‹ Contribution À L'Étude Du Traitement De Quelques Affections Du LarynxChapitre 23 sur 24 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

M. D..., 60 ans, bonne santé antérieure. Fonctionnaire de Vadministration des contributions.

Pas d’antécédents syphilitiques, se plaint d’avoir perdu presque complètement la voix depuis 18 ans environ, époque à laquelle il fait remonter le début de son affection. En même temps, il est pris assez souvent de quintes de toux pénibles, et depuis quelques semaines est atteint de deux nouveaux symptômes qui l'ont décidé à se faire soigner.

Le premier consiste dans une gêne assez marquée de la déglutition et dans une sensation de cuisson intense au fond de la gorge et surtout à gauche. é

Le deuxième se manifeste par une légère oppression’ que le malade éprouve dès qu’il marche ou monte un escalier. Il rapporte fort bien d’ailleurs fa cause de son oppression à un ob Stacle au passage de l’air siégeantdans la gorge.

L'examen de la gorge nous permet de constater tout d’abord: une rougeur diffuse, et sur LE pilier postérieur ÉRAERe de peti-

tes ulcérations grisâtres.

Au laryngoscope, nous ere également sur l’épiglotte

de petites ulcérations, la muqueuse Ju larynx est très gonflée,

de sorte que l'orifice servant au passage de l'air est très diminué ; les cordes vocales sont également très rouges sans’ ulcération très appréciable. L’auscultation de la poitrine ne.

nous révèle rien.

FN Er Ps

Nous instituons immédiatement le traitement à l’antipyrine, badigeonnage et pulvérisation.

Dès la quatrième séance, c'est-à-dire au bout de 10 jours environ, la rougeur avait beaucoup diminué. .

Les ulcérations de la gorge étaient en voie de cicatrisation, sauf celle de l’épiglotte.

La muqueuse du larynx est beaucoup moins tuméfiée, le

- malade ne souffre plus en avalant, l'oppression a disparu, la

voix est un peu améliorée. Satisfait de ce soulagement, le malade n’est pas revenu.

OBsERvATION XIV

MN, institutrice, 24 ans, bonne santé antérieure, sauf plusieurs fois chaque année, des maux de gorge n’amenant cependant aucun changement notable de la voix. Depuis deux mois à vu à la suite d’un rhume un peu persistant, sa voix se voiler d’abord, puis devenir très rauque. Enfin elle éprouve

une grande fatigue lorsqu’elle parle pendant quelques instants et est obligée de s'arrêter ; après avoir essayé plusieurs remèdes infructueux elle se décide à venir consulter. L'examen de la gorge nous montre les amgydales un peu hypertrophiées et une muqueuse un peu rouge. Au laryngoscope nous constatons de la rougeur de la région inter-aryténoïdienne, et une sécrétion très peu abondante et se détachant facilement. Les cordes vocales sont rosées.

. Notre malade ne se plaignant pas de quintes de toux, nous jugeons inutile de lui administrer de l'antipyrine à l'intérieur et instituons séance tenante des badigeonnages intra-laryngiens et des pulvérisations que la malade fera chez elle; à la troi= sième séance qui eut lieu 4 jours après, la malade nous di:

aps

elle-même d’une voix presque normale qu’elle se trouve beau-

coup mieux et qu’elle a pu parler le matin pendant une heure sans trop se fatiguer et donner sa leçon entière, ce qui lui avait été impossible depuis longtemps.

Elle resta trois ou quatre jours sans revenir, et lorsque nous la revimes elle était désolée, car à la suite d’un refroidissement, son rhume avait repris et avec lui Lous les troubles laryngés ; nous recommençâmes dès lors le traitement, etle mieux revint, mais plus lentement, et ce ne fut qu’au bout de cinq séances que nous fûmes arrivés à la guérison à peu près complète. Nous l'avons revue depuis cette époque, et sa voix est tout aussi claire qu'auparavant.

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