‹ Contribution À L'Étude Du Traitement Des Arthrites Gonococciques Par La SérothérapieChapitre 15 sur 16 · ARE · texte numérisé non relu

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Le 11 juillet, le malade se plaint de gêne à la déglutition. On lui fait une injection intraveineuse d’hyposulfite de soude et on lui donne de l’adrénaline par la bouche.

Les accidents sériques s’atténuent ; la fièvre décroît chaque jour et le 20 juillet, le malade est complètement apyrétique.

Du côté des articulations, on ne note plus rien d'anormal. On commence la mobilisation et les massages.

Les 3, 5, 7, 10, 12 et 14 août, il est fait au malade des injections de lait.

Peu à peu, le malade récupère ses fonctions articulaires et il sort complètement guéri le 29 août 1936.

Obs. 13. - Francis B.., 24 ans.

Entré le 28 septembre 1956.

Arthrite gonococcique du cou-de-pied droit.

Le malade est atteint de blennorragie depuis le 14 août 1936. Le 23 août, il ressent des douleurs dans le genou droit, puis dans le poignet droit ; ces douleurs disparaissent rapidement vers la fin de la journée. Le 25 août, le malade ressent une douleur très violente au niveau du cou-de-pied droit.

A ce moment, il remarque que son cou-de-pied est rouge, gonflé, tuméfié. La douleur gêne les mouvements de l’articulation et même ces mouvements deviennent impossibles.

Le malade est vu par un médecin. Le traitement pratiqué est: immobilisation au lit dans une gout-

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tière, injections de vaccin antigonococcique, salicylate de soude, applications de salicylate de méthyle.

Les douleurs s’atténuent, mais vers le 20 septembre les mouvements actifs sont nuls ; les mouvements passifs sont très limités et douloureux ; il y a de l’ankylose.

Pendant tout ce temps, le malade n’a eu que très peu de fièvre ; sa température s’est maintenue aux environs de 38°.

Le 28 septembre, le malade entre dans le service du Professeur Yves Bureau. On lui fait le jour même 80 centimètres cubes de sérum antigonococcique 40 centimètres cubes en injection sous-cutanée et 40 centimètres cubes en injection intramusculaire. Le lendemain et le surlendemain, on renouvelle ces injections. Le malade a reçu une dose totale de 240 centimètres cubes de sérum antigonococcique.

Le 1” octobre, c’est-à-dire le lendemain de la dernière injection, on essaie la mobilisation ; elle est très douloureuse et arrache des cris au malade ; on peut à peine mobiliser l’articulation. Une radiographie, qui avait été faite à l'entrée du malade dans le service, avait montré des adhérences.

Le lendemain, la mobilisation est moins douloureuse, les mouvements sont un peu plus amples.

Chaque jour, on pratique la mobilisation.

Le 7 octobre, on fait lever le malade. L’amélioration continue.

Le 13 octobre, le cou-de-pied droit est encore légèrement tuméfié ; il y a un peu d’œdème. Quelques

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mouvements actifs sont possibles : le malade peut faire le tour de la salle en s’aidant d’une canne.

Obs. 14. — Jean Y.., 33 ans.

Entré dans le service le 12 octobre 1936.

Arthrites blennorragiques.

Ce malade a contracté une blennorragie à la fin de septembre ; l’écoulement a commencé le 2 octobre.

Le 6 octobre, le malade a ressenti de violentes douleurs dans son cou-de-pied droit, puis au niveau de l’articulation sacro-iliaque droite.

A son entrée à l'hôpital, on constate une arthrite du cou-de-pied droit. Cette articulation est chaude, rouge, tuméfiée, douloureuse ; l’impotence fonctionnelle est complète.

La palpation réveille également une douleur, au niveau de l’articulation sacro-iliaque droite. Le malade ne peut s’asseoir dans son lit.

On met le malade au traitement par le sérum antigonococcique. On lui injecte une dose totale de 240 centimètres cubes de sérum : 80 centimètres cubes le 12 octobre, 80 centimètres cubes le 13 octobre et 80 centimètres cubes le 14.

Dès la deuxième injection, le malade souffre moins et peut faire des mouvements de son articulation tibio-tarsienne.

Le 17 octobre. cette articulation n’est plus douloureuse ; ses mouvements sont normaux. Le malade ne souffre plus de son articulation sacro-iliaque droite et il peut s’asseoir dans son lit.

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