‹ Contribution À L'Étude Du Traitement De Quelques Affections Du LarynxChapitre 12 sur 24 · PAT · texte numérisé non relu

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se 21 C2 créant des zônes de sensibilité morbide accrue en certains points du larynx, de telle sorte que suivant le siège on aura des quintes de toux.

Nous venons de passer en revue les Didéibalds affections du larynx où l’élémenthypéresthésié est dominant. Maintenant, rapprochant ces phénomènes du pouvoir merveilleusement analgésique que M. le professeur Sée a reconnu à l’antipyrine, ainsi que de ses qualités antiseptiques, n'est-il pas évident que l’on doit avoir des résultats excellents; car ce qui met l’antipyrine au-dessus des autres analgésiques, et particulièrement de la cocaïne, c’est que l’action de la première est durable, tandis que celle de la cocaïne ne l’est pas : tout est là.

On a essayé bien des moyens pour lutter contre cette hypéresthésie du larynx; tous se sont montrés insuffisants ou liés à des inconvénients assez sérieux. Il nous suffira -de les passer en revue pour montrer qu’ils sont tous au-dessous de l’antipyrine.

Pour les topiques, citons les badigeonnages avec la teinture d’opium, avec la cocaïne ; dans les deux cas, on obtient une diminution de la sensibilité, surtout avec la cocaïne, mais très peu durable. Une heure après l’anesthésie avec la cocaïne, le larynx est tout aussi sensible qu'avant.

Nous avons enfin les caustiques et les astringents qui diminuent la sécrétion et en même temps la sensibilité de la muqueuse : le tannin, l’alun, le nitrate d'argent, le sulfate de cuivre, le chlorure de zinc. Ils ne peuvent serviren tous cas utilement que dans les laryngites chroniques ulcéreuses. Mais tous ces topiques ne s'appliquent

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pas à beaucoup près dans tous les cas d’hypéresthésie du

larynx, et là-même, n’ont pas les pouvoirs antiseptiques et analgésiques puissants de l’antipyrine. Done, même dans les cas très limités où ils peuvent agir, ils se montreraient bien inférieurs à l’antipyrine.

Passons aux médicaments internes : l’opium et les alealoïdes sont évidemment de puissants moyens d’assoupir les centres nerveux et de diminuer leur excitabilité. Il est démontré également que la morphine, en pénétrant dans la circulation générale, anesthésie la muqueuse des voies respiratoires. |

L'observation directe sur des animaux par Rosbach l'a démontré; mais d’abord il n’est pas sans importance de remarquer qu'il n’est pas indifférent pour la santé d'administrer tous les jours de l’opium à doses assez élevées et pendantlongtemps. Ce qui aura lieu évidemment, car ce n’estpas l’opium à l’intérieur qui guérira l'affection laryngienne, cause de la toux ;ilne pourra que diminuer ce dernier symptôme en laissant la maladie disparaître d’une autre façon. Mais en dehors de cette

considération d’absorber de l’opium pendant longtemps, ,

la morphine a, on le sait, pour action, de dessécher la muqueuse laryngo-bronchique ; cet inconvénient existe d’ailleurs beaucoup plus marqué encore pour la belladone et l’atropine, qui ont été employées également dans le but de guérir la toux laryngée.

Rosbach a constaté la sécheresse de la muqueuse laryngobrachiale, partarissement de la sécrétion glandulaire, alors que la muqueuse devient en même temps le siège d’une turgescence marquée.

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La jusquiame à été aussi conseillée.

Les cyaniques, entre autres l'eau de laurier-cerise, ont une action stupéfiante qui diminue, par conséquent les réflexes provoquant la toux:

Le bromure de potassium, qui à été très vanté dans Vaffection qui nous intéresse, agit à un double point de vuê : comme la morphine, en diminuant lexcitabilité des centres nerveux et en produisant l’analgésie de la muqueuse de l’arrière-gorge. Mais bien qu’il semble devoir réussir pour la double raison que nous venons de donner, il n’a amené, au contraire, que desrésultats fort peu brillants, et même dans différents cas, s’est montré nuisible, particulièrement dans la phthisie où il exaspère la toux, loin de la diminuer.

Car, s’éliminant par les bronches, il les irrite. Knfin chez certains épileptiques soumis au bromure de potassium, on voit apparaître quelquefois des toux opiniâtres qui cessent aussitôt l'interruption du traitement.

Le bromure semble donc avoir peu d'action en vue de modérer la toux, et peut au contraire la provoquer, c’est plus qu’il n’en faut pour qu'on ne puisse s’en décla-

rer satisfait.

L’aconit diminue l’excitabilité des nerfs sensitifs et peut rendre des services dans la toux convulsive.

Les alcaliins, les térébinthacèes, les expectorants sont en rapport bien plus avec la toux d’origine bronchique qu'avec celle qui nous occupe.

Pour nous résumer, tous les médicaments que nous venons de passer en revue sont en général, possesseurs d’une action assez faible; de plus, à leur emploi pro-

pour ophime mais . no et c'est là le poi é impor-

tant, ilsne guérissent, pas où entous Cas, bien lentement. Notre observation I porte sur une malade sur ne on avait essayé toutes sortes de tu aitements ; : l'opium, ,. le bromure et bien d'autres qui i avaient été sans résultat, tandis que l'antipyrine a agi sur elle d’uné façon merveilleuse. VAS at

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