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On sait que la sensibilité réflexe du larynx est surtout mise en jeu par les lésions très superficielles. Supposons qu’une personne, dont le larynx présente un peu d’hyspérethésie, prenne une laryngite catarrhale, avec sécrétion visqueuse se détachant difficilement, il se produira des quintes de toux ; ces dernières amèneront une congestion plus ou moins intense du larynx et par suite augmentation de la sécrétion, laquelle provoquera de nouvelles quintes de toux et ainsi de suite ; envisagée de cette manière, cette affection semble ne devoir guérir que si l’on peut empêcher la production de ces réflexes laryngiens.
Nous pourrions citer un grand nombre d’observations de ce genre d'affection ; depuis quelque temps, nous avons pu traiter et guérir un grand nombre de malades dont l'histoire clinique est la même : Toux quinteuse durant depuis un temps plus ou moins long, légère sensation de chatouillement au niveau du larynx, légère sécrétion catarrhale ; tels sont les symptômes qu'on observe et qui ont toujours disparu rapidement gräce à notre traitement.
Mais en dehors de ces laryngites chroniques que nous venons de voir, il est d’autres troubles auxquels le seul remède sera également l’analgésie. Par exemple : ilest beaucoup de cas où des malades viennent se plaignant de quintes de toux très violentes et chez lesquels l’examen laryngoscopique ne révèle rien : il s’agit évidemment dans ce cas, d’une hypéresthésie tenant à une cause quelconque, telles que, dentition, grossesse, menstruation, ou même simplement un état nerveux,
tel que les réflexes étant exagérés, la moindre excita-
tion, par exemple un petit flocon de mucus arrivé dans le larynx venant de la trachée, produit une quinte de toux violente ou même un spasme de la glotte.
Dans la laryngite striduleuse, l’élément spasmodique domine : il nous est inutile de le démontrer...
Dans la tuberculose pulmonaire au début, on constate souvent, avant qu'il n’y ait aucune alfération du larynx, une exagération de la sensibilité de sa muqueuse, due peut-être, comme nous le verrons plus loin, à une laryngite catarrhale. |
Enfin, à une période plus avancée, lorsque nous y trouvons des ulcérations tuberculeuses, sur l’épiglotte, par exemple ; contre quoi avons-nous à lutter ?... Contre les douleurs de la déglutition et les quintes de toux. C'est encore l’élément sensibilité qui devra donc être visé.
Enfin, les paresthésies du larynx, si fréquentes chez
les hystériques, les hypocondriaques, ou même quel- quefois chez les tuberculeux au début; ces malades qui
viennent se plaindre d’avoir dans la gorge une arête de poisson, un cheveu, un corps étranger quelconque et chez lesquels l'examen ne révèle rien, parfois des granulations insignifiantes qui d’ailleurs subsistent encore alors que la sensation a disparu : ces malades done, bien que souvent leur mal soit général et leur sensation | subjective, nous intéressent, puisque dans un cas nous avons ju détruire cette sensation comme on le verra par la suite.
Nous ne devons pas quitter le chapitre des affections
ET nr D rrngi laryngées sans dire un mot du symptôme prédominant qui provoque toujours notre attention, c’est-àdire la toux. | RE