A 1° QUE
l’évolution de la maladie, dont la marche est plus lente et qui reste localisée.
d) Mais l’avantage que présente cette méthode, c'est d’être parfaitement adaptée au malade chez lequel on n’introduit aucun élément étranger, appliquant cette juste parole de Grasset : « Dans toute maladie, c’est le sujet qui fait sa guérison. » Elle confirme aussi cette opinion de Ferrier-Tiéron :°« C’est toujours l'organisme malade qui fournit son sérum curatif, et ce sérum est le seul qui puisse convenir à cet organisme. »
Ces affirmations sont peut-être un peu vagues, mais « on manque de base scientifique pour déterminer le mode d’action de cette méthode » (Castaigne).
Cependant l’on peut approfondir le mode d’action de ces anticorps spécifiques; il paraît peu probable que l'injection d’une minime quantité de ces anticorps puisse neutraliser les toximes de la maladie, il est plus vraisemblable que leur introduction dans l’organisme détermine la formation de substances analogues par un mécanisme assez curieux : c’est ici que l’on voit jouer le rôle si particulier de la peau.
3° On sait l'importance que les auteurs allemands attribuent à la réaction cutanée dans la création de l’immunité tuberculeuse : « une participation cutanée dans la tuberculose exerce une action protectrice et curative sur les organes internes » (Gehrke). Cet axiome est à la base de thérapeutiques diverses, utilisant des bacilles tuberculeux ou de la tuberculine en friction cutanée, telle la fameuse pommade « ektebin », dont les Saxons disent le plus grand bien.
a) C'est que, pour Sahli, le derme joue un rôle prépondérant dans la production des anticorps. Ru à
b) Castaigne se demande si l’absorption tissulaire ne renforce pas le pouvoir antitoxique du sérum.
c) Dans un langage lourdement germanique, Spengler suppose que, chez le malade, « des substances inhibitrices empêéchent la copulation absorptive des colloïdes » et que l’injection cutanée du sérum neulralise ces substances, ce qui permet la fixation des anticorps sur les produits toxiques.
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d) D'une manière ingénieuse et fort pittoresque, Artault de Vevey explique le rôle de la peau, qui prend chaque jour une importance plus grande dans l'étude de l’immunité : Un organisme infecté réagit en créant des anticorps que sécrètent les leucocytes et qui se répandent dans le sérum.