30. Cicatrisation a,bsolue : guérison.
Obs. LVI (personnelle). — Ostéite tuberculeuse de l'extrémité inférieure du radius. — Grattage. — Iodoforme.
C..., Louis, menuisier, 44 ans, entré le 22 avril 1887, à l’hôpital St- Antoine, salle Velpeau, 36. Service de M. le Dr Monod.
Il y a 17 ans, le malade était entré à l’hôpital Beaujon, pour une tumeur fluctuante de la face antérieure du poignet : ponction. Actuellement : ankylosé du poignet gauche. Tuméfaction de la région. Abcès froid au niveau de l’extrémité inférieure du radius. Empâtement périarticulaire. Sur la face antérieure du poignet, petit orifice fistuleux. Tuberculose pulmonaire : craquements secs, submatité, toux habituelle.
24 avril. Ponction de l’abcès froid du poignet. Injection d’éther iodoformé. L’abcès se reproduit.
7 mai. Incision de l’abcès, grattage de la fistule, on découvre un foyer caséeux dans l’extrémité inférieure du radius, grattage. Gaze iodoformée.
Le 31. Exeat. La plaie esta peu près complètement cicatrisée.
Obs. LYII (personnelle). - Spina-ventosa. — Grattage.-— lodo for me.
Guérison.
B..., Victor, ébéniste, 15 ans, entré le 16 décembre 1887, à l’hôpital Saint-Antoine, salle Dupuytren, 24 bis, service de M. le Dr Monod. Depuis trois mois, augmentation de volume du pouce gauche. Ulcération fistuleuse depuis quelques jours, à l’extrémité inférieure de la première phalange.
23 décembre. Grattage de la fistule et de la cavité osseuse. La phalange est bourrée de gaze iodoformée.
Le 25 janvier. Bon état, il n’y a plus qu’une petite surface granuleuse.
Le 31. Cicatrisation à peu près complète.