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d’un métal lourd susceptible d’être employé avec succès dans la thérapeutique de la tuberculose.
La première, c’est que le médicament soit assez soluble dans l’eau, pour que son introduction dans l'organisme soit facilitée.
La seconde : c’est que le métal — l'or, dans le cas particulier — soit dissimulé dans un groupe chimique complexe et stable de telle sorte que, en solution aqueuse, la concentration en ions métal soit nulle.
Il est nécessaire de fournir ici quelques éclaircissements. On sait que, en solution aqueuse, les sels métalliques se dissocient en leurs éléments constituants nommés ions qui sont, suivant leur charge électrique, positifs ou négatifs. Dans un composé renfermant des métaux lourds, l’ion métallique positif et libre en solution aqueuse, exerce une action toxique. Il faut essayer de réduire au minimum cette action toxique.
Pour cela, il faut s’adresser à un corps dans lequel le métal soit dissimulé dans un groupe chimique et échappe ainsi à l’ionisation.
De plus, — troisième condition — ce sel doit pouvoir se décomposer dans l’organisme sans formation d’autres corps toxiques et sans libération d’ions métalliques, ce qui se comprend aisément.
Tout ceci a pour but de rendre inexistante l'action toxique sur les cellules de l'organisme mais, si l’on veut avoir un composé chimique susceptible d'agir sur le Bacille de Koch, deux difficultés surgissent qui tiennent, l’une à la constitution particulière -du Bacille, l’autre à la nature même des lésions qu'il produit. Les Bacilles de Koch sont pourvus, en effet, d’u-
ne enveloppe cireuse, dont la teneur en acides gras et en lipoides est très élevée et qui les rend imperméables à presque toutes les substances chimiques. D'autre part, les lésions tuberculeuses constituées sont, pour ainsi dire, avasculaires : elles s’isolent de plus en plus, au fur et à mesure de leur développement, de l’organisme qui leur sert d’hôte ; eiles ne reçoivent d’apports nouveaux que par voie d’osmose. Ces deux ordres de faits expliquent que les agents bactéricides ne parviennent que lentément au niveau du bacille, et que l’organisme a le temps de les décomposer avant que leur influence ait pu se faire sentir. Il faut donc chercher à obtenir — quatrième condition — une substance dont les ions soient à « cheminement rapide ». Enfin — cinquième condition — il faut que le groupe chimique complexe se fixe su’; le Bacille et rende perméable à l’or son enveloppe cireuse.
Ces conditions étant posées, étudions les propriétés de l’hyposulfite double d’or et de sodium.
C’est une substance, solide, blanche comme de la neige, qui cristallise en longues aiguilles ; elle est soluble dans son poids d’eau ; elle est insoluble dans l’alcool et l’éther. Sa solution aqueuse est presque neutre. |
Sa composition centésimale est la suivante :
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