CHAPITRE JII
: Après notre exposé du mécanisme de la toux dans
la laryngite chronique et après avoir prouvé que c'est cette toux elle-même qui entretient la sécrétion catar-
rhale et qui elle-même provoque de nouvelles quintes ; quel sera le moyen d'arriver à la guérison.
Evidemment supprimer les quintes de toux et la laryngite sera facilement guérie ; voilà précisément ce que nous avons obtenu très vite et d’une façon plus complète et plus durable avec l’antipyrine; sans compter que son action antiseptique aide considérablement à la guérison de la laryngite elle-même.
Deux procédés se présentent à nous : diminuer la sensibilité du larynx et atténuer le pouvoir excitomoteur de la moëlle ; c’est ce que l’antipyrine administrée de deux manières différentes, nous a permis de faire : en attouchements locaux, elle insensibilise le larynx ; à l’intérieur, elle atténue le pouvoir excitomoteur de la moelle.
Ces deux procédés ont été employés en même temps ou isolément suivant les cas, et toujours nous avons obtenu de très bons résultats.
Cependant nous avons surtout à nous louer de l'emploi de l’antipyrine localement ; en effet, l’action a été plus efficace et nous n’avons pas eu à observer les symptômes généraux que l’antipyrine produit chez certaines
PART personnes prédisposées : par exemple, la fatigue, la lassitude, etc.
A l'intérieur, la dose a été de un à deux grammes par jour, quant aux attouchements laryngiens, nous: les pratiquions nous-mêmes, deux ou trois par semaine, avec des solutions très concentrées (4 à 5 grammes d’antipyrine, pour 10 grammes d’eau). A ce titre, l’antypirine est caustique et produit une sensation de brülure très vive, mais qui disparaît au bout de quelques secondes.
Souvent aussi nous avons prescrit des pulvérisations à faire plusieurs fois par jour pendant 5 minutes avec la préparation suivante :
Antipyrine: ns 3,708: 6 gr.
Han BEA LRO MIET ARNO
A côté de ce pouvoir analgésique, les solutions d’antipyrine ont, nous l’avons dit, d’autres propriétés, qui ne doivent pas être sans importance.
Elles ont une action vaso-constrictive très efficace ; dans le cas particulier, elles décongestionnent le larynx ; en outre, elles sont un puissant antiseptique, et de cette façon, elles agissent sur les micro-organismes qui, bien que le fait ne soit pas absolument démontré, doivent avoir une influence sur la pathogénie des affections catarrhales.
Toutes ces propriétés de l’antipyrine s'ajoutent pour une action commune et la guérison survient bientôt.
Les solutions d’antipyrine employées de la même facon ont aussi une action efficace dans le traitement
\ er 1 lé
DL
de la toux grippale non compliquée de broncho-pneumonie.
Mais nos observations ne portent pas que sur la toux de la laryngite chronique ; nous avons essayé l’antipyrine dans une foule d’autres affectiovs du larynx où l'élément hypéresthésie dominait.
Notre observation III répond à un cas qui est assez fréquent ; des malades qui se plaignent de quintes de toux opiniàtre, et chez lesquels, par l’examen du larynx, on ne trouve pas les sécrétions que lon s'attend à apercevoir pour justifier cette toux.
Ce sont des malades qui ont évidemment de P'Hÿpéresthésie du larynx, et chez lesquels lé moindre petit bouchon muqueux, venant de la trachée, et arrivé sur la région postérieure du larynx amène au lieu d’une simple expiration une quinte de toux violente. Ceci évidemment indique chez les malades une hypéresthésie marquée de la muqueuse laryngée, qui, du reste, se montre à nous un peu rouge. |
Notre observation IV porte sur un cas de faux croup ; il serait bien important de confirmer le premier succès que nous y avons obtenu par l'emploi de lantipyrine; car quel remède merveilleux aurions-nous, si l’on pouvait avec quelques pulvérisations d’une solution d’antipyrine, faire cesser en une heure ou deux,et même définitivement, ces accès, évidemment plus effrayants que dangereux, que l’on observe dans le faux croup, et qui se produisent rarement une seule fois.
Pouvons-nous compter notre cas particulier comme un succès pour notre méthode ?
Nous croyons pouvoir répondre affirmativement, car évidemment, il est des cas où une seule attaque constitué toute la maladie ; mais c’est rare, et en général c'est au moins pendant deux nuits, trois plutôt, que se produiront ces accès.
Les observations VI, VIII et IX DS sur des tuberculeux et présentent un certain intérêt.
Le premier malade avait des ulcérations de l’épiglotte, en sorte que la question de l’analgésie se posait dans toute son utilité ; car dansles cas de ce genre, la déglutition ne peut s'effectuer qu’au prix de très grandes souffrances, il est donc de toute nécessité d'arriver à insensibiliser les surfaces ulcérées, si l’on veut donner au malade quelque soulagement. Or, c’est là où cette observation VI constitue tout un enseignement, et nous y sommes arrivés avec l’antipyrine alors que tous les autres moyens avaient échoué.
Voici d’ailleurs comment les choses se sont passèes : le malade est atteint de tuberculose pulmonaire et présente sur l'épiglotte et la région aryténoïdienne de petites ulcérations. ,
Au point de vue fonctionnel nous avons une grande sène de la déglutition et des quintes de toux.
En dehors du traitement général reconstituant sur lequel nous n'insisterons pas, le malade commence par faire des pulvérisations avec un mélange d’acide phénique de cocaïne et de morphine, et subit des badigeonnages intra-laryngiens avec le chlorure de zinc; l’amélioration est nulle, les quintes de toux se produisent la nuit comme auparavant, et la déglutition est tout
D ro of
Pt | «* \ L
ler di ti dus
# D» ; Ur
aussi pénible, un collutoire à la cocaïne, morphine, et elycérine, reste sans action comme les médicaments précédents. Cependant le collutoire employé en badigeonnages par le malade lui-même produit un moment de repos et donne quelque soulagement. |
Alors enfin commence la médication à l’antipyrine avec un Collutoire contenant une solution assez concentrée ; après deux applications locales, le malade cesse de tousser et déglutit sans douleur. On comprend la satisfaction qu’il en éprouve, et il nous semble que là, l’action locale de l’antipyrine est incontestable.
Les observations VIII et IX portent sur des malades qui, bien qu’étant tuberculeux, ne présentent aucune ulcération, et il s’agit là, comme nous l’avons vu plus haut, de cette hypéresthésie laryngienne qui accompagne la tuberculose au début, alors qu'aucune altération n’est visible dans le larynx. Dans ces deux cas l’antipyrine à fort bien réussi.
Enfin l'observation VII porte sur un cas de sensations douloureuses de!la gorge guéries par l’antipyrine; on sait que les paresthésies du larynx sont liées d’ordinaire à des causes d’un ordre général : hystérie, hypocondrie ; une des plus communes, est la sensation d’un corps étranger dans le larynx, analogue àla boule hystérique, mais les plus fréquentes sont les sensations d’un cheveu, d’une petite peau, d’une arête, etc., ce sera d'ordinaire au traitement général qu'il faudra s'adresser, mais enfin, nous avons été heureux de constater un nouveau cas où notre médication à réussi, et nous sommes persuadés, malheureusemeit le temps nous à manqué pour
Le Tanneur 5
continuer nos Péchoés qued’ici peu, nine Paué
as lror rine, la manière dont nous paca, IPY
F3 e à En ae D € = à ë U ne Re # 7 cé LORS É Se Y ; = "
80e. De CE Re
tres cas se présenteront dans la pratique laryngienne où nous serons heureux a voir notre méthoder appli
- < = sh ‘+ Êzr
quée avec succès. ones al RES sé sE
Là
Nous avons indiqué les cas Fe oE nous avons
employée et les résultats obtenus, il ne nous reste plus maintenant qu'à donner le compte-rendu exact des observations: 01e} eue HSE pe ad
LU 16 it a hhtE RÉFÉL RS à y PRCRTEC #4 A A ‘ 4 21 1 sir PAT ë PS | Fi Ye D 1 LR ! CATRDA FIX, = An FEl n LA = { F2 ! K aire A * [2e 2." " d L L Ph ? à + l'E 4 ‘ L ï nr £ 4 L > r” F te!
1 frais " dre:
i- À > vie 2- 75% + , LÉ a “ Eee vsiE | 1 À g 1 ë: This e LEE erri : L FINE 4! Qt É EAT à æ S 2 És RS | LU KO AR CEE DE CEFEL FES HE:
: : : \2 f Day Es Pe<2L ÿ .
ÿ se CE A n ai = se +i E D : re : [l i : = 4 i {tf rise #4. fi - u f St.
[EL 4e 2 i i Æ % Li c ÿr Cr — æ 14 4 eu Le 4 \ HI PE té ‘ :
= {7 , + Aa 4 q Ü Ni n ‘ \ sx 4 FE [RATE A l è i ? à A)