‹ Contribution à l'étude du traitement de la tuberculose pulmonaire par le pneumothorax artificielChapitre 12 sur 16 · LE NT SAN ST · texte numérisé non relu

LE NT SAN ST

16 janvier 1920. — 28° insuf. : P. L., — 5; gaz injecté, 550

(ES Fi RASE Ou Res VAL

30 janvier 1920. — 29° insuf.: P; L, — 2; gaz injecté, D00 CC PAT 2, 15 février 1920. — 30° insuf.: P. I, — 2; gaz injecté,

900 ce.; P. TT, + 2 1/2.

9 mars 1920. — 31° insuf.: P. L., — 3; gaz injecté, 600 cc, ;

Rene te 26 mars 1920. — 32° insuf.: P. I, — 6; gaz injecté, 600

CC RP EEE.

30 mars 1920. — 33° insuf.; P. [., — 3; gaz injecté, 450 cc. | su RE ESS 3 |

16 avril 1920. — 34° insuf.: P. I., — 4; gaz injecté, 425 ces PTS 402.

30 avriu 1920.

cCP TE Le

À l'écran: le pneumo apparaît total. Légère dextrocardie. Plus de liquide, plus d’adhérences, diaphragme presque immobile. Les cavernes ne sont plus visibles. Rien d’a-

35° insuf.: P. L., — 3; gaz injecté, 500

normal à droite.

À l’auscultation, on n’entend pas la respiration; tympanisme à la percussion; abolition des vibrations à la palpation. Le poumon droit est normal.

L'état général de la malade est excellent; elle pèse actuellement 47 kil. 350, ne tousse presque plus, ne crache plus, si ce n’est de temps en temps un crachat blane mais sans bacilles de Koch, Nous pouvons donc conclure à la guérison

clinique.

OBservATION II

Mlle C.., 27 ans.

Antécédents héréditaires. — Néant.

Antécédents personnels. — Très bonne santé antérieure.

Début de la maladie. — Notre malade commence à tousser en novembre 1918; elle est continuellement enrouée de novembre 1918 à janvier 1919. Les premiers crachats apparaissent en avril 1919, Elle vient, le 18 juillet 1919, consulter le docteur Lévesque, oto-rhino-laryngologiste des hôpitaux de Nantes, pour une laryngite catarrhale qui n’a rien de tuberculeux. Le docteur Lévesque l’adresse au docteur Gendron parce qu’elle tousse et crache.

À l’auscultation: on ne trouve rien autre que quelques sibillances à la base du poumon droit sur la ligne axillaire. Ces râles ne persistent pas du reste car un second examen pratiqué quinze jours plus tard (8 août 1919) ne permet pas de les retrouver et l’auscultation semble normale. Mais cette malade tousse et crache abondamment. Elle émet une vingtaine de crachats par Jour, qui fourmillent de bacilles de Koch.

Une radioscopie pratiquée immédiatement permet de constater une caverne de 4 centimètres de diamètre à la base du poumon droit, un peu plus rapprochée de la paroi postérieure du thorax que de la paroi antérieure.

L'état général est cependant excellent; c’est le type de la tuberculose floride.

En raison de l’unilatéralité de la lésion, de sa dimension et de l’expectoration abondante et bacillifère à laquelle elle donne lieu, la création d’un pneumothorax est décidée.

11 août 1919. — Première insufflation d’abord de 100 ce.

QUE LE LE QE 5e

d’air et ensuite de 450 ce, d'azote. Pression intra-pleurale initiale, — 7 centimètres d’eau. Pression terminale, — 4.

Le décollement très facile s’est fait sans douleur. Après l’insufflation : abolition de la respiration au sommet droit en avant.

13 août 1919. — A l’auscultation, il y a abolition de la respiration de tout le sommet en avant et en arrière, mais à la radio on ne trouve pas trace de pneumothorax; le diaphragme est mobile et il n’y a pas de réaction pleurale; il est probable qu’une fuite de l’appareïil n’a pas permis à . tout le gaz injecté de pénétrer dans la cavité pleurale.

14 août 1919. — 2° insuf.: P. I., — 5; gaz injecté, 450 cc. ; P.T., — 1. L'introduction du trocart a été pénible et un sifflement entendu, surtout au moment de la toux permet de constater une fissure de l’aiguille. Après l’insufflation, on constate le silence au sommet et la diminution de la respiration dans le reste du poumon.

À l’écran: on constate un décollement-de la portion latérale externe du poumon avec très léger épanchement dans le cul-de-sac diaphragmatique.

16 août 1919. — 3° insuf.: P. I., — 5; gaz injecté, 500 cc. ; HORS

À l’écran: décollement de la partie inférieure et latérale du poumon; l’épanchement a disparu; légère sinistrocardie, La malade tousse et crache plus abondamment (25 crachats par jour) preuve de la compression de la caverne par le pneumothorax.

90 août 1919. — 4 insuf.: P. I., — 5; gaz injecté, 200 ce.; L'’aiguille s’étant déplacée, l’injection est arrêtée.

95 août 1919. — 5° insuf.: P. L., — 5; gaz injecté, 550 ec. ; P.1'., — 1. A l'écran: pas de déplacement du cœur, quoique il y ait beaucoup plus de champ pulmonaire droit que gau-

che. Le diaphragme est presque immobile.

qe

30 août 1919. — 6° insuf.: P. I., — 5; gaz injecté, 600 cc. : P. TT. — |

La température de la malade qui oscillait entre 37°5 et 38° est actuellement redevenue normale.

3 septembre 1919. — 7° insuf.: P. I, — 5; gaz injecté, 650 CORP TRE 0.

9 septembre 1919. — 8° insuf.: P. L., — 5; gaz injecté, US ce EP A0

24 septembre 1919. — 9° insuf.: P. I, — 6; gaz injecté: 900 ce.; P. T., — 1.

A l’écran:le poumon apparaît très bien rétracté; le pneumothorax est total. On constate le phénomène de Kinbock.

Le nombre des crachats qui était tombé à huit vers le 15 septembre, n’est plus que de quatre; l’état général de la malade est excellent; son moral aussi, comme le prouve une lettre qu’elle écrit au docteur Gendron, le 7 septembre : « Je suis remplie d’espoir depuis trois jours. Tous les jours je tousse de moins en moins; hier et aujourd’hui, j'arrive seulement à sept ou huit fois, et n’ai même plus le moindre essoufflement; je suis persuadée que je vais être complètement rétablie avant le temps que vous me fixiez ».

L'amélioration se traduit par une augmentation du poids qui est de 61 kilos.

8 octobre 1919. — À l’auscultation avant l’insufflation, on entend la respiration très nettement quoique faiblement. 10° insuf,: P.'IL., — 6; gaz injecté, 600 cc.; P. T,, — 1.

À l'écran: pnumothorax total. Le cœur fait balancier par déplacement inspiratoire du médiastin.

L'état général, excellent, permet même à la malade de danser sans fatigue, Plus que un à deux crachats par jour.

28 octobre 1919. — 11° insuf.: P. [., — 4; gaz injecté, 700 ce; P. T,, — 1,5, Expectoration: 1 crachat sans bacille. Poids, 61 kil. 800,

SU, Re

21 novembre 1919, — 1% insuf.: P. I., — 8; gaz injecté, Ho0 CCR PAT DS, |

A l’écran: le pneumothorax, inexistant avant l’insufflation, est très net après. Mise en évidence d’un peu de fiquide, d’ailleurs soupeonné avant l'injection,

Le mieux est très sensible; l’expectoration toujours peu abondante et non bacillifère, La malade semble résorber son gaz très rapidement.

18 décembre 1919. — A l’auscultation, on entend la respiration à la base droite mais pas dans l’aisselle ni en

avant. À l’écran, le pneumo est résorbé. La lésion apparaît

noire et uniformément opaque; les sommets sont bons.

13 insuf.: P. L., — 8; gaz injecté, 750 ce.; P. .T, — 4.

À lécran, le pneumo est net; liquide peu abondant dans l’extrême pointe du cul-de-sac.

2 jamvier 1920. — 14 insuf.: P. [., — 8; gaz injecté, 700 ce. ; P. T., — 3. Avant l’insufflation, le pneumothorax était encore résorbé; il est très net après.

5 janvier 1920. — 15° insuf.: P. I., — 4; gaz injecté, 500 cc; PTT, —0.

17 janvier 1920, — 16° insuf.: P. T., — 5; gaz injecté, 600 Cor RATS 0 |

A l'écran : le pneumothorax qui n’était pas résorbé avant l’insufflation est très beau après; mais le diaphragme s’abaisse encore. Le liquide atteint le dôme pleural. Il s’agit d’un petit épanchement qui ne donne aucun signe clinique ni fonctionnel. Poids: 63 kil. 550. Un crachat par jour.

7 février 1920, — 17° insuf.: P. I, — 4; gaz injecté, 700 ce.; P. T., + 1; poids, 63 kil. 200.

28 février 1920. — 18 insuf.: P. I, — 3 1/2; gaz injecté, 700 ce.; P. T., + 1; poids, 62 kil. 900.

À l'écran: le liquide a un peu diminué; le pneumothorax

très net avant est total après. Légère sinistrocardie,

RE 7 . 29 mars 1920. — 19% insuf.: P. I., — 3; gaz injecté, 750 ce. ; PAT = 0 ;poids/62/k11#300!

À l'écran: le liquide est à peu près résorbé Très joli pneumothorax.

La malade se plaint d’aigreurs d’estomae.

16 avril 1920. — 20° insuf.: P. I, — 4; gaz injecté, 750 cc.; P, T., — 1; poids, 62 kil.

À l’auscultation, nous avons tous les signes du pneumothorax total: disparition complète de la respiration, tympanisme, abolition des vibrations. À gauche, l’auscultation est normale.

À l’écran, nous constatons: rétraction complète du pou mon vers le hile; la lésion toujours visible a néanmoins beaucoup diminué d’opacité. Le poumon gauche est normal.

L'état général de la malade (à part ses aigreurs d’estomac) est excellent; elle ne tousse plus, elle ne crache plus.

Nous avons done actuellement un très beau résultat qui peut être considéré comme une guérison clinique.

OBsRRvATION TIT

Cave rans:

Antécédents héréditaires. — Très chargés.

Grand-père paternel mort de tubereulose; oncle paternel également mort de tuberculose ; père très délicat (?) ; vrand-père maternel a un catarrhe depuis vingt ans, tousse et crache dans la maison (sol en terre battue) ; tante maternelle morte de méningite tuberculeuse à 13 ans; oncle maternel mort de tuberculose, a eu deux enfants atteints de tuberculose osseuse; mère sujette aux bronchites ; deux sœurs: l’une à eu deux broncho-pnenmonies (2 et 5 ans) et a le sommet droit douteux, l’autre est morte, à 4 ans, de tuberculose pulmonaire,

A4 Notre malade a vécu continuellement dans s ce milieu contaminé.

Antécédents personnels. — Erythème noueux en septembre 1918.

Début, 15 janvier 1919, — Depuis quinze jours, l'enfant

ne mange pas et a plusieurs fois craché un peu de sang. La température oscille le matin entre 36°4 et 37°7 et le soir entre 37°9 et 38°5. À l’examen; matité du sommet gauche, aucun râle. |

14 février 1919. — L'état général ne s’est pas amélioré. La température persiste aux environs de 38°, A l’examen, on note:

À droite, poumon normal.

À gauche: en avant, matité de bois sous la clavicule; respiration très diminuée à timbre rude presque soufflant ; pas de bruits anormaux.

«En arrière: matité; diminution des vibrations et de la respiration, surtout à la base où elle prend un timbre élevé presque pleurétique.

À l’écrar : opacité presque complète de He la moitié supérieure du poumon gauche. Pas de cavernes visibles. L'’opacité est limitée en bas par une courbe à concavité supérieure. Le poumon droit est normal; les diaphragmes droit et gauche sont également mobiles.

La cuti-réaction à la tuberculine est positive.

Le traitement par pneumothorax est décidé.

21 février 1919. — Première insufflation. Le gaz employé 3,9 centi-

est l’oxygène. Pression initiale intra-pleurale, mètres d’eau; insufflation de 400 ec. d’oxygène. Pression terminale égale à l’atmosphère.

Le décollement du poumon se fait facilement et sans douleur. La matité en avant fait place à la sonorité. On entend encore la respiration mais très diminuée,

99 jévrier 1919. — 2 insuf.: le gaz employé pour cette insu‘flation et pour les suivantes est l’azote. P. I, — 1,5; gaz injecté, 200 cc.; P.T., — 0.

À l'écran : on note un décollement de tout le pourtour du poumon. Il existe une légère quantité de liquide dans le eul-de-sace diaphragmatique.

27 février 1919. — 3° insuf.: P. L., — 0,5; gaz injecté, 400 ec. ; P. T., + 0,5.

À l'écran: très beau décollement et refoulement du lobe inférieur gauche qui est rétracté vers le hile. Pas de dextrocardie. Le diaphragme gauche est toujours mobile. Le liquide persiste.

6 mars 1919. — 4 RE P.I., — 4; gaz injecté, 400 cc. ; LUE Pan P

À l’écran, la bulle d’air est toujours basse. Léger décollement sur le pourtour du reste du poumon sauf au sommet qui semble adhérent. La pression positive il est vrai n’a pas été très es

13 mars 1919, — 5° insuf.: P. L., — 1,5; gaz injecté, 250 cc; P. T.,.+ 2,5

L’auscultation nous donne à la base tous les signes objecüifs du pneumothorax: tympanisme, abolition des vibrations et obscurité complète de la fHSRELAR QUE signe du sou positif.

L'examen radioscopique ne nous révèle rien de nouveau si ce n’est une légère déviation du médiastin à droite.

20 mars 1919. — 6° insuf.: P. I, — 5; gaz injecté, 275 ec. ; PRE:

A l'écran: beau décollement sauf de l’apex; immobilité du diaphragme gauche; dextrocardie légère; le liquide qui avait été signalé dans le cul-de-sac AA DÉRRDR Ce est complètement disparu

L'état général de la petite malade s'améliore; la température est devenue ‘normale; l’appétit revient.

27 mars 1919. — 7° insuf.: P. I., — 3; gaz injecté, 275 cc. ;

ls 4

La malade éprouve quelques petites douleurs au sommet gauche: «(à pique », dit-elle, L’injection est arrêtée.

À l’écran : immobilisation du diaphragme et mouvement de balancier du médiastin.

16 avril 1919. — 8° insuf.: P. [., — 2; gaz injecté, 100 cc. ; PISE R

À l’écran: le sommet du poumon semble vouloir se décoller et être à 1 centimètre de la paroi.

À l’auscultation : en avant, souffle amphorique.

En arrière: on entend encore la respiration au sommet et dans l’aisselle.

26 avril 1919. — 9° insuf.: P. [., — 6; gaz injecté, 225 ec, ; 18e MONS ES

La malade éprouve encore de légères douleurs dues sans doute au décollement de quelques adhérences.

A l’écran: le poumon est complètement rétracté vers le hile; dextrocardie légère avec mouvement de balancier ; immobilité du diaphragme; à l’auscultation: le souffle amphorique persiste au sommet; obscurité complète de la respiration; abolition des vibrations; tympanisme. Le pneumothorax total est constitué.

2 mai 1919. — Notre malade fait une ascension de température (38°8) qui persiste pendant quelques jours.

7 mai 1919. — La température est à 38°. 10° insuf.: P. I, D onranecte. 200 ce PAT. “F1:

A l’écran: pneumothorax toujours total. On remarque un léger épanchement explication probable de la température observée quelques jours auparavant.

no Minute, Le raz, 30060. ; PCT, LL

7 juin. — 12° insuf.: P.I., — 3; gaz, 200 cc.; P. T., + L.

24 juin: = 13° insuf.: PL; 24; var, 820cCAP TS Ed:

8 juillet. — 14 insuf.: P. I, — 5; gaz, 325 cc.; P. T., + 1,5.

18 juillet. — 15° insuf.: P.I., — 5; gaz, 350 cc. ; P.T., + 0,5

l'août. ee 10 imsuts PTE 6; pa7, 250C6 Ale Ee2.

11'août.==17"insut::P.E,—16%%a7, 20000 APS EEE,

29 août. — 18° insuf.:.P:L, — 4;#a7, 200 cc; PTE 2.

4 septembre. — 19° insuf.: P.I., — 5; gaz, 250 ce.; PT. Heu |

25 septembre. — 20° insuf.: P. L., — 5; gaz, 200 ce.; P. T., — 1.

Le liquide et en même temps la température ont disparu à la 13° insufflation. L'état général est devenu parfait, l’appétit excellent. Le poids de la petite malade qui était de 21 kil. 100 le 1° août est, en octobre, de 22 kilos.

18 décembre 1919. — Etat général toujours parfait. Poids : 23 kil. 100.

A l'écran: on ne trouve pas trace du pneumothorax qui s’est complètement résorbé. Au sommet gauche: bloc opaque mais moins important que celui du début.

À l’auscultation: en avant, matité sous la clavicule gauche; diminution des vibrations, retentissement de la voix; pas de bruits adjacents.

En arrière: au sommet gauche submatité, vibrations difficiles à obtenir. Pas de râles. Dans le reste du poumon, la respiration est normale ainsi que dans l’aisselle.

16 avril 1920. — Notre malade, revue à cette époque, c’est-à-dire sept mois après la cessation du traitement, nous semble complètement guérie. Son état général est excellent. Son poids: 24 kil, 600.

À l’auscultation: la sonorité est à peu près normale des deux côtés; l’auscultation est subnormale.

À l'écran: mobilité égale des deux diaphragmes; très

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