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de certitude pour que nous puissions les affirmer catégoriquement.
8 de nos malades ont donc présenté, mais à des degrés différents, les signes d'amélioration que nous venons de passer en revue : disparition des signes d’intoxication: asthénie, anorexie, sueurs nocturnes; prise de poids, régularisation de la température, diminution considérable de l’expectoration, rétrocession partielle des signes physiques. Et l'amélioration s’est produite ie plus ordinairement pendant la durée d’une cure, c’est-à-dire en quatre mois au plus.
Or, sur ces 8 malades, 5 d’entre eux (obs. IL, IV, V, VI, VII, VIII), qui avaient une forme déjà relativement ancienne, qui présentaient des lésions bilatérales, largement excavées au moins d’un côté, avaient subi pendant des temps variables (mais plus de six mois), le traitement hygiéno-diététique. Malgré cela. au moment où on a commencé le traitement, le bilan de leur situation était infiniment mauvais : leur histoire antérieure, l'extension rapide de leurs lésions imposaient un pronostic fâcheux. 3 autres (abs. I, III, V) avaient bénéficié de la cure de repos, mais d’une facon moins rigoureuse : d’ailleurs le début récent de leur histoire et l’état déjà avancé des lésions ne permettaient pas d'espérer une amélioration si considérable en si peu de temps.
En somme, ces malades qui, avant la cure, paraissaient faire une phtisie rapidement évolutive ou qui semblaient arrivés à une période où ils ne devaient plus s’améliorer, ont présenté, sous l'influence de Phy-
posulfite d’or, un changement indiscutable dans la
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marche de leur tuberculose. Pour employer une expression de M. le Docteur Ch. Garin : « la tuberculose pulmonaire de ces malades s’est refroidie ». Les signes généraux et fonctionnels sont ceux d’une tuberculose à évolution plus torpide : en particulier la température, signe capital d'évolution, est redevenue normale. Les signes physiques prennent les caractères de ceux fournis par des lésions en voie de transformation fibreuse. Enfin, des lésions tuberculeuses (adénites suppurées, lésions cutanées) apparaissent (obs. N que l’on n’observe pas d’ordinaire chez les phtisiques à évolution rapide.
Si, dans certains cas (obs. IV, V), une partie de l’amélioration peut être mise sur le compte du traitement hygiénodiététique, il faut bien dire que celui-ci aurait été incapable d’enrayer des formes évolutives commes celles que présentaient certains de nos malades (obs. I et III). Comme le dit le Professeur Léon Bernard « de pareilles améliorations des signes généraux et fonctionnels, de pareilles modifications des signes stéthoscopiques sont bien connues en dehors du traitement par l’hyposulfite d’or; mais on ne les rencontre qu’à la faveur de plusieurs mois ou années de traitement habituel et jamais avec une telle célérité, dans des délais aussi rapides, suivant immédiatement l’intervention thérapeutique ».
Dans ces cas, on peut véritablement affirmer l’action bienfaisante du médicament.
Mais il ne faut pas se leurrer : il ne s’agit en aucune façon d'amélioration absolue, définitive et encore