C. — TUBERCULOSE ARTICULAIRE 1° — Injections antiseptiques
Obs. LVIII. — Tumeur blanche du genou. — Ponction et injections intra-articulaires a V acide phénique a 25 0/0.— Mort de tuberculose généralisée. (Prof. Sacré. Journ. méd. Bruxelles, 1889.)
Enfant de 12 ans, entre le 16 mars pour tumeur blanche du genou. Tuberculose pulmonaire. Immobilisation.
12 avril. Epanchement articulaire. Ponction et injection d’une solution d’acide phénique à 25 0/0. Compression.
Huit jours après, l’épanchement a diminué, puis disparaît.
Après une amélioration de courte durée, la tumeur blanche fait de nouveaux progrès.
Amputation de cuisse : guérison par première intention. Le malade meurt en dehors de l’hôpital, environ deux mois et demi après l’amputation, de tuberculose généralisée.
Obs. LIX. — Hydarthrose chronique du genou. — Ponction. — Lavage avec solution phéniquée a 5,2, puis a 5 0/0. — Guérison. — Ankylosé. (J. Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. VI.)
Broché, Max, 18 ans, entré le 1er octobre 1887 dans mon service (salle 101) pour une hydarthrose chronique liée à la présence d’une arthrite datant de huit mois et traitée en vain par les moyens usuels. La constitution du sujet est mauvaise, il est pâle, amaigri ; la longue durée de l’affection, étant donnée sa complexion chétive, fait craindre le développement d’une arthrite tuberculeuse.
Le 18 octobre, ponction avec gros trocart, comme dans le cas précédent. Evacuation de 150 grammes de liquide légèrement trouble et floconneux. Lavage avec solution phèniquèe a 2,5, puis a 5 0/0, à la deuxième injection le liquide ressort clair. Pansement iodoformé, maintenu par une bande neuve.
Le 28. Appareil silicaté pendant trois mois.
Le 9 novembre, le malade se lève et marche à Laide d’une paire de béquilles.
Guérison maintenue depuis lors. Ankylosé en rectitude.
Obs. LX. — Hydarthrose symptomatique d'une arthrite tuberculeuse
du genou. — Ponction. — Lavage phèniquè a 2,5 0/0. — Ankylosé.
— Guérison. (J. Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889.
Obs. V.)
V. H..., 23 ans, entre dans mon service (salle 101, hôpital civil), le 10 juin 1885. Hydarthrose symptomatique d’une arthrite du genou, datant de plusieurs mois. Menace de tuberculose pulmonaire. Amaigrissement. Les traitements employés antérieurement ont échoué. Le 15, ponction au côté externe du genou, à l’aide d’un grand trocart, qui pénètre dans l’article au niveau de la face postérieure de la rotule. Évacuation de 105 grammes de liquide louche, renfermant de nombreux grumeaux, et des particules osseuses révélées au microscope. Lavage phèniquè a 2,5 0/0 jusqu’à ce que le liquide sorte clair.
Contre mon attente, la réaction est nulle. La question d’arthrotomie qu’on avait soulevée après cette intervention, peut être définitivement écartée au bout de dix jours. A cette date on applique un appareil silicaté pendant deux mois ; quelques jours plus tard, le malade circule avec des béquilles.
A la levée du bandage, raideur du genou ; douleurs, lorsqu’on essaye de faire exécuter des mouvements. Je conseille le repos au lit et installe le membre sur une attelle à pédale pendant six semaines.
Le malade se lève vers le 30 septembre et se promène dans les cours de l’hôpital portant une simple bande de caoutchouc comme unique pansement.
L’ankylose s’établit bien, et trois mois plus tard l’opéré quitte le service. L’affection pulmonaire est en voie d’amélioration.
La guérison s’est maintenue depuis deux ans.
Obs. LXI. — Arthrite fongueuse du genou. — Injections de chlorure
de zinc répétées. — Guérison. (Prof. Le Fort. Bull, et Mém. Soc.
chir., 1879.)
D..., François, 25 ans, entre à l’hôpital Beaujon le 3 février 1879. Il y a quatre ans, douleurs et gonflement du genou droit, marche difficile,
puis impossible. Pointes de feu. Peu de résultats. A la fin de 1878,. douleurs et gonflement augmentent. Genou chaud et douloureux au toucher, amaigrissement, perte de l’appétit.
5 février. Immobilisation et compression ouatée.
12 mai. Injection dans le cul-de-sac supérieur avec la seringue de Pravaz, de huit gouttes de sulfate de zinc au dixième, additionné de trois fois son volume d’alcool pur. L’injection cause une légère sensation de cuisson, qui disparaît après un quart d’heure.
Le 16. Nouvelle injection de 16 gouttes dans le cul cle-sac supérieur, quelques gouttes de pus.
Le 18. Ponction : Issue de 30 grammes de pus séreux. Compression.
Le 27. Nouvelle ponction, 30 grammes de pus et de sérosité.
Le 28. Injection de 10 gouttes de la solution alcoolisée de sulfate de zinc dans la partie interne du cul-de-sac synovial.
Le 31. Les régions des injections présentent des duretés diffuses. Le volume du genou a diminué. Nouvelle ponction, 30 grammes de pus, injection de 10 gouttes de la solution de chlorure de zinc.
13, 23, 26 juin. Nouvelles injections de chlorure de zinc.
Le 28. Injection de 5 gouttes de solution phéniquée au 1/20.
3, 11, 17 et 23 juillet. Injections de 5 gouttes de chlorure de zinc.
6 août. Le volume de l’articulation a beaucoup diminué, les douleurs ont disparu. Le malade se lève et se promène, un peu de raideur du genou. Lefort considère ce malade comme à peu près complètement guéri.
Obs. LXÏI. — Double arthrite fongueuse du genou , guérison par les
injections d’iodoforme aidées de la compression élastique. (M. Sée.
Bull, et Mém. Soc. chir., p. 457, 1882.)
Jeune fille de 15 ans. Double arthrite fongueuse du genou, ayant débuté 4 mois auparavant : douleurs, gonflement, empâtement diffus.
27 novembre 1881. Injection avec la seringue de Pravaz, dans l’articulation du genou gauche, d’un gramme environ d’une solution saturée d’iodoforme dans l’éther. Douleur très vive qui persiste une journée.
Tuméfaction et rougeur de l’articulation. Ces accidents disparaissent en 4 ou 5 jours. Compression élasti que.
Quinze jours plus tard, amélioration notable du genou gauche.
Même opération sur le genou droit : mêmes accidents.
Troisième injection dix jours après la précédente, dans le genou gauche, pas de réaction.
Compression élastique. Traitement général.
Six semaines après le début du traitement, la malade commence à se lever ; les genoux ont beaucoup diminué de volume: la malade marche sans peine.
Obs. LXIII. — Arthrite tuberculeuse tibio-tar sienne. — Injection d'éther iodoformé. — Guérison. (Jæger. Gaz. méd. de Strasbourg, p. 1, 1887.)
Une petite fille de 10 ans, chez laquelle s’était développée depuis neuf ou dix mois une arthrite tibio-tarsienne : fluctuation très nette, douleurs très vives, mouvements de latéralité et antéro-postérieurs. Etat général satisfaisant. Première ponction et injection d’éther iodoformé, le 29 mars. Immobilisation du pied sur une attelle à pédale et pansement compressif. Le 5 avril, ou constate une nouvelle accumulation de pus dans l’article, et, outre les mouvements de latéralité, du frottement des surfaces articulaires. Deuxième ponction et injection. Pansement compressif. Le 23 avril, on remplace l’attelle par un appareil plâtré; la collection purulente a notablement diminué ; la tuméfaction n’est plus que très légère ; les mouvements sont encore étendus, mais on ne sent plus de frottements. On injecte 3 à 4 grammes d’éther iodoformé avec la seringue de Pravaz ; nouvel appareil plâtré. Le 14 juillet, la malade vient se montrer ; on ne trouve plus trace de liquide, pas de douleurs; les mouvements sont normaux et se font sans frottement.
Obs. LXIV. — Fongosités tuberculeuses pèriarticulair es. — Injections d’huile de vaseline iodoformée. — Guérison. (Laborde. Th., Bordeaux, 1888. Résumée.)
B..., 22 ans, marin. Fongosités périmalléolaires, développées à la suite d’une entorse, trois mois auparavant. Le 9 mai 1887, entrée pour empâtement et douleurs de la région du cou-de-pied. Immobilisation sans résultat.
Le 5 juin, la peau est rouge et amincie, masse fongueuse au-dessous de la malléole. Mouvements du pied gênés, douloureux. Atrophie delà jambe. Injection interstitielle de 5 gouttes d’huile de vaseline iodoformée en avant et au-dessous de la malléole interne.
10 juin. Injection en avant de la malléole.
Le 14. 3e injection sous-cutanée.
Le 24. Léger empâtement. Peau épaisse et forte. Les mouvements du pied sont libres, le malade ne souffre plus.
6 juillet. Injection sous-cutanée dans la région inter-médiotarsienne. Le 11. 5e injection.
Le 17. Le gonflement et la douleur ont disparu. Peau sèche et souple. Plus de douleurs, mouvements libres : le malade marche.
Le 28. Guérison.
Le 10 novembre. Le malade a repris son service.
Obs. LXV. — Tumeur blanche du genou. — Injections éthéro-iodoformées, interstitielles et intr a- articulaire s pendant huit mois. — Guérison. (Dupin. Gaz. des hôp. Toulouse , 1888. Obs. résumée.)
MmeX..., 37 ans. Tumeur blanche du genou, vue pour la première fois le 7 avril 1886.
10 avril. Pointes de feu profondes : issue de pus.
Le 16. 3 injections intra-articulaires interstitielles d’éther iodoformé. Le 22. 3 injections.
Le 27. Injections intra-parenchymateuses: vives douleurs.
2 mai. Redressement du membre sous le chloroforme : 3 injections, appareil plâtré.
Le 4. Injection. Les 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, injections. En juin, 11 séries d’injections. En juillet, 10 séries d’injections. En août, 16 injections en 5 séances. Le 20, la malade marche avec son appareil plâtré et des béquilles. En septembre, 9 injections en 3 séances. Le 20, levée de l’appareil plâtré. En octobre, 12 injections en 4 séances.
En janvier 1887, la malade monte à l’aide d’une canne.
En avril : marche facile, sans douleur, amélioration considérable de l’état général. Le genou est un peu malade.
Obs. LXVI. — Tumeur blanche du genou, chez un enfant de onze ans. — Injections èthèro-iodoformèes pendant 6 mois.— Guérison. (Dupin. Gaz. des hôp. Toulouse, 1888. Obs. résumée.)
Enfant de 11 ans, entré le 5 août 1886. Tumeur blanche du genou. Pointes de feu. Immobilisation de l’articulation.
10 octobre. Injections d’éther iodoformé. A partir de ce moment, jusqu’au 25 décembre, injections tous les deux jours, puis à partir du 25 décembre injections deux fois par semaine.
Du Ie1' janvier au 10 avril 1887, une seule injection par semaine (3 par séance). Ces injections ont toujours été fort douloureuses.
10 mai. Eschare sèche.
25 avril Le malade marche; raideur du genou.
5 mai 1888. Ankylosé rectiligne. Raccourcissement de trois centimètres. L’enfant marche bien ; bon état général.
Obs. LXVII. — Arthrite tuberculeuse du genou. — Injection d'éther iodoformé. — Guérison au bout de trois mois. (Dupin. Gaz. des hôp. Toulouse , 1888. Obs. résumée.)
Enfant de 10 ans ; il y a deux ans une chute sur le genou gauche. Entré le 27 novembre 1887. Arthrite tuberculeuse du genou, flexion de la jambe sur la cuisse. Redressement forcé de la jambe sous le chloroforme.
En janvier 1888, injections d’éther iodoformé tous les deux jours, les injections intra-articulaires alternant avec les injections interstitielles.
Le 23. Diminution notable du volume du genou.
12 avril. Suppression des injections. Volume de l’articulation très diminué. Raccourcissement d’un centimètre. Etat général excellent.
Fin mai. Le malade marche.
Fin juin. Excellent état.
Obs. LXVIII. — Arthrite fongueuse du coude. — Injections d'huile
iodoformée. — Guérison. (Wendelstadt. Gentrabl. f. Chir., 1889.)
Femme âgée de 44 ans, entre le 31 janvier 1889. Arthrite fongueuse du coude droit. Gonflement et douleurs ont augmenté. Circonférence du coude malade: 28 cent, et demi. Coude sain, 25 cent. Pas de fistule. Ankylosé complète à 120°. Main œdématiée, immobile ; pas de mouvements de pronation ni de suppination. Quatorze injections d’huile iodoformée, on en fait une tous les 15 jours, elles ont produit à la fin juin une amélioration très notable et presque complète : le volume du coude est à peu près normal. Les mouvements de pronation et de supination sont rétablis ; le coude a repris ses mouvements. La malade se livre sans fatigue à de rudes travaux.
Obl. LXIX. — Tumeur blanche du poignet. — Injections d'huile
iodoformée. — En voie de guérison. (Wendelstadt. Centralbl. f.
Chir., 1889, p. 665.)
Homme de 45 ans, souffre de tuberculose de l’articulation radio-carpienne droite depuis le mois d’octobre 1888. Jusqu’à présent, l’immobilisation, avec un appareil plâtré, n’a rien produit; les douleurs et le gonflement ne font qu’augmenter.
Entré à l’hôpital le 30 janvier 1889. En avant et en arrière de l’articulation, abcès volumineux de la grosseur d’un œuf. Mouvements de latéralité très marqués de l’articulation ; grande sensibilité à la pression. Quatre injections d’huile iodoformée jusqu’au 20 février. Après la troisième injection, température du soir, 39°, 5; le lendemain, 38°, 2. Les jours suivants, température normale. Après la quatrième injection, le malade amélioré, quitte Fhôpital pour venir à la consultation externe, ce qu’il néglige de faire pendant un mois. A son retour la main est dans un état aussi mauvais que la première fois ; les abcès sont reformés. Tous les huit jours, injections d’huile iodoformée. Au commencement du mois de mai, amélioration rapide. Depuis sa rentrée, 16 injections ont été faites ; les doigts commencent à se mouvoir, l’articulation est presque normale, pas de sensibilité à la pression. Empâtement indolore de la lace dorsale de la main. Depuis quelques jours, bains de main, qui facilitent les mouvements.
2° — Arthrotomie.
Obs. LXX. — Hydarthrose tuberculeuse du genou droit. — Synovectomie partielle. — Lavage à l’acide phènique au 20e. — Guérison. (Koenig. Tub. des os et articul., 1885.)
M. K. G., employé de la poste, entre à l’hôpital le 1er août 1882. Depuis un an, douleurs au genou droit, douleurs pendant la marche, épanchement articulaire peu abondant. Tuberculose au sommet du poumon gauche au 1er degré.
Arthrotomie, excision de la synoviale épaissie et fongueuse, avec des nodules tuberculeux. Lavage avec solution phéniquée. Drainage. Guérison rapide.
Malade revu un an après ; genou sain, non douloureux, pas de gonflement. Amélioration considérable de l’état général.
Obs. LXXT. — ILydarthrose tuberculeuse du genou. — Lavage à la solution d'acide phènique a 5 0/0. — Pulvérisation iodoformèe. — Guérison. (Koenig. Tub. des os et articul., 1885.)
Le 13 février 1882, on admet à l’hôpital un maçon bien portant et vigoureux. Depuis un an, souffre du genou droit, sans cause apparente. A son entrée, genou volumineux, épaissi; mouvements douloureux.
Arthrotomie : synovie trouble, synoviale épaissie renferme des nodules tuberculeux. Excision partielle; lavage avec la solution phéniquée à 5 0/0; synoviale grattée avec de Tiodoforme. Quatre semaines après, le malade quitte l’hôpital avec une articulation dégonflée et mobile. Un an et demi après, le genou est mobile, plus douloureux ; un épanchement articulaire modéré.
Obs. LXXII. — Arthrite chronique du genou. — Deux ponctions simples ; insuccès. — Arthrotomie. — Lavage articulaire avec chlorure de zinc au 1/20 .puis avec la solution forte 5 0/0; iodoforme projeté dans l’articulation. — Guérison parfaite. — Mouvements du qenou étendus. (J. Boeckel. De la résection du qenou. Paris, 1889. Obs. VIL)
Fille publique, 19 ans, ancienne syphilitique, entre à la Maison de santé israélite le 15 septembre 1884. Arthrite datant de huit mois, consécutive à une couche. Menace de phtisie ; craquements suspects au sommet du poumon droit depuis deux mois.
Traitement de l’arthrite, au début, par les moyens ordinaires ; traitement antisyphilitique plus tard ; le tout sans résultat. Le genou se remplit peu à peu de liquide.
Première ponction avec gros trocart, le 16 septembre.
Évacuation de 95 grammes de liquide trouble, qui se reproduit au bout de huit jours et nécessite une deuxième ponction le 24. Reproduction de la collection.
Arthrotomie, le 3 octobre. — Chloroformisation. Pas de tube d'Esmarch. Deux incisions latérales de 6 centimètres et une incision de décharge à l’extrémité supérieure du cul-de-sac sous-tricipital. Cette dernière mesure 3 centimètres. Un flot de pus s’écoule par ces différentes ouvertures ; il contient des grumeaux et des particules solides cartilagineuses. Cautérisation avec chlorure de zinc au 1/20, qui détache des fongosités et des débris de membrane synoviale, désinfection complémentaire avec la solution forte 5 0/0. Pas de réunion, drainage avec trois bouts de tubes. lodoforme projeté dans l'article. Pansement iodoforiné ordinaire. Immobilisation sur une attelle à pédale.
Le 10. Premier et unique pansement. Pas une goutte de pus. Enlèvement définitif des drains. Apyrexie pendant toute cette période.
Le 20. Cicatrisation définitive. Bourgeons charnus exubérants, qu’on réprime avec le crayon. Bandage silicaté pendant six semaines. L’opérée se lève au bout de quelques jours et marche avec des béquilles. Exeat le 15 novembre.
Le 2 décembre, enlèvement de l’appareil. La flexion atteint l’angle droit, mais ne le dépasse pas. L’état général s’est amélioré ; les craquements du poumon tendent à disparaître.
Guérison parfaite , constatée au bout de quatre ans et demi.
Mouvements du genou étendus. État général des plus satisfaisants.
Obs. LXXIII. — Coxalgie tuberculeuse aiguë suppurèe. — Arthrotomie. — Irrigation avec acide phènique a 5 0/0. — Guérison. (Weiss.
Revue méd. Est , 1889. Obs. résumée.)
Première opération, 13 juillet 1888. Abcès périarticulaire, incision; lavage avec la solution phéniquée forte. Fistule articulaire.
Deuxième opération, 2 août. Arthrotomie : pus abondant. 2 drains.
Contre-ouverture postérieure. Irrigation avec acide phènique à 5 0/0. Pansement antiseptique ouvert.
1er octobre. Guérison. Le malade marche.
' 1er mars 1889. État général excellent. Guérison maintenue.
Obs. LXXIV. —Synovite fongueuse suppurèe du cul-de-sac sous-tricipital du genou. (J. Boeckel. Chir. antis., 1882.)
Jeune fille de 15 ans. Opérée le 6 janvier 1880.
Arthrotomie. Désinfection avec la solution de chlorure de zinc 1/10. Lavage phèniquè. Drainage. Pansement de Lister. Guérison en quatre semaines avec conservation des mouvements.
Obs. LXXV (personnelle, inédite). — Arthrite tuberculeuse suppu-
rée du genou. — Arthrotomie. — Irrigation au biiodure de mercure.
— Guérison.
J..., Paul, imprimeur, 19 ans, entre le 16 mars 1887, à l’hôpital St-Antoine, salle Velpeau, 60, service de M. le D1' Monod. Il y a 5 ou 6 ans, contusion du genou gauche, depuis lors douleurs et gonflement.
En 1884, le malade entre à l’hôpital St-Louis : on immobilise le genou malade, pointes de feu, vésicatoires.
En février 1887. Les douleurs et le gonflement du genou qui augmentent après des fatigues obligent le malade à prendre du repos.
A son entrée : Le genou gauche est volumineux, globuleux, empâtement des culs-de-sac synoviaux ; le membre est en demi-flexion.
Les mouvements sont difficiles et augmentent les douleurs.
Tuberculose pulmonaire manifeste, mais peu avancée.
13 avril. Le malade sort de l’hôpital. Il revient le 10 juillet.
20 juillet. Arthrotomie : incision latérale externe. Pus abondant. Irrigation au biiodure de mercure. Drain.
Pansement iodoformé, compressif.
20 septembre. Immobilisation dans un appareil silicaté.
5 novembre. Le malade va à Vincennes. Le genou est en bon état. Un peu de raideur dans les mouvements. Amélioration de l’état général.
Obs. LXXVI. — Arthrite fongueuse du genou gauche, — Arthrotomie.
Lavage au sublimé. — Guérison. (Sendler. Deutsche Zeitschrift f.
chir., 1888, XXVII. Obs III.)
Femme de 29 ans, entrée le 16 mars 1884. Arthrite fongueuse du genou gauche. Cause inconnue. Début 6 semaines. Insuccès d’un traitement antirhumatismal.
A son entrée : femme vigoureuse, état général bon, genou très gonflé un peu rouge, fluctuation élastique. Douleurs très vives au moindre contact. Immobilisation, glace. Résultat nul.
18 mars. Arthrotomie : incision longue de 7 centimètres, à la partie interne du genou. Issue de sérosité en petite quantité. Synoviale épaissie et infiltrée. Les parties osseuses paraissent saines Lavage à la solution de sublimé à 1/1000. Pas de drain.
Pansement : gaze iodoformée. Compression. Immobilisation.
La douleur diminue. Pas de fièvre. Etat général bon.
Le 24. Pansement : réunion, genou gonflé non douloureux à la pression.
Aux premiers essais de mobilisation active, les douleurs reparaissent. Appareil plâtré : cessation des douleurs.
Exeat avec son appareil le 16 mai. La malade n’est pas revue.
Obs. LXXVII. — Arthrite tuberculeuse aiguë suppurée. — Arthrotomie.— Lavage ausublimé. — Guérison. (Sendler. Deutsche Zeitschrift f. chir ., 1888. Obs. IV.)
Enfant de 3 ans, entré le 18 juin 1884. Arthrite tuberculeuse aiguë suppurée. Très bien portant jusqu’à il y a 3 semaines. A son entrée : Un peu de gonflement, un peu de douleur du genou gauche. Téguments sains. Température normale à la fin de la première semaine, rougeur au niveau du genou. Epanchement peu abondant, mais évident. Un peu de fièvre : 38°, 4 dans la soirée du 25 juin.
26 juin. Arthrotomie : 2 incisions longitudinales latérales, issue d’une grande quantité de pus sans fétidité. Synoviale épaissie, infiltrée. Les extrémités osseuses sont saines. Lavage avec une solution de sublimé a 0,50/1000. 2 petits drains.
Une attelle avec un coussin.
Pas de fièvre. 4e jour : pansement. On enlève les drains.
Le 13 juillet, c’est-à-dire 3 semaines après l’opération, l’enfant sortit de l’hôpital avec les mouvements du genou presque normaux. Quelques jours après, l’articulation était mobile.
Obs. LXXVIII. — Arthrite tuberculeuse commençante — Arthrotomie — Gaze iodoformée —Guérison complète sans ankylosé. (Calliouzis (d’Athènes). Rev. de chir., 1887.)
Il s’agit d’une dame de province, P..., âgée d’une trentaine d’années, qui a joui toujours d’une excellente santé ; réglée bien régulièrement depuis sa quinzième année, elle fut mariée, il y a sept ans, et eut trois couches à terme, la troisième il y a sept mois, avec des suites très physiologiques.
Le huitième jour après le troisième accouchement, elle a commencé à se plaindre de l’articulation du genou gauche ; le médecin appelé, ordonna un large vésicatoire sur ladite articulation, puis cinq autres appliqués coup sur coup ; pendant tout ce temps-là, pas d’amélioration, mais au contraire les douleurs augmentaient, l’articulation se gonflait de plus en plus. C’est dans cet état qu’elle vint à Athènes pour me consulter.
Quand j’ai vu la malade au mois de juillet, elle avait le membre en extension ; elle souffrait pour plier la jambe ; fluctuation très nette, surtout au côté interne, soulèvement de la rotule, fièvre vers le soir : 38°, 2. Rien du côté des poumons. En présence de ces symptômes j’ai cru avoir affaire à une arthrite suppurée, et je me proposai de pratiquer l’évacuation et le lavage antiseptique de l’articulation avec l’aide de l’aspirateur de Potain.
L’aspiration faite avec le trocart n° 3 de Potain, au lieu d’obtenir du pus, c’étaient des fongosités extrêmement molles qui sortaient, ce qui
me fit changer de diagnostic, et, voulant intervenir plus radicalement, je proposai l’arthrotomie, comme la seule ressource de guérison.
A cette époque je vis la malade en consultation avec M. lo professeur Meiggines et M. le docteur Galvani, chirurgien de l’hôpital de « l’Annonciation », qui eux aussi, après examen attentif de l’articulation malade, ont déclaré l’arthrotomie comme s’imposant.
Au commencement du mois d’août, avec le concours bienveillant de trois confrères, je pratiquai donc l’arthrotomie.
Anesthésie par le chloroforme, bande d’Esmarch (modifiée par M. Nicaise), pas de spray.
Par une incision verticale d’une longueur de 8 centimètres j’ouvris l’articulation du côté interne : aussitôt les fongosités extrêmement molles, qui donnaient une pseudo-fluctuation, sortirent de la plaie ; avec l’index gauche introduit dans l’articulation, je sentis la synoviale tapissée de fongosités, surtout la moitié interne. Raclage avec la curette tranchante de Volkmann, lavage antiseptique, curage de l’articulation avec la gaze iodoformèe (30 0/0) et pansement avec l’iodoforme et une couche d’ouate très épaisse par-dessus ; immobilisation complète dans une gouttière. Pendant tout le temps de l’opération, l’antisepsie fut rigoureuse.
Les suites de l’opération furent des plus simples, les premiers jours le thermomètre n’a jamais monté à plus de 38°, 2, puis il y eut une apyrexie complète.
Le 30e jour après l’opération, la malade quittait le lit en marchant parfaitement bien et gardait tous les mouvements de l’articulation sans aucune raideur.
Obs. LXX1X (inédite). — Synovite fongueuse du genou.— Arthrotomie.
— Lavage avec la solution de sublimé à 1 p. 1000. — Poudre d'iodo-
forme dans V articulation. — Guérison avec conservation des mouvements (1).
Marie Q .., 19 ans, entre le 29 novembre 1889, à l’hôpital Lariboisière, service deM. le D1' Berger, salle Denonvilliers, 9. Les parents de cette malade sont bienportants.Un de ses oncles maternels est mort à 22 ans de tuberculose pulmonaire. Elle a quatre frères et une sœur qui jouissent d’une bonne santé. Dans son enfance, elle n’a présenté aucun symptôme de scrofule. Elle est arrivée à Paris en 1884.
En août 1887, elle fait une chute sur le genou droit, qui devient rapidement douloureux, et quelques jours plus tard on constate de l’hydarthrose.
(1) Cette observation m’a été fort obligeamment offerte par M. le Dr P. Berger, chirurgien de l’hôpital Lariboisière, et communiquée par mon excellent collègue et ami Canniot, interne du service.
Peu de temps après, conjonctivite de l’œil gauche et écoulement vaginal. En septembre 1887, elle entre à Phôpital Tenon, dans le service de M. Berger. L’hydarthrose a beaucoup augmenté, la marche est difficile, douloureuse, la conjonctivite persiste.
Traitement : Repos au lit, teinture d’iode, pansement ouaté et injections vaginales au sublimé. Pendant son séjour à l’hôpital, apparition d’une adénite cervicale gauche.
En novembre 1887, la malade quitte l’hôpital améliorée, mais non guérie.
Peu de temps après, le genou redevient douloureux et l’épanchement considérable. Le ganglion cervical augmente de volume.
En juillet 1888,1e ganglion suppure: l’abcès est ouvert, gratté et drainé par M. L. Championnère. Guérison fin août.
Pendant l’été de 1888, le genou est peu douloureux et la marche possible malgré la persistance de l’épanchement.
En octobre 1888, réapparition des douleurs qui depuis n’ont plus cessé.
Le 29 novembre 1889, la malade entre dans le service de M. Berger, à l’hôpital Lariboisière; la marche est gênée; les mouvements du genou sont possibles, mais douloureux ; la jambe est dans un léger état de flexion sur la cuisse.
Pas de subluxation du membre en arrière, ni de rotation en dehors. Il existe une augmentation de volume de l’articulation du genou, due à l’épanchement. Par la palpation, on détermine une sorte de crépitation semblable à celle des kystes à grains riziformes. Les extrémités osseuses ne paraissent pas augmentées de volume. La santé générale est bonne ; pas de tuberculose pulmonaire ni d’albumine dans l’urine.
Le 4 décembre 1889, M. Berger pratique l’arthrotomie sous le chloroforme : incision externe et verticale de 7 centimètres. Sortie d’un liquide séreux, filant, assez épais, louche. Synoviale rouge, vascularisée, fongueuse, fortement épaissie. Ces fongosités saignent au moindre contact. Pas de lésions osseuses. Lavage de l’articulation au sublimé à 1 p. 1000. Dépôt dans l’articulation d’un gramme de poudre d’iodoforme. Réunion complète sans drainage. Pansement: appareil plâtré.
Les 4 premiers jours, la température du soir a dépassé 38°. Mais pas de douleurs dans le membre. Bientôt tout se calme et la température redevient normale.
Le 23. Premier pansement : ablation des sutures. Réunion complète par première intention. Disparition complète de l’épanchement.
Le 6 janvier, la malade se lève, plie le genou et marche sans souffrir.
Le 11 janvier 1890, elle sort guérie, absence complète d’épanchement dans le genou.
3° — Arthrectomie.
Obs. LXXX. — Tumeur blanche tarso-mètatarsienne. — Grattage, évidement. — Baume du Pérou. — Guérison. (F. Sayre. Orthopédie , trad. franç., 1887, p. 159. Obs. résumée.)
C. D., 4 ans. Tumeur blanche tarso-métatarsienne. Pied eu équin. Redressement.
9 avril. Grattage, évidement du scaphoïde ; baume du Pérou et oakum. Pansement compressif.
20 juin. Cicatrisation. Compression continue.
12 août. L’enfant marche sans souffrance. Légère tendance au valgus. 1er novembre. Santé parfaite, aucune difformité.
Obs. LXXXI. — Synovite chronique du genou suppurée. — Résection partielle. — Baume du Pérou. — Guérison. (Sayre. Orthopédie., trad. franç., 1887, p. 189. Obs. résumée.)
Thomas B..., 3 ans 1/2. Tumeur blanche du genou ayant débuté à 2 ans. Suppuration, fistule. Arthrotomie. Grattage du condyle externe du fémur et de la rotule. Lavage de l’articulation à l’eau chaude, drainage avec des tentes d’oakiun imprégnées de baume du Pérou. Suppuration pendant quelques mois. L’année suivante (1854), guérison complète de l’arthrite ; mais la subluxation du tibia en arrière et en haut, qui existait au début, a persisté. Atrophie des muscles du jarret. Redressement forcé. Immobilisation. Guérison avec conservation des mouvements du genou et raccourcissement de 2 centimètres.
Obs. LXXXII. — Synovite suppurée du coude. — Baume du Pérou. — Guérison. (Sayre. Loc. cit., p. 296.)
John, 40 ans. Chute sur le coude droit un an auparavant. Arthrite tuberculeuse suppurée. Arthrotomie, rugination de la partie interne de la trochlée. Baume du Pérou et oakum. Guérison avec conservation des mouvements.
Obs. LXXXIil. — Ostéo-arthrite tuberculeuse du coude. — Extirpation de la capsule fongueuse. — Pansement avec la gaze au baume du Pérou. (Vamossy. Wiener med. Presse , 1889.)
Joseph Sch., 14 ans, entré le 3 avril. Malade depuis un an. Le coude gauche est gonflé, œdématié. Veines superficielles dilatées. Abcès au niveau de l’épicondyle, long de 5 cent., large de 2. Mouvements limités.
4 avril. Résection de l’olécrane, d’après Bruns. Extirpation de la sy-
noviale fongueuse. Résection de 2 cent, de l'extrémité supérieure du radius, complètement cariée. Suture de l'olécrâne au fil d’argent.
Pansement au baume du Pérou.
Le 12. 2e pansement. Léger suintement. Réunion avancée. Bourgeonnement exubérant au niveau de la plaie du radius.
Le 16. Suppuration abondante. Bon bourgeonnement. Pansement fétide.
Le 20. Suppuration. Pansement tous les 3 jours. La suppuration diminue.
Le 30. Le bourgeonnement delà plaie de l’épicondyle continue. Suintement d’un peu de liquide visqueux et fade. Pas de fièvre.
Obs. LXXXIV. — Arthrite fongueuse du genou gauche. — Extirpation
de la synoviale. — Gaze au baume du Pérou. — Guérison. (Vamossy.
Wiener med. Presse , 1889.)
B..., Ed., 32 ans. Entrée le 26 février. Arthrite fongueuse du genou gauche remontant à un an.
2 mars. Extirpation de la synoviale, incision de Textor. Ablation des cartilages intra-articulaires et de la surface cartilagineuse des os. Grattage d’un foyer tuberculeux, du volume d’une noisette, situé dans la rotule. Quelques gouttes de baume du Pérou au niveau des parties grattées. Réunion et drainage. Pansement avec la gaze au baume du Pérou.
Le 4. Pas d’albuminurie, les urines sont sédimenteuses.
Le 7. Pansement. Pas de fièvre, suintement visqueux et fade par le drain.
Le 15. Pansement. Réunion parfaite. On enlève le drain et on le remplace par une mèche de gaze au baume du Pérou.
Le 21. 3e pansement. Peu de suintement. Cicatrisation complète sauf au niveau du drain. La malade peut lever la jambe. Mouvements passifs peu étendus.
Le 29. 4e pansement. Un peu de sérosité par le drain. Pommade boriquée.
15 avril. Par l’orifice du drain, quelques gouttes d’un liquide trouble.
Obs. LXXXV. — Arthrite fongueuse de la hanche. — Arthrectomie. —
Irrigation au bismuth a 10 0/0. — Guérison. (Kocher. Volkmanns
Sammlung Klin. Vort ., nov. 1882, obs. résumée.)
Jacob M,.., 6 ans. Depuis février 1882, souffre de la jambe droite. La douleur se localise à la hanche. Boiterie. Cuisse en flexion et rotation en dehors. Mouvements très douloureux.
29 juin 1882. Arthrotomie. Dans la partie antérieure de la tête fémorale, foyer caséeux circonscrit : évidement et grattage avec la cuiller tranchante. Irrigation au bismuth à 1 0/0. Plaie laissée ouverte.
2 mois après cicatrisation, sauf une petite zone de bourgeons charnus. L’enfant soulève la cuisse, la porte en abduction et adduction. Exeat.
Obs. LXXXVI. — Arthrite fongueuse de la hanche. — Arthrectomie. — Irrigation au bismuth à 10 0/0. — Guérison (Rocher. — Volkmanns Sammlung Klin. Vort. Nov. 1882, obs. résumée.)
C. W., 4 ans, souffre depuis 8 mois. Arthrite fongueuse de la hanche développée consécutivement à un foyer caséeux de la partie antérieure de la tête fémorale.
13 mai 1882. Arthrotomie, incision antiseptique. Extraction d’un séquestre, grattage à fond des os et de la capsule. Irrigation complète avec la solution de bismuth à 10 p. 0/0. Suites très bonnes. Apyrexie complète. Un mois et demi après, plaie fermée, mouvements peu étendus.
Obs. LXXXVII. — Synovite fongueuse suppurèe du cul-de-sac supérieur du genou. (J Boeckel. Chir. antisept., 1882, résumée.)
Jeune hile de 21 ans. Opération le 16 avril 1879. Incision, grattage de la synoviale. Lavage à la solution phêniquée forte. Pansement phéniqué. Guérison avec conservation des mouvements.
Obs. LXXXVIII. — Arthrite tuberculeuse tibio- tarsienne. — Arthroxe- $is. — Irrigation phêniquée. — Guérison avec fistule. (Piéchaud. Malad. chir. enfance, 1888, Bordeaux; obs. résumée.)
Enfant de 6 ans; 3 mois avant son entrée à l’hôpital, entorse tibiotarsienne. Arthrite tuberculeuse. Incision en L sur la malléole externe, résection sans périoste de cette épiphyse ; grattage avec la curette de Volkmann des fongosités. Pendant le raclage, injections phéniquées. Rugination du tibia, raclage du trajet fistuleux. Lavage à l’eau phéniquée au 50/100(K (Bande d’Houzé de l’Aulnoit). Sutures, drainage Pansement iodoformé. Guérison avec fistule. Cinq mois après, bon état, un peu de mobilité dans l’articulation. Pas de douleurs.
Obs. LXXXIX. — O stéo- arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie synoviale, évidement osseux. — Eau phêniquée. — Guérison. (Pollard. Lancet , I, 1888, résumée.)
Enfant de 5 ans, admis le 5 mai 1887. Arthrite tuberculeuse du genou droit consécutive à une contusion quinze mois auparavant. Pas d’abcès.
4 juin. Arthrectomie, incision en U, synoviale épaissie, fongosités recouvrent les cartilages. Abcès tuberculeux dans la tubérosité externe du tibia. Articulation tibio-péronière envahie, cartilage articulaire peu
malade, synoviale en partie caséeuse. Excision de toute la synoviale, du cul-de-sac supérieur. Excision des cartilages intra-articulaires. Ablation de la tête du péroné. Grattage du foyer tuberculeux de l’extrémité supérieure du tibia. Lavage à Veau phéniquée. Suture du tendon rotulien au catgut. Sutures. Pansement phéniqué. Immobilisation. Elévation du membre pendant 24 heures. Trente et un jours après l’opération, pansement; cicatrisation sauf à la place du drain. Guérison absolue le soixante-neuvième jour. Appareil de Thomas jusqu’au soixante-treizième jour.
En mars 1888, genou sain. Bon résultat.
Obs. XC. — Synovite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie synoviale. — Eau phéniquée. — Guérison. (Pollard. Loc. cit., résumée). /
W. C. S., 4 ans. Un an avant son admission, traumatisme du genou gauche ; à la suite douleurs articulaires, gonflement. Appareil de Thomas pendant 6 mois.
17 septembre 1887. Arthrotomie : fongosités dans le cul-de-sac supérieur de la synoviale et au-devant du fémur. La partie inférieure de l’articulation et les cartilages articulaires sont sains. Dissection et excision de la synoviale. Lavage à l’eau phéniquée. Sutures. Elévation du membre. Le trente-neuvième jour, guérison complète.
26 novembre. Scarlatine.
L’enfant est revu le 3 avril 1888, l’articulation est saine, les mouvements sont libres.
Obs. XCI. — Synovite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie. — Eau phéniquée. — Guérison. (Pollard. Loc. cit., résumée.)
F. W., 3 ans, entrée le 11 mai 1887. Enfant chétif. Souffre du genou depuis 6 mois. Parents tuberculeux.
6 août 1887. Arthrectomie. Excision de la synoviale et des ligaments articulaires, grattage avec la curette des cartilages articulaires. Lavage à l’eau phéniquée. Drainage avec gaze phéniquée. Pansements les huitième, dix-septième et trente-deuxième jours (l’enfant salissait ses pansements). Trente-neuvième jour, cicatrisation complète. Appareil plâtré. Revu le 14 mars 1888, genou guéri.
Obs.XCII. — Ostèo-arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie.— Eau phéniquée. — Guérison. (Pollard. Loc. cit., résumée.)
Heller, 3 ans, 28 février 1888. La maladie avait commencé en mai 1887 Un appareil de Thomas avait été appliqué en août 1887. Scarlatine en décembre/A son entrée, genou fléchi à angle droit. Le tibia est subluxé en arrière. L’appareil avait été enlevé à l’hôpital des fiévreux.
2 mars 1888. Arthrectomie. Dissection et excision de la capsule et des cartilages articulaires. Grattage d’un foyer caséeux. Les restes des cartilages articulaires furent enlevés ; les ligaments croisés, nettoyés et laissés. Hémostase et drainage. Suture de la rotule avec de la soie forte. Eau phèniquée. Pansement boriqué. Immobilisation avec attelles de métal. Le vingt et unième jour, réunion sauf au niveau des drains. Le trente et unième jour, guérison absolue. Appareil de Thomas.
Obs. XCI1I. — Ostèo-arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie synoviale. — Evidement d’un condyle. — Eau phèniquée. — Guérison. (Pollard. Loc. cit résumée.)
T..., L., 5 ans, admis le 28 janvier 1888. Souffre du genou depuis 5 mois; deux mois avant son entrée, abcès à la partie antérieure de l’arti. culation. Antécédents tuberculeux : à l’admission, tuméfaction considérable du genou, flexion de la jambe à angle droit.
21 janvier. Arthrectomie, synoviale très altérée et excisée. Volumineux foyer tuberculeux dans le condyle interne, rugination. Les ligaments et les cartilages articulaires sont nettoyés; on pratique une ouverture dans le condyle interne pour le drainage, abrasion des cartilages inter-articulaires. Lavage phéniqué. Pansement à l’acide borique en poudre. Le 40e jour, suppression des drains. 59e jour, cicatrisation, sauf une surface granuleuse sur le condyle interne. Petit abcès au milieu de la cicatrice : incision, grattage, on enlève un fil de soie, qui avait servi pour la suture de la rotule.
En avril, guérison absolue.
Obs. XCIV. — Tumeur blanche du genou avec abcès. — Arthrotomie. — Eau phèniquée. -■ Guérison après suppuration. (Pollard. Loc. cit., résumée.)
W... ., IL, 7 ans, admis le 30 avril 1887. Souffre du genou gauche depuis 3 ans 1/2, à la suite d’une chute. Immobilisation et appareil de Thomas. A son entrée : Tuméfaction du genou et abcès au-dessus de la tête du péroné. 7 mai 1887 : arthrotomie: évacuation de l’abcès et grattage, excision des cartilages altérés. Eau phèniquée. Pas de drain, pansement compressif. Elévation du membre. Temp. 104°, 2 F. Le jour suivant, on met des drains dans l’articulation, la température tombe. Arthrite suppurée. Bourgeonnement. Guérison le 27 juin.
Obs. XCV. — Synovite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie. — Lavage phéniqué. — Guérison. — Infection générale. (Pollard. Loc. cit., résumée.)
F. . ., B., 3 ans, admis le 3 janvier 1888. Souffre du genou depuis novembre 1886. Tuberculose pulmonaire au début. 14 janvier. Arthrectomie.
Lésions étendues de la synoviale, les os paraissent sains. Excision de la synoviale, des ligaments croisés et des cartilages articulaires etintraarticulaires. Hémostase. Lavage phéniqué, drainage avec gaze. Pansement iodoformé. Le 42e jour, pansement, cicatrisation. L’epfant est renvoyé avec un appareil de Thomas le 45e jour.
Revu le 17 avril. Signe de carie vertébrale. La tuberculose pulmonaire a augmenté, un petit foyer tuberculeux sur la cicatrice.
Obs. XCVI. — Ostéo-arthrite du genou. — Arthrectomie synoviale et osseuse. — Lavage phéniqué. — Guérison. (Pollard. Loc. cit ., résumée.)
T. B., 4 ans, admis le 2 septembre 1887. Depuis le commencement de 1887, gonflement du genou droit. Appareil de Thomas. Douleurs augmentent. Localisations tuberculeuses sur le coude et la hanche.
13 septembre. Arthrectomie du genou droit : excision de la synoviale, grattage des foyers tuberculeux dans les trois os ; surtout dans le condyle externe du fémur, qui est à peu près complètement abrasé. Excision des cartilages intra-articulaires ; grattage des ligaments croisés. Lavage eau phéniquée. Drainage avec gaze. 80 jours après l’opération, articulation complètement guérie et non douloureuse, pas de gonflement, légers mouvements. Depuis lors, la hanche droite et le coude gauche ont été opérés ; les deux opérations ont réussi et le genou reste sain.
Obs. XCVII. — Tumeur blanche du genou. — Arthrectomié partielle. — Solution phéniquée h 1 0/0. — Guérison parfaite. (Ardle. Dublin med. Journ., 1889 ; obs. II résumée.)
Marie H..., 18 ans, entrée le 6 janvier 1885. Tumeur blanche du genou. Immobilisation et pointes de feu sans résultats. Douleur et gonflement articulaires. Arthrectomie. Noyau caséeux et pus grumeleux à la partie externe de la rotule. Grattage, irrigation avec la solution phéniquée à 10/0. Pansement antiseptique. La malade guérit sans rechute et un mois après elle quitta l’hôpital avec le parfait usage de son membre.
Obs. XCVIII. — Ostéomyélite tuberculeuse aiguë de Vextrèmitè inférieure du tibia. — Perforation du cartilage articulaire. — Synovite suppurée de Varticulation tibio- tarsienne. — Trépanation. — Lavage articulaire avec solution phéniquée àl 0/0. — Guérison. (Ardle. Loc. cit., obs. III.)
Thomas R..., 19 ans, entre dans mon service le 7 mars 1884. La cheville droite, qui, un mois auparavant avait augmenté de volume et était devenue douloureuse, avait un pouce de plus que la gauche en circonférence. Elle était sensible, rouge. La pression déterminait des élancements remontant jusqu’au tiers supérieur du tibia. Le moindre mouve-
ment de l’articulation provoquait une douleur intense, il ne pouvait endurer la pression de la plante du pied par terre et chaque fois qu’il essayait de laisser porter le poids du corps sur le pied, il éprouvait une violente douleur dans tout le membre. La température locale était plus élevée de 3o que de l’autre côté, frissons fréquents. La température générale était de 99° à neuf heures du matin et de 102°, 6 F. à sept heures du soir.
Opération. — Longue incision jusqu'à l’os, décollement du périoste, un large trépan estintroduit dans l’os, raclage de pus et de dépôts caséeux, le cartilage était perforé au centre de la surface articulaire ; à travers cette ouverture le pus montait dans le trou fait par le trépan et en faisant jouer l’articulation, il s’en écoula une grande quantité. L’articulation fut lavée avec une solution phéniquée à 1 0/0 chaude. La cavité de l’os fut bourrée de gaze iodoformée, application d’un pansement phéniqué. Pendant deux mois on continua ces pansements en les espaçant de cinq à dix jours. Le gonflement disparut graduellement et la plaie se répara avec des bourgeons de bon aspect. Une après-midi, pendant que la guérison était presque complète, après un exercice un peu prolongé, l’inflammation se mit au point où avait été appliqué le trépan. On appliqua des cataplasmes : issue de pus pendant quelques jours. Depuis ce moment, la guérison s’est maintenue.
Obs. XCIX. — Tumeur blanche clupoignet. — Arthrectomie. — Solution
phéniquée forte et chlorure de zinc. (Leriche, Th., Paris, 1888.)
Fille, 10 ans. Fistule sur le dos du poignet droit. Altérations assez avancées pour qu’un chirurgien distingué ait proposé l’amputation de l’avant-bras. Longue incision dorsale médiane. Peau violacée, déjà profondément altérée sur une grande partie de la face dorsale ; gaines entièrement envahies par les fongosités ; destruction des ligaments dorsaux de l’articulation ; carie des os du carpe, du cubitus et du radius. Ablation de tout le carpe à la cuiller tranchante. Section des extrémités radiale et cubitale à 3 centimètres de l'interligne du poignet; évidement en tuyau de la diaphyse du cubitus, sur une hauteur égale. Curage soigneux des parties molles qui ne se fait pas sans difficulté, surtout dans la profondeur et donne lieu à la section des tendons extenseurs des doigts, qui sont suturés au catgut, après grattage. Lavage a la solution phéniquée forte et au chlorure de zinc au 1/10. Suture superficielle, drainage, pansement iodoformé. La main qui pend au bout des extrémités osseuses de l’avant-bras, dont elle est séparée par une distance de 6 centimètres, est immobilisée dans Taxe de celui-ci par une attelle plâtrée antérieure. On ne cherche pas à opérer le rapprochement, que la tonicité musculaire doit produire suffisamment. Suites immédiates très simples. Température normale. Mais la peau tuberculeuse s’ulcère au niveau des points de suture, et ce n’est qu’au bout de deux mois que
la cicatrisation est complète, bien qu’il n’y ait pas eu de suppuration profonde. Actuellement, l’opération date de dix-neuf mois. Il n’y a ni gonflement, ni sensibilité locale. La main exécute des mouvements bornés de flexion et d’extension sur l’avant-bras. Tous les doigts, notamment le pouce, ont conservé leur intégrité, leur indépendance de mouvements, sauf la flexion des premières phalanges qui est limitée, tout en permettant à l’enfant de serrer assez fortement.
Obs. O. — Hydarthrose tuberculeuse du genou. — Synovectomie partielle. — Lavage avec l’acide phénique au 1 0/0. — lodoforme. — Guérison. (Koenig. Tub. des os et articul., 1885.)
Le 26 mai 1883, on admet à la clinique un menuisier, âgé de 31 ans, qui souffre depuis deux ans du genou droit. Actuellement, genou gonflé, très douloureux, mouvements impossibles. Épanchement articulaire. Ponction : liquide floconneux.
Arthrotomie : écoulement de liquide trouble et de nombreux grains riziformes. Synoviale épaissie. Excision de la synoviale. Lavage avec une solution concentrée d’acide phénique ; l’articulation est grattée et saupoudrée d’iodoforme. Quatre semaines après, guérison. Dix mois après, le genou a son volume normal et est mobile. Le malade a repris ses occupations.
Obs. CI. — Hydarthrose tuberculeuse du genou. — Synovectomie partielle. — Lavage à l’acide phénique au 20e. — lodoforme. — Guérison. (Koenig. Tub. des os et articul., 1885.)
M... X..., 34 ans, a un gonflement du genou gauche, survenu après un traumatisme, un an et demi auparavant.
Arthrotomie: synoviale épaisse, végétante; à l’examen histologique, nombreux tubercules. Excision de la synoviale. L’articulation est lavée à Peau phéniquée, puis saupoudrée d’iodoforme.
Guérison cinq semaines après. Le malade est revu plusieurs mois après : genou indolent, forme et volume normaux.
Obs. CIL — O stéo- arthrite du genou. — Arthrectomie synoviale et osseuse. — Acide phénique et perctdorure de mercure. — Mort. — Pas de généralisation, ni de récidive. (Pollard. Loc. cit., résumée.)
W. J. C., 3 ans 1/2, admis le 3 janvier. Souffre depuis 6 mois du genou.
12 janvier. — Arthrectomie. Synoviale disséquée et enlevée, ligaments croisés grattés, excision des cartilages intra-articulaires, grattage de foyers tuberculeux dans le tibia et le fémur. Lavage phéniqué . Pansement iodoformé. Le lendemain de l’opération, T. 104° F:, suintement du
pansement. Pouls rapide, langue sèche. Huit jours après l’opération, on enlève les sutures et la cavité articulaire est ouverte et lavée au perchlorure de mercure en solution à 1/2000 et saupoudrée d'iodo forme; fomentations boriquées. La température remonte de nouveau. 20 jours après l’opération, convulsions; le vingt-deuxième jour, nouvel accès,, convulsions des membres inférieurs et de la face, mort. Autopsie : pas de méningite, quelques vieux tubercules dans les poumons, aucun tubercule récent. Organes abdominaux sains. La cavité du genou est remplie de bourgeons charnus sains. Les extrémités du fémur et du tibia sont vasculaires et ne contiennent pas de nodules tuberculeux.
Obs. OUI. — Arthrite tuberculeuse suppurée du genou gauche.
(J. Boeckel. Chir. antis. , 1882, résumée.)
Enfant de 6 ans. Opération le 23 juillet 1880. Evidement du condyle interne du fémur. Arthrotomie, grattage de l’articulation avec la curette- Lavage avec la solution de chlorure de zinc , 1/10. Pas de réunion. Pansement de Lister. Guérison sans accidents le vingt-cinquième jour* maintenue depuis 16 mois.
Obs. CIV. — Tumeur blanche suppurée du genou.
(J. Boeckel. Chir. antis., 1882.)
Enfant de 5 ans. Abcès périarticulaire flstuleux en 1878. Evidement des deux condyles ; ablation des fongosités avec la curette. Chlorure de zinc à 1 /10e. Drain. Lister. Guérison en 6 semaines.
Obs. CV. — Arthrite fongueuse suppurée du cou-de-pied , consécutive a une ostéite de la malléole interne. (J. Boeckel. Chir. antis. A 882.)
Fnfant de 4 ans, opération 20 juillet. Evidement de la malléole. Arthrotomie antiseptique, évidement articulaire etgrattage des fongosités, Chlorure de zinc à 1/10. Drainage. Pas de réunion. Lister. Le 3 octobre guérison. Mouvements parfaits du pied.
Obs. CVI.— (J. Boeckel. Chir. antis., 1882.)
Coxalgie suppurée g"ave. Abcès ossifluent. Résection chez un enfant de 9 ans. Excision de la synoviale fongueuse, évidement du cotyle. Chlorure de zinc h 1/10. Drainage, Lister. Guérison avec rétablissement des mouvements.
Obs. CVII. — Tumeur blanche du coude , arthrectomie. — Chlorure de zinc. (Leriche. Th. doct., 1888.)
Fille dehuit ans. Fistule, incision postérieure directe et médiane. L’opération montre des altérations très avancées ; état lardacé des parties
molles ; carie de l’extrémité inférieure de l’humérus qui est enlevée, sauf l’épicondyle encore cartilagineux ; carie de l’olécrâne et de la tête du radius, qui sont également retranchées, infiltration lie de vin, prolongée de trois à quatre centimètres dans l’intérieur des diaphyses radiale, cubitale et humérale, qui sont évidées en manière de tuyau, jusqu’à la rencontre de la moelle saine ; les parties molles de la jointure et du voisinage sont soigneusement grattées et imprégnées de solution de chlorure de zinc au 1/10. Suture de l’incision et drainage. Pansement iodoformé. Immobilisation dans la demi-flexion, au moyen d’une attelle plâtrée en 8 de chiffre, qui laisse à découvert la plaie opératoire. Suites immédiates très simples : l’enfant est remportée chez elle où elle n’a pas eu un jour de malaise. Réunion, immédiate obtenue. Dix jours après l’opération, on remarque un point de suppuration superficielle. Actuellement, l’opération date d’un mois et demi et la cicatrisation est complète.
Obs. CVIII. — Synovite fongueuse du genou. — Arthrectomie. — Chlorure de zinc. — Guérison. (Ardle. Dublin med. J ourn., 1889. Obs. I, résumée.)
P... L.,38ans, depuis huit mois, douleurs dans le genou.
Entré le 10 octobre 1883. Gonflement, raideur articulaire. L’immobilisation et les révulsifs longtemps continués ou répétés ne donnent aucun résultat, douleurs vives. Mauvais état général, demi-flexion de la jambe. Abrasion avec les curettes des fongosités péri-articulaires. La cavité fut touchée avec une solution de chlorure de zinc. Pansement antiseptique. Dix jours après la douleur a disparu. A partir de ce moment la santé du malade s’améliora rapidement et trois mois après l’opération, l’articulation possédait tous ses mouvements et plus aucune douleur. Depuis lors il a continué à travailler et n’a jamais éprouvé aucun trouble du côté de son genou.
Obs. CIX. — Ostèo-arthrite du genou avec ostèo-myèlite de l’épiphyse du tibia et du condyle externe du fémur. — Evidement de ces foyers avec arthrotomie et trépanation du fémur. — Désinfection avec le chlorure de zinc h 5/100. — Pansement ouvert a Viodoforme. — Guérison par ankylosé au bout de deux ans. — Bien maintenue depuis quatre ans et neuf mois. (J. Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. XXIII, résumée.)
Jundt. Veuve, 46 ans, présentant dans la région lombaire une gibbosité datant de l’enfance. Pas d’antécédents. Entrée à l’hôpital pour une douleur au niveau de l’épiphyse supérieure du tibia. Au côté interne épaississement de l’os, pas d’épanchement articulaire. Plus tard, fluctuation et abcès avec écoulement d’un pus sanieux, stylet introduit sur condyle externe du fémur, rencontre un os dénudé.
Opération. — L’extrémité supérieure du tibia mise à nu, est remplie de fongosités, deséquestres névrosés; évidement delà cavité, on trouve un orifice assez large communiquant avec le genou, néanmoins l’articulation à peu près saine, peu de pus et quelques rares fongosités. Désinfection à l’aide d’une solution de chlorure de zinc à 5/100. Drain et pansement à llodoforme, attelle à pédale.
Au bout de 8 jours, premier pansement, bourgeonnement admirable, après quatre pansements faits à huit jours d’intervalle, exeat en conservant néanmoins l’attelle.
Au bout de quinze jours, ablation de l’attelle, fistule légère, état général excellent. Bientôt immobilisation et ankylosé, légère claudication. Guérison maintenue.
Obs. CX. — Arthrite fongueuse, suppurée du genou, consécutive a un traumatisme. — Arthrectomie par dissection d'un grand lambeau rotulien. — Lavage au chlorure de zinc a 1/10. Pansement à la gaze phèniquèe. — Suppuration. — Guérison par ankylosé. — Genou valgus consécutif. — Ostéotomie du fémur , d’après Mac-Even. — Guérison sous deux pansements. (J. Boeckel. De la résection du genou, Paris, 1889. Obs. XIV, résumée.)
Sch..., Georges, 19 ans. Au côté interne de l’articulation du genou tuméfiée, plaie grande comme une pièce de 2 francs, consécutive à un coup de feu, à bords déchiquetés ; liquide fétide, sanieux, mal lié, avec des détritus gangréneux; à la suite de l’accident survenu le 31 décembre 1881 et jusqu’à l’entrée à l’hôpital (3 février 1882), pansements quotidens phéniqués, immobilisation dans un appareil de Scultet.
Amputation de la cuisse refusée par le malade, l’arthrotomie est pratiquée le 5 février.
Dégâts constatés : ligaments croisés corrodés par fongosités abondantes ; pus fétide; synoviale rougeâtre, avec granulations. Curage et désinfection des culs-de-sac au chlorure de zinc au 1/10. Plaie laissée ouverte, tampons gaze phéniquée sous le lambeau. Lister. Attelle à pédale. Pansement quotidien, Le 10 mars le dernier tube est retiré, plaies en bonne cicatrisation. Etat général satisfaisant. Tendance au genou valgus par hypertrophie du condyle interne. Le 18 mai, ostéotomie du fémur, deux pansements seulement, après 17 jours bandage plâtré. Au commencement d’août, exeat, rectitude parfaite sans raccourcissement.
Deux ans après, mort de phtisie.
Obs. CXI. — Synovite tuberculeuse du genou. — Synovectomie. — Lavage au chlorure de zinc à 5 0/0 et à la solution de sublimé au 1/000. — Poudre d’iodoforme projetée dans V article. — Guérison sous deux pansements. (J. Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. XIII.)
Haag. F., ., 45 ans, entrée le 22 juin, 1886, à la Maison de santé des diaconesses.
Arthrite du genou depuis dix mois, traitée en vain par l'immobilisation. Genou énormément distendu, fluctuant, chaud, douloureux au toucher, mouvements impossibles à cause des douleurs; demi-flexion. Pas de fistules. État général mauvais ; fièvre et amaigrissement. Pas d’antécédents morbides ni héréditaires.
La résection est fixée au 28 juin. Incision curviligne en fer à cheval, passant par le ligament rotulien. L’article est en pleine suppuration les ligaments croisés recouverts, de même que toute la synoviale , d’abondantes fongosités . Commencement de décubitus sur le condyle interne du fémur et le point correspondant de la rotule, pas d’ulcération à proprement parler. Les os ne me paraissant pas suffisamment altérés, je me borne à faire V arthrectomie. A cet effet, je dissèque la synoviale altérée et l’extirpe à l’aide du bistouri d’une façon complète, ainsi que les ligaments croisés. Les ménisques sont simplement abrasés. Ablation des fongosités . Lavages avec la solution de chlorure de zinc a 5 0/0 ; et avec la solution de sublimé au 1/1000. Poudre d’iodoforme projetée dans l’article ainsi nettoyé. Drainage et suture perdue de la capsule et du tendon rotulien avec de la soie phéniquée. Suture superficielle de la peau. Pansement iodoformé ; après deux pansements successifs, cicatrisation complète. Le malade peut marcher avec des béquilles.
Dans le courant du mois de septembre, une arthrite du poignet gauche se développe assez rapidement ; résection et grattage. Guérison.
Obs. CXII. — Synovite tuberculeuse du genou droit. Fistule. — Foyer limité. —Synovectomie. — Désinfection a l’aide du chlorure de zinc , du sublimé et de l’iodo forme. — Abcès froid de la cuisse et du genou gauche : le premier guérit par une injection d’éther iodoformé ; le second est incisé, après un échec de la même injection. — Guérison de la synovectomie sous unpansement. — Ankylosé en voie de formation. (J. Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. XVII.)
Jeannette L. . ., 50 ans, entre une première fois à l’hospice israélite le 10 juin 1887 pour une affection des deux genoux datant d’un an.
Pas d’antécédents héréditaires ni morbides, pas de traumatisme direct La malade attribue son mal à la nécessité de s’agenouiller fréquemment pour divers usages domestiques.
Elle présente au tiers moyen de la cuisse gauche un abcès de 15 centi-
mètres de long, fusiforme et situé à la partie antérieure de la cuisse. Il existe de même, dans le voisinage du genou un abcès de même nature, qui englobe littéralement la partie inférieure de l’articulation. Les mouvements de cette dernière sont normaux, non douloureux et bridés seulement par l’excessive tension.
Cet abcès semble donc bien n’avoir pas la moindre communication avec l’article.
Le genou droit est atteint d’arthrite ou mieux de synovite tuberculeuse à forme torpide. Le genou n’est pas douleureux, mais les mouvements actifs et passifs sont très limités.
L’abcès de la cuisse est traité par l’injection d’éther iodoformé et guérit définitivement en quinze jours, sans laisser de trace.
Le même traitement est appliqué à l’abcès du genou, au bout de trois semaines la guérison semble si bien assurée que la malade demande à quitter l’hôdital.
Je la renvoie, en lui appliquant au membre droit un appareil silicaté circulaire.
Le 8 octobre elle entre une deuxième fois à la Maison de santé. L’abcès du genou s’est reformé ; je l’incise et le draine. La guérison est définitive le 24 novembre suivant.
Quant au genou atteint d’arthrite, il augmente de volume ; au côté externe formation d’un abcès, qui s’ouvre spontanément le 2 novembre et sécrète une sanie roussâtre. Fausse fluctuation bien évidente.
Pas de douleurs, les os ne sont vraisemblablement pas atteints et les lésions paraissent limitées à la synoviale.
Synovectomie le 24 décembre. — Incision semi-lunaire, à concavité supérieure, intéressant le tendon rotulien. Au côté externe, petit foyer de pus très limité, communiquant avec la fistule. Pas de pus, ni de sérosité dans le reste de l'article. Fongosités tuberculeuses abondantes sur la synoviale et ses prolongements. Le ligament croisé antérieur corrodé est extirpé ; le postérieur est sain et uniquement tapissé de produits fongueux. On en pratique la dissection, tout en le respectant. Le ligament latéral interne est divisé, mais non extirpé ; le ligament externe est disséqué et réséqué, à l’insertion supérieure de ce dernier on constate un petit point d’os rugueux, très limité. Raclage de cette surface. Les ménisques sont sains, mais en dessous d’eux la synoviale est fongueuse, de sorte que leur enlèvement est nécessaire. Curage de la bourse du poplité, remplie de fongosités.
La rotule, bien que saine, est enlevée pour faciliter la dissection du cul-de-sac supérieur. Les os sont normaux. Après désinfection très soignée à l'aide du chlorure de zinc , du sublimé et de l’iodoforme, je réunis la plaie par une quinzaine de sutures, dont quatre profondes. Trois drains, l’un dans une contre-ouverture du cul-de-sac supérieur, les deux autres à chaque extrémité de la plaie.
Pansement et immobilisation. Pas de ligature.
Le 25. Temp. matin 37°, 4. Suintement très abondant. J’ajoute une épaisse couche de coton, sans défaire le pansement. Soir 37°.
Le 26. Temp. matin 37°, 4. Soir 39°, 1.
Premier et unique pansement. Enlèvement des tubes que je remplace par des crayons d’iodoformel Pas une goutte de pus. Pas de douleurs.
Le 20. Enlèvement des sutures. Pas une goutte de pus. Réunion absolue. Appareil silicaté circulaire, qu’on renouvelle le 12 février, puis le 10 décembre 1888.
Ankylosé en bonne voie deformation.
Santé prospère d’ailleurs.
Obs. CXIV. — Synovectomie pour arthrite- fongueuse du genou. — Désinfection à V aide du chlorure de zinc , du sublimé et de Viodoforme. — Ostéotomie temporaire de la tubérosité antérieure du tibia. — Suppuration. — Guérison au bout de trois mois. — Ankylosé en flexion. — Abduction nécessitant le redressement brusque. (J. Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. XVIII, résumée.)
Beholz Frida, 10 ans. — Depuis plusieurs mois atteinte d’une arthrite fongueuse consécutive à une chute sur le genou. Révulsifs divers et immobilité sans résultats. Genou augmenté de volume douloureux, abcès au-dessus tubérosité antérieure du tibia. Ouvert et resté fistuleux. Synovectomie, incision semi-lunaire superficielle. Conservation du tendon rotulien ostéotomie à la base d'insertion du tendon. Ablation des fongosités, évidement avec la curette d’une petite surface du plateau tibial, tubérosité antérieure réséquée est remise en place et fixée. Suture delà peau et de la synoviale. Immobilisation. Deux pansements en 10 jours. Au 3e pansement réunion complète et ablation desdrains. Difformité du genou survient plus tard. Légère flexion, redressement brusque et bandage plâtré. Ankylosé avec léger raccourcissement et atrophie.
Obs. CXV. — • Ostéite de V extrémité supérieure du tibia avec arthrite fongueuse consécutive. — Evidement du tibia, puis arthrotomie. — Intoxication iodoformique. — Ostèo-arthrectomie consécutive. — Désinfection à l'aide du chlorure de zinc et du sublimé. — Suppuration abondante. — Persistance de fistule pendant un an. (J. Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. XIX.)
Scharch, Elise, 5 ans, entre le 8 novembre 1885 au n° 1 de la salle 105 (hôpital civil de Strasbourg).
Ostéite de l’extrémité supérieure du tibia. Un abcès sous-périostique a déjà été incisé au dehors. Les symptômes ne faisant que s’aggraver, je fais le 10, l’évidement en règle de l’épiphyse du tibia. J’extrais des lamelles osseuses fongueuses d’une cavité en pleine suppuration. Au cours de l’opération, je constate la communication du foyer avec l’article
et quelques semaines plus tard je me vois forcé de faire l’arthrotomie ordinaire (1er décembre) Deux incisions latérales me mènent dans l’articulation. Celle-ci est remplie de pus et de fongosités. J’enlève ces produits avec la cuiller tranchante et désinfecte soigneusement le genou. Pansement iodoformé. Immobilisation du membre sur une attelle.
Les jours suivants la température s’élève à 40°, 1 le soir; le pouls est fréquent, 136. Etat subcomateux. Bouffissure de la face. Suppuration abonbondante de la plaie. Intoxication iodoformique constatée par l’examen des urines.
Cet état se prolonge pendant près de quatre semaines, le genou est toujours énorme. Je me propose de faire une nouvelle opération dès que les symptômes d’intoxication auront disparu.
Ostéo-arthrectomie le 30 décembre. — Lambeau semi-lunaire comme dans les observations précédentes ; la plaie osseuse du tibia est guérie, par contre le condyle interne du fémur est profondément altéré.
Dans son intérieur existe un foyer de la dimension d’un gros pois, renfermant du pus caséeux, le cartilage articulaire est en voie de nécrose et présente vers le côté interne un pertuis qui communique avec le susdit foyer. J’évide ce dernier avec la gouge à main, en conservant la coque cartilagineuse périphérique. Extirpation de la synoviale en totalité, ut supra. Suture et pansement ordinaires.
La cicatrisation s’effectue au prix d’une suppuration abondante et de pansements fréquemment renouvelés.
Le 15 mars 1886, on peut renvoyer la petite opérée chez ses parents ; on lui a confectionné un appareil plâtré circulaire, qu’il faut renouveler tous les dix à quinze jours à cause de la persistance d’une fistule qui sécrète assez abondamment. L’ankylose est en voie de s’établir. Je la perds de vue pendant vingt et un mois.
Dernières nouvelles, 30 décembre 1887 (deux ans après l’opération) : L’ankylose est complète, mais le genou est fléchi à 30°, la petite fille marche en boitant. On aurait pu éviter cette difformité dont la négligence des parents est seule cause par le port d’un appareil approprié.
Il faudra donc redresser l’opérée et lui faire appliquer un appareil à tuteur que je me propose de faire au premier jour.
Obs. CXVI. — Ostéo-arthrectomie du genou. — Désinfection à l'aide du chlorure de zinc et du sublimé. — Guérison sans suppuration. — Ankylosé commençante au bout de trois mois. (J. Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. XX, résumée.)
Charles Anes, 3 ans et demi. Arthrite tuberculeuse du genou suppurée datant de l’âge de 10 mois, partie antérieure cuisse est le siège d’un énorme abcès. Père mort phtisique. Vu l’état précaire de l’enfant d’abord incision simple de l’abcès.
Ostéo-arthrectomie consécutive; 15 jours plus tard, résection du con-
dyle interne du fémur. Evidement et grattaged’un foyer osseux suppuré, Extirpation de la synoviale des ligaments latéraux, ménisques et des fongueux. Lavage au chlorure de zinc et au sublimé. Le 7 juillet enlèvement des sutures. Réunion parfaite. Bourgeons ayant très bon aspect. Cicatrisation définitive le 15 septembre. Application d’un appareil plâtré. Ankylosé en voie de s'établir. Exeat.
Dix-neuf mois plus tard. Genou non ankylosé ne peut être complètement étendu. Léger raccourcissement et atrophie des muscles de la cuisse.
Obs. CXVII. — Arthrite fongueuse du genou. — Synovectomie puis résection du condyle externe d.u fémur. — Désinfection à Vaide du chlorure de zinc et du sublimé. — Guérison sans suppuration. — Ankylosé commençante au bout de 3 mois. — Guérison maintenue depuis lors. (Boeckel. De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. XXI, résumée.)
Geiss. Georges., 6 ans, présente avec une arthrite fongueuse du genou datant de 10 mois. Révulsifs sans résultat. Genou volumineux, douloureux, en demi-flexion, fluctuation.
Synovectomie. Os sains respectés. Pansement, chlorure de zinc et sublimé. Immobilisation.
Température restant élevée. Nouvelle ouverture au bout de quelques jours. Articulation baignée dans le pus. Evidement d'une excavation du fémur. Désinfection et drainage. Amélioration. Trois semaines après réunion complète sauf quelques fistules.
•Un mois plus tard cicatrisation définitive. Appareil plâtré. Exeat.
3 mois plus tard, ankylosé à peu près complète. Appareil de Souken.
Obs. CXVIII. — Arthrectomie pour productions organiques polypiformes volumineuses de la synoviale des deux genoux (de nature tuberculeuse). — Lavage au sublimé. — Guérison. (Dr Ch. Pjérier. Acad, de médecine, 8 mai 1888.)
Jeune homme de 17 ans et demi, qui depuis l’âge de 12 ans, avait les genoux volumineux. Il ne souffrait pas, mais, à la suite de plusieurs chutes, la marche était devenue impossible. Par prudence, je n’opérai d’abord que le genou gauche : après issue du liquide synovial, j’enlevai avec des ciseaux toutes les productions pédiculées ou sessiles de la cavité articulaire. L’incision fut suivie d'un grattage énergique avec la cuiller tranchante, puis l’intérieur de la jointure lavé avec la liqueur de Van Swieten, un drain fut installé au centre; la plaie fermée, fut saupoudrée de salol et le genou fut enveloppé d’une couche de ouate salicylée recouverte d’une enveloppe imperméable.
Il n’y eut aucune réaction fébrile ni douloureuse. Réunion par pre^ mière intention sans une goutte de pus.
J’opérai le genou droit de la même façon après la guérison complète du gauche. Le résultat fut identique. L’atrophie consécutive des muscles de la cuisse fut combattue par l’électricité et le massage.
Depuis cinq mois, les genoux sont restés sains, les fonctions se sont rétablies ; actuellement, le malade marche sans fatigue pendant plusieurs heures.
L'examen des productions organiques enlevées a démontré qu’elles étaient de nature tuberculeuse.
Obs. CXIX. — Coxalgie. — Arthrectomie. — Guérison. — Sublimé et
iodoforme. (Sendler. Deutsch. Zeit. f. chir., XXVIII, p. 307, 328, 1888.)
Charles S..., 10 ans, scrofuleux, pas d’antécédents héréditaires. Poumons sains. Souffre depuis longtemps de l’articulation coxo-fémorale droite. Trajets fistuleux multiples.
Entré le 31 mai 1885. Cuisse fortement fléchie sur le bassin est ankylosée, rotation en dedans. A la partie postérieure de l’articulation un grand abcès.
1er avril 1885. Excision de l’abcès et grattage des fistules.
Le 20. Grande incision de l’abcès qui contient peu de pus mais beaucoup de fongosités.
Cette incision part de la partie moyenne de la crête iliaque et aboutit à la hanche. Les fongosités sont grattées. On trouve un prolongement jusqu’à la tubérosité de l’ischion et on le traite de la même manière, cela fait on ouvre le trajet fistuleux et on arrive sur la face antérieure du col du fémur où l’on découvre un foyer qui s’étend à la cavité cotyloïde. Grattage du grand trochanter. La tête du fémur est adhérente au fond de la cavité cotyloïde. Extirpation de la synoviale épaissie. L’incision a 22 centim. Sutures. Long drain près de l’ischion, un second dans l’articulation. Appareil extenseur. Membre en abduction. L’extension avec un poids de 4 kilogr. ; marche de la maladie sans accidents ni fièvre. Réunion par première intention sauf au niveau des drains.
28 mai. Cicatrisation complète, sans fistules.
7 juin. Le malade marche ; raccourcissement de 6 centim., les mouvements de l’articulation sont normaux. Le malade sort le 14 juin.
Depuis sa sortie, le malade est toujours surveillé. Bonne santé. Les mouvements de l’articulation étaient normaux. Mais au mois de janvier 1887 (2 ans plus tard) sa mère constata au niveau de la cicatrice, à la partie postérieure de l’articulation une petite tumeur ii dolente et molle; au bout de quelques jours : rougeur et fluctuation.
15 janvier. Incision : issue d’un liquide semblable à de la synovie. Les parois de la cavité sont lisses, blanchâtres, et parsemées de quelques petits bourgeons. On constate aussi quelques caillots brineux dont le volume varie de celui d’un pois à celui d’un marron et dans lesquels on troqve quelques petits noyaux caséeux. Cette cavité communique par
une petite fistule avec l’articulation dans laquelle on ne trouve aucune lésion. On extirpe ces nouvelles formations et les tissus qui paraissent mauvais. Drain jusque dans l’articulation. Lavage au sublimé à 1/2000, mèche iodo formée. Pansement ouaté.
14 février 1887. Guérison parfaite. Mouvements normaux. Depuis, l’enfant se porte à merveille.
Obs. CXX. — Arthrite fongueuse chronique du genou gauche. — Foyer
caséeuxdans le condyle interne. — Arthrectomie synoviale et osseuse.
— Sublimé et iodoforme. — Guérison. (Sendler. Loc. cit. Obs. VI.)
Gustave..., 4 ans. 10 mars 1885, début indéterminé par gonflement, qui a résisté à tous les traitements et s’est accru. Depuis très longtemps, la marche est impossible. Ophtalmies répétées. Pas d’antécédents héréditaires. A son entrée, aspect scrofuleux, gonflement considérable de tout le genou gauche, fluctuation élastique. Les mouvements provoqués sont assez libres. Parésie des muscles de la jambe. Le pied gauche est en varus équin paralytique ; à droite, genu valgum, articulation traînante. Blépharo-conjonctivite gauche avec ulcération de la cornée.
21 mars. Arthrectomie de la synoviale et de Vos : incision transversale avec section de la rotule. A l’ouverture de l’articulation, on trouve des bourgeons fongueux exubérants. Presque pas de pus. La synoviale est épaisse comme le doigt, on l’extirpe en totalité. Au niveau du condyle interne, on trouve le cartilage grisâtre, et par une pression très légère, il se rompt et on voit un foyer caséeux, gros comme une noisette, que l’on enlève avec la gouge et la curette. Lavage avec le sublimé à 0,50 p. 1000. Légère pulvérisation iodoformèe. Suture des deux fragments de la rotule au catgut et suture de la peau à la soie. Deux drains, dont un dans le cul-de-sac supérieur. Pansement ouaté et attelle.
Marche de la maladie : état général excellent.
28 mars. On change le pansement pour la première fois, et l’on enlève les drains.
4 avril. Deuxième pansement. On enlève les sutures. Réunion par première intention. Consolidation bonne de la rotule.
2 mai. L’articulation n’est pas encore entièrement consolidée. Quelque temps plus tard, il y eut plusieurs récidives, au niveau des orifices du drain, la cicatrice se rompit et bientôt se montrèrent des bourgeons fongueux qui furent enlevés avec la curette et le thermocautère.
Actuellement, l’enfant se porte bien, les deux membres ont la même longueur. Mais malgré un traitement approprié, l’ankylose n’est pas complète. Le cal de la rotule est fibreux. Avec le temps il s’est formé de nouveau une articulation traînante.
Actuellement, grâce à des attelles solides, l’enfant peut bien marcher, mais on emploie aussi un appareil pour le côté sain.
Sendler pense qu’il aurait dû prévoir ce résultat, à cause de l’état de faiblesse du malade, de la parésie de ses muscles et de la tendance à avoir des articulations traînantes, il croit que la résection aurait donné de plus mauvais résultats et qu’il aurait lallu recourir à l’amputation qui aurait certainement amené une guérison plus rapide.
Obs. CXXI. — Arthrite tuberculeuse chronique du genou droit, avec fistule. — Arthrectomie partielle. — Lavage au sublimé. — Pulvérisation d'iodoforme . — Guérison. (Sendler. Loc. cit. Obs. V.)
Hermann M..., 20 ans, entré le 11 février 1885, faible, pâle, souffre du genou droit depuis plusieurs années. Douleurs persistantes. Depuis six mois, fistules, au niveau desquelles on voit des bourgeons fongueux. Etat général très médiocre. Les muscles du membre inférieur droit sont atrophiés, raccourcissement du membre, un peu de flexion de la jambe sur la cuisse. Rien dans les poumons.
14 février 1885. Arthrectomie partielle, incision externe très longue, passant par les fistules. Les orifices fistuleux sont excisés.
Toute l’articulation est remplie de fongosités. Raclage des fongosités, deux foyers caséeux sur le condyle externe : gouge et cuiller tranchante. Contre-ouverture à la partie interne du genou. Lavage au sublimé, à 1/luOO. Pulvérisation d’iodoforme, 2 drains courts. Pansement ouaté et attelle. Pas de fièvre.
2 avril. Appareil plâtré. Exeat.
Le malade revient dans le service le 7 décembre avec une fracture du tiers inférieur du fémur droit. Appareil à extension continue. Guérison le 12 janvier 1886.
Jusqu’à présent pas de récidive, et le malade peut se livrer à ses occupations ; il est commissionnaire.
Obs. CXXII. — Arthrite fongueuse chronique du genou gauche avec fistules. — Foyer tuberculeux dans le tibia. — Evidement. — Sublimé , iodoforme. — Guérison. (Sendler. Loc, cit. Obs. VII.)
Emma, 4 ans, 30 mars 1885. Pas d’antécédents héréditaires. Il y a un abcès à la partie interne du genou gauche.
A son entrée, genu valgum gauche avec subluxation de la rotule en dehors, un abcès du volume d’une noix au niveau du condyle interne. Tuméfaction considérable du genou.
Nombreuses fistules, épaississement de la synoviale. Flexion de la jambe sur la cuisse. Pas de crépitation appréciable, incision et guérison de l’abcès, excision et grattage des fistules. L’extension complète est impossible même sous le chloroforme.
22 mai. Arthrectomie, incision transversale avec section de la rotule.
La synoviale est épaisse comme le doigt, infiltrée, dure, bourgeons fongueux, volumineux, remplissant toute la cavité articulaire. Extirpation de toute la synoviale, des cartilages semi-lunaires et de toutes les parties qui sont reconnues malades. On trouve dans le condyle interne du tibia, un foyer caséeux du volume d’un oeuf de pigeon: gouge et curette. Les autres extrémités osseuses sont saines. Lavage au sublimé à 1/2000. Pulvérisation iodoformée. Drain dans le cul-de-sac supérieur; un autre à l’angle interne de la plaie. Suture de la peau avec de la soie iodo- (ormée.
Marche de la maladie sans température et sans accidents.
3 juin. On enlève les drains. Réunion parfaite. On enlève les sutures.
11 juin. 3e pansement. Les fragments de la rotule sont réunis. On enlève avec la cuiller deux petits bourgeons.
2 juillet. Guérison parfaite.
25 juillet. Appareil plâtré dans l’extension. Etat général parfait. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de récidive ni d’accident de croissance. L’enfant est vigoureux, il marche ; peut courir avec son genou ankylosé.
Obs. CXXIII. — Arthrite fongueuse du genou droit , consécutive à un
foyer caséeux siégeant dans le condyle externe. — Arthrectomie.
(Sendler. Loc. cit. Obs. VIII.)
Hermann G..., 4 ans, entré le 9 mai 1887, pas d’antécédents héréditaires.
Bonne santé jusqu’à Pâques 1886. A commencé sans cause appréciable à boiter, et à ressentir des douleurs très vives dans la jambe droite A la Pentecôte on consulta pour la première fois un médecin qui ne put pas se prononcer. Vers la fin du mois de janvier 1886, il se forma un abcès à la partie inférieure et externe de la cuisse droite près du genou et un peu d’hydarthrose dans l’articulation. Le malade vint consulter le 18 janvier 1887. L’abcès fut incisé largement et on trouva au fond de l’abcès une fistule osseuse qui aboutissait à un foyer caséeux qui occupait tout le condyle jusqu’au cartilage. On ne prévoyait pas une communication avec l’articulation. Après le grattage, on essaya d’amener une guérison plus rapide, en laissant du sang dans la cavité et la plaie guérit par première intention. L’hydarthrose disparut par le repos. Les mouvements étaient normaux.
1er février 1887. Le malade peut marcher, mais pour protéger la cicatrice, on appliqua un pansement ouaté.
19 février. Le malade nous montra sa cicatrice,on trouva à l’angle supérieur de la plaie une bosselure d’un 'gris jaunâtre qui fut traitée par la cuiller tranchante. Le 26 février, on trouva un orifice fistuleux qui conduisait à Tos, incision et grattage, la fistule était tapissée de bour-
geons tuberculeux qui s’enlevèrent facilement avec la curette. Poudre et gaze iodoformées, le 3 avril 1887, les parents amenèrent l’enfant dont la plaie bourgeonnait activement.
Au bout de quelque temps, le malade revint : les bourgeons étaient fongueux, et nous assistions pour ainsi dire, à l’éclosion d’une arthrite tuberculeuse du genou. Le petit malade entra dans le service le 9 mai 1887. Les mouvements étaient assez faciles.
16 mai 1887. Arthrectomie, deux incisions latérales très longues.
Extirpation de toute la synoviale qui est épaisse, infiltrée, couverte de fongosités. Excision des cartilages semi-lunaires et des ligaments croisés. Les extrémités osseuses paraissent saines. Les fistules sont excisées et le condyle où se trouvait le foyer caséeux est soigneusement ruginé. Cette opération fait découvrir une cavité considérable creusée dans l’os et dans cette cavité un séquestre qui adhère au cartilage. Le cartilage est enlevé en partie par la rugine et on continue à ruginer jusqu’à ce qu’on arrive au tissu sain. Lavage au sublimé. Poudre d'iodoforme, un gros drain qui passe de l’articulation dans le canal creusé dans l’os. La plaie est réunie. Pansement ouaté et attelle.
2 jours après fièvre. Pansement, rien en apparence. Cependant la fièvre continue.
23 mai. Pansement. Réunion absolue. Pas de pus, on enlève le drain et les sutures.
Roséole, hypertrophie de la rate, fièvre typhoïde.
18 juin, la fièvre typhoïde était terminée.
31 juillet, il y avait encore quelques bourgeons au niveau des drains.
A la fin d’août, guérison complète : Bonne ankylosé. Appareil plâtré qui permettait au malade démarcher.
Obs. CXXIV. — Arthrite tuberculeuse du genou droit. — Foyer caséeux
dans la tubérosité interne du tibia. — Arthrectomie. — Sublimé et
iodoforme. — Guérison. (Sendler. Loc. cit . Obs. IX.)
L.., 8 ans, entré le 5 mars 1887. Pendant l’été de 1886, à la suite de sa scarlatine, formation lente et progressive et sans cause appréciable d’un gonflement du genou droit. Faible. — Pas d’antécédents héréditaires.
A son entrée, le genou droit est tuméfié dans tous les sens ; les culs-desac sont gonflés et fluctuants. Peu de sensibilité à la pression ; excepté au niveau du plateau interne du tibia qui est extrêmement douloureux à la pression. Synoviale épaissie. Mouvements spontanés limités. Mouvements provoqués ne sont pas douloureux. Etat général assez bon.
Diagnostic : Arthrite tuberculeuse du genou droit. Existence d’un foyer caséeux dans le condyle interne du tibia.
7 mars 1887. Arthrectomie. — Incision transversale, section de la rotule, à l’ouverture de l’articulation, issue d’une petite quantité de synovie
trouble. La synoviale est extraordinairement épaissie et criblée de végétations polypoïdes. Dans le cul-de-sac supérieur, la synoviale a l’épaisseur du doigt et contient quelques caillots fibrineux. Extirpation de toute la synoviale, des ligaments croisés et des cartilages semi-lunaires. On trouve dans le condyle externe du fémur, un foyer caséeux du volume dfim pois. Grattage avec la curette. Dans le condyle interne du tibia, un foyer caséeux du volume d’un noyau de cerise. Rugination. Les extrémités osseuses sont ramollies, leur revêtement cartilagineux paraît intact, lavage avec le sublimé à 1/2000. Pulvérisation iodo formée. Sutures au catgut de la rotule. Réunion de la peau. Un drain court à chaque angle de la plaie et un troisième dans le cul-de-sac supérieur. Pansement ouaté, attelle. Marche de la maladie sans température.
16 mars. Réunion parfaite. Les 2 fragments de la rotule sont soudés.
Pas d’épanchement dans l’articulation, on enlève les drains et les sutures.
25 avril. Cicatrisation complète. Extension parfaite.
30 avril. Plâtre. La marche est parfaite, sans canne. Exeat.
Obs. CXXV. — Arthrite tuberculeuse chronique du genou droit. —
Foyers tuberculeux dans la rotule et le tibia. — Arthrectomie synoviale et osseuse. — Sublimé et iodoforme. — Guérison incomplète.
(Sendler. Loc. cit., Obs. X.)
Vve Z..., 64 ans, entrée le 1er mai 1887. Arthrite fongueuse'chronique du genou droit, foyers tuberculeux dans la rotule et dans le tibia.
Bonne santé. Contusions répétées du genou droit à la suite d’un effort, douleurs dans le genou droit depuis six mois. Presque en même temps, le genou se tuméfie lentement et progressivement. Dans ces derniers temps, les douleurs sont très vives surtout à la partie interne. Sommeil impossible. Depuis 4 mois, traitements conservateurs inutiles. A son entrée : le genou droit est considérablement gonflé, mais la fluctuation n’est pas bien appréciable. A la pression douleur très vive dans la moitié interne de la rotule et au niveau de la tubérosité interne du tibia. Les mouvements provoqués sont très douloureux. Quelques craquements articulaires.
25 mai 1887. Arthrectomie synoviale et osseuse. Incision longitudinale à la partie interne près de la rotule. On trouve dans cet os un foyer tuberculeux considérable contenant un séquestre. Deuxième incision transversale passant par le milieu de l’incision longitudinale. La rotule est raclée avec la curette tranchante, puis sciée transversalement. On ouvre l’articulation : la synoviale est très épaissie, couverte de bourgeons mous, tuberculeux. Extirpation de toute la synoviale et des ligaments. On racle un petit foyer situé à la partie interne du condyle externe du fémur. Au niveau du plateau interne du tibia, on trouve un foyer ramolli du volume d’une fève : raclage à la rugine jusqu’aux partie saines. Sutures
de la rotule au catgut. Réunion de la peau. Lavage au sublimé. Pulvérisation iodoformée. Un gros drain à la partie interne allant jusqu’aux os. Un drain court à l’angle externe de la plaie. Pansement ouaté, attelle. Marche normale. Pas de douleurs, pas de fièvre.
Au bout de trois semaines, et après deuxpansements, réunion parfaite, puis plâtre. Extension. La malade commence à marcher.
Malheureusement au bout de quelque temps, des douleurs au niveau delà tubérosité interne du tibia apparurent. On trouve un foyer caséeux contenant un séquestre : raclage. Mèche iodoformée.
En ce momeut, la malade se trouve en bonne voie de guérison. Sendler ne pense pas que la résection aurait donné de meilleurs résultats.
Obs. CXXVI. — Arthrite tuberculeuse du genou gauche. — Arthrectomie. — Sublimé, iodoforme. — Guérison avec conservation des mouvements. (Sendler. Loc. cit. Obs. IL)
Edwig, 2 ans 1/2. Entrée le 1er avril 1876. Début par des douleurs, intermittentes, puis tuméfaction. Marche impossible.
Traitement conservateur sans résultats.
A son entrée : L’enfant légèrement rachitique, gonflement du genou gauche. Douleur. Fluctuation. Pas de craquements articulaires appréciables. Fièvre modérée.
1er avril. Arthrectomie. Deux incisions latérales longues. Issue d’un peu de pus. On enlève une mince membrane pyogénique. Synoviale épaisse de 5 millimètres complètement extirpée. Les extrémités osseuses sont intactes. 2 drains. Sutures. Lavage au sublimé. Pulvérisation iodoformée. Pansement ouaté, attelle.
Le pansemeut est souvent mouillé par l’urine, mais tout se passe sans fièvre.
4 avril. On enlève les drains. Pas de suintement.
Le 6. On enlève les fils. Réunion parfaite.
20 mai. L’enfant quitte l’hôpital. Mobilité complète de l’articulation.
5 septembre. Le malade revient. Pas de récidive. Le genou opéré a le même volume que l’autre. Les cicatrices sont blanches unies, les mouvements sont absolument normaux. L’enfant marche, joue, court.
Obs. CXXVII. — Arthrites tuberculeuses de deux genoux. — Lésions osseuses. —Arthrectomies synoviales et osseuses. —Sublimé et iodoforme. — Guérisons avec conservation des mouvements. (Sendleb. Loc. cit. Obs. XII.)
Joseph P..., 22 ans, entré le 3 mai 1886. Ouvrier dans une fabrique de sucre. Depuis 6 mois, sans cause appréciable, douleur et gonflement du genou droit et du genou gauche, qui furent attribués au début à une
affection rhumatismale aiguë. Après un traitement conservateur sans succès, il entra dans le service.
Examen à l’entrée. A gauche, genou tuméfié, synoviale épaissie. Epanchement peu abondant. Choc rotulien. Les mouvements spontanés sont libres. A droite : douleur au niveau de la tubérosité interne du tibia, aspect du genou normal ; au niveau du poumon droit, en arrière et en bas diminution du murmure vésiculaire, râles bronchiques1 à l’expiration. Submatité à la percussion.
Diagnostic : Hydarthrose tuberculeuse du genou gauche et arthrite tuberculeuse. Foyer caséeux probable au niveau de la tubérosité interne du tibia^ droit. Début d’infiltration tuberculeuse de la base du poumon droit.
Le 3 mai 1886. Arthrectomie du genou gauche : 2 grandes incisions longitudinales latérales. Extirpation totale de la synoviale qui est épaissie, infiltrée, couverte de fongosités. Issue d’un liquide aqueux, jaunâtre. Extrémités osseuses saines. Lavage au sublimé à 1/2000. Pulvérisation iodoformée. Sutures. 2 drains. Pansement ouaté, attelle. Marche de la maladie sans fièvre. 3 pansements.
Le 26. Cicatrisation parfaite, mouvements modérés.
Mais le 31. Apparition d’élancements au niveau delà tubérosité interne du tibia droit.
9 juin. Incision au niveau de la tubérosité interne du tibia, longue de 5 centimètres. Rugination. Foyer caséeux du volume d’un noyau de cerise. Un petit séquestre. Raclage jusqu’au tissu sain. Pansement avec un caillot sanguin. Réunion par première intention.
21 juin. Le malade se lève et marche sans canne.
Genou droit. Douleurs intermittentes. Formation d’un épanchement. Traitement conservateur sans succès. On soupçonne la tuberculose et on se décide à l’opération.
16 août. Arthrectomie partielle de la synoviale et des os. Deux longues incisions latérales. Issue d’un liquide aqueux, jaunâtre, trouble, peu abondant. Extirpation de la synoviale sauf une partie du cul-de-sac supérieur. Après avoir enlevé les ligaments croisés et les cartilages semi-lunaires on trouve deux foyers caséeux gros comme des noisettes, dans la tubérosité interne du tibia. Même pansement que pour le cas précédent. Pas de fièvre. Pas d’accidents.
Le 9e jour. Pansement, réunion parfaite. On enlève les drains et les fils.
16 septembre. Après 4 pansements tout est guéri. Mouvements modérés.
Depuis le mois de janvier 1887, le malade peut se livrer à ses occupations. Nous l’avons revu plusieurs fois, les mouvements des deux genoux augmentent progressivement. Il peut plier le genou gauche qui dépasse l’angle droit. Le genou droit atteint l’angle droit. Les mouvements d’extension sont parfaits des deux côtés. Actuellement le malade
se livre à toutes sortes d’occupations et gagne sa vie en travaillant. Les lésions pulmonaires ont disparu.
Obs. CXXVIII. — Arthrites tuberculeuses chroniques avec hydarthrose
des deux genoux. — Arthrectomies. — Sublimé et iodoforme. —
Guérison avec conservation des mouvements. (Sendler. Loc. cit.
Obs. XIII.)
Fridel, 8 ans, 4 octobre 1886. Pâle, anémique, souffre depuis plus de 2 ans d’un gonflement des deux genoux; lent développement. Grâce au repos et à un traitement, la maladie évolue lentement, mais malgré deux saisons à Elmen, ce gonflement n’a jamais disparu entièrement. A chaque cessation du traitement médical, aggravation ; douleurs intermittentes, peu intenses. Dans cet intervalle de deux ans, adénites et abcès multiples. Poumons indemnes. Pas d’antécédents héréditaires.
A son entrée. Hydarthrose chronique des deux genoux, épaississement de la synoviale. Choc rotulien. Mouvements normaux. A gauche les lésions sont plus avancées qu’à droite. En outre, adénite derrière l’oreille droite. Abcès tuberculeux au bras droit.
Pendant trois semaines, compression ouatée. Insuccès.
23 octobre. Arthrectomie du genou gauche. 2 grandes incisions latérales, issue d’un liquide séreux trouble, peu abondant; toute la synoviale épaissie, infiltrée, couverte de bourgeons ; on l’extirpe entièrement. On ne touche pas aux extrémités osseuses qui paraissent saines. Mêmes pansements et traitements. 2 drains. Marche de la maladie sans fièvre, réunion par première intention.
1er Pansement, 30 octobre. On enlève les drains. Le 8 décembre, exeat. Articulation mobile.
Grâce au repos, l’épanchement du genou droit avait disparu, mais il ne tarda pas à se reproduire et la malade rentra à l’hôpital.
14 janvier 1887. Arthrectomie du genou droit. Même opération. Même traitement. Mêmes lésions, au niveau du condyle interne deux petits foyers tuberculeux qui furent ruginés. Même traitement. Pas de fièvre, pas d’accidents.
21 janvier. 1er Pansement. On enlève le drain, fils, réunion parfaite.
6 mars. L’enfant quitte l’hôpital avec une articulation mobile. Depuis cette époque l’enfant se porte bien. Elle est allée passer une saison à Elmen. Les mouvements de l’articulation s’améliorent tous lesjours.
9 septembre. Les cicatrices sont blanches, unies. Les mouvements du genou droit sont à peu près normaux. Quanta l’articulation du genou gauche : extension normale, la flexion dépasse l’angle droit. La démarche de l’enfant n’a rien d’anormal.
Obs. CXXIX (inédite). — Synovite fongueuse du genou. — Arthrectomie. — Lavage au sublimé. — Guérison avec conservation a peu près complète des mouvements. (Observation communiquée par mon excellent collègue et ami Mouls, d'après les notes de M. Barozzi, externe du service.)
Charles M..., 61 ans, journalier, entre le 28 mars 1889, à l’hôpital Beaujon, service de M. L. Labbé, salle Blandin, 16.
Aucun antécédent scrofuleux ni syphilitique. Parents bien portants. Pas de maladies antérieures. Marié et père de plusieurs enfants en parfaite santé.
En février 1889, le malade travaillant dans une pièce humide ressentit des douleurs dans le genou gauche, le lendemain, la marche était gênée. Au bout de trois ou quatre jours, gonflement du genou, qui se fléchit un peu, douleurs nocturnes. Un médecin consulté, fait des injections de morphine au niveau du genou malade, prescrit des vésicatoires, puis applique des pointes de feu.
Les douleurs augmentant, le malade se décide à entrer à l’hôpital le 28 mars.
29 mars. Opération. Arthrotomie : deux incisions latérales verticales. La synoviale est épaisse, infiltrée, tapissée de fongosités. Grattage avec la curette. Lavage au sublimé à 1 p. 1000. Drainage, sutures. Pansement au salol. Compression ouatée, immobilisation avec l’attelle de Volkmann.
15 avril. Pansement : un peu de pus à l’orifice du drain interne ; on touche au naphtol camphré.
Le 28. On enlève les drains et les points de suture. Réunion. Le maximum atteint par la température a été de 38°, 7 le 8e jour.
Depuis le 20 mai, la plaie est complètement cicatrisée.
Le 29. Le genou a son volume normal, pas de douleur à la pression, mouvements de flexion très limités. Etat général excellent. Exeat le 5 juillet.
Le malade est revu six mois après : les mouvements du genou sont un peu limités : bon état de l’articulation. Pas de douleurs. Le malade a pu reprendre son travail.
Obs. CXXX. -- Arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie synoviale. — lodoforme. — Guérison. (Maske. Centralbl. f. Chir ., 1882.)
Jules B..., entré le 30 janvier 1882. Pendant l’été de l’année précédente, douleurs dans le genou, qui résistèrent à tous les traitements dirigés contre elles. Depuis quatre mois l’enfant n’est plus en état de marcher. Gonflement médiocre, peu d’épanchement. Les condyles, surtout l’interne, sont douloureux. Pas de fièvre. Plâtre.
Le 10 février, on enlève le plâtre, la douleur a augmenté.
Diagnostic : tuberculose du genou ayant débuté probablement par le “condyle interne du fémur. L’ouverture de l’articulation est indiquée.
11 février. Opération. Les os sont indemnes, les cartilages sont recouverts de granulations tuberculeuses, la synoviale est infiltrée de tuberculose. La synovie est augmentée, et colorée en brun sale. On enlève toute la synoviale par dissection avec la pince et les ciseaux. Les ligaments croisés sont sectionnés pour pouvoir atteindre tous les replis de la synoviale. Grattage soigné des granulations tuberculeuses après un lavage, sutures au catgut des ligaments croisés et des cartilages.
La cavité articulaire est saupoudrée d’iodoforme ; suture delà peau au catgut, drain.
Pansement de Lister. Plâtre s’étendant au bassin. Le 12. T. 28°, 4. Le 13. 39°, 8. Etat général bon. Pas de pansement. Le 14. Température tombe. Le 15. Température normale. Après 4 semaines, le 11 mars tout est fermé.
Avant la 6e semaine, l’enfant se lève et essaie de marcher. Pas de douleurs pendant la marche.
Genouillère qui protège le genou et empêche les mouvements exagérés. La rotule est peu mobile. Il reste un peu de mobilité de la jambe et du genou. Etat général excellent.
Obs. CXXXI. — Arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie. — Iodoforme . — Guérison. (Maske. Centralbl. f. Chir., 1882.)
Guillaume B...f né le 30 août 1876, entré le 20 février.
Le 25 février, il subit une arthrectomie synoviale. Ses ligaments croisés étaient détruits. Le cul-de-sac supérieur était rempli de masses fongueuses en dehors, la synoviale est perforée ; il existait un prolongement de masses caséeuses qui allaient jusqu’au tibia. Les cartilages d’encroûtement étaient détruits en partie par des fongosités. Grattage et rugination. Pulvérisation iodoformée dans l’articulation. Pansement de Lister, un drain dans l’articulation, un second au niveau du tibia, un troisième dans le cul-de-sac supérieur. Pendant la première semaine, la température monta jusqu’à 40°, mais l’état général était bon.
25 mars. Premier pansement. Réunion parfaite, un peu de pus seulement à la partie externe du tibia, au niveau du drain.
Obs. CXXXII. — Tumeur blanche de l'articulation tibio-tar sienne. — Ablation de toute la partie malade a la cuiller tranchante. — Arthrectomie. — Iodoforme et pansement à l’iodoforme. — Guérison. (M. Bouilly, in Petitot, th. doct. Paris, 1884, Obs. résumée.)
X.., âgé de 20 ans, présentant un gonflement de la malléole externe droite et de toute l’extrémité inférieure, datant de trois ans ; marche impossible, palpation douloureuse; diagnostic établi à l’entrée à l’hôpi-
tal : Ostéite delà malléole externe probablement tuberculeuse avec tendance à l’envahissement.
13 avril 1883. Opération, Longue incision verticale sur le péroné, évidement avec cuiller tranchante ; la malléole enlevée presque en totalité, astragale également atteint, ablation avec la cuiller tranchante de sa surface articulaire, de celle du tibia et de la malléole interne ; en somme résection des surfaces articulaires. Pansement avec de l’ouate et poudre d’iodoforme après de grands lavages phéniqués. Mêmes pansements renouvelés tous les dix jours. Au bout d’un mois les plaies profondes et superficielles étaient couvertes de bourgeons vigoureux de bonne nature. Au mois de juin le malade pouvait se lever et marcher avec des béquilles, en juillet il partait à la campagne. Le pied a une bonne attitude, pouvant être fléchi et étendu sur la jambe. Etat général excellent.
Au mois de septembre ce malade annonçait par lettre qu’il pouvait poser son pied par terre facilement et sans douleur.
Obs. CXXXIII. — Tumeur blanche du genou, ankylosé. — Arthrectomie partielle. — Gaze iodo formée. — Guérison. (Ardle. The Dublin
med . Journ., 1888. Obs. III, résumée.)
Pierre D..., entré le 17 septembre 1885. Depuis trois ans douleurs dans le genou gauche, à la suite d’une contusion. Divers traitements sans résultats. Après un séjour aux bords de la mer, amélioration notable ; puis les douleurs reparaissent, ankylosé fibreuse, genou volumineux, empâté, douloureux. Arthrotomie ; issue d’une quantité considérable de pus crémeux ; ablation des fongosités avec la curette. Synovectomie partielle. Plaie bourrée degazeiodoformée. Guérison rapide. Un mois après l’opération, le malade marchait avec une canne. Depuis lors, bon état.
Obs.CXXXIV. — Tumeur blanche du coude . — Arthrectomie. — Iodo forme. — Guérison. (Israël. Berl. Klin. Wosch., 1886.)
Enfant, 6 ans 1/2. En 1881, arthrectomie synoviale du coude pour tumeur blanche. Grattage, extrémité supérieure du cubitus. Cavité bourrée de gazeiodoformée. Pansement ouaté. Conservation parfaite des mouvements.
Obs. CXXXV. — Tumeur blanche du genou. — Arthrectomie. — Iodo forme. — Guérison. (Israël. Berl. Klin. Wosch., 1886.)
Garçon, 10 ans, opéré en 1884. Arthrotomie, excision et grattage de la synoviale et des cartilages semi-lunaires. Iodoforme, Mouvements de l’articulation en grande partie conservés.
Obs. CXXXVI. — Arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie.— Iodoforme. — Guérison avec fistule. (Delorme. Bull, et mèm. Soc . Chir., mars 1888. Résumée.)
Tumeur blanche synoviale du genou gauche chez un adulte. Arthrectomie par le procédé de Mackenzie ; ablation de toute la synoviale fongueuse et de tous les ligaments, hormis le ligament postérieur. Plaie saupoudrée d’iodoforme ; drainage. Sutures. Terminaison par ankylosé ; fistule persistante, guérison incomplète.
Obs. CXXXVII. — Arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie.— Guérison avec fistule. — Iodoforme. (Delorme. Bull, et mèm. Soc Chir.t mars 1888. Résumée.)
Tumeur blanche synoviale du genou gauche, chez un adulte, 48 ans. Masses tuberculeuses assez considérables des parties latérales du culde-sac sous-tricipital ; fongosités du reste de la synoviale, arthrectomie synoviale.
Pulvérisation iodoformée. Drains, sutures. Suppuration, fistules persistantes.
Obs. CXXXVIII. — Arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie. —
Iodoforme. — Guérison avec ankylosé. (Delorme. Bull, et mèm. Soc.
Chir., mars 1888. Résumée.)
Arthrite fongueuse du genou gauche, tubercule circonscrit d’un condyle fémoral et nodule fongueux de la synoviale à son niveau. Homme de 24 ans. Ablation de la synoviale, de tous les ligaments, hormis le ligament postérieur, ablation de la rotule, évidement du condyle malade. Pulvérisation iodoformée. Suppuration, lavage de l’articulation à l’acide phénique ; guérison au bout de 6 mois. Ankylosé complète et rectiligne.
Obs. CXXXIX. — Arthrite tuberculeuse du genou. — Arthrectomie. — Guérison. (Delorme. Gaz des hôpitaux, avril 1888. Résumée.)
Arthrite tuberculeuse du genou droit. Homme de 32 ans. Lésions paraissant intéresser plutôt les os que la synoviale. Arthrectomie ; ablation de la synoviale du cul-de-sac sous-tricipital, de la rotule atteinte d’ostéite, excision du condyle externe du fémur, curage de longs diverticules cruraux; meme traitement. Guérison très rapide ; genou ankylosé dans la rectitude.
Obs. CXL. — Résection partielle du poignet pour tuberculose. — Iodoforme. — Guérison. (Prof. Sacré. Journ. de Médecine. Bruxelles , avril 1889. Obs. VI.)
Homme de 41 ans, malade depuis six mois. Tumeur blanche du poignet droit ayant débuté cinq mois auparavant après une chute sur la paume delà main; gonflement, douleurs. Mouvements douloureux : craquements articulaires, peau rouge, tendue, pas de fistules.
7 mars 1887. Résection du poignet par l’incision de Lister. Ablation du scaphoïde et du pyramidal, seuls malades. Grattage et excision des parties molles malades. La plaie est bourrée de boulettes iodoformées, un drain est placé à la partie déclive; on suture la plus grande partie de l’incision. Pansement antiseptique compressif. On enlève la bande d’Esmarch.
Le 9. Pansement, on enlève les bandelettes iodoformées et la cavité est remplie de poudre d’iodoforme. Immobilisation.
Le 14. On retire le drain.
Le 19. On enlève les sutures.
Le 26. Réunion complète.
En avril, mouvements de flexion et d’extension.
20 juin. Exeat. Guérison bonne. Les mouvements articulaires volontaires sont possibles, mais limités.
4° — Résections.
Obs. CXLI. — Olénite fongueuse. — Résection du coude. — Thymol. Guérison. (J. Collon. Th. de Berne, 1886.)
I. G. L., 25 ans. Entrée le 1er avril 1872 (clinique de Kôcher). Depuis 4 ans bras devenu ankylosé, coude enflé, formation d’un abcès paraarticulaire. Incision de celui-ci. Écoulement de pus et formation d’une fistule.
Diagnose ; Olénite fongueuse.
1er mai 1872. Résection du coude, irrigation au thymol. Pansement à la glycérine phéniquée. Guérison rapide.
25 juillet 1872. Patient quitte l’hôpital guéri, et les mouvements du coude sont très satisfaisants.
Obs. CXLII. — Arthrite fongueuse de la hanche avec abcès en arrière du trochanter . — Résection. — Irrigation au thymol 1 0/0. — Guérison avec fistules. (Collon. Th., Berne, 1886.)
K. G., 9 ans. Entrée le 17 janvier 1878. Depuis le mois d’août 1875, l’enfant boite. Légères douleurs dans la cuisse. En automne 1877, chute
multiples. Légère enflure de la hanche. Autrefois bien portant. Poumons sains. Famille saine.
Diagnose : Arthrite fongueuse de la hanche avec formation d’un abcès derrière le grand trochanter. Extension. Taylord sans effet. Incision avec le thermocautère d’un abcès derrière le grand trochanter.
5 juin 1878. Résection de la hanche avec le thermocautèie. Irrigation au thymol 10/00. Pas de suture. Pansement à l’acide phénique. Ouate à l’acide benzoïque.
20 août 1878. Guérison lente avec sécrétion forte et fièvre. Patient quitte l’hôpital avec des fistules.
Obs. CXLIII. — Arthrite tibio-tarsienne suppurée. — Résection, grattage. — Baume du Pérou. — Guérison. (Sayre. Orthopédie , trad. franç., p. 142, 1887. Obs. résumée.)
L. R..., 9 ans, entorse quelques mois auparavant. Résection sous-périostée des os cariés. Grattage. Drainage avec séton d’oakum (étoupe goudronnée provenant de vieux câbles) imprégné de baume du Pérou. Guérison, maintenue 7 ans après.
Obs. CXLIV. — Coxalgie suppurée. — Résection. — Baume de Pérou. — Guérison avec conservation parfaite des mouvements. (Sayre. Loc. cit.)
Adolph.., 9 ans. Coxalgie droite suppurée. Résection. Ablation de 8 centimètres du fémur et de la cavité cotyloïde. Reproduction presque complète de l’os. Irrigation à l’eau chaude. Baume du Pérou, dans l’articulation. Tampons d’oakum. Un an après, l'enfant marche facilement avec des béquilles; depuis il marche, court, patine, sans béquilles ni canne. Pas de raccourcissement.
Obs. CXLV. — Coxalgie suppurée avec fistules. — Résection.— Baume du Pérou. — Guérison. (Sayre. Loc. cit.)
Bernard.., 9 ans. Coxalgie droite avec abcès et fistule. Résection. Ablation sous-périostée de l’extrémité supérieure du fémur, cavité cotyloïde perforée. Cavité bourrée de baume du Pérou. Guérison avec conservation des mouvements. Raccourcissement au-dessous de 1 centimètre.
Obs. CXLVI. — Coxalgie suppurée. — Résection. — Baume de Pérou. Guérison. (Sayre. Loc. cit.)
Mathilde..., 14 ans. Coxalgie suppurée, fistule. Résection. Perforation de la cavité cotyloïde. Abcès intra-pelvien. Fracture du fémur
pendant Fopération. Plaie irriguée à l’eau chaude, bourrée de baume du Pérou et d’oakum. Guérison cinq mois après. Quatre ans plus tard, raccourcissement de 2 centimètres; la malade court, danse.
Obs CXLVII. — Ostéite de V astragale. — Arthrite talo-calcanèenne. — Résection partielle, irrigation au bismuth 10/0. — Gaze au bismuth. — Guérison. — Marche. [ Collon. Th., Berne, 1886.)
H. R., 14 ans. Entrée, 28 avril 1883. En janvier 1883, faux pas. Légères douleurs dans la marche 2 semaines plus tard, enflure sur le dos du pied et sous le malléole interne. Douleurs plus intenses. Depuis, marche impossible. Poumons sains ; famille saine.
Diagnose : Ostéite de l’astragale. Arthrite talo-calcanéenne.
10 juillet 1883. Incision en étrier. Coupe transversale du calcanéum. Excision de la portion postérieure du calcanéum. Excision totale de l’astragale.
Irrigation au bismuth 1 0/0. Gaze au bismuth. Par-dessus gaze à l’acide phénique.
20 juillet 1883. Plaie guérie par première intention. Patient peut marcher sans douleurs.
Obs. CXLVIII. — Arthrite fongueuse naviculo-cunèiforme avec foyers tubercuteux dans le naviculaire. — Résection partielle , irrigation au bismuth 1 0/0 — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
L. R., 16 ans. Entrée, 19 juin 1882. En août 1881, sans cause directe, enflure du dos du pied, 8 jours plus tard perforation spontanée vers la malléole interne. Fistule ouverte jusqu’en décembre 1881. Jusqu’en mai. 1882, amélioration. Depuis, nouvelle enflure perforée spontanément. Depuis juin, nouvelle fistule au bord externe du pied.
En 1877, pleurésie et péricardite.
Diagnose: Arthrite fongueuse naviculo-cunèiforme avec foyer tuberculeux dans le naviculaire.
17 juillet 1882. Excision du cuboïde, du naviculaire et des 3 cunéiformes. Irrigation au bismuth au 1 0/0; suture secondaire. Gaze au bismuth et à l’acide phénique.
11 août 1882. Plaie rapidement guérie.
12 septembre 1882. Patiente quitte l’hôpital très bien guérie.
Obs. CXLIX. — Arthrite fongueuse de la partie antérieure du tarse.— Résection , irrigation au bismuth 1 0/0. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
S. G., 30 ans. Entrée, 12 février 1883.11 y a 1 mois, pneumonie; 4 mois auparavant légère distorsion du pied.
Douleurs sous le milieu de la plante. 15 jours progression rapide après une forte marche. Travail impossible. Révulsifs et fixation sans effets. Autrefois bien portant. Poumons sains. Rien dans l’hérédité. Diagnose: arthrite fongueuse de la partie antérieure du tarse.
1er mars 1883. Résection transversale des os du tarse. Excision du naviculaire du premier cunéiforme et du cuboïde. Irrigation au bismuth 1 0/0. Gaze au bismuth et à l’acide phénique.
28 avril 1883. Patient quitte l’hôpital guéri, avec de bonnes fonctions du pied.
Obs. CL. — Ostéite fongueuse de l'astragale avec arthrite talo-calcanêenne. — Résection, grattage, irrigation au bismuth 1 0/0. — Gaze au bismuth. — Guérison : ankylosé. (Collon. Th., Berne, 1886.)
F. D., 16 ans. Entrée 8 janvier 1883. Patient toujours maladif. En 1882 fracture de Tolécrâne qui guérit après 7 semaines.
En juin 1882, distorsion du pied. Douleurs sur le dos du pied. Enflure, progressive. Poumons sains. Rien dans l’hérédité.
Diagnose : Ostéite fongueuse de l’astragale avec arthrite talo calcanéenne.
22 février 1883. Excision de l’astragale. Grattage du calcanéum. Irrigation au bismuth, par-dessus gaze à l’acide phénique, suture secondaire .
4 octobre 1883. Guérison lente avec abcès. La cure de Schinznach ferma complètement les fistules. Pied ankylosé. Fonctions satisfaisantes.
Obs. CLI. — Arthrite fongueuse des articulations tibio-tar sienne et
talo-calcanèenne. — Résection , irrigation au bismuth 1 0/0. —
Amputation. (Collon. Th., Berne, 1886.)
B. H., 24 ans. Entrée 25 juin 1883. En mars 1882, faux pas. Marche possible sans douleur jusqu’en août 1882. Depuis, douleurs aiguës à la malléole externe. Marche presque impossible. En avril 1883, perforation spontanée d’un abcès de la malléole externe. Ecoulementde pus. Fistule.
Autrefois bien portant. Poumons sains. Un frère est mort phtisique.
Diagnose : Arthrite fongueuse des articulations tibio-tarsienne et talocalcanéenne.
17 juillet 1883. Excision de l’astragale. Résection partielle du calcanéum et résection des malléoles.
Irrigation au bismuth 1 0/0. Gaze au bismuth.
Par-dessus gaze à l’acide phénique. Suture secondaire, 4 octobre 1883.
Patient dut être amputé à cause de la suppuration, de la fièvre hectique et de l'amaigrissement.
Obs. CL1I. — Arthrite fongueuse caséeuse tibio- tarsienne. — Résection, irrigation au bismuth 2 0/0. — Gaze au bismuth. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
H. E, 18 ans. Entrée 27 août 1883. En 1881, distorsion du pied; guérie après 3 semaines. En avril 1883 nouvelle distorsion, 3 semaines après enflures des deux malléoles. Incision d'un abcès à la malléole interne. Ecoulement de pus. Fistule.
Comme enfant, bien portante. Poumons sains. Famille saine. Diagnose : Arthrite fongueuse caséeuse de l’articulation tibio-tarsienne. 3 octobre 1883. Résection de l’articulation tibio-tarsienne. Excision totale de l’astragale. Résection des malléoles. Irrigation au bismuth 2 0/0. Suture secondaire. Gaze au bismuth, par-dessus gaze à l’acide phénique.
23 novembre 1883. Guérison par première intention. Patient quitte l’hôpital avec de très bonnes fonctions du pied. .
Obs. CLIII. — Arthrite fongueuse tibio-tarsienne. — Résection de l'astragale et des deux malléoles. — Irrigation au bismuth 1 0/0. — Gaze au bismuth. — Guérison bonne. (Collon. Th., Berne, 1886.)
S. J., 59 ans. Entrée 30 avril 1883. En janvier 1880, douleurs dans la malléole externe, qui disparurent bientôt complètement. En janvier 1881, distorsion au pied. Enflure du dos du pied, marche encore possible. En automne 1881, après un refroidissement et une fatigue, le pied devient enflé et douloureux. Etat à peu près le même jusqu’en janvier 1883. Marche encore possible jusqu’en février. Progression de l’enflure.
A 30 ans, typhus. Poumons sains, pas de tuberculose dans la famille. Diagnose : Arthrite fongueuse de l’articulation tibio-tarsienne.
1er juin 1883. Excision totale de l’astragale. Résection des deux malléoles. Irrigation au bismuth, 1 0/0. Suture secondaire. Gaze au bismuth. Par-dessus gaze à l’acide phénique.
12 juillet 1883. Guérison par première intention. Résultat très satisfaisant. Patient quitte l’hôpital complètement guéri.
Obs. CLIV. — Arthrite tuberculeuse chronique de la main. — Résection. — Irrigation au bismuth 1 0/0. — Gaze au bismuth. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
K. J., 24 ans. Entrée 22 septembre 1883. Il y a trois semaines, chute sur la main droite. Patient put encore faire pendant 2 heures l’exercice militaire. Massage. Difformité de la main. Rien dans l'hérédité. Poumons sains.
Diagnose : Arthrite fongueuse perchi’onique de la main, en suite d’une R. 12
chute et d’une fracture de la partie inférieure du radius. Luxation ovalaire de la main.
2 octobre 1883. Extirpation du fragment mal réduit (extrémité inférieure externe du radius). Irrigation au bismuth 1 0/0. Gaze au bismuth. Par-dessus, gaze au carbol.
1er novembre 1883. Plaie guérie par première intention. Patient quitte l’hôpital avec un appareil plâtré. Doigts très mobiles.
Obs. CLV. — Arthrite fongueuse du coude. — Résection. — Irrigation
au bismuth 1 0/0. — Gaze au bismuth. — Guérison. — Ankylosé.
(Collon. Th., Berne, 1886.)
Z. E., 8 ans. Entrée 21 mai 1883. Depuis trois mois, douleurs dans le coude droit. Enflure. Mouvements très gênés. Poumons sains. Famille saine. Diagnose : Arthrite fongueuse du coude.
10 juillet 1883. Résection du coude. Surfaces osseuses intactes. Irrigation au bismuth 1 0/0. Gaze au bismuth. Par-dessus gaze phéniquée. Suture secondaire.
Le 26. Plaie guérie par première intention'. Patient quitte l’hôpital Pas encore de mouvements du coude.
Obs. CLVI. — Arthrite fongueuse du coude avec foyer dans Volècrâne.
— Résection. — Irrigation au bismuth (10 0/0). — Poudre de bismuth sur la surface de la plaie. — Guérison avec fistule. (Collon.
Th., Berne, 1886.)
R. P., 56 ans. Entrée 5 mars 1882. En avril 1877, chute sur la main gauche. Distorsion de la main. Ankylosé de la main au bout de 3 mois, après différentes formations d’abcès.
6 mois plus tard, enflure douloureuse du coude gauche.
3 mois plus tard, abcès du coude. Perforation spontanée. Ecoulements de pus. Fistule guérie 2 ans après.
Janvier 1882. Nouvelle enflure et rougeur du coude. Fièvre. Amaigrissement.
Famille saine. Poumons sains. Femme phtisique.
Diagnose : Arthrite fongueuse du coude avec foyer dans l’olécrâne.
21 avril 1882. Résection du coude. Irrigation au bismuth (10 0/0). Poudre de bismuth sur la surface de la plaie. Suture secondaire. Gaze au bismuth, par-dessus gaze phéniquée.
25 mai 1882. Guérison rapide. Patient quitte l’hôpital avec une fistule; ne fait pas encore les mouvements du coude.
Obs. CLVII. — Arthrite tuberculeuse suppurèe de Vépaule. — Résection. — Irrigation et pansement au bismuth. — Guérison avec fistules. (Collon. Th., Berne, 1886.)
K. J., 19 ans. Entrée 14 juin 1883. Patient toujours sain jusqu’en janvier 1883. A cette époque douleurs dans l’épaule gauche. Mouvements intacts. Travail possible ; tuméfaction de la peau. Incision d’un abcès para-articulaire et formation d’une fistule. 8 jours plus tard, perforation spontanée de 2 abcès à la fesse gauche. Depuis mars 1883, tuméfaction de la première phalange du gros orteil gauche ; 3 semaines plus tard perforation spontanée.
Famille saine. Poumons sains.
Diagnose : Arthrite fongueuse purulente diffuse de l’épaule. 16 juillet 1883, résection de l’épaule. Irrigation et pansement au bismuth. Suture. Drainage.
15 décembre 1883. Plaie et résection guérie par première intention. Il s’est formé 2 abcès derrière l’épaule.
Patient quitte l’hôpüal avec 2 fistules. Atrophie au bras et troubles fonctionnels.
Obs. CLVIII. — Coxalgie tuberculeuse avec subluxation rètro-glènoï dienne. — Résection. — Irrigation avec le lait de bismuth 10 0/0. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
P. A., 10 ans ; entrée le 9 janvier 1882. Comme enfant, rougeole, scarlatine, angine phlegmoneuse. Depuis 2 ans douleurs dans le genou droit. Sentiment de fatigue dans la jambe. En automne 1880, l’enfant ne peut plus marcher à cause des douleurs dans lahanche droite. Cautérisation de la hanche avec des moxas et le thermocautère. Elle garda ensuite le lit jusqu’en avril 1881 sans traitement. Ensuite extension.
Eczéma d e la face. Conjonctivite phlycténulaire. Glandes tuberculeuses du cou. Poumons sains. Père mort de phtisie.
Diagnose : Coxarthrite fongueuse avec subluxation rétro -glénoïdienne.
25 août 1882. Résection de la hanche. Irrigation avec le lait de bismuth 10 0/0; suture secondaire. Pansement à l’acide phénique. Extension.
26 octobre 1882. Guérison assez rapide. L’enfant quitte l’hôpital avec une fistule. Mouvements passifs très bons.
Obs. CLIX. — Ostéite de V astragale. — Arthrite fongueuse suppurative de V articulation tibio- tarsienne. — Résection. — Acide salicylique. — Guérison. (Collon, Th., de Berne, 1886.)
G. J., 16 ans. Entrée le 17 mai 1880. En avril 1880, distorsion du pied. Claudication immédiate. Le lendemain enflure des deux malléoles. Le
surlendemain, marche impossible. Repos au lit. Progression du mal. Le 3 mai, perforation spontanée d’un abcès à la malléole interne. Ecoulement de pus, 2 fistules.
Autrefois bien portant. Poumons sains. Rien dans l’hérédité.
Diagnose : Ostéite de l’astragale. Arthrite fongueuse suppurative de l’articulation tibio-tarsienne.
15 juillet 1880. Résection de l’articulation tibio-tarsienne. Excision totale de l’astragale. Acide salicylique.
29 octobre 1880. Guérison lente mais très bonne. Patient quitte l’hôpital et peut marcher sans douleur.
Obs. CLX. — Arthrite fongueuse de la hanche. — Résection. — Irrigation avec Vacide salicylique 1 : 400. — Guérison. — Abcès. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
M. V., Sans. Entrée le 21 octobre 1878. En 1877, chute sur le dos et sur la hanche gauche. Depuis claudication et douleurs dans la hanche. En février 1878, incision d’un abcès à la partie antérieure de la cuisse. Depuis l’enfant, ne peut marcher qu’ayec des béquilles. Progression. Autrefois bien portant. Poumons sains. Parents sains. Diagnose: Ostéite primaire du fémur. Synovite fongueuse secondaire.
26 octobre 1878. Résection de la hanche. Irrigation avec acide salicylique 1 : 400. Suture définitive. Drainage. Pansement à l’acide phénique. Extension.
23 février 1879. Guérison lente avec suppuration et fistule. Mouvements très limités. Patient quitte l’hôpital avec un Taylord. Plus tard, abcès dans le voisinage de la hanche.
Obs. CLXI. — - Synovite fongueuse du coude. — Résection. — Acide salicylique. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
K. M..., 18 ans, entrée le 19 avril 1880. En automne 1879, coup sur le coude droit, sans suite directe.
Février 1880. Sans cause directe, enflure douloureuse du coude droit; progression. Mouvements gênés. Gomme enfant, pneumonie et glandes; poumons sains, famille saine.
Diagnose : Synovite fongueuse du coude sans foyer primaire.
29 mai 1880. Résection du coude. Irrigation à l’acide salicylique. Drainage, suture définitive ; pansement à l’acide phénique.
24 juin 1880. Patient guéri par première intention, quitte l’hôpital. Fonctions du bras très bonnes.
Obs. CLXII. — (J. Boeckel. Chir. antisep t., 1882. Résumée.)
Arthrite tuberculeuse scapulo-humérale. Homme de 23 ans, fistule. Résection de l’humérus et de l’extrémité externe de la clavicule cariés.
Tamponnement avec bourdonnets de charpie imbibés de solution phéniquèe forte. Pansement de Lister. Guérison maintenue depuis 6 ans.
Obs, CLXIII, — (J. Boeckel. Chir. antis., 1882.)
Carie partielle du carpe. Résection partielle du grand os, de l’os crochu, de la base des métacarpiens correspondants. Solution phéniquée forte. 3 drains. Pas de réunion. Lister. Guérison au bout d’un mois.
Obs. CLXIV. — Ostèo-arthrite fongueuse du coude. — Résection.
Solution phéniquée à 5/100. — Guérison complète . (M. Bouilly, in
M. Petitot. Th.doct., 1884. Résumée.)
Mme R.... âgée de 37 ans, entrée au début d’avril à l’hôpital Beaujon, service de M. Labbé. A l’âge de 27 ans elle a observé une douleur dans le coude droit, un gonflement et à la partie postérieure de la jointure > Teinture d’iode et pointes de feu sans résultats. Tumeur blanche consécutivement avec fistule externe.
Le 24 avril, anesthésie et résection sous-périostée, grattage des parties molles, ablation des fongosités, lavages avec la solution phéniquée au 5 0/0, poudre d’iodoforme, pansement, immobilisation. Trois pansements en dix jours, bon état de la plaie ; au 10e jour érysipèle ambulant qui parcourt tout le corps, malgré cela, bonne cicatrisation; nouveau plâtre le 17 mai. A partir de ce jour, simple pansement tous les 5 jours avec de l’iodoforme et du coton phéniqué. Cicatrisation complète le 1er juin ; la malade quitte l’hôpital avec son bras en écharpe.
La malade revue le 21 janvier 1884 se sert très bien de son bras, porte 1a, main en haut, etc., il existe seulement un peu de raideur. En somme, résultat très satisfaisant.
Obs. CLXV. — Arthrite fongueuse de la hanche avec abcès para-articulaires. — Résection, iri'igation a l'acide phéniqué 5 0/0. — Mort
par intoxication phéniquée. (Collon. Thèse, Berne, 1886.)
H. A., 14 ans. Entré le 8 novembre 1877. En 1875, chute sur la hanche sans suite directe, peu de temps après, l’enfant boite et a des douleurs dans la hanche et le genou droits. 6 mois plus tard, enflure douloureuse à la partie antérieure de la cuisse qui perfora spontanément après huit jours. Écoulement de pus. Plus tard, formation successive de 3 abcès et fistule dans le voisinage du grand trochanter. Progression rapide. Autrefois bien portante Poumons snins, famille saine.
Diagnose : Arthrite fongueuse de la hanche avec abcès para-articulaire.
17 janvier 1878. Résection de la hanche. Incision des abcès. Irrigation à l’acide phéniqué 50/0.
Pansement à l’acide phénique ; extension, 27janvier 1878. Mort ensuite d’intoxication par l’acide phénique. Transfusion inutile.
Obs. CLXVI. — Cheir arthrite fongueuse diffuse (poignet). — Résection. — Irràgation au carbol à 2 0/0. — Guérison avec suppuration: (Collon. Thèse, Berne, 1886.)
W. E..., 9 ans, entrée le 12 janvier 1882. Mars 1881, coqueluche. Hématémèse. Diarrhée. Conjonctivite des 2 yeux. En juin, enflure de la main gauche sans cause directe. Douleurs sourdes, atrophie de l’avantbras. Progression lente.
Rien dans l’hérédité. Poumons sains.
Diagnose : Cheirarthrite fongueuse diffuse, en suite d’une coqueluche, 6 février 1882. Résection totale de la main. Irrigation au carbol 2 0/0. Pansement à l’acide phénique. Suture secondaire.
18 avril. Guérison lente avec suppuration. Plaie infectée par un érysipèle.
Patient quitte l’hôpital avec des mouvements limités de la main et des doigts.
Obs. CLXVII. — Synovite fongueuse du coude. — Résection. — Acide phénique. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
S. C..., 6 ans. Entrée le 12 mai 1879. En janvier 1879, chute sur le coude. Douleurs. Mouvements très gênés. Enflure du coude. Spina vem tosa du 2e métacarpien gauche. Enfant sain. Poumons sains.
Diagnose : Synovite fongueuse du coude.
27 mai 1879. Résection du coude. Acide phénique. Lister. Suture. Drainage.
23 juin 1873. Guérison rapide. Patient quitte l’hôpital avec de très bons mouvements.
Obs. CLXVIII. — Arthrite fongueuse du coude droit avec luxation du radius. — Résection. — Acide phénique. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
E. G., 15 ans, entrée le 17 avril 1871. En 1879, scarlatine. Longue convalescence. 2 ans après douleurs dans les deux coudes. Mouvements gênés. Après 5 ans, le coude gauche était guéri. Le coude droit ne s’est pas amélioré. Enflure augmente, travail possible jusqu’en automne 1878. Pas de toux. Famille saine. Poumons sains.
Diagnose: Arthrite fongueuse au coude droit avec luxation pathologique du radius.
25 avril 1879. Résection du coude, pansement à l’acide phénique. Drainage, suture.
21 mai 1879. Plaie rapidement guérie. Patient quitte l’hôpital avec des mouvements «satisfaisants.
Obs. CLXIX. — Ostéite primaire de Volècrâne. — Arthrite fongueuse du coude secondaire. — Résection. — Acide phènique. — Guérison avec fistules. (Collon. Th., Berne, 1886.)
J. F., 20 ans ; entrée le 11 avril 1878. Depuis mai 1877, légère enflure douloureuse à l’olécrâne. L’affection progresse lentement jusqu’au nouvel an 1878. En mars 1878, formation d'un abcès, incisions, écoulement de pus. Fistule.
Diagnose : Ostéite primaire de l’olécrâne. Arthrite fongueuse du coude secondaire.
2 mai 1878. Résection du coude, suture. Drainage, pansement à l’acide phènique.
16 septembre 1878. Guérison lente avec suppuration. Patient quitte Fhôpital avec une fistule. Mouvements peu marqués. Plus tard, spondylite cervicale.
Obs. CLXX. — Olénite fongueuse du coude droit. — Acide phènique. — Guérison avec fistules. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
Z. J., 20 ans ; entrée le 4 janvier 1875. Fin juin 1874, douleurs aiguës dans le coude droit.
Juillet 1874. Fièvre typhoïde ayant duré 5 semaines.
En septembre 1874. Récidive de fièvre typhoïde ayant duré 7 semaines. Enflure et douleurs du coude augmentent.
Patient maladif. En 1872, pneumonie. Père mort d’une spondylite. Mère tousse. 2 frères morts de phtisie. Diagnose : Olénite fongueuse.
13 janvier 1875. Résection du coude. Cautérisation avec chlorure de zinc (1 : 12). Lister complet. Drainage.
22 avril 1875. Patient quitte l’hôpital. Guérison lente avec suppuration et fistule.
Mouvements satisfaisants.
Obs. CLXXI. — Synovite fongueuse du coude gauche. — Acide phènique. — Guérison bonne. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
G. E., 17 ans ; entrée le 17 février 1873. Il y a 10 ans, contusion du coude sans conséquence directe. Il y a 2 ans, pleurésie droite. Depuis 1 ans sans cause directe, douleur dans le coude gauche, flexion très gênée.
Au nouvel an perforation spontanée d’un abcès au-dessus du condyle interne de l'humérus.
Bras atrophié. Patient, rien dans l’hérédité.
Diagnose : Synovite fongueuse du coude gauche.
20 février 1873. Résection du coude. Lister complet.
Appareil plâtré. Bras fixé à l’angle droit.
Guérison lente avec suppuration.
30 mai 1873. Patient quitte l’hôpital guéri.
Mouvements du coude très satisfaisants.
Obs. CLXXII. — Olènite fongueuse du coude , pas de lésions osseuses . — Acide phènique. — Guérison avec fistules. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
G. W. R..., 32 ans; entrée le 22 avril 1882.
Depuis 1 an 1/2, troubles fonctionnels du coude sans cause apparente. Depuis 2 mois, gonflement douloureux du coude, mouvements à peu près nuis. Il y a 4 ans, scarlatine. Depuis, toux chronique. Rien dans l’hérédité.
Diagnose : Olénite fongueuse sans affection osseuse.
2 mai 1872. Résection dmcoude ( acide phènique).
Lister complet. Drain à l’angle droit.
16 décembre 1872. Patiente dut être amputée. La plaie de résection est à peu près guérie, mais il s’est formé plusieurs fistules. En outre, est survenu un érysipèle du bras et un abcès dans l’articulation de la main. Infiltration des sommets pulmonaires.
Obs. CLXXIII. — Arthrite fongueuse de la hanche. — Résection. — Irrigation au carbol 1 0/0. — Guérison avec fistules. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
S. J..., 14 ans; entrée le 16 janvier 1879. En mai 1878, sans cause directe, douleurs dans le genou et la hanche gauche. Claudication. Depuis novembre la jambe est plus courte. Progression. Patient garde le lit. Autrefois bien portant. Poumons sains. Barents sains.
Diagnose : Arthrite fongueuse de la hanche en suite d’une ostéite primaire du bassin.
1er février 1879. Résection de la hanche. Spray. Irrigation au carbol 1 0/0. Drainage. Pansement à l’acide phènique.
28 juin 1879. Patient quitte l’hôpital avec un Taylord et des fistules. Cure à Schinznach.
Obs. CLXXIV. — Coxalgie tuberculeuse droite avec abcès para-articulaire. — Résection. — Irrigation au carbol 1 0/0. — Guérison. (Collon. Th., Berne, 1886.)
G. M., 10 ans, entrée le 14 avril 1879.
Depuis un an, sans cause directe, douleurs dans la hanche. Claudication. Sensation de fatigue. Teinture d’iode, et autres dérivatifs sans
effet. Plus tard, douleurs dans le genou, plus intenses que celles de la hanche. Elle peut aller à l’école jusqu’en mars 1879. Depuis, elle garde le lit. Tuméfaction de la région fessière.
Poumons sains. Pas de tuberculose dans la famille.
Diagnose : Coxite fongueuse droite avec abcès para-articulaire.
7 juillet 1879. Résection de la hanche. Foyer caséeux dans l’os iléon. Coxéite secondaire. Irrigation au carbol 1 0/0. Drainage. Suture définitive. Pansement àFacide phénique.
11 mars 1880.. Guérison lente avec forte suppuration et fièvre. Diarrhées inquiétantes.
Patiente quitte l’hôpital avec un Taylord.
Obs. CLXXV. — Arthrite fongueuse de l’articulation tibio-tar sienne et talo-calcanéenne. — Résection. — Irrigation au carbol 1 0/0. — Intoxication p hèniquée. — Amputation. (Collon. Th., Berne, 1886.)
A 10 ans, rougeole, ensuite, otite moyenne. Glandes scrofuleuses du cou. En 1877, douleurs dans le genou droit, sans cause directe. Enflure. Claudication. Flexion du genou.
Trois mois après, enflure douloureuse dans la région de la malléole externe du pied gauche. Progression malgré les dérivatifs. Depuis février 1883, fistule sous la malléole externe.
Poumons normaux. Mère tousse.
Diagnose : Arthrite fongueuse de l’articulation tibio-tarsieune et talocalcanéenne.
12 juillet 1883. Excision de l’astragale. Évidement du calcanéus. Résection des deux malléoles. Irrigation au carbol 1 0/0. Pansements à l’acide phénique.
13 février 1884. Patient dut être amputé parce que la plaie ne guérissait pas et parce qu’il avait d’autres foyers tuberculeux.
Obs. CLXXVI. — Ostéo-synovite tuberculeuse du naviculaire et des cunéiformes. — Résection , irrigation a l’acide phénique. — Amputation de jambe. (Collon. Loc. cit.)
M. J., 57 ans. Entrée 24 mars 1884. Comme enfant, sain. En 1851, typhus. A Palerme deux fois fièvres intermittentes. En juillet 1860 fracture oblique de la tête de l’humérus. Depuis janvier 1884 enflure douloureuse sur le dos du pied. Progression. Mouvements dans l’articulation du pied encore très bons.
Patient tousse : Depuis 6 ans hernie inguinale, 3 gonorrhées, 3 chancres mous. Matité du sommet du poumon droit. Glandes multiples.
Diagnose : Ostéo-synovite fongueuse tuberculeuse du naviculaire et des cunéiformes.
22 avril 1884. Résection transverse totale de la partie antérieeur du tarse, suture définitive. Drainage. Irrigation et pansement à l’acide phénique.
7 mai 1884. Amputation delà jambe nécessitée à cause d’une forte suppuration de fièvre hectique et d’amaigrissement.
Obs. CLXXVII. — Coxalgie tuberculeuse. — Fracture du col du fémur . — Résection. — Irrigation avec carbol 2 0/0, ensuite avec du lait de bismuth. — Guérison. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
H. E..., 22 ans; entrée le 14 août 1882. En avril 1882, claudication. En juillet, douleurs internes dans la hanche. Marche impossible. Progression rapide. Autrefois bien portante. Poumons sains. Rien dans l’hérédité.
Diagnose : Coxite fongueuse. Fracture du col du fémur.
28 août 1882. Résection de la hanche. Irrigation avec carbol 2 0/0, ensuite avec du lait de bismuth 10 0/0. Suture secondaire. Pansement à l’acide phénique.
12 décembre 1882. Guérison par première intention. Patient quitte l’hôpital avec de très bons mouvements.
Obs. CLXXVIII. — Coxalgie suppurée avec abcès ossifluent. (J. Boeckel. Chir. antis., 1882. Résumée.)
Enfant de 7 ans. Raclage et incision des parois de l’abcès.
Résection sous-trochantérienne, évidement du cotyle, excision des fongosités. Lavages à l’eau phéniquée et au chlorure de zinc 1/10. Pas de réunion. Lister, guérison au bout de six semaines. Articulation peu mobile, fistule au niveau d’un abcès.
Obs. CLXXIX. — Coxalgie suppurée grave. (J. Boeckel. Chir. antis., 1882) .
Enfant de 7 ans, abcès ossifluent. Résection sous-trochantérienne du fémur, évidement du cotyle, excision des fongosités, raclage de la cavité de l’abcès avec la curette de Volkmann. Chlorure de zinc a 1/10, drainage, Lister, guérison et exeat au bout de six semaines avec une articulation mobile.
Obs. CLXXX. — Arthrite fongueuse suppurée et fîstuleuse du poignet. (J. Boeckel. Chir. antis., 1882.)
Arthrite fongueuse suppurée et fistuleuse du poignet.
Jeune homme de 1-9 ans. Résection totale, évidement du poignet, excision et grattage des fongosités. Chlorure de zinc 1/10. Drainage, Lister, guérison ; fonctions de la main rétablies au bout de 18 mois.
Obs. CLXXXI. — Arthrite fongueuse suppurêe du coude. (J. Boeckel. Chir. antis., 1882. Résumée.)
Enfant de 9 ans. Résection, excision de la synoviale. Chlorure de zinc 1/10. Drainage. Lister ; guérison en 4 semaines.
Obs. CLXXXII. — Arthrite fongueuse de V articulation scapulo-humérale , chez un sujet de 71 ans. (J. Boeckel. Fragm. cir.'anat ., 1882. . Résumée.)
Suppuration abondante. Résection de la tête humérale, grattage et évidement de la cavité glénoïde. Chlorure de zinc , 1/10; guérison.
Obs. CLXXXIII. — Arthrite purulente tuberculeuse de l'épaule. — Résection. — Irrigation au chlorure de zinc. — Guérison. (Oollon. Th. Berne, 1886.)
W. W. M., 50 ans. Entrée le 11 octobre 1880. Printemps et décembre 1877, pneumonie, 5 mois après, douleur dans l’épaule. Mouvements de cette articulation douloureux. Travail possible jusqu’en mai 1879.
A cette époque formation et perforation spontanée d’un abcès dans le creux axillaire. Après 1 mois, guérison de l’abcès. En hiver 1879, nouvelle formation et perforation d’un abcès au même endroit.
Il s'est établi une fistule. Patient put encore travailler jusqu’à 3 semaines avant son entrée. A cette époque, fièvre et frissons. Bras immobile.
Un enfant est atteint de carie d’os.
Rien dans l’hérédité. Poumons sains.
Diagnose : Arthrite purulente tuberculeuse de l’épaule.
10 février 1881. Résection de l’épaule. Drainage. Pansement et irrigation au chlorure de zinc.
18 avril 1881. Patient quitte l’hôpital. Plaie guérie par première intention, mouvements limités. Pas d’abduction.
Obs. CLXXXIV. — Arthrite tuberculeuse du coude. — Nouvelle résection. — Irrigation au chlorure de zinc. — Guérison bonne. (Collon. Th., Berne, 1886.)
M. A., 17 ans, entrée le 30 juin 1881. En mars 1879, douleurs dans le coude sans cause. En avril, enflure de l’articulation. Amélioration par teinture d’iode et appareil silicaté jusqu’en mars 1881. Jusqu’alors mouvements très peu gênés.
Depuis, douleurs et enflure plus intenses. Perforation spontanée. Ecoulement de pus.
Milieu d’avril, résection du coude à Lucerne. Erysipèle delà plaie. Fistule.
Parents sains. Poumons sains.
15 juillet 1881. Nouvelle résection du coude. Suture définitive. Drainage. Irrigation et pansement au chlorure de zinc.
17 septembre 1881. Guérison lente avec suppuration. Malade quitte l’hôpital guéri, avec de bonnes fonctions du bras.
Obs. CLXXXV. — Ostéite de Vhumèrus avec synovite plastique du
coude. — Résection . — Irrigation au chlorure de zinc. — Guérison.
(Collon. Th., Berne, 1886.)
F. E., 27 ans. Entrée le 27 octobre 1881. En 1870, chute sur le coude droit. Au bout de 3 jours, le coude est de nouveau normal. En 1875, enflure aiguë du même coude. Après 3 semaines, amélioration par teinture d’iode. Malade peut de nouveau travailler. Mouvements peu gênés. Poumons sains. Famille saine.
Diagnose : Ostéite de l’humérus avec synovite plastique du coude.
15 décembre 1881. Résection du coude. Suture. Drainage. Irrigation et pansement au chlorure de zinc.
26 janvier 1882. Guérison rapide. Malade quitte l’hôpital , avec de bonnes fonctions du coude.
Obs. CLXXXVI. — Ostéite nécrotique tuberculeuse de Volècrâne. —
Résection. — Irrigation au chlorure de zinc. — Guérison. (Collon.
Th. de Berne, 1886.)
S. L., 22 ans; entrée le 31 mars 1881. Hiver 1878, enflure douloureuse du coude sans cause directe. Progression.
En automne 1880. Abcès. Incision, écoulement de pus. Il y a 15 jours, perforation spontanée d’un nouvel abcès du coude.
En 1877. Fièvre typhoïde et érysipèle .
Poumons sains. Famille saine.
Diagnose : Ostéite nécrotique de l’olécrâne.
27 avril 1881. Résection du coude. Drainage, suture définitive. Irrigation et pansement au chlorure de zinc.
23 mai 1881. Guérison lente avec fistule. Mouvements limités. Patient quitte l’hôpital.
Obs. CLXXXVII. — Ostéite fongueuse. — Foyer dans Volècrâne. — Résection. — Irrigation au chlorure de zinc. — Guérison. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
W. R., 34 ans; entrée le 2 février 1882. Depuis quatre mois, douleurs dans le coude en travaillant. Enflure vers l’épicondyle interne de l’humérus. Légère amélioration avec teinture d’iode. Depuis, progression
lente. Rien dans l’hérédité. Poumons sains. Pas de maladie antérieure. Diagnostic: Olénite fongueuse. Foyer dans l’olécrâne.
3 mars 1882. Résection du coude, suture secondaire. Irrigation et pansement au chlorure de zinc.
17 avril 1882. Guérison rapide. Malade quitte l’hôpital avec de très bonnes fonctions du coude.
Obs. CLXXXVIII. — Arthrite fongueuse du bout périphérique de l’index. — Résection partie 2e métacarpien. — Irrigation au chlorure de zinc. — Guérison. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
W. J., 54 ans. Entrée le 7 février 1881. Janvier 1880, coup sur l’index droit. Douleurs violentes dans l’articulation métacarpo-phalangienne de ce doigt. Le lendemain plus de douleurs. Travail possible. Incision. Ecoulement de pus. Fistule bientôt guérie. Progression lente. Depuis décembre 1880, impossibilité de travail. Autrefois bien portant. Poumons sains. Rien dans l’hérédité.
Diagnose : Arthrite fongueuse de l’articulation métacarpo-phalangienne. Irrigation au chlorure de zinc. Pansement au chlorure de zinc.
3 mars 1881. Guérison rapide. Patient quitte l’hôpital, guéri.
Obs. CLXXXIX. — Coxo-arthrite fongueuse purulente. — Résection. — Irrigation avec chlorure de zinc 1 0/0. — Guérison. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
F. M...,5 ans 1/2. Encrée, 28 octobre 1880. Jusqu’en août 1879, la patiente était bien portante. Depuis, douleurs rhumatismales dans la hanche gauche. Depuis novembre 1889, claudication. En janvier 1880, formation d’un abcès dans la région trochantérienne qui fut incisé en avril 1880. Depuis progression. L’enfant a gardé constamment le lit.
A 1 an 1/2, il fut vacciné, le vaccin provenait d’un enfant qui avait des glandes tuberculeuses. Famille saine. Poumons sains.
Diagnose : Coxo-arthrite fongueuse purulente.
6 décembre 1880. Résection de la hanche. Irrigation avec chlorure de zinc 10/0. Spray. Drainage. Suture définitive. Pansement au chlorure de zinc glycériné 1 0/0; extension.
18 avril 1881. Guérison lente avec fièvre et abcès. Patient quitte l’hôpital avec une fistule. Mouvements actifs satisfaisants.
Obs. CXC. — Coxo-arthrite fongueuse. — Résection. — Irrigation au chlorure dezinc. — Guérison avec fistule. (Collon. Th. de Berne, 1886.)
L. M..., 4 ans. Entrée le 11 avril 1881. Depuis 2 ans, claudication sans cause directe. Douleurs légères dans la hanche droite pendant la marche. Après l'application d’un appareil plâtré, légère amélioration.
Hiver 1879-80. Coqueluche. Depuis, douleurs plus intenses et enflure de la hanche. Jambe devenue plus courte. Depuis, progression, pendant le séjour à l’hôpital, scarlatine, poumons sains. Parents sains. Un oncle est mort phtisique. Conjonctivite phlycténulaire.
Diagnose : Coxite fongueuse diffuse avec destruction de la tête du fémur.
3 novembre 1881. Résection de la hanche. Suture définitive. Drainage. Pansement au chlorure de zinc. Extension.
26 janvier 1882. Guérison lente avec suppuration. Patient quitte l’hôpital guéri. Mouvements limités.
Obs. CXCI. — Arthrite fongueuse tibio -tarsienne. — Résection. —
Irrigation au chlorure de zinc 0,2 0/0. — Guérison avec fistule. (Col-
lon. Th. de Berne, 1886.)
S..., J., 4 ans. Entrée 2 mars 1880. Depuis juin 1880, douleurs dansle pied. Marche encore possible jusqu’en août. Depuis, enflure et rougeur de la malléole interne. Aspiration sans sortie de liquide. Injections de carbol, 5 0/0 sans effet. Progression. Perforation de 2 abcès derrière la malléole interne. Poumons sains, famille saine.
Diagnose : Arthrite fongueuse de l’articulation tibio-tarsienne. Ostéite caséeuse du col de l’astragale.
24 janvier 1881. Résection de l’articulation tibio-tarsienne. Excision totale de l’astragale. Suture. Drainage. Irrigation au chlorure de zinc 0,2 0/0. Pansement au chlorure de zinc,
11 avril 1884. Guérison lente avec suppuration. Patient quitte l’hôpital avec une fistule.
Obs. CXCII. — Arthrite tuberculeuse suppurèe tibio-tarsienne. —
Résection. — Irrigation au chlorure de zinc , 0,25 0/0. — Guérison.
(Collon. Th. de Berne, 1886.)
B. M..., 13 ans. Entrée 4 avril 1881. En juin 1880, sans cause directe, enflure douloureuse au-dessus de la malléole externe. Marche possible jusqu’en octobre. Teinture d’iode. Enflure et douleurs plus intenses.
Février 1881. Perforation spontanée d’un abcès devant la malléole externe. Ecoulement de pus, fistule. Poumons sains. Autrefois bien portant. Parents sains. Mère tousse.
Diagnose : Arthrite fongueuse suppurative de l’articulation tibiotarsienne.
27 juin 1881. Résection de l’articulation tibio-tarsienne. Excision totale de l’astragale. Irrigation au chlorure de zinc 0,25 0/0. Appareil plâtré.
10 octobre 1881. Guérison lente avec suppuration. Plaie compliquée d’érysipèle. Patient quitte l’hôpital avec une petite fistule. Marche possible.
Obs. CXCIII. — (Boeckel. Chir. antisept., 1882.)
Arthrite fongueuse du coude, enfant de 14 ans. Opération le 7 avril Arthrotomie antiseptique, évidement avec la curette. Désinfection au chlorure de zinc à 1/10. Lavage a Veau phèniquée forte. 2 drains, Lister, guérison absolue en 3 semaines, avec conservation des mouvements
Obs. CXCIV. — Arthrite fongueuse de la hanche avec abcès para-articulaires. — Résection. — Chlorure de zinc (1 : 20). Acide phénique.
— Guérison avec suppuration. (Collon. Th., Berne, 1886.)
J. A..., 29 ans. Entrée le 3 août 1876. En août 1869, chute sur la hanche gauche. Craquement immédiat dans la hanche. Le patient put encore aller à la maison. Depuis ce moment, il boite et a des douleurs dans la hanche et dans le genou ; jusqu’en juillet 1874, l’état reste à peu près le même. Depuis, abcès au-dessus du grand trochanter. Incison. Drainage. Fistule. En 1875, cure à Schinznach.
Auparavant bien portant, pas de tuberculose dans la famille. Une sœur souffre également d’une affection de la hanche. Poumons sains.
Diagnose : Ostéomyélite primaire traumatique de la tête du fémur. Arthrite fongueuse de la hanche avec abcès para-articulaire.
11 novembre 1876. Résection de la hanche. Incision jusqu’à l’os avec le thermocautère. Cautérisation des fistules avec du chlorure de zinc (1 : 20). Drainage. Pansement à l’acide phénique, ouate salicylée. Extension.
21 juin 1877. Guérison lente avec suppuration et formation d’abcès. Incision et drainage de ceux-ci. Patient quitte l’hôpital guéri avec un Taylor.
Obs. CXCY. — Coxalgie tuberculeuse. — Résection. — Chlorure de
zinc 0,25 0/0. — Iodoforme. — Désarticulation. (Collon. Th. de
Berne, 1886.)
J. A., 16 ans. Entrée 10 oct. 1881. En octobre 1880, chute sur la hanche droite. Sur-le-champ, forte douleur dans la hanche. Marche encore possible. Pied tourné en dehors. Progression lente. Crampes et douleurs dans la cuisse. En avril 1881, extension sans effet. En août 1881, incision d’un abcès dans la région du trochanter. Ecoulement de pus, fistule. Depuis un mois hémoptysie. Autrefois bien portante. Pas de matité pulmonaire. Diagnose : Ostéite primaire du trochanter. Cavité fongueuse purulente. Luxation pubienne. Détachement de l’épiphyse. Fracture supracondylienne du fémur produite par un mouvement de rotation forcée.
28 novembre 1881. Résection de la hanche. Irrigation avec chlorure de zinc, 0,25 0/0. Suture secondaire. Drainage. Iodoforme. Pansement au chlorure de zinc. Extension.
2 mars 1882. Guérison lente avec fièvre et forte suppuration. Patient quitte l’hôpital avec des fistules. Une cure à Schinznach amène une légère amélioration. En 1883. Grattages répétés de l’acétabulum.
24 février 1884. Exarticulation de la cuisse.
Obs. CXCVI. — Olénite fongueuse. — Résection. — Irrigation au chlorure de zinc. — Iodoforme en poudre. — Amputation du bras. (Col-
lon. Th., Paris, 1886.)
B. J..., 45 ans. Entrée 21 avril 1882. Depuis janvier 1882. Coude gauche raide, enflé, douloureux. Progression. En mars, injections d’acide phénique dans l’articulation. Amélioration. Bras plus mobile, 4 semaines après nouveaux troubles plus accentués. Enflure plus forte. Incision d’un abcès du coude. Ecoulement de pus. Fièvre assez élevée.
Diagnose : Olénite fongueuse.
Poumons sains. Une sœur morte, de phtisie, un frère de méningite.
25 mai 1882. Résection du coude. Irrigation au chlorure de zinc. Iodoforme en poudre. Gaze iodoformée. Par-dessus gaze à l’acide phénique. Suture secondaire.
6juin 1882. Amputation du bras nécessaire à cause d’infection de la plaie, de fièvre intense et d’amaigrissement.
Obs. CXCVII. — Ostéite de l’olècrâne avec arthrite proliférante du
coude. — Résection. — Irrigation au sublimé 1/5000. — Guérison.
(Collon. Loc. cit.)
R. M..., 26 ans. Entrée 10 janvier 1884. Été 1883, hémoptysie. Depuis 3 ans douleurs spontanées dans le coude droit. En été 1882 progression, enflure, troubles fonctionnels. Légère amélioration après teinture d’iode et fixation du bras. Travail encore possible.
Poumons sains. Père mort de phtisie.
Diagnose : Ostéite de l’olécrâne avec arthrite proliférante du coude.
12 février 1884. Résection du coude. Irrigation au sublimé 1/5000. Gaze au sublimé.
10 mars 1884. Guérison par première intention. Patient quitte l’hôpital avec des mouvements très bons.
Obs. CXCVIII. — Arthrite fongueuse du coude. — Résection. — Irrigation au sublimé 1/5000. — Guérison. (Collon. Loc. cit.)
B. A..., 13 ans. Entrée 26 août 1883; enflure du coude gauche. Très peu de douleurs, fonctions conservées.
12 juillet 1883. Arthrotomie du pied. Résection du genou.
Diagnose : Arthrite fongueuse du coude.
13 février 1884. Résection du coude. Irrigation au sublimé. Suture secondaire.
Guérison par première intention. Mouvements très bons.
Obs. CXCIX. — Arthrite tuberculeuse du coude. — Résection , récidive, nouvelle résection. — Irrigation au sublimé 1/5000. — Guéri son. (Collon. Th., Berne, 1886.)
K. E., 27 ans. Entrée 19 février 1884.
16 avril 1882. Résection du coude à cause d’arthrite fongueuse. Guérison rapide. Bonnes fonctions du bras.
Juillet 1883. Abcès au condyle interne de l’humérus. Incision. Écoulement de pus.
Guérison rapide. Travail de nouveau possible.
En août, perforation spontanée d’un nouvel abcès.
Fistule. Poumons sains.
23 février 1884. Résection du coude à cause d’une arthrite fongueuse récidivante. Suture au catgut. Irrigation au sublimé 1/5000. Pansement au sublimé.
6 mars 1884. Patient quitte l’hôpital. Guéri par première intention. Mouvements très limités.
Obs. CC. — Arthrite tuberculeuse du coude. — Résection. — Irriga- * tion au sublimé 1/5000. — Guérison. (Collon. Loc. cit.)
P. C., 14 ans. Entrée 28 février 1884.
Avril 1883, abcès à la partie antérieure de la cuisse gauche et à la partie interne de la droite. Perforation spontanée. Guérison après six semaines. Plus tard, abcès sous l’œil gauche et au côté radial du bras droit. Perforation spontanée.
Guérison après 5 semaines. Fin mai, nouvel abcès à la partie antérieure du bras droit. Perforation spontanée.
Guérison après 6 semaines. Depuis, douleurs dans le coude gauche. Enflure. Mouvements gênés. Progression. Autrefois bien portant. Poumons sains. Famille saine.
Diagnose : Arthrite fongueuse du coude.
14 mars 1884. Résection du coude. Irrigation au sublimé 1/5000. Suture secondaire. Pansement au sublimé.
14 avril 1884. Patient quitte l’hôpital avec d’excellents mouvements. Plaie guérie par première intention.
Obs. CCI. — Coxite fongueuse purulente. — Résection, irrigation au sublimé. — Guérison, avec fistule. (Collon. Loc. cit.)
V. L., 42 ans. Entrée 9 avril 1883. Patient bien portant jusqu’à 27 ans. A cette époque chancre dur suivi d’un exanthème syphilitique. 3 ans
pluStard, enflure douloureuse du genou gauche qui guérit après bu it jours. En automne 1882, même affection du genou qui s’accentua malgré la cure anti-syphilitique.
26 mai 1883. Excision de 5 glandes inguinales. Formation d'un abcès sous la cicatrice. Progression malgré l’iodure de potasse. Douleurs dans la hanche gauche. Claudication. Extension sans effet.
Diagnose : Ostéite fongueuse purulente.
1er octobre 1883. Résection de la hanche. Irrigation au sublimé 1/5000. Suture définitive. Drainage. Pansement au sublimé.
Guérison très lente avec fièvre et suppuration. Patient quitte l’hôpital avec fistule. Mouvements très limités.
Obs. CCII. — Coxarthrite diffuse. — Résection, irrigation au sublimé 1/5000. — Guérison avec mouvements douloureux. (Collon. Loc. cit .)
S. R., 2 ans. Entré 30 septembre 1883. L’enfant boite depuis qu’il essaie de marcher. Flexion de la jambe sur le bassin. Extension sans succès. Père mort de phtisie.
Diagnose: Coxarthrite diffuse.
29 novembre 1883. Résection de la hanche. Irrigation au sublimé 1/5000; suture définitive. Drainage. Pansement au sublimé.
20 décembre 1883. Guérison par première intention. L’enfant quitte l’hôpital guéri. Mouvements passifs encore douloureux.
Obs. CCIII. — Coxarthrite fongueuse. — Résection. — Irrigation au sublimé, 1 p. 5000. — Mort d'infection. (Collon. Loc. cit.)
K. A., 30 ans. Entré 27 septembre 1883. Patient toujours bien portant jusqu’avant 2 mois 1/2. Il se réveille un matin avec de fortes douleurs dans la hanche et ne peut plus marcher. Extension sans succès. Famille saine; poumons sains. Fièvre intense quelques jours avant l’opération. Diagnose : Coxarthrite fongueuse, épiphyséolyse du col au fémur.
6 décembre 1883. Résection de la hanche. Irrigation au sublimé 1/5000. Suture définitive. Drainage. Pansement au sublimé. Coussin de mousse. 15 décembre 1883. Patient mort de sepsis. Pus fétide dans la hanche.
Obs. CCIV. — Ostéo-synovite fongueuse de la partie antérieure du tarse. — Résection. — Irrigation au sublimé. — Guérison. (Collon. Loc. cit.)
G. F. 39 ans. Entré 6 septembre 1883. En 1878, pneumonie et pleurésie. En janvier 1883, sans cause directe, douleurs dans la première phalange du gros orteil. Un mois plus tard, enflure douloureuse du dos du pied ; deux mois plus tard, enflure de l’articulation du pied et du mollet; En juin, 3 abcès qui perforèrent spontanément. Par deux fois, frissons violents.
Comme enfant, bien portant ; poumons sains.
Mère morte phtisique.
Diagnose : Ostéo-synovite fongueuse de la partie antérieure du tarse. 29 septembre 1883. Résection transverse des os du tarse. Irrigation et pansement au sublimé. Suture définitive. Drainage.
15 novembre 1883. Plaie guérie avec suppuration. Patient quitte l’hôpital guéri, avec de bonnes fonctions du pied.
Obs. CCV. — Ostéo-arthrite tuberculeuse cuboïdo-mètatar sienne. — Résection ; irrigation au sublimé . — Mort par intoxication du chlorure d'éthyle. (Collon. Th., Berne, 1886.)
K. P., 27 ans. Entrée 7 mai 1883. En 1879, pleurésie.
Depuis décembre 1880. Enflure douloureuse du bord externe du pied. Perforation spontanée., fistule qui guérit en septembre 1882. Depuis janvier 1883, nouvelle fistule. Enflure plus diffuse. Ecoulement de pus et de petits fragments osseux. Poumons sains ; un frère a une coxite.
Diagnose : Ostéite fongueuse du cinquième métatarsien. Arthrite de l’articulation entre le quatrième métatarsien et le cuboïde. 21 mai 1883. Excision du cinquième métatarsien, résection du bout postérieur du quatrième. Excision du cuboïde.
Irrigation etpansementau sublimé. Suture secondaire. Plaie suppure. Vomissements. Coma.
Le 29. Patient mort par intoxication du chlorure d’éthyle employé comme narcose.
Obs. CCVI. — Résection du poignet pour arthrite tuberculeuse. — Cautérisation au chlorure de zinc. — Tamponnement avec la mousseline iodoformèe. — Guérison. (Scheffer. Gaz. méd. de Strasbourg , p. 102, 1888. Résumée.)
Femme de 28 ans, couturière. Coxalgie dans l’enfance. Tuberculose pulmonaire avancée ; en août 1886, douleur et tuméfaction du poignet droit. Ostéo-arthrite tuberculeuse du poignet droit.
15 janvier. Opération : évidement avec la cuiller tranchante de tout le carpe dont les os sont recouverts de fongosités ; grattage de la base des métacarpiens ; grattage et évidement de l’extrémité du radius et du cubitus ramollis. Cautérisation au chlorure de zinc. Tamponnement avec la mousseline iodoformèe. Immobilisation du membre sur une attelle palmaire.
Amélioration de l’état général; à la 7? semaine, la plaie du poignet était guérie sauf deux fistules à l’extrémité inférieure des deux incisions latérales ; crayons iodoformés.
Au mois d’avril guérison complète du poignet, ankvlose. Amélioration
considérable de l’état général en octobre. La malade reprend son travail comme couturière.
Obs. CCVII. — O stèo- arthrite tuberculeuse sterno-claviculaire ; subluxation pathologique ; abcès ossifluent sous-pectoral. — Résection. — Tamponnement iodoforme. — Guérison. (Reverdin et Mayor. Rev. mens. Suisse Romande, p. 379, 1886. Résumée.)
Jeune fille de 10 ans et demi. Ostéo-arthrite tuberculeuse sternoclaviculaire gauche, ayant débuté 9 mois auparavant ; luxation pathologique, abcès froid ossifluent.
Opération le 14 novembre. Résection sous-périostée de l’extrémité interne de la clavicule, curage de la cavité articulaire sternale. Cautérisation au thermocautère. Tamponnement de toute la plaie avec de la gaze iodoformée.
22 novembre. On enlève le tampon iodoformé, la cavité delà résection est presque comblée.
28 novembre. Bourgeons pâles, l’iodoforme est remplacé parle styrax. 9 décembre. Cicatrisation à peu près complète.
15 février 1886. Bon état, déformation due à l’élévation de l’extrémité de la clavicule. Mouvements faciles, état général excellent.
13 avril. Petit abcès dans cicatrice, grattage. Le 21, cicatrisation.
7 juin. Guérison persiste, état général excellent.
La différence de longueur des 2 clavicules est de 1/2 centimètre.
Obs. CCVIII. — Arthrite fongueuse diffuse du coude. — Résection. — Poudre d'iodoforme. — Gaze iodoformée. — Guérison avec ankylosé. (Collon. Th., Berne, 1886.)
R. F., 29 ans. Entrée 2 mars 1882. Comme enfant, scarlatine. En 1872, pneumonie. Toux depuis le printemps 1881. Depuis l’été 1881, douleurs dans le coude droit pendant le travail. Enflure de l’articulation. Depuis septembre 1881, pro et supination ne sont plus possible. Peu de temps après, incision de 3 abcès.
Ecoulement de pus, fièvre hectique. Pleurésie droite.
Un frère a une carie du pied.
Diagnose : Arthrite fongueuse diffuse du coude 25 mai 1882. Résection très étendue du coude. Poudre d’iodoforme. Gaze iodoformée. Par-dessus gaze à l’acide phénique. Suture secondaire.
29 juin 1882. Guérison lente avec granulation. Le patient quitte l’hôpital guéri, sans mouvements dans le coude.
Obs. CCIX. — Ostéo-arthrite tuberculeuse tibio-tarsienne. — * Ablation
de l’astragale , injections d'éther iodoformé. — Guérison absolue. —
Amélioration de l’état général. (Prof. Verneuil. Gaz. des hôpitaux.
24 janvier 1888. Résumée.)
Petite fille. Ostéo-arthrite tuberculeuse tibio-tarsienne. Fongosité remplissant l’articulation et ayant fusé derrière la malléole, jusque dans la gaine de Partère tibiale postérieure. Ablation de l’astragale, poudre d’iodoforme, injections d’éther iodoformé dans la plaie, immobilisation. Quand la plaie fut guérie, l’enfant fut envoyée à Berck-sur-Mer. Elle en revient un an plus tard dans un excellent état de santé, fraîche, rose, jouissant d’un certain embonpoint, avec un pied parfaitement mobile, permettant la marche.
Obs. OCX. — Tumeur blanche du poignet. — Iodoformé. — Guérison.
(Prof. Sacré. Journ. méd. Bruxelles. 1889. Obs. XIII.)
Homme de 40 ans, malade depuis 5 mois à la suite de piqûre qui détermine un abcès. Incision, fistule persistante. A son entrée: tumeur blanche du poignet droit, gonflement, douleurs, deux fistules suppurantes, le stylet arrive sur des os malades.
Résection le 26 mai ; incision dorsale, on enlève le scaphoïde, le semilunaire, le pyramidal et une partie du grand os.
Résection des extrémités des os de l’avant-bras, drainage ; de l’iodoforme en poudre est insufflé dans la plaie.
Bande d’Esmarch. Pansement compressif à la gaze iodoformée. Le lendemain, suintement sanguin.
Le 30. On enlève le drain.
4 juin, On enlève les sutures.
18 juin. Exeat. Guérison. Raideur articulaire, le poignet est un peu tuméfié.
D. — SYNOVITES TENDINEUSES TUBERCULEUSES
Obs. CCXI. — Synovite tendineuse tuberculeuse de la face dorsale de la main droite. — Baume du Pérou. — Guérison. (Vamossy. Wien. med. Presse, 1889.)
K. B..., 7 ans, fils d’un maçon, entré le 13 janvier 1889. Gonflement du dos de la main droite, datant de cinq semaines. Le dos de la main est considérablement gonflé. La peau est rouge, fluctuation manifeste. Les mouvements des doigts sont possibles, mais très douloureux.
14 janvier. Incision au niveau du gonflement. Issue de pus et de mas-
ses caséeuses. Grattage de la cavité et des fongosités. Les gaines tendineuses sont également grattées et incisées partiellement. La cavité est bourrée de gaze au baume du Pérou.
21 janvier, 1er pansement. La plaie bourgeonne, très peu de sécrétion. Même pansement qui est renouvelé tons les trois jours.
30 janvier. Cicatrisation complète. Les mouvements des doigts sont un peu limités. Pas d'albuminurie. Jamais d’élévation de température. Le malade sort guéri.
Obs. CCXII. — Synovite tendineuse tuberculeuse du dos de la main gauche. — Baume du Pérou. — Guérison. (Vamossy. Wiener, med. Presse , 1889.)
Aug. G..., 24 ans, gantier, entré le 31 janvier; depuis 8 semaines, gonflement considérable de la face dorsale de la main gauche, au centre un orifice fistuleux qui donne passage à un pus tuberculeux. Mouvements de la main et des doigts douloureux.
2 février. Incision au niveau du 2e métacarpien et du 5e. Les gaines tendineuses sont remplies de fongosités. Grattage avec la curette tranchante. Pansement avec la gaze au baume du Pérou.
Le 11 février, 1er pansement. Pas de suintement. Bourgeons de bonne nature, exubérants. Pas d’albumine. Pas de fièvre.
Le malade quitte l’hôpital, puis revient pour les pansements.
2 mars. Cicatrisation complète. Les mouvements sont limités, toutefois le malade peut travailler.
Obs. CCXIII. — Kyste hordéiforme du poignet. — Injection de teinture d'iode. — Guérison. (Schwartz. Gaz. des hôpitaux, p. 747, 1874. Résumée.)
Homme de 26 ans, kyste hordéiforme, en bissac du poignet et de la main, du côté droit. Ponction, contre-ponction aux deux extrémités : 2 drains.
Liquide séreux, grains riziformes, quelques-uns pédiculés. Compression. Suppuration pendant 10 jours. Puis tous les trois ou quatre jours, injections de teinture d’iode. Après un mois de traitement, guérison complète.
Obs. CCXIV. — Synovite tendineuse a grains riziformes du poignet et de la paume de la main. — Incision. — Acide phénique au 1/20. Guérison. (Notta. Bull, et mém. Soc. Chir ., 1881. Résumée.)
C..., 48 ans. Il y a 4 ans, gonflement et douleur de la main gauche, qui ont augmenté rapidement depuis 6 ou 7 mois. Tumeur bilobée. Opération. 14 novembre. Bande d’Esmarch, trois incisions, évacuation de quel-
ques grains riziformes et d’une grande quantité de liquide séreux. Injection phéniquée forte, drain. Pansement de Lister.
15 novembre. Douleurs vives, on retire le drain. Réunion secondaire, suppuration.
15 avril. Cicatrisation complète, le malade se sert de sa main.
30 mai. Les mouvements des doigts sont parfaitement libres.
Obs. CCXV. — Synovite tendineuse a grains riziformes. — Incision , lavages a la solution phéniquée au vingtième. — Guérison. (Nicaise. Bull, et Mém. Soc. Chir., p. 402, 1881. Résumée.)
Homme de 57 ans, postillon, entre le 24 mars 1881 à l’hôpital Laënnec Depuis 6 ans gonflement du pouce droit et de l’éminence thénar, puis peu à peu, gonflement de la paume de la main et du poignet. Douleurs vives, gêne dès mouvements des doigts et de la main. Le 26 mai, incision, évacuation des grains riziformes et du liquide synovial; les tendons sont altérés. Lavage à la solution phéniquée au vingtième, drain. Pansement de Lister.
12 avril. Cicatrisation complète, les mouvements des doigts sont plus libres.
Obs. CCXVI. — Ténosynovite du dos de la main. — Incision. — Acide phénique. — Guérison. (Dupont. Rev. méd. Suisse Romande, 325, 1882.)
Ténosynovite du dos de la main, vers la tête du radius, tous les tendons du pouce affectés : 2 incisions, irrigations phéniquées ; pas de drain, ni de suture. Guérison rapide sans suppuration.
Obs. CCXVII. — Kyste tendineux à grains riziformes. — Incision. — Traitement antiseptique. — Acide phénique au 20e. — Guérison. (Humbert. Bull, et mém. Soc. chir., p. 705, 1882.)
Femme de 27 ans, cuisinière. Synovite de la gaine des fléchisseurs remontant à trois ans. Gêne des mouvements.
1er août. Incision, paroi épaisse, nombreux grains riziformes, 2 injections phéniquées au 20e dans l’intérieur de la poche, drainage. Pansement de Lister.
26 août. Guérison complète, parfaite 3 mois après.
Obs. CCXVIII. — Synovite à grains riziformes de la gaine carpo-phalangienne interne. — Incision. — Lavages a V acide phénique au 1/20. — Drainage sous le pansement de Lister. — Guérison complète et persistante. (Schwartz. Bull, et mém. Soc. chir., p. 470, 1883.)
Homme de 52 ans, charretier. Synovite à grains riziformes de la gaine
carpo-phalangienne interne, ayant débuté il y a environ 10 ans. Gêne des mouvements.
Incision : issue de liquide visqueux et grisâtre contenant de nombreux grains riziformes. Curage avec la curette de Volkmann. 3 lavages à l’acide phénique au 1/20. Pansement de Lister.
21 jours après l’opération, le malade sort avec une petite fistule qui s’est formée quelques mois après.
Un an après l’opération. Pas de récidive. Fonctions normales de la main et des doigts.
Obs. CCXIX. — Hygroma énorme à grains riziformes de la cuisse
droite. — Solution phéniquée à 1/20. — Guérison. (Nicaise, Paulet
et Vaillard. Revue de Chirurgie, 1885.)
Une femme de 24 ans, domestique, entre à l’hôpital Laënnec, service de M. le Dr Nicaise, le 15 avril 1885. Au mois de septembre 1884. la malade tomba de sa hauteur sur la face externe de la cuisse droite et se fit une contusion assez forte. Dansles premiers jours de mars 1885 elle s’aperçut de l’existence d’une tuméfaction à la face externe de la cuisse. Bientôt légères douleurs, et sensation de gêne quand la malade a travaillé. La tumeur aurait augmenté légèrement depuis le mois de mars, et serait devenue plus dure. L’état général est bon, et la malade a pu vaquer à ses occupations jusqu’au moment de son entrée à l’hôpital. On constate à la face externe et postérieure de la cuisse, une tumeur volumineuse, bilobée par le tenseur du fascia-lata. Augmentation de volume des ganglions supérieurs du pli de l’aine, et des ganglions iliaques du côté droit. Ponction exploratrice pratiquée le 18 avril, ne donne ni sang, ni sérosité. Opération le 8 mai. L’incision donna issue à une grande quantité de grains riziformes, sans aucun liquide ; les grains pesaient 390 grammes. Grattage et excision de la paroi du kyste, lavage de la cavité et de la plaie, à la solution phéniquée forte. Sutures des lèvres de la plaie au fil d’argent, pansement avec la poudre d’iodoforme et la gaze phéniquée. Le 3 juin la guérison est complète, mais la malade depuis son entrée à l’hôpital s’est beaucoup amaigrie.
Obs. CCXX. — Synovite tendineuse tuberculeuse du cou-de-pied. — Acide phénique. (Ardle. Loc. cit. Obs. IX.)
M. F..., vient me consulter dans les premiers jours de septembre 1885. Depuis longtemps elle éprouve de Pengourdissement et de la douleur au cou-de-pied gauche. Le matin Pengourdissement était excessif, mais Paprès-midi la douleur devenait plus gênante. A lexamen je vis une masse ronde et fluctuante à la partie antérieure du cou-de-pied, s étendant vers la malléole externe où elle était plus saillante. On ne pouvait sentir aucun des tendons. Après Pincision, je vis qull y avait une périos-
tite provoquée par la présence de dépôts caséeux diffus autour des tendons antérieurs. Ablation complète de toute la matière caséeuse et des fongosités; réunion de la partie superficielle de la plaie, profondément au catgut et superficiellement à la soie. Gros drain. Pansement à Veau phéniquèe. Cette malade guérit rapidement et complètement.
Obs. CCXXI. — Kystes a grains riziformes de la grande gaine des fléchisseurs du poignet gauche; incision. — Eau phéniquée au 1/10. Guérison. (Weiss. In Daban. Th. doct., Paris, 1889. Résumée.)
Schultz, âgé de 37 ans, marchand ambulant. On constate chez lui une tumeur bilobée, dans la paume de la main etla partie inférieure de l'avantbras, fluctuation et crépitation, douleur vague niveau du poignet. Mouvements très gênés. Le 14 août 1884. Opération. Incision sur partie saillante de la tumeur, écoulement dun liquide visqueux, lavages phéniqués entraînent grains riziformes; tendons intègres, pansement de Lister et immobilisation. Les 16 et 18 août, pansements, pas de pus. Drain supprimé le 15 septembre, le 20, cicatrisation complète ; quelques mouvements sont possibles et bientôt au début du mois d'octobre, les mouvements des doigts ont recouvré leur étendue normale. En somme, bonne guérison.
Obs. CCXXII. — Synovite à grains riziformes du poignet. — Incision , grattage. — Irrigation phéniquée à 1/20. — Guérison. (Service de M. le Dr Périer. In Sémiac. Th. doct. Paris, 1888. Résumée.)
Eugène R., 53 ans, serrurier, entre à l’hôpital Lariboisière, le 26 mai 1888. En 1887, gêne des mouvements de la main gauche, avec rétraction et engourdissement des doigts. En août apparition d’une tumeur au poignet, en dehors; quinze jours après, tumeur semblable en dedans.
Au mois de décembre, il se forme un grand nombre de ces petits kystes, qui accroissent en nombre et en volume et finissent par envahir le creux palmaire en s’insinuant au-dessous du ligament annulaire : tumeur en bissac.
Opération le 3 juin. M. Périer fait une incision sur la ligne médiane du poignet. Le kyste est ouvert et on retire 50 gr. de grains riziformes. On excise la paroi du kyste ; on gratte la surface interne de la tumeur jusque dans le creux palmaire et en introduisant la curette sous le ligament annulaire ; une injection d’eau phèniquee à 1/20 débarrasse la cavité des derniers débris qui l’encombrent. Un tube à drainage est placé dans la plaie. On place le membre sur une palette. Pansement au salol.
On le retire huit jours après. Pas de fièvre. Trois semaines après l’opération, cicatrisation complète, mouvements, pas de troubles de la sensibilité.
Obs. COXXIII. — Synovite à grains riziformes de toute lagaine synoviale de V index. — Large incision. — Curage. — Cautérisation au chlorure de zinc à 8 0/0. — Guérison par première intention. (Schwartz. Bull, et mém. Soc. chir., p. 744, 1887.)
M. C..., âgé de 41 ans, concierge, très bien portant, sans aucune tare héréditaire ou acquise, a eu, il y a deux ans, la main prise entre deux corps lourds. Dès ce moment, il a vu augmenter son doigt de volume, sans d’ailleurs qu’il y éprouvât de la douleur ; mais les mouvements devenaient plus difficiles. Au mois d’avril, il se cassa le genou et se fit une luxation du coude droit dans une chute. Soigné d’abord par nous, qui lui avons réduit sa luxation et sa fracture, il entra dans le service de notre maître Tillaux, à l’Hôtel-Dieu, pour en sortir complètement guéri de son traumatisme, sans raccourcissement notable et seulement avec un peu de raideur persistante de l’articulation. C’est pendant sa convalescence, alors qu’il se servait de béquilles pour marcher, qu’il s’aperçut que le doigt augmentait de dimensions et devenait gênant, voire même douloureux. Après avoir vu le malade, nous l’engageons à entrer dans notre service à l’hôpital Beaujon.
État actuel, à son entrée, le 23 août 1887. Excellent état général. Aucun antécédent de tuberculose. L’index gauche est considérablement augmenté de volume, surtout au niveau de sa face antérieure et de ses faces latérales, et d’autant plus que l’on approche davantage de sa base d’implantation ; la tuméfaction se continue vers la paume de la main; elle s’arrête environ à son milieu ; du côté du médius existe une grosse bosselure qui empêche le rapprochement des deux doigts. La peau est rosée, non sillonnée de veines, absolument intacte, mais amincie. La palpation fait reconnaître une tumeur fluctuante dans toute son étendue, la pression alternative d’une extrémité àl’autre produit la crépitation de grains riziformes, si caractéristique ; la bosselure interdigitale contient un liquide qui communique manifestement avec celui de la grande poche digitale. Le diagnostic se posait donc :
Synovite de la gaine de l’index à grains riziformes.
L’intervention jugée nécessaire fut acceptée par le malade ; elle consista, le 23 août 1887, à fendre toute la gaine digitale du bout du doigt dans la paume de la main, par une incision de neuf centimètres, après avoir préalablement pris toutes les précautions antiseptiques et anémié le membre à l’aide de la bande et du tube d’Esmarch.
L’incision confirma le diagnostic porté ; il s’écoula au moins quarante grammes d’un liquide épais, jaunâtre, avec une quantité considérable de grains riziformes, très gros, blancs, solides ; il existait deux diverticules qu’il fallut fendre et exprimer séparément; d’un côté la bosselure interdigitale, de l’autre, une tumeur palmaire qui fuyait sous les tendons fléchisseurs de la paume de la main. Toute la paroi de la synoviale et
les deux tendons fléchisseurs couverts de petites fongosités, furent grattés à la curette tranchante. Une des insertions du fléchisseur superficiel ayant été coupée fut resuturée avec un point de catgut ; le tube d’Esmarch fut alors enlevé; on arrêta, sans grande difficulté, l’hémorrhagie en nappe et toute la surface fut cautérisée à la solution de chlorure de zin à 8 0/0.
Ceci fait, la plaie fut refermée par une douzaine de points de sutures superficiels au crin de Florence et quatre points de suture profonds, embrassant peau et partie fibreuse, de façon à refermer la gaine, aussi exactement que possible, au niveau des ligaments annulaires. de réflexion des tendons. Le pansement fut le suivant: deux drains très petits, à chacune des extrémités de l’incision, iodoforme en poudre, gaze iodoformée et pansement ouaté, épais et serré.
La réunion par première intention est obtenue. Les fils sont enlevés le 10e jour, et l’opéré rentre chez lui au bout de 12 jours de séjour à l’hôpital.
Les mouvements, difficiles dans les premiers temps, sont revenus en grande partie, ainsi qu’on peut le constater ; cependant la flexion des deux dernières phalanges reste limitée. Le malade se sert, sans inconvénient, de sa main et se livre sans difficultés à ses occupations habituelles (7 décembre, 3 mois et demi après l’opération).
Obs. CCXX1V. — Kystes à grains rizi formes. — Lavage avec une solution de chlorure de zinc au douzième. — Guérison. (Dr Jalaguier.
Bull, et mém. Soc. chir., 26 déc. 1888.)
Femme de 50 ans ne présentant comme antécédents morbides qu’une adénopathie cervicale pendant son enfance ; elle vient à l’hôpital pour se faire traiter d’un kyste à grains riziformes du poignet et de la paume de la main, à droite, lies deux gaines synoviales sont envahies; les douleurs assez vives et les troubles fonctionnels prononcés.
Opération le 16 avril 1886. Incision des deux gaines au-dessus et au-dessous du poignet; ligature de l’arcade palmaire superficielle, la gaine du pouce a une paroi extrêmement épaisse, fibreuse; les grains qu’elle renferme sont très nombreux et typiques. La gaine interne en contient quelques-uns, perdus dans une masse de fongosités ; la paroi est lardacée et fongueuse. A l’aide de la curette tranchante j’extirpe la plus grande étendue possible de ses parois, en ménageant les tendons* Lavages répétés avec une solution de chlorure de zinc au douzième. Drainage. Suture au crin de Florence. Pansement iodoformé.
Le 25 avril. Premier pansement: réunion par première intention; ablation des drains et des fils.
Le 10 mai, la malade quitte l’hôpital ; il n’y a pas eu de suppuration. Les mouvements des doigts sont très gênés.
Le 25 juillet, la malade vient se montrer à l’hôpital; les mouvements des doigts sont absolument libres. Depuis lors, la guérison s'est maintenue ; mon collègue et ami Gilbert a revu la malade au mois de novembre 1888 ; elle est toujours dans l’état le plus satifaisant.
La recherche des bacilles dans ces grains, faite par M. Gilbert, fut négative ; mais l’inoculation sur un cobaye par Villemin détermina une tuberculose généralisée.
Obs. CCXXV. — Kystes à grains riziformes de la gaine des fléchisseurs de la main , incision, curettage. — Chlorure de zinc à 1/10.
Guérison. (J. Boeckel. In Daban. Th. doct., Paris, 1889.)
Mme Th..., 42 ans, entrée le 29 mars 1884, à l'hôpital de Strasbourg. Elle porte dans la paume de la main et sur la face palmaire de l’avantbras une tumeur dont le début remonte à 8 mois et qui semble s’être développée sous l’influence des efforts répétés auxquels l'obligeaient les travaux de sa ferme.
Depuis 3 mois, cette tumeur a pris un accroissement tel que la malade peut fléchir les doigts, occupant manifestement la gaine des fléchisseurs, elle affecte la forme d’un sablier, c’est-à-dire qu’elle présente deux prolongements oblongs l'un à la paume de la main, s’étendant jusqu’à la tête des métacarpiens, l’autre à la région antébrachiale remontant jusqu’à quatre travers de doigt au-dessus de l’interligne articulaire.
La portion rétrécie se trouve sous le ligament annulaire du carpe. La fluctuation y est évidente ; par la pression on fait refluer son contenu de la paume vers l'avant-bras, et vice versâ. Ce reflux s’accompagne de la crépitation caractéristique des kystes à grains riziformes.
Opération le 31 mars. Spray phéniqué ; précautions antiseptiques ; pas d'application de la bande d'Ksmarch. Une incision de 4 centim. est faite à l’avant-bras sur la partie saillante de la tumeur; elle donne issue àune certaine quantité de liquide visqueux, transparent, légèrement jaunâtre, et à une série de corpuscules blanchâtres, allongés, mesurant 4 millim. de longueur sur 2 millim. de largeur. En exerçant une légère pression sur le prolongement palmaire de la tumeur, on arrive à exprimer une nouvelle série de grains analogues. Introduisant une cuiller tranchante dans la plaie, M. J. Boeckel racle la surface interne du kyste et amène au dehors une cinquantaine de nouveaux corpuscules; il modifie ensuite la partie interne de la tumeur avec une petite éponge imbibée de chlorure de zinc à 1/10, qu’il promène rapidement à sa surface. Cinq points de suture sont placés, ainsi qu’un bout de tube à drainage, qui s’enfonce jusqu’au niveau du ligament annulaire.
Pansement compressif avec de la gaze iodoformée et du coton hydrophile, immobilisation du membre sur une attelle garnie d’ouate et de gutta-percha.
31 mars: T. S. 37°, 4; l«r avril, T. m. 37°, 6; T. s. 37°, 6 ; 2 avril, T. m. 37°. T. s. 37°, 3 ; 3 avril, T. m. 37°,3; T. s. 37°,6.
Le 9. 2e pansement; enlèvement des points de suture. La plaie est réunie sauf au niveau des points du tube, où il existe un bourgeon charnu. La malade peut déjà fléchir les doigts dans une certaine mesure. On fait un pansement de précaution légèrement compressif.
Le 12. Exeat.
19 octobre. Six mois après la malade est revenue. On constate que le kyste ne s’est pas reproduit et que la guérison s’est maintenue. Les mouvements sont libres et l’opérée se sert activement de sa main.
Obs. CCXXVI (personnelle, inédite). — Synovite tuberculeuse de la
gaine externe du poignet. — Injection de chlorure de zinc. — Incision. — Lavage au chlorure de zinc. — Guérison.
S..., Maximilien, âgé de 35 ans, entre le 28 janvier 1887, à l’hôpita St-Antoine, service de M. le Dr Monod, salle Velpeau, n° 48.
Depuis environ un an, le malade éprouve à la suite d’efforts et de fatigues, à la fin delà journée, une sensation de gêne dans le poignet et la main gauche ; dès cette époque le malade remarqua une légère tuméfaction de la partie externe de la main. Quinze jours avant son entrée, le malade fait un effort avec le bras gauche, en soulevant un fardeau. Dès le soir, sensation de gêne, d’engourdissement du poignet gauche. Le lendemain la tuméfaction de la région antéro-externe de la main a augmenté, elle devient douloureuse, les mouvements de la main sont impossibles.
28 janvier. Etat actuel. — La face antérieure du poignet gauche etl’éminence thénar sont le siège d’une tuméfaction très nette, en bissac. Les mouvements de la main et surtout du pouce sont gênés et douloureux.
Le 29. Injection de chlorure de zinc au 1/20, dans la synoviale. Douleurs très vives après l’injection.
3 février. Le kyste synovial est douloureux, la peau est un peu rosée, la pression de la tumeur augmente les douleurs, engourdissement du membre.
Le 8. Incision au poignet, écoulement d’un liquide louche. Lavage de la synoviale au chlorure de zinc au 1/20.
Pas de suture. Pansement iodoformé.
Le 16. Cicatrisation. Un peu de gêne dans les mouvements d’extension de la main et d’abduction du pouce.
Le 18. Exeat.
Obs. CCXXVII. — Synovite tuberculeuse de la gaine synoviale, tendineuse des muscles fléchisseurs de la main gauche. — Chlorure de zinc et acide phènique a 1/20. — Guérison avec fistules. (Gross, de Nancy. Rev. méd. Est 1885. Résumée.)
A. A., 26 ans, tailleur, entré le 1er février 1883. Depuis 6 mois, gonflement de la face palmaire de la main gauche, puis du petit doigt.
2 février. Incision, grattage des fongosités. Application de chlorure de zinc. Lavage à la solution phéniquée forte. Deux drains. Pansement de Lister. Immobilisation. Toniques.
Trois semaines après, guérison avec fistules.
Obs. CCXXVIII. — Synovite tuberculeuse de la gaine tendineuse des muscles fléchisseurs des doigts de la main droite. — Chlorure de zinc et acide phènique à 5 0/0. — Guérison. (Gross, de Nancy. Rev. méd. Est, 1885. Résumée.)
12 février 1884. Enfant de 5 ans ; trois semaines auparavant, entorse du poignet, gonflement, rougeur, ulcérations tuberculeuses. Traitements infructueux avec iodoforme, vin aromatique, teinture d’iode, solution de nitrate d’argent.
8 mars. Opération. Deux incisions ( bande d'Esmarch), fongosités dans la gaine et dans le tissu celllulaire : grattage. Surfaces cruentées et gaine frottées avec éponge imbibée de chlorure de zinc au 1/10. Irrigation à la solution phéniquée forte.
Pansement iodoforme, immobilisation. Compression.
En octobre. Guérison, mouvements conservés.
Obs. CCXXIX. — Synovite fongueuse de la grande gaine synoviale carpienne ; grattage. — Lavage avec la solution de sublimé a 1/1000. — Pulvérisation iodoformée. — Guérison. (Le Bec, Gazette des hôpitaux, 19 août 1886. Résumée.)
Marie B., 21 ans; synovite fongueuse ulcérée de la grande gaine synoviale carpienne ayant débuté deux mois auparavant.
Opération le 26 septembre 1885. Bande d’Esmarch; avec la curette tranchante, grattage de toutes les fongosités molles ; suture des tendons, à l’avant-bras, au poignet, dans la paume de la main et l’éminence thénar. Lavage avec une solution de sublimé à 1/000. Un drain dans la gaine palmaire et un dans les interstices musculaires de la partie supérieure; le tout fut saupoudré avec de l’iodoforme et pansé avec la gaze au sublimé.
27 septembre. Léger écoulement sanguin.
1er octobre. On retire le drain supérieur et on raccourcit le drain inférieur. Lavage au sublimé et pansement iodoformé.
Le 15. Guérison. Pansement au diachylon.
Le 20. Sur le trajet de l’artère cubitale : un petit, abcès, évacuation et injection de glycérine iodpformée à 1/10.
Le 27. Guérison absolue : les cicatrices sont adhérentes ; les doigts sont légèrement fléchis, mais on peut les redresser assez facilement.
Décembre. Guérison complète. Le poignet est un peu plus gros que l’autre, mais le malade s’en sert facilement.
Février 1886. La guérison se maintient.
Obs. CCXXX. — Kyste synovial de la gaine du long fléchisseur du pouce droit. — Grains riziformes nombreux. — Fongosités abondantes. — Ouverture . — Sublimé au 1/2000. — Guérison. (Terrillon. Bull. etmém.Soc. chir ., p. 862, 1886.)
Homme de 62 ans. Kyste synovial de la gaine du long fléchisseur du pouce droit, ayant débuté il y a un an et demi : douleurs, impotence, gonflement.
Opération le 20 septembre 1886. Bande d’Esmarch, incision large, liquide filant contenant grains riziformes, curettage des fongosités. Puis cavité fut ensuite essuyée avec soin avec de petites éponges montées sur une pince et imbibées de sublimé au 1/2000, drain, sutures au catgut. Pansement avec gaze iodoformée, ouatée.
Guérison en 10 jours. Rétablissement complet des fonctions de la main sous l’influence du massage et de l’électricité.
Obs. CCXXXI (inédite). — (Service de M. Périer, hôp. Lariboisière.)
P..., Amédée, 29 ans, peintre en bâtiment. Entre le 10 août 1887, salle Amb. Paré, 31.
Hygroma tuberculeux du grand trochanter.
14 août : Incision, grattage. Lavage au sublimé à 1 p. 1000.
Sutures, drain. Pansement au salol.
Guérison.
Obs. CCXXXII. — Synovite a grains riziformes de la gaine interne du poignet gauche et de l’annulaire.— Sublimé. — Guérison. (Tourneau, in Semiac, Th. doct. Paris, 1888. Résumée.)
Fr., 32 ans, femme de chambre. Synovite à grains riziformes de l’annulaire gauche ayant débuté deux ans auparavant. Synovite de la gaine interne du poignet apparue un an après la première. Gêne considérable des mouvements. La compression et les badigeonnages à la teinture d’iode ne donnent aucun résultat.
6 septembre. Opération. Une incision sur chaque tumeur : écoulement de liquide visqueux et de grains riziformes. Excision d’une partie de la
paroi des kystes. Grattage avec la curette de Volkmann. Irrigation à la solution de sublimé. Pansement à l’iodoforme.
4 jours après l’opération on retire les drains.
Trois semaines après, réunion complète.
Huit mois après, la guérison s’était maintenue complète.
Obs. CCXXXIII (inédite). — Synovite fongueuse de la gaine des fléchisseurs de la main. — Excision. — Grattage. — Lavage au sublimé. —
Guérison. (Communiquée par mon excellent collègue et ami Mouls.)
P., 18 ans, entré le 20 avril 1889, à l’hôpital Beaujon, service de M. le Dr L. Labbé, salle Marjolin, B4, pour une synovite fongueuse des deux gaines tendineuses de l’avant-bras droit.
23 avril. Incisions dans toute l’étendue des gaines. Excision et grattage des gaines synoviales. Lavage au sublimé. Pas de ligature. Pas de drain. Sutures au crin de Florence. Pansement au salol. Compression ouatée. Réunion par première intention.
Le 24 mai, le malade sort de l’hôpital. Les mouvements des doigts sont un peu gênés, pas de gonflement sur le trajet des gaines.
Le malade est revu en juillet, mouvements à peu près normaux. Pas de récidive.
Obs. CCXXXIV. — Synovite des tendons fléchisseurs du poignet. —
Liniment iodoformé. (Ardle. The Dublin Journ. of med. sc., 1889.)
Le nommé Thomas D..., 23 ans, se présente à ma consultation le 10 octobre 1882. Douleur très forte et gonflement considérable de la face antérieure du poignet droit ; six mois auparavant environ, l’empâtement et la douleur apparurent, tous deux augmentant au début à chaque fois qu’il essayait de soulever un objet pesant ou de remuer rapidement le poignet. Bientôt la douleur lui enleva Pusage de sa main; il obtint du soulagement en appliquant des cataplasmes et des pansements humides sur le membre. Le soulagement fut momentané, mais trouvant que le gonflement augmentait et devenait plus dur, il vint me trouver. Voici ce que je constatai :
Forte constitution, bonne santé actuelle, le malade ayant passé trois mois au bord de la mer avant de venir me trouver ; avant-bras droit élargi, muscles mous et atrophiés ; le poignet droit a deux pouces et demi de plus en circonférence que le gauche. Une masse arrondie avec deux extrémités, remontant de deux pouces sur l’avant-bras et descendant au milieu de la paume de la main où elle avait une consistance nodulaire et demi-élastique, fausse fluctuation.
Opération. — Une incision fut faite allant du bord supérieur du gonflement jusqu’au centre de la face palmaire, incision comprenant la peau, le fascia superficialis, la moitié supérieure du ligament annulaire anté-
rieur du carpe et le fascia profond. Dans la plaie il s’échappe immédiatement une grande quantité de tissu fongueux. En examinant avec soin les parties constituantes, je trouvai à la partie superficielle de ce gonflement les tendons du grand palmaire et de l’index et de l’annulaire du fléchisseur sublime, tandis que le reste des tendons fléchisseurs et je nerf médian étaient contre les os et le ligament interosseux. Je disséquai avec soin et grattai tout le tissu fongueux, je passai un large tube à drainage sous ce qui restait du ligament annulaire et fermai la plaie par trois étages de sutures : l’un de fins catguts réunissant ensemble autour des tendons, le tissu conjonctif profond; une seconde suture plus forte (au catgut) réunissant les bords du fascia profond et du ligament annulaire; une troisième, à la soie, pour réunir la peau.
1er pansement, 6e jour. Ecoulement séro-sanguinolent. Un drain est placé à l’angle supérieur de la plaie et la main à angle droit sur le poignet.
2e pansement, 15e jour. Plaie guérie, sauf au bord supérieur où le drain était placé, ablation des fils de soie. Légère suppuration dans le trajet du tube. On commence à imprimer de légers mouvements.
La plaie avait été pansée avec de la charpie et du Uniment iodo formé.
Le malade a gagné en force depuis cette époque et à la fin de la troisième semaine la plaie était complètement saine et guérie.
Un mois après l’opération, il commença des mouvements actifs et maintenant, six ans après l’opération, il possède le parfait usage de sa main ; il n’éprouve qu’un léger trouble provenant d’une légère douleur et d’une sensation de chaleur dans le poignet après des exercices violents.
Obs. CCXXXV. — Synovite tendineuse des gaines du radial et du cubital.— Gaze iodoformée. (Ardle. The Dublin Journ. of med. Sc., février 1889.)
La nommée K. M..., âgée de 26 ans, domestique, entre dans mon service pour un gonflement semi-élastique le long des fléchisseurs radiaux du carpe et du fléchisseur et de l’extenseur cubital du carpe. Elle ne pouvait pas se servir de son bras, depuis six mois environ. Trois semaines avant d’entrer dans mon service, le gonflement du côté radial, s’ouvrit spontanément, mais il ne s’écoula que du sang. Comme pour le cas de l’observation II, j’incisai et j’enlevai avec la curette des masses caséeusés qui environnaient les tendons ; pansement à la gaze iodoformée.
Cinq semaines après le jour de l’opération, elle quitta l’hôpital avec un bras dont elle pouvait se servir parfaitement et sans douleur.
Obs. CCXXXVI. — Synovite tendineuse de la gaine des fléchisseurs et des extenseurs due à une tuberculose du cubital antérieur. Gaze iodo formée. (Ardle. The Dublin jowmal of med. sciences , février 1889. Obs. IL)
Thomas C..., âgé de 28 ans, vint me consulter pour un gonflement siégeant le long de l’extrémité inférieure du tendon fléchisseur du carpe (cubital antérieur). Il me raconta l’histoire suivante : Il y a trois ans, il remarqua un léger gonflement non douloureux, le long du bord interne de l’avant-bras, au voisinage du poignet. Au bout d’un certain temps, il y eut de la raideur articulaire et graduellement le gonflement envahit la face dorsale de la main et la face antérieure du poignet ; dans l’impossibilité de se servir de sa main, il entra dans un hôpital de Dublin : on lui appliqua constamment des cataplasmes pendant des mois jusqu’à ce que la suppuration se fasse jour à la partie supérieure de la tumeur, par une ouverture abords déchirés dont la cicatrice était encore visible. Il fut soulagé pendant un certain temps, mais toutefois sans pouvoir se servir de son bras. A des intervalles irréguliers, il s’écoulait du pus par une petite fistule qui avait persisté à l’ouverture de l’abcès. Cet état de chose persista jusqu’au moment où il vint me consulter le 7 décembre 1883.
11 était pâle et anémié, pupilles dilatées, pouls rapide et irrégulier, respiration fréquente, mais pas de signes d’affection pulmonaire. Il ne pouvait se servir de sa main gauche, car après le moindre exercice, il ressentait une violente douleur partant du gonflement et s’irradiant dans le petit doigt ; cette douleur se produisait surtout dans la soirée. Les gaines des fléchisseurs et des extenseurs étaient distendues ; autour de l’extrémité inférieure du cubitus, on sentait un empâtement épais et semi-élastique.
Opération. — Incision le long du bord interne du cubitus jusqu’à l’extrémité inférieure de Los, les bords de l’incision sont rétractés ; avec la curette tranchante on enlève une grande quantité de tissu fongueux ; par une incision franche des gaines tendineuses on évacue un liquide séreux; un tube à drainage est placé dans la gaine des extenseurs et des fléchisseurs; la plaie du cubital antérieur est bourrée de gaze iodoformèe.
1er pansement, le 7e jour. Le gonflement de la main a presque disparu ; la plaie de la région cubitale bourgeonne bien; les drains sont enlevés ; de nouveau, gaze iodoformèe pour la plaie du cubital antérieur et pansement de Lister sur la main et Lavant-bras.
2e pansement, 17e jour. Les plaies des fléchisseurs et des extenseurs sont parfaitement guéries; la plaie du cubital antérieur est remplie de bourgeons ayant très bon aspect. La plaie du cubital antérieur est pansée maintenant avec une pommade à lacide phénique et à loxyde de zinc. Exeat pour la maison de convalescence de Linden.
Je le revois pour la première fois six semaines après l'opération ; une cicatrice dure marquait le siège de la lésion du cubital antérieur; je lui permis alors de se servir de sa main, mais avec ménagement et, trois mois après il vint me trouver et me dit que sa main lui était de nouveau aussi utile que par le passé.
En février 1886, un de mes collègues me pria de venir voir avec lui, l'un de ses malades atteint d'une pneumonie tuberculeuse avec épanchement pleural; je reconnus dans ce malade le pauvre garçon auquel j'avais enlevé auparavant des lésions tuberculeuses de l'avant-bras. Dans sa famille il n'y avait jamais eu aucun phtisique et je conclus que les cataplasmes avaient favorisé le développement local de l'affection, tandis que le retard apporté à son ablation avait permis la dissémination, avec généralisation et issue fatale.
Obs. CCXXXVII. — Synovite tendineuse des extenseurs d,u pouce. — Gaze iodofovmèe. (Ardle. Loc. cit. Obs. IV.)
Le nommé T. G., âgé de 18 ans, vient me consulter et me raconte l’histoire suivante : six mois environ avant de venir me trouver, il reçut un coup sur la face postérieure du radius, au niveau de son tiers inférieur. Pendant quelque temps il ne s’en ressentit pas, mais trois semaines après le traumatisme, il éprouva de la douleur et de la raideur articulaires et de la difficulté à se servir de son pouce. Cinq semaines après avoir reçu le coup, il ne pouvait plus se servir du tout de sa main à cause de la douleur du poignet et de la raideur articulaire. Pendant les derniers mois écoulés, malgré l’application de pansements émollients, la douleur devint très forte et il se décida à venir me trouver.
A un pouce de l’extrémité inférieure du radius gauche on constate un gonflement qui s’étend sur la face postérieure de l’os sur une étendue de deux pouces et s’étendant en dedans vers le cubitus. Sur la face antérieure, les tendons sont refoulés en avant par une tumeur de consistance semi-élastique, siégeant dans l’espace interosseux et dirigée du côté du radius. Empâtement général de tout le poignet et du bord interne de la main ; le malade portait sa main ou la laissait reposer sur le côté opposé, car il ressentait une très vive douleur, à chaque fois qu’il lalaissaitpendre.
Opération. — Je pratiquai une incision longue de trois pouces sur la face dorsale de l’avant-bras, à la partie la plus saillante de la tumeur, qui était formée, comme je m’y attendais, de granulations tuberculeuses et filant en bas, le long de la gaine des extenseurs. Avec la curette, j’enlevai complètement ces fongosités et attirant les tendons vers le bord cubital, je mis à découvert le ligament interosseux qui, lui aussi, était envahi par les fongosités ; je fis alors une incision sur la face antérieure de l’avant-bras et amenant les tendons vers le bord interne, je rencon-
trai une masse semblable à celle que je venais d’enlever, intéressant la face antérieure et pénétrant en avant dans la grande gaine des tendons antérieurs, je l’enlevai avec la curette et fis un raclage soigneux, puis je passai un tube à drainage à travers le ligament interosseux. Les deux plaies sont bourrées de gaze iodoformèe et recouvertes d'un pansement de Lister.
La plaie guérit rapidement par bourgeonnement et le malade quitta l’hôpital sans douleur ni sensibilité dans le bras et avec toute l'intégrité des mouvements du poignet et des doigts.
Obs. CCXXXVIII. — Synovite tendineuse de la face dorsale delà main.
Ether iodoformè. (Ardle. Loc. cit. Obs. V.)
Marie M..., âgée de 16 ans, vient me trouver de Monagham et voici ce qu’elle me raconte: Père mort de phtisie pulmonaire, mère en assez bonne santé; deux soeurs mortes, d’après ce qu’elle dit, d’une affection des intestins. Aucun mouvement possible delà main, raideur articulaire, gonflement et empâtement de la face dorsale. Large incision dorsale, drainage, emploi pour les pansements d'ètlier iodoformè. Guérison rapide.
Obs. CCXXXIX. — Tuberculose localisée autour du tendon d'Achille.
Iodoformè. (Ardle. Loc. cit. Obs. VI.)
Le nommé P. . . R. . ., 19 ans, vient me consulter le 10 décembre 1880. Il se plaint d’une douleur siégeant à la face postérieure de la jambe et d’une tumeur derrière la cheville. En l’examinant, je constate la présence d’une masse rénitente, dure, présentant par endroits une obscure fluctuation; les mouvements imprimés au pied donnent une sensation de craquement, et au niveau de l’insertion du tendon, on sent quelque chose de plus dur qui fait une saillie douloureuse à la pression ; dès qu’il marche tant soit peu, cette tumeur augmente de volume et devient plus douloureuse. Le malade a tout à fait l’air d’un strumeux.
Opération. — Incision longue de trois pouces, le long du bord externe du tendon, raclage des dépôts caséeux, ablation de la bourse rétro-calcanéenne qui est la cause de cette proéminence qu’on avait notée au niveau de la saillie du tendon. La guérison fut longue et les bourgeons fongueux envahirent la plaie ; application de compresses trempées dans une solution d’iodoforme et six semaines après guérison complète. Pas de rechute ; le malade est actuellement fort et bien portant.
Obs. COXL. — Synovite tuberculeuse des gaines antérieures du coude-pied. — Gaze iodoformèe. (Ardle. Loc. cit. Obs. VIII.)
Mme h... vient me consulter dans les premiers jours de mars 1884, pour une tumeur siégeant dans la région antérieure du cou-de-pied gau-
che. Elle se plaint d’une grande lassitude après la marche et' constate que le cou-de-pied augmente de volume, est rouge. Des révulsifs et des frictions avec l’ammoniaque et le mercure n'amènent aucune amélioration. Lorsque je la vis, au mois de juin, la tumeur avait augmenté de volume, dans un point correspondant à la ligne tibiale antérieure, une masse demi-fluctuante sensible au toucher et paraissant se continuer avec une petite masse arrondie que l’on sentait sous la tête de l’astragale. J’enlève avec la curette et je dissèque une masse considérable de tissu fongueux située au bord interne du pied et entourant complète ment les tendons, drain. Suture de la partie supérieure de la plaie,' la partie inférieure est bourrée de gaze iodoformèe. Réunion par première intention de la partie supérieure de la plaie, la partie inférieure est définitivement cicatrisée deux mois après l’opération.
Obs. CCXLI. — Tuberculose de la gaine des tendons extenseurs du
pied. — Excision , grattage. — Gaze iodoformèe. — Guérison. (Beach.
Medic. andsurg. Journ., GXX, 559, 1889.)
Femme de 40 ans ; il y a un an, apparition d’une tumeur blanche à la face antérieure du cou-de-pied droit. Pas de traumatisme antérieur, ni cause appréciable, elle a augmenté sans douleurs jusqu’à présent et a atteint le volume d’un citron. La peau est rouge, modérément distendue. Ni thrill, ni pulsation. La tumeur n'augmente pas de volume par la marche. On constate un léger accroissement des ganglions inguinaux des deux côtés.
Une incision exploratrice fait découvrir une masse de nodules caséeux renfermée dans une matrice d’un produit translucide et gélatiniforme, avec de petits kystes renfermant un liquide épais, jaune. Ces kystes sont tous en rapport avec les gaines des tendons extenseurs des orteils. L’examen microscopique montra que la production était due à une infiltration tuberculeuse. La masse fut excisée et la cavité qui en résulta fut grattée avec la curette, puis bourrée de gaze iodoformèe. Actuellement, la plaie bourgeonne bien.
Solution alcoolique de naphtol [3.
Les observations suivantes m’ont été communiquées par mon excellent collègue et ami Manclaire, avec l’assentiment de M. Poirier, suppléant M. le professeur Duplay, à l’hôpital Beaujon. Je les en remercie.
Obs. CCXLII. — Hommede45ans, salle Gosselin, Bl. Fistule costaleprobablement tuberculeuse; début: 3 mois. Huit injections de naphtol [3. Guérison apparente.
Obs. CCXLIII. — Femme, salle Huguier, 2. Fistule costale tuberculeuse. Une injection de naphtol (3 tous les quinze jours. Guérison parfaite en 2 mois et demi.
Obs. CCXLIV. — Homme de 32 ans, salle Gosselin, 3. Ostéomyélite tuberculeuse aiguë du grand trochanter. Opéré une première fois en mai 1889. 2e opération en août par M. Poirier ; injections de naphtol (3. Pansements au naphtol camphré. Guérison parfaite le 20 janvier 1890.
Obs. CCXLV. — Femme de 18 ans. Ostéomyélite tuberculeuse du fémur. Opération par M. Poirier, grattage. Lavages et injections de naphtol p. Guérison.
Obs. CCXLVI. — Homme, 19 ans, salle Gosselin, 13. Ostéomyélite tuberculeuse de l’extrémité inférieure du fémur. Opéré une première fois en avril 1889. 2e opération en août. Lavages et injections au naphtol (3, à chaque pansement.
20 janvier 1890, en voie de guérison.
Obs. CCXL VII. — Homme de 45 ans, salle Gosselin, 4. Fongosités tuberculeuses du genou, extra-articulaires, grattage. Lavage au naphtol (3. Guérison parfaite au bout d’un mois et demi.
Obs. CCXLV1II. — Femme de 23 ans, salle Huguier, 3, entrée le 19 avril 1889. Ostéite tuberculeuse des 4e et 5e métatarsiens, datant de février 1888. Pansement au naphtol pendant quelque temps, pas de résultats. Le 18 juil-
let, opération par M. Poirier, évidement, grattage. Lavage au naphtol (3. Guérison complète le 7 août.
Obs. CCXLIX. — Homme de 30 ans, salle Gosselin, 18. Entré au mois d’août. Ostéite tuberculeuse du 1er métatarsien gauche. Ablation de l’os, grattage. Lavage à la solution alcoolique de naphtol p ; sphacèle de la peau. Parti en voie de guérison au bout de 2 mois.
Naphtol camphré.