INTRODUCTION
Le traitement des tuberculoses locales a subi dans ces dernières années, sous l'influence de la découverte du bacille de Koch, une évolution très marquée. Ce sont des foyers infectieux pouvant se généraliser soit après une opération, soit spontanément. La suppression de la lésion ne suffit pas, le tissu dans lequel elle s’était développée doit être stérilisé ; sans cela récidive et auto-inoculation sont à craindre; d’ailleurs, ces localisations peuvent guérir uniquement par l’emploi des antiseptiques. En tenant compte de ces faits, la méthode conservatrice peut et doit donner d’excellents résultats.
Pendant le cours de nos études médicales et surtout pendant notre internat, nous avons vu que l’on peut obtenir beaucoup de la chirurgie économique à l'aide des antiseptiques.
Interne de M. Périer, nous avons employé en chirurgie, dès le mois d’août 1888, le naphtol camphré, récemment découvert. Les beaux succès que cet agent puissant et peu toxique donne dans les tuberculoses locales nous ont engagé à le comparer aux autres antiseptiques utilisés dans ces affections et spécialement pour le traite^
ment des ostéites, des arthrites et des synovites tendineuses. A propos des tumeurs blanches, il nous a paru intéressant d’étudier l’état actuel de la chirurgie sur les opérations, dirigées contre elles.
Mon ami G. Sardou m’a souvent donné d’excellents conseils et en particulier pour ce travail, mon entière reconnaissance lui est acquise.
Je suis très obligé à MM. Barozzi, David, R. Lejuge de Segrais, P oui ai n et Y i r chaux de leur sympathie et du concours qu’ils m’ont prêté en plusieurs occasions ; à MM. Barozzi, Lejuge de Segrais, Leroy, du grand service qu’ils m’ont rendu en m’aidant à traduire les travaux étrangers.
Je remercie mes excellents collègues Mou ls, Ma ucl aire, Couder, Répin et Canniot des observations qu’ils m’ont communiquées et de leur ami'ié. Je suis très reconnaissant à M. E. Désesq u elle de son extrême amabilité et des notes qu’il m’a remises pour ce travail.
C’est pour moi un devoir bien doux d’adresser mes remerciements à mes premiers maîtres de la Faculté de Montpellier : M. le professeur Dubreui 1, dans le service duquel j’ai débuté et connu la chirurgie orthopédique; MM. Battle, Bimar, Carrieu, Grasset, Lannegrâce, Paul et, T éde n a t, m’ont toujours témoigné une grande bienveillance ; je ne Lai pas oublié.
A Paris, je n’ai trouvé auprès de tous mes chefs que bon accueil et bons conseils.
M. le professeur P r oust, M. le professeur Corn il et mes autres maîtres dans les hôpitaux et les laboratoires, MM. B a 1 z e r, Brun, Chantemesse, Guéniot, Millard, Prengrueber, Peyrot, Reclus, Ricard, Ri gai, Schwartz, Se gond m’ont beaucoup appris, je les en remercie.
M. Jalaguier etM. Nélaton m’ont toujours témoigné beaucoup d’intérêt, je ne saurais trop leur en être reconnaissant.
M. Berger m’a fort obligeamment communiqué une observation intéressante et m’a toujours aimablement accueilli, je suis heureux de lui offrir ici l’expression de ma bien sincère gratitude.
M. R. Moutard-Martin a été pour moi plus qu’un maître, il sait quelle affection j’ai pour lui.
M. Sevestre m’a enseigné les maladies des enfants, je 11’oublierai pas ce qu’il a fait pour moi.
J’ai passé auprès de MM. Roques, Chauffard et Gombault une excellente année d'internat à l’hospice d’Ivry ; sous leur direction j’ai pu étudier les maladies des vieillards et du système nerveux ; je remercie tout particulièrement M. Gombault des bonnes leçons qu’il m’a données dans son laboratoire et de m’avoir admis comme collaborateur.
Je dois beaucoup à mon cher maître M. Ch. Périer, qui m’a initié à la pratique de la chirurgie antiseptique. J’ai appris, avec lui, comme externe, puis comme interne, que l’on doit non seulement faire de l’antisepsie, mais encore de l’asepsie; que dans les interventions, il faut être très conservateur, tout en tenant compte des indications. Je ne saurais assez le remercier de ses bontés et des excellents conseils qu’il m’a toujours donnés, en particulierpour ce travail.
Je suis heureux d’avoir été l’interne de M. Ch. Monod, cela m’a permis de profiter de sa science et de ses leçons cliniques; les nombreuses marques de sympathie qu’il m’a si souvent témoignées et l’honneur qu’il m’a fait de participer à ses travaux me font un devoir de lui assurer ma vive reconnaissance et mon entier dévouement.
J’ai terminé mon internat chez M. L. Lab b é ; il a droit à toute ma gratitude, car je ne puis oublier son accueil bienveillant, sa confiance, la libéralité avec laquelle il a mis à ma disposition toutes les richesses de son service, les bontés qu’il a eues pour moi et tout ce que sa grande expérience chirurgicale m’a appris.
Nous prions M. le professeur Lannel on gue d’agréer nos remerciements pour l’honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.