‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose pulmonaire par l'hyposulfite double d'or et de sodiumChapitre 34 sur 55 · B. — LES SYMPTÔMES DIGESTIFS · texte numérisé non relu

B. — LES SYMPTÔMES DIGESTIFS

On peut observer des symptômes buccaux ou pharyngés et des symptômes intestinaux.

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a) Symptômes buccaux ou pharyngés.

Ils sont très fréquents, mais peu graves. Il s’agit le plus souvent de stomatite ou de pharyngite de type érythémateux banal (obs. X, XI, XII) ou de type herpétique. Dans un cas (obs. VI), nous avons observé des accidents localisés au niveau du plancher de la bouche et de la face inférieure de la langue. Il s’agissait d’érythème bulleux à type d’hydroa buccai. Le seul signe fonctionnel est la dysphagie cependant gé- . nante (obs. XII). Ces énanthèmes s’accompagnent

d’une réaction fébrile. Ils ont tendance à disparaître très rapidement.

Néanmoins, chez un de nos malades (obs. XID), ces ‘accidents se reproduisaient à chaque nouvelle injection. Ils s'étaient étendus à la muqueuse recouvrant les aryténoïdes. Cependant, le malade n’avait jamais - présenté de lésions laryngées.

L. Bernard rapporte un cas de stomatite érythématopultacée avec glossite marginale ulcéreuse très douloureuse et un autre cas où il se produisit des exulcérations palatines.

b) Symptômes digestifs proprement dits.

L’anorexie et les vomissements que signalent les autres auteurs n’ont été rencontrés qu’une fois par nous dans l’observation que nous rapportons page 8. Quant à la diarrhée, elle est une complication si fréquente de la tuberculose pulmonaire qu'il est difficile de la mettre sur le compte de la médication. Nous l’avons observée assez souvent pendant le traitement (obs. VII XII XII); une fois même elle à pris une

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allure grave (obs. VIT), mais elle existait avant le traitement.

c) Symptômes rénaux.

Pous Secher et pour Sayé, l’albuminurie est une manifestation si fréquente que tous les cas traités en ont présenté.

Mais, d’après les auteurs danois, qu’elle apparaisse au début ou à la fin du traitement, qu’elle varie entre de légères traces ou plusieurs grammes 0/00, elle a un caractère constant, c’est sa fugacité. Sayé les divise en 3 catégories :

Intense, subite mais brève ;

Légère continuelle ;

Légère intermittente.

Nous n’avons observé, pour notre part que 3 fois sur 18 malades (obs. III, X, XIII), une albuminurie légère transitoire : une fois, il s’agissait de traces aussitôt disparues ; les deux autres durèrent environ 8 jours au taux moyen de 2 gr. et 1 gr. 50 par litre d'urine. Cette albumine très acétosoluble donnait dans le tube d’Esbach un trouble colloïdal qui ne précipr tait pas. |

Mais chez deux de nos malades elle prit un caractère plus grave. Nous jugeons utile de rapporter ces deux observations en détail : |

Br 0rans:

Il s’agissait au moment de son entrée au Perron, le 14 novembre 1925, d’un tuberculeux pulmonaire évoluant depuis plus d’un an, très amaigri et très asthénié. Il présentait une une tuberculose cavitaire du sommet droit mais avec tendance

SA pe

à la limitation fibreuse, une symphyse pleurale à gauche développée à la suite d’une pleurésie sans autres signes. À l’examen du cœur qui était à un rythme rapide (120) on entendait dans la région mésocardiaque un bruit systolique râpeux à caractère de frottement; il n’existait pas de signes d’insuffisance cardiaque.

Traitement commencé le 3 février 1926.

Aucun accident, sauf une réaction fébrile isolée à la première injection, jusqu’au 8 mars. À ce moment le malade a reçu 2 gr. 50, il apparaît un léger disque d’albumine dans les urines. Cette albuminurie persiste pendant 45 jours, les 10 premiers jours à un taux minime, puis pendant 2 jours énorme quantité de 8 grs environ. On n’a pas recherché les cylindres. À ce moment pas d’oligurie, pas d’œdèmes. Mais un dosage d'’urée dans le sang fait le 18 mars donne 0 gr. 71 0/00.

La quantité d’albumine diminue progressivement; on n’en décèle plus à partir du 23 avril. Maïs l’état général devient mauvais : anorexie absolue, amaigrissement (61 à 55 kgs), diarrhée profuse continuelle. Le foie et la rate sont augmentés de volume. Le malade meurt le 13 mai, après avoir présenté pendant quelques jours de l’albuminurie massive et un ictère franc généralisé, avec signes d’insuffisance hépatique : hémorragies nasales et intestinales.

L’autopsie a pu être pratiquée :

Dans les deux poumons : spélonques disséminées dans du tissu fibreux. Symphyse pleuropéricardique. |

Les reins sont gros, œdématiés; la rate est volumineuse (440), lésions peu importantes de tuberculose.

Examen anatomo-pathologique (Docteur Bouchut) :

Infiltration amyloïde discrète du foie et des reins localisée aux glomérules) massive de la rate; les reins ne présentent pas de lésions du tissu interstitiel.

Er 21rans:

Soigné à l’Hôtel-Dieu en 1920 pour pleuro-péritonite bacillaire entre au Perron le 30 mars 1925 : malade peu fébrile (36°8-37°8) toussant et crachant peu.

Lésions cavitaires du sommet droit avec infiltration du

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