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tude. On note la présence d’une adénopathie inguinale.
Le 14 juillet, le malade reçoit une injection de septicémine; puis, le 15 juillet, une nouvelle injection de septicémine et une injection de sérum antigonococcique (60 cc., dont 30 cc. par voie sous-cutanée et 30 cc. par voie intramusculaire).
Les 16 et 17 juillet, on lui injecte à nouveau 40 centimètres cubes de sérum antigonococcique ; en même temps on lui fait 20 cc. de septicémine.
Le malade fait une légère courbe fébrile : 37°8 le 14 juillet, 38° le 15, puis 37°7 le 16 et 37°5 le 17. Il ne fait aucun accident sérique ; les trois injections de sérum (soit une dose totale de 140 cc.) ont suffi pour permettre de commencer la mobilisation ; le genou n’est plus douloureux ni gonflé ; l’adénopathie s’est résorbée.
Le malade, resté apyrétique depuis le 17 juillet, sort guéri le 1” août après avoir récupéré tous les mouvements de son articulation.
Obs. 4. — L..., né le 10 juin 1896.
Entré à l’Hôtel-Dieu le 1” juin 1934 et sorti le 3 août 1934.
Polyarthrite gonococcique.
Le malade entre à l'hôpital parce qu’il se plaint de douleurs et de gonflement des articulations des membres inférieurs ; douleurs sourdes, continues, exacerbées par crises aux mouvements.
La température est aux environs de 38°.
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On porte à ce moment le diagnostic de rhumatisme articulaire et on donne du salicylate de soude au malade.
Les douleurs ne sont pas calmées.
On note un léger écoulement uréthral et on fait une gono-réaction qui est positive.
Le 6 juin, on met le malade au traitement par les injections de sérum antigonococcique. Il lui est fait chaque jour, pendant quatorze jours, 60 centimètres cubes de sérum, soit 840 centimètres cubes en tout.
Les douleurs se calment progressivement et les mouvement redeviennent possibles.
La température redescend à 37° le 13 juin et s’y maintient.
Le 10 juillet, il ne reste plus qu’un léger gonflement des deux genoux.
Le 3 août 1934, le malade sort complètement guéri.
Obs. 5. - Julien-Joseph L.…., né le 4 avril 1881.
Hospitalisé le 19 juin 1934, sorti le 6 septembre
Le malade entre pour rhumatisme du poignet gauche et de l’épaule droite. Le poignet est œdématié. Le malade dit avoir souffert de rhumatisme généralisé il y a une quinzaine d’années, mais ce rhumatisme n’avait pas duré.
Il nie tout écoulement, cependant ce rhumatisme ne cède pas au salicylate de soude et sa gono-réaction est positive.
La température est aux environs de 38°.
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Il semble bien qu’on soit en présence d’une récidive d’arthrite blennorragique ancienne.
Le 28 juin, on met le malade au traitement par le sérum antigonococcique. On lui injecte 40 centimètres cubes ainsi que les 6 jours suivants.
Dose totale : 280 centimètres cubes.
La température monte à 38°7, puis descend à 38°4 et à 37°4, où elle se maintiendra pendant tout le reste du séjour à l’Hôtel-Dieu.
Le 10 juillet, la douleur de l'épaule a complètement disparu. Au poignet grande amélioration, diminution de l’œdème, sédation de la douleur.
Sous l'influence de la mobilisation et des massages, l’amélioration continue et le malade sort guéri le 6 septembre 1934.
Obs. 6. —— Félix R.…., né le 4 décembre 1899.
Entré le 14 septembre 1934, sorti le 24 octobre 1934. Arthrite blennorragique de la deuxième articulation métacarpo-phalangienne droite, datant d’un mois.
Ecoulement peu abondant, purulent, avec gonos.
Rien par ailleurs.
Le malade reçoit : 120 centimeétres cubes de sérum antigonococcique : 40 centimètres cubes les 14, 15 et 17 septembre.
On lui fait ensuite des injections de lait, puis des injections de crisalbine.
Injections de lait : les 18, 20, 24, 27 septembre, 3 et 5 octobre.
Injections de crisalbine : les 22 septembre (0 gr. 05),
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25 septembre (0 gr. 10), 29 septembre (0 gr. 15), 2 octobre (0 gr. 20), les 6, 9, 13, 16, 20 et 23 octobre (0 gr. 25).
L’arthrite se fistulise et le Docteur Robert Bureau fait une immobilisation par appareil plâtré.
Obs. 7. — Emile C.., né le 31 octobre 1910.
Hospitalisé le 8 décembre 1934, passé dans le service du Professeur Yves Bureau le 12 décembre 1934, sorti le 3 janvier 1935.
Arthrite gonococcique de l’épaule gauche.
Lorsque le malade entre à l’Hôtel-Dieu, il se plaint de douleurs à l’épaule gauche, dont le début remonte à 4 jours.
Depuis quinze jours, il présente un écoulement blennorragique.
L’épaule ne présente aucun gonflement ni rougeur mais elle est douloureuse à la pression ; l’impotence fonctionnelle est totale.
On donne au malade 6 grammes par jour de salicylate de soude et les 11 et 12 décembre on lui fait une injection de vaccin antigonococcique (1/2 ampoule puis une ampoule).
Le 12 décembre, aucune amélioration ne s'étant produite, le malade est transféré salle 5, dans le service du Professeur Yves Bureau.
Le 13 décembre, on le met au traitement par le sérum antigonococcique. Le malade reçoit 280 centimètres cubes de sérum, à savoir : 40 centimètres cubes de sérum les 13, 14, 15, 16, 17, 18 et 19 dé-
cembre. Ces doses injectées moitié par voie sous-cutanée, moitié par voie intramusculaire.
Le 19, la température du malade, jusqu'alors apyrétique, monte à 38°2; phénomène d’Arthus. On donne au malade de l’adrénaline et du chlorure de calcium.
Le 22 décembre, la température monte à 38°9 ; apparition d’éruptions sériques.
La douleur de l'épaule gauche a considérablement diminué dès la deuxième injection de sérum et on peut mobiliser facilement l’articulation.
Le 23 décembre, rhumatisme sérique qui cède au salicylate de soude.
L'amélioration se poursuit et le 3 janvier 1935, le malade quitte l'hôpital complètement guéri.
Obs. 8. - André M... 18 ans 1/2.
Entré à l’hôpital le 11 mars 1935, sorti le 8 avril
Arthrite gonococcique du coude gauche (forme pseudo-phlegmoneuse). L’articulation scapulo-humérale du même côté est légèrement douloureuse.
La blennorragie remonte à 1 mois 1/2.
Dès son entrée, on traite le malade par le sérum antigonococcique. On lui injecte 400 centimètres cubes de sérum, soit : 80 centimètres cubes les 11. 12, 13, 14 et 15 mars.
Le 17 mars, apparition d'accidents sériques mais on note une grosse amélioration locale des arthrites.
Le 24 mars, l’arthrite de l’épaule est complètement
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guérie. Il persiste encore quelques phénomènes sériques (arthralgies, urticaire). Le coude gauche est totalement dégonflé ; les mouvements douloureux quoique possibles.
Pour compléter le traitement on fait au malade 7 injections de lait : les 17, 23, 27, 29 mars, 2, 4 et 6 avril.
L'état général s’améliore. Le coude n’est plus douloureux et, traité par les massages et la mobilisation, il redevient peu à peu normal.
Le 8 avril 1935, le malade sort totalement guéri.
Obs. 9. —— Maurice A... âgé de 33 ans.
Entré à l’Hôtel-Dieu le 19 juin 1935, sorti le 25 septembre 1955.
Arthrites du genou et du poignet gauches.
Le 2 juin 1935, le malade présente un écoulement gonococcique. Il n’y a pas de complications pendant dix jours. À ce moment apparaissent à quelques jours d'intervalle : d’abord une arthrite du genou gauche, puis une arthrite du poignet gauche.
Ces deux articulations sont rouges, tuméfiées, chaudes ; on note de l’impotence fonctionnelle. La température est élevée, oscillante entre 38 et 40°.
Le malade est d’abord soumis au traitement par le vaccin antigonococcique. Il lui est fait 6 injections de ce vaccin, à doses croissantes, du 19 au 26 juin.
Il n’y a aucun changement dans l’état du malade.
Le 26 juin, il lui est fait une injection, dans Particulation du genou, de « Bacté-Staphy-Phage ».
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Du 27 juin au 1°” juillet, on injecte chaque jour 80 centimètres cubes de sérum antigonococcique, soit une dose totale de 400 centimètres cubes. Les 24, 26, 28 juin et 2 juillet, on y adjoint une injection de lait.
Le genou est légèrement amélioré ; le traitement n’a aucune influence sur le poignet. La température est toujours oscillante entre 38 et 40°.
Du 4 au 10 juillet, le malade est traité par le gonagone.
La température est toujours aussi élevée. Deux hémocultures faites les 9 et 17 juillet sont stériles au bout de deux et trois jours.
Le 19 juillet, l’état est le suivant : grosse arthrite du genou gauche, mobile sans doute, mais s’accompagnant de grosses réactions synoviales.
Au poignet, arthrite ankylosante grave.
A la fin de juillet, on fait au malade quelques injéctions de gonacrine.
La température redevient alors voisine de la normale tandis que les lésions se stabilisent.
Le 11 septembre, le genou est encore globuleux, mais les mouvements sont entièrement revenus sans limitation. Le poignet est immobilisé par une ankylose en demi-fllexion.
Le 25 septembre, le malade quitte l'hôpital incomplètement guéri.
Obs. 10. -- Cléo M... 30 ans.
Entré dans le service le 28 janvier 1936, sorti le 20 février 1936.
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Arthrite blennorragique du cou-de-pied droit.
Depuis un mois, le malade est atteint de blennorragie. Il y a deux jours, il a ressenti des douleurs violentes au niveau de son cou-de-pied droit.
A l'examen : le cou-de-pied est très augmenté de volume, il est rouge, il est chaud ; toute tentative de mobilisation arrache des cris au malade. C’est la seule articulation qui soit atteinte.
Le malade a reçu il y a un mois du sérum antitétanique.
Il est mis au traitement par le sérum antigonococcique, suivant la méthode de Besredka. Le 29 janvier, à 8 heures, on lui injecte 3/4 de centimètre cube de sérum ; à 10 heures on constate un œdème très net au niveau de l'injection.
A 12 heures, on fait une injection de 10 centimètres cubes de sérum.
À 16 heures, on injecte le reste de la dose : 80 centimètres cubes.
À 17 heures, le malade est pris de vomissements ; il accuse une céphalée intense, du picotement laryngé. Sa température est de 39°5. Il lui est fait une fnjection sous-cutanée d’adrénaline.
Le lendemain, les nausées persistent ; les arthralgies sont généralisées et de l’urticaire apparaît sur tout le corps. On fait des injections sous-cutanées d’adrénaline et on donne du chlorure de calcium au malade.
Au point de vue local, l'articulation est moins
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grosse ; elle n’est pas douloureuse du tout et le malade la mobilise légèrement.
Au bout de 48 heures, les accidents sériques se sont amendés et la température est redescendue à 37°.
Le 8 février, l'articulation tibio-tarsienne est redevenue peu à peu normale ; elle n’est ni chaude, ni rouge, ni gonflée et peut être mobilisée sans douleur.
Le malade sort complètement guéri le 20 février
Obs. 11. - Emile Le S... 35 ans.
Entré dans le service le 27 mars 1936, sorti le 8 mai
Arthrite blennorragique du genou droit.
Le malade, atteint de blennorragie depuis 6 semaines, entre à l’Hôtel-Dieu pour un gonflement du genou droit accompagné de violentes douleurs.
L’articulation est très volumineuse, surtout au niveau de la bourse séreuse pré-rotulienne. Elle est rouge, elle est chaude. L’impotence fonctionnelle est complète. La température est de 39°2.
Les 28 et 29 mars, le malade reçoit une injection de lait. Au cours de ces deux journées, la température est restée à 39°2. Le genou gauche puis le poignet gauche se sont pris à leur tour.
Le 50 mars, on injecte du sérum antigonococcique au malade, en employant la méthode de Besredka. On injecte 40 centimètres cubes de sérum par la voie sous-cutanée et 40 centimètres cubes par la voie intramusculaire.
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Le soir, la température tombe à 38°2. La nuit est bonne.
Les 5 jours suivants, on continue les injections de sérum. Le malade reçoit en tout 480 centimètres cubes de sérum.
Dès la troisième injection, le 1” avril, l’amélioration est assez sensible pour permettre des mouvements actifs encore très légers.
Le 2 avril, la température remonte à 39°7 et s’y maintient les 3 et 4 avril.
Le 5 avril, elle monte à 40°2. Le malade fait une éruption urticarienne. On lui donne du chlorure de calcium et de l’adrénaline. L’éruption disparaît.
Le 6 avril, le genou droit est totalement dégonflé ; la flexion est possible. Le genou gauche a beaucoup diminué de volume. Le poignet est redevenu libre et indolent.
On pratique la mobilisation.
Les 8, 9, 10 et 11 avril, on fait des injections de 20 centimètres cubes de septicémine. Le malade est apyrétique.
Il sort complètement guéri le 8 mai 1936.
Obs. 12. — Lucien G.., né le 16 janvier 1907.
Entré dans le service le 29 juin 1936, sorti le 29 août
Arthrite d’origine gonococcique.
Le malade entre pour douleurs intolérables au niveau des deux genoux et du cou-de-pied droit. Ces articulations sont rouges, tuméfiées, douloureuses ; les mouvements et la marche sont impossibles.
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Ces symptômes ont fait leur apparition il y a deux ou trois jours. La température est de 58°2.
Le malade est atteint de blennorragie depuis 1 mois.
Dès le 30 juin, on commence le traitement par du sérum antigonococcique. On lui fait une injection sous-cutanée de 40 centimètres cubes de sérum et aussitôt une injection intramusculaire de 40 centimètres cubes de sérum.
Les 1”, 2, 3 et 4 juillet, on lui injecte à nouveau et dans les mêmes conditions 40 centimètres cubes de sérum par la voie sous-cutanée et 40 centimètres cubes par la voie intramusculaire. La dose totale de sérum injecté est de 400 centimètres cubes.
La première injection amène une sédation de la douleur et la possibilité de légers mouvements passifs. Cette amélioration se constate surtout le lendemain au réveil du malade.
A la deuxième et troisième injection, elle augmente sensiblement.
Le 4 juillet, le malade peut faire des mouvements actifs indolents.
Pendant ces cinq jours, la température s’est maintenue aux environs de 38°. Le soir du 4 juillet, la température monte à 39°4 et le lendemain elle atteint 40°.
Le malade fait des accidents sériques : urticaire. Ces accidents semblent s'arranger, la température redescend ; mais le 9 juillet, elle remonte à 40°2 et on note à ce moment une recrudescence des accidents sériques.