‹ Contribution à l'étude du traitement des affections du segment antérieur de l'œil par le propionate de sodiumChapitre 11 sur 16 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

Il nous a paru intéressant de faire figurer avant nos

propres observations les résultats obtenus dans la clinique du Docteur TOWNLEY PATON à l’hôpital Manhattan et à la clinique du Docteur Henry MINSKY du « Mont . Sinaï Hôpital » et rapportés par F. H. THÉODORE [15].

1° Conjonctivité aiguë : L’expérimentation porte sur soixante malades atteints de conjonctivites aiguës mucopurulentes ou purulentes et dont les cultures s’avérdient pathogènes. Ces soixante malades furent traités par instillation d’une solution de propionate de sodium toutes les deux ou trois heures.

- Comme on peut le constater sur le tableau [, sur 53 . malades où staphylococcus aureus était en cause, 47 sujets guérirent en deux ou trois jours. Chez 4 autres, on

D ee

notait une nette amélioration qui nécessitait cependant

un traitement spécial tel que des applications de nitrate

d’argent pour achever leur guérison. Chez deux-patients, À on ne notait cependant aucune amélioration. Les 6 malades à à conjonctivite pneumococcique, guérirent en deux ou trois jours. - Un sujet ayant un cas sévère dû à l’influenza se trouva nettement amélioré par le traitement au ROBE Ê

. nate.

Des 25 malades à omonchrite ue: et mucopurulente chez lesquels les cultures n’avaient pas été faites ou dont les cultures étaient restées stériles, l’état de santé s’améliora rapidement chez 23 d’entre eux. Chez deux sujets, par contre, on ne nota aucune amélioration.

Chez deux malades à conjonctivite folliculaire aiguë (type Beals) il y eut un mieux certain pendant le traitement, mais l’évolution ne fut pas arrêtée.

Sur cinq malades, enfin, atteints de kérato-conjonctivite épidémique, les résultats ne furent pas meilleurs, l’opacité de la cornée continuant à se développer.

Type Nombre | Amélio- Pas

de scie ES Guérison ration de réutat Bactérienne aiguë Staphylococcus A .. .. 53 47 4 2 Pneumococcus .. .. .. 6 6 Hemophylus influenza .. 1 1 Pas de culture où cultu- TE SDOPNIES 1. ER en 25 29; 2 Virus aiguë Type Beals .. .. .. 2 2 Epidémie kérato-conjonc- VIVATBT EL Tee ET AO ERR 6 5

Tableau I, montrant les résultats cliniques obtenus avec une solution de propionate de sodium à 5% dans le traitement des conjonctivites aiguës.

Conjonct. lacrymale

es

2° Conjonctivite chronique : Sur 17 cas de conjonctivite chronique ayant eu des cultures positives, on

remarque que chez 16 malades le staphylocoque est en cause et dans un cas seulement ils agit de pneumoco- que. Le sujet atteint de conjonctivite pneumococcique : fut rapidement guéri. Sur les 16 cas de conjonctivite

staphylococcique, on constata la guérison chez 14 malades, dans les deux autres cas un traitement plus long aurait été nécessaire. Dans ces deux cas d’ailleurs un

traitement aux sulfamides et à la pénicilline n ’arrêta pas

L infection (Tableau2).

Dans trois cas de conjonctivite lacrymale, la con-

jonctive devenait plus propre. Chez un malade ou le

streptothrix était en cause on eut une Ho nn notable.

. Facteurs Nombre Guéri Amélio- Pas

étiologiques A Heron ration de résultat RARES Ai up 16 14 1 1 ENOLMOCOCCUS Le UT. 1 1 À ; STEDIOTAPIX 0 ac uie Ÿ 1 1

Tableu 2? montrant les résultats cliniques obtenus avec une solution de propionate de sodium à 5 % dans le traitement des conjonctivites chroniques. |

3° Infection chronique des paupières : La blépharoconjonctivite étudiée par THYEGSON et due, d’après lui, à un staphylocoque toxique ou à une culture de pityrosporum, ou même à la combinaison de ces deux der-

niers, semblait lui offrir un champ d’expérimentation

exceptionnel. La chronicité bien connue de la maladie conférait une résistance bactérienne inusitée au médicament éventuel.

de

- L'administration d’un agent thérapeutique à la fois

fongistatique et anti-staphylococcique était utile en elle-

même. On commençait le traitement par du propionate de sodium à 5 % sous forme de gouttes et d’onguent à

2 % ; dès que l’effet du médicament se faisait sentir on

oran dans la plupart des cas ue traitement par LE additions d’ ‘argent.

Cette affection rebelle exige D a que le traitement soit pratiqué par l” ophtalmologiste lui-même, s’il s’agit de blépharo-conjonctivite de quelque gravité. De tous les malades traités la moitié au moins avait pré- , cédemment employé la pénicilline et des sulfamides mais n’avait pu supporter le traitement très lonsgtemps.

Plusieurs malades chez lesquels ces médicaments n ’ayaient pas agi remarquèrent de nets progrès à partir du moment où on les traite par le propionate de sodium. Comme on peut le voir sur.le tableau 3, le staphyloco- <s que À est l’agent causal de 39 cas de blépharo-conjonctivite qui y sont mentionnés, cependant dans 12 cas, on le trouve associé à un nombre important de $ermes qui cultivent dans les follicules du bord des paupières.

‘Dans ces 12 cas, les résultats furent quelconques mais meilleurs cependant que dans ceux où seul le staphylocoque était en cause. Dans presque tous les cas les orsanismes en culture diminuaient avec le traitement ; maïs dans un cas cependant un $rand nombre d’ or$anismes en culture étaient encore présents.

Dans un des deux cas d’insuccès total, la pénicilline et les sulfamides n’auraient pas fait mieux, et la sulfacétamide dans l’autre guérissait la maladie temporairement mais ne pouvait être toléré très longtemps.

Sur les 5 malades atteints d'infection eczématoïde

AÉTES Pre

staphylococcique une grande amélioration se produisit dans trois cas mais on ne note aucun progrès dans les deux autres.

Dans les 3 cas de meibomite chronique avec chalazion récurrent, on obtient une très nette amélioration.

Dans le dernier cas enfin, où il n’y avait pas de souche pathogène l'infection ne cédait pas au traitement par le propionate, elle n’était pas enrayée non plus par les antibiotiques.

— EE, pme rentnremannenmemirme-e-}

Nombre

Type d'infection : total Guérison Fes a des cas Blepharo-conjonctivite he Staphylocoque A .. .. 27 19 6 2 Staphyloc. AACUITE- LOS 12 10 2 Infection exzématoïde .

È staphylococcique .. .. 5 3 sa 2 Meibomite avec chalazion récurrent , Staphylocoque A ... .. 3 3 Pas de souche pathogène. 1 | 1

EP TE D DPI RS ERP 7 9 CR Tableau 3 montrant les résultats cliniques obtenus avec une solution de propionate de sodium à 5 % dans le traitement des infections chroniques des paupières.

4° Affections de la cornée : Sur 8 malades atteints de kératite ulcéreuse, le staphylocoque A fut isolé de la conjenctive de'6 d’entre eux. Sur ces six cas traités, au propionate de sodium, on eut une guérison complète dans 4 cas. Chez un malade on nota une amélioration certaine, dans un cas enfin, on n’obtint aucun résultat. Chez ce dernier on ne fut pas plus heureux avec un traitement à la pénicilline. (Tableau 4).

Le” 28 re - he 14 5” : à La culture chez deux malades s’avéra stérile. Chez Ë un de ces deux malades, la guérison fut cependant totale, chez l’autre on ne note aucun résultat. Le traitement 4. la pénicilline R « encore s ’avéra totalement inefficace.

5 Nombre ARÈNES - Kératite ulcéreuse total Guérison pre de Fe Se à des cas PRES es

- Staphylocoque A .. .: .. 6 RE En 1 4

Culture stérile." 12 1 ; La

Tableau 4 montrant les résultats cliniques obtenus avec un traitement au propionate de sodium dans le-traitement des kératites ulcéreuses. = En conclusion, on remarque que dans le traitement des affections oculaires par le propionate de sodium, on obtient des résultats rapides (suérison ou amélioration) et que, dans les cas ou ce traitement a échoué, la péni-. cilline ou les sulfamides n’ont donné aucun résultat.

Page 1