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à la dose de 0,02 (inoffensive pour le cobaye sain) à des cobayes infectés 45 jours auparavant, tous meurent entre 16 et 48 heures, et l’on trouve chez eux les mêmes lésions que chez les cobayes tuberculinisés.
b) Chez le cobaye, très sensible aux toxines tuberculeuses, les accidents évoluaient si rapidement qu’on ne pouvait analyser leur marche.
Môllgaard essaya de vérifier son hypothèse sur de grands animaux (singes, bovidés). Des accidents graves, mortels même, auxquels il a donné le nom de tuberculine shock, par analogie avec ce qui se passe chez l’animal tuberculeux, se produisent, avec des doses qui laissent les animaux sains insensibles.
Voici quelle est leur physionomie clinique :
L’albuminurie est souvent la première manifestation : elle est de quantité variable. Si on laisse se développer les accidents, des cylindres apparaissent dans les urines. On trouve à l’autopsie des lésions de l’épithélium rénal. En même temps, se manifeste une action toxique sur le myocarde : bruits assourdis, arythmie, chute de la tension artérielle. Des signes d’æœdème pulmonaire apparaissent : dyspnée, cyanose, râles fins disséminés, accompagnés d’une chute brusque de la température qui peut atteindre en 10 ou 12 heures 3 à 4°. La mort survient dans cet état.
A ces doses dites thérapeutiques, la Sanochrysine n’est donc utilisable qu'avec d’extrêmes précautions. Mais n’existe-t-il pas un moyen d'empêcher ces accidents, puisqu'ils paraissent de nature spécifique ? Un fait d'observation rapporté par l’auteur permet de
l’espérer.