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Le shock se produit électivement parmi deux groupes d'animaux :
1° Chez ceux inoculés au laboratoire dans les 3 semaines qui suivent la primo infection.
2e Chez les animaux spontanément atteints de tuberculose, dans les quelques semaines qui précèdent la mort. |
Or, c’est à ce moment que les anticorps tuberculeux sont en plus faible quantité dans le sang. On peut donc supposer que la sensibilité de l’organisme vient de cette carence en anticorps. Si cela est vrai, les animaux atteints de tuberculose chronique, dont le sang est riche en anticorps, doivent être naturellement immunisés contre le shock et leur sérum injecté aux animaux shockés, doit guérir les accidents. C’est ce que l'expérience semble confirmer.
Ainsi il suffira :
soil pour prévenir un shock menaçant
soit pour guérir un shock confirmé d’injecter du sérum d’animaux immunisés, naturellement ou artificiellement. Madsen prépara pour Môllgaard un tel sérum en injectant, à des veaux, puis à des chevaux, alternativement, des bacilles tués et de la tuberculine.
Il titrait son pouvoir antitoxique par’ son aptitude
à guérir le shock sanochrysien chez des veaux, la dis-
parition de l’albuminurie servant de critérium. Ainsi l’on peut résumer la théorie de Môllgaard :
1° Action hautement bactéricide in vitro et in vivo de la Sarnochrysine.
2° Mise en liberté de toxines bacillaires.
3° Production d'accidents graves dans l'organisme tuberculeux, analogues à ceux provoqués par l’injection de toxines spécifiques.
4° Prévention ou guérison de ces accidents par un sérum antitoxique.
Mais le médicament, même chez les animaux immunisés contre le shock peut produire d’autres accidents moins graves. Ceux-ci seraient dûs, d’après Môllgaard à l’action d’autres toxines bacillaires qui, n'ayant point de propriétés antigéniques ne suscitent pas la production d’anticorps. |
Ce sont des exanthèmes rarement observés chez les animaux, un amaigrissement considérable au début du traitement, de la diarrhée (chez les animaux pré-: sentant des lésions intestinales) et enfin, plus importantes, des élévations de température. Celles-ci surviennent immédiatement après Pinjection, elles sont de 2 à 3° et d'autant plus intenses que l'animal est plus atteint. Dès que l’état s'améliore, tous ces symptômes disparaissent. Les réactions de température s’atténuent, surviennent beaucoup plus tardivement, puis finissent par disparaître elles aussi.
Môllgaard expérimenta sa nouvelle méthode (aurosérothérapie combinées) sur une quantité considérable d’animaux (Singes, Chèvres, Bovidés). Il employa des cultures de Bacille bovin, de virulence variable, mais rigoureusement vérifiées.
Alors que les animaux de contrôle meurent tous avec des lésions tuberculeuses aiguës dans des délais rapides, les animaux traités ont supporté parfaite-
SO
ment le médicament, grâce au sérum et n’ont pas succombé à l'infection tuberculeuse. Sacrifiés après un temps variable, la plupart présentaient des lésions tuberculeuses d’ailleurs peu importantes. Ces lésions étaient ou calcifiées, ou entourées par du tissu fibreux, et les bacilles qu’elles contenaient étaient granuleux et en voie de disparition.
En somme, et nous citons Môllgaard « la Senochrysin-sérumthérapie combinée est en mesure de sauver la vie d'animaux qui sont atteints de pneumonie tuberculeuse et même de tuberculose miliaire, et de les conduire à un élal de guérison clinique ».
Il. -- Les recherches ultérieures
Les idées de Môllgaard pour si originales qu’elles soient et pour si bien établies qu’elles paraissent être après des recherches si rigoureuses n’en devaient pas moins être soumises à un contrôle sérieux, avant de prendre place au milieu des acquisitions scientifiques indiscutées. C’est que jusqu'ici toutes les médications prétendues spécifiques de la tuberculose, n’avaient pas fait leurs preuves. La méthode de Môligaard, cependant, méritait attention, puisqu'elle était basée
sur une expérimentation de quatre années consécutives.
Néanmoins, les savants français ou étrangers qui vérifièrent les expériences du Savant danois, n’aboutirent pas aux mêmes conclusions. Leurs travaux ne semblent pas confirmer l’action spécifique de l’hyposulfite d’or sur le Bacille de Koch. |
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Nous envisagerons successivement :
Ceux qui concernent :
1° Les propriétés bactéricides de l’hyposulfite d’or.
2° La théorie du shock et le sérum antitoxique.
1. — Les propriétés bactéricides de l’hyposulfite d’or 1° IN viTro
A) L'action empêchante du sel sur le développement des cultures n'est pas aussi élevée que lavait annoncée Môllgaard.
Le Professeur Calmette a employé deux souches de Bacilles tuberculeux, l’une humaine, l’autre bovine. L’hyposulfite d’or, mis en contact pendant 5 et même 30 h., en solution à 2 % avec 0,20 ctg. de Bacilles, n’a pas empêché le développement ultérieur de leurs cultures, sur milieu de choix ; à la concentration de 1 pour 1.000 en contact pendant 5 semaines, il empéche le développement des cultures, mais à 1 pour 10.000 le Bacille pousse en culture assez mince il est vrai.
Les Professeurs Arloing et Thévenot ont étudié son action sur un bacille tuberculeux humain, poussant en cultures homogènes, ordinairement très sensible à l’action des antiseptiques.
Le milieu employé était le bouillon glycériné auquel étaient ajoutées des doses variables d’hyposulfite d’or.