‹ Contribution À L'Étude Du Traitement De Quelques Affections Du LarynxChapitre 10 sur 24 · DE LA TOUX · texte numérisé non relu

DE LA TOUX

L La toux est un phénomène réflexe qui consiste en plusieurs expirations brusques et sonores, amenant lexpulsion, soit des corps solides, soit des liquides qui peuvent se trouver dans les voies aériennes.

La toux présente des caractères assez différents, et prend alors, suivant l’ensemble de ces caractères, un qualificatif différent ; elle est humide ou sèche, brève ou prolongée, etc. à

Nous n’insisterons pas sur ces FAR de toux: On a divisé la toux, et cette classification nous - intéresse davantage, en toux laryngée, bronchique, pulmonaire, pleurale, etc. Autrement dit, on l’a classée suivant son siège. | cas . Au point de vue de son mécanisme, la toux est ordinairement le résultat d’une excitation qui a pour point de départ une irritation périphérique, qui peut se produire dans beaucoup d’endroitset entre autres, dans le larynx. EE nie

On sait depuis très longtemps q que le contact de la muqueuse du larynx avec un corps étranger fait tousser, et le phénomène vulgaire d’avaler de travers en est un excellent exemple. D'ailleurs des expériences &: ont été faites à ce sujet : Krimer insuffla de la limaille

de fer dans le larynx d'animaux qui furent pris de

quintes de toux très intenses; des injections d’alcali ont produit les mêmes effets. Des expériences de mème ordre furent faites par Blumberg, Rosenthal, Nothnagel, toutes concluant à l’existence du réflexe laryngé produisant la toux ; mais celui qui fit faire un grand pas à la question de la toux laryngée, fut Kohts. Jusqu’alors, les expérimentateurs avaient seulement démontré l'existence de cette toux, mais il était intéressant de savoir à quelle partie du larynx devait être rattachée son origine. Kohts y parvint en opérant de la façon suivante : il irritait sur des animaux narcotisés la muqueuse du larynx avec une barbe de plume ou un objet rigide comme une sonde, et voici en quelques mots les résultats auxquels il est arrivé : L’excitation des bords libres des cordes vocales ne provoque pas la toux; en revanche, celle des régions aryténoïdiennes provoque des quintes très violentes.

Lesreplis glosso-épiglottiques et aryépiglottiques, surtout au voisinage de l’épiglotte, provoquent également la toux quand on les irrite.

Vulpian à repris les recherches de Kohts et a localisé encore davantage le point maximum où les réflexes éclatent le plus vivement, et voici les résultats de ses recherches : la partie postérieure de l’espace interaryténoïdien est peu sensible aux excitations et l’animal réagit peu ou pas. On peut mème frotter, dit-il, la muqueuse en ce point, Sans amener de quintes ; mêmes résultats dans la partie basilaire de l’espace interaryténoïdien. Mais approche-t-on de l'origine de la corde vocale vers le point terminal de l’aryténoïde, la toux

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—"41971— je éclate immédiatement ;ce point aurait, paraît-il, deux à trois millimètres d'étendue. L'expérience clinique justifie d’ailleurs pleinement cette manière de voir, car on sait fort bien qu’une inflammation ou une néoplasie, É purement limitée aux cordes vocales, peut exister longtemps et même évoluer presque complètement sans toux, alors, qu’au contraire, le symptôme apparaît avec son caractère essentiellement douloureux et pénible, " . lorsqu'une affection se localise dans la région interary- * ténoïdienne et surtout dans les points que nous avons “6 décrits.

Quels sont les caractères de la toux laryngée? Très variable certainement suivant l’affection qui la provoque; mais posons en principe que son intensité est loin d’être en rapport souvent avec la gravité des lésions, surtout en ce qui touche les ulcérations: et la raison en est bien simple ; une ulcération superficielle laisse à la muqueuse toute sa sensibilité et même 2 l’exagère ; dans une ulcération profonde la muqueuse 3 elle-même est détruite, ou en tous cas sa partie sensible est très atteinte. | Dans la laryngite aiguë, commune, les malades savent fort bien localiser à leur larynx le chatouillement qu'ils éprouvent et qui va les forcer à tousser. Krishaber et Peter ont écrit qu’à la phase sèche de cette 3 affection, la présence de la toux indique toujours l’ex-

à . « La

4 tension de l’inflammation à la trachée.

L Il est des cas, disent-ils, ou après un refroidissement

| il survient de l’enrouement simple sans toux ni expectoration, et l'affection, à part ces deux symptômes qui

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