‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose pulmonaire par l'hyposulfite double d'or et de sodiumChapitre 32 sur 55 · Accidents immédiats · texte numérisé non relu

Accidents immédiats

D’après les auteurs qui en ont observé, voici ce qui se passe dans les minutes qui suivent l’injection (dose de 0,50 minimum). Le malade a une sensation de malaise, il a les yeux britlants, se plaint de maux de tête, d’une saveur métallique dans la bouche. Puis, apparaissent des vomissements répétés et quelquefois, mais beaucoup plus rarement de la diarrhée, qui persiste après la cessation des autres manifestations.

Mais la réaction la plus constante, signalée par tous ceux qui ont employé le médicament, c’est l'élévation de température qui survient dans les heures qui suivent l'injection. l

Son intensité est en rapport avec la température que présentait le malade avant le traitement. Elle peut atteindre facilement 39° ou 40°. Elle ne dure d’ailleurs pas : 4 ou 5 heures après, la température est revenue à son type normal.

Cependant, Secher a décrit des élévations de température survenant après les injections, mais elles accompagnaient alors d’autres accidents, en particulier les rashs éruptifs. D’après la plupart des auteurs.

les réactions tendent à diminuer au cours du traite-

Le

ment (Faber). Seul, Sergent dit que l’accoutumance ne se produit pas et que les accidents ont plutôt tendance à s’exagérer.

Chez les malades que nous avons traités, toute cette symptomatologie a .été réduite au minimum : nous avons noté une légère congestion de la face, un malaise général indéfini, une légère accélération du pouls. Nous n’avons observé que très rarement des . élévations de température (obs. XII) : elles se sont produites chez deux malades qui avaient une température vespérale élevée. Ceux qui ne dépassaient pas 39° n’ont présenté que des réactions thermiques insignifiantes qui annonçaient, le plus souvent, d’autres complications (obs. IT et X).

Il semble donc qu'avec les doses faibles, même si le malade a une température élevée, on peut éviter les fortes poussées thermiques qui obligeaient les autres cliniciens à garder les malades au lit pendant tout la durée d’une cure. Quant aux réactions immédiates, on peut les considérer comme sans aucun inconvénient. L’on ne verra plus, comme Rist le signale, des malades dont on a interrompu le traitement à cause des réactions violentes, insupportables, qui se reproduisaient après chaque injection.

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