‹ Contribution à l'étude du traitement des arthrites suppurées du genou par la ponctionChapitre 14 sur 24 · V... Vincent, Ier Zouave · texte numérisé non relu

V... Vincent, Ier Zouave

Blessé le 27 septembre. Atteinte du condyle interne du fémur droit par éclat d’obus. Ablation de l'éclat.

Le 10 octobre. — Arthrite suppurée du genou. Ponction. Nouvelles ponctions les 13, 16 octobre. Cultures sur bouillon : Streptocoque ; sur Veïillon : pas d’anaérobies.

Le 28 octobre. — Cultures négatives.

Evacué le 253 novembre.

OBSERVATION VI (Dr H. Mondor)

T... Pierre, 41° d'Infanterie.

Blessé le 30 octobre 1917.

Plaie du genou gauche par éclat d’obus. Parage et suture primitive. Pas de corps étranger inclus.

Le 4 octobre. — Genou gros, 4024. Liquide séro-purulent dans l'articulation ; gangrène gazeuze du mollet. Culture sur Veillon : quelques colonies de cocci en aérobiose. Culture sur bouillon : stérile.

Nouvelles ponctions les 15, 17, 19, 27 octobre.

Le 30 octobre. — Genou sec, indolore à la pression, encore douloureux aux mouvements provoqués.

OBSERVATION VII (Dr Clermonthe)

prePierre, 167° d'Infanterie.

Blessé le 30 octobre 1917. Plaie tangentielle de la région externe du genou droit. |

Le 3 novembre. — Arthrite suppurée du genou. Culture : streptocoque pur. |

Le 12 décembre. — Amputation de cuisse.

OBSERVATION VIII (Dr H. Mondor)

M... Etienne, 47° d'Infanterie.

Blessé le 2 octobre 1917. Plaie du creux proplité droit par éclat d’obus. L'articulation a été déchirée et ouverte.

Le 6 octobre. — Arthrite purulente du genou.

Ponctions les 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14, 16, 18, 20, 26, 20 octobre. Culture : staphylocoque.

Le 30 novembre, — Genou sec, indolore à la pression, encore douloureux aux mouvements provoqués. :

OBSERVATION IX (R. Grégoire)

B... André, 47° d'Infanterie.

Blessé le 6 octobre 1917. Gros fracas de la jambe gauche, le foyer communique avec l'articulation du genou. ;

Le 10 octobre. — Signes d’arthrite du genou. Ponctions : liquide purulent. Cultures sur gélose : staphylocoque et entérocoque ; sur Veillon : pas d’anaérobies.

Nouvelles ponction le 12 octobre.

Le 30 novembre. — Le genou est sec, indolore à la pression, mais encore aux mouvements provoqués. |

OBSERVATION X (D' Mayer)

P... Pierre, 412 d'Infanterie.

Traumatisme du genou gauche par chute, le 9 octobre 1917. Pas de lésions osseuses.

Gros hygroma prérotulien et hydarthrose.

Le 25 octobre, l’hygroma étant infecté, on l’incise et l’on ponctionne l'articulation, d’où infection de l'articulation.

Le 2 novembre, ponction du genou, liquide purulent. Cultures sur Veillon : stérile ; sur gélose : staphyÿlocoque.

Nouvelles ponctions le 4 et le 9 novembre.

Fvacué guéri le 18 décembre.

OBSERVATION XI (R. Grégoire)

T.., âgée de 47 ans, perruquière, entre dans un service de médecine pour une affection du genou gauche.

En août 1930, elle commença à souffrir de son genou, éprouvant un malaise général avec une légère élévation de température aux environs de 380 ; elle continuait néanmoins à travailler.

Vers l’âge de 10 ans, cette femme fit au niveau de ce même genou une affection grave qui la tint au lit dix-huit mois, s’accompagna d’une suppuration prolongée, et dont il reste une cicatrice en entonnoir, adhérente à l'os et siégeant à la face interne de l'extrémité inférieure de la cuisse. La radiographie montre du reste l'existence d’une géode centrale de l’épiphyse fémorale inférieure et une grosse hypérostose. Pendant 37 ans, cette affection ancienne ne donna lieu à aucune manifestation.

Actuellement, la malade ne peut plus poser le pied à terre ; la température atteint 409, le genou est gros, rouge et luisant. Elle est passée en chirurgie.

On constate l'existence d’une arthrite. aiguë du genou. Température : 3895. Le foyer d’ostéomyélite ancienne est douloureux à la pression.

Le 28 octobre. — Une ponction au bistouri du genou ramène un liquide purulent assez abondant. Le genou peut être allongé et immobilisé. On soumet la malade à la vaccination antistaphylococcique.

. Le 235 décembre. — La malade quitte le service. Son genou est sec et indolore ; les mouvements de flexion sont encore un peu limités.

Le 18 janvier. — La malade revient à l'hôpital. Son genou est normal : elle marche très bien et sans raideur.

OBSERVATION XII (P' Vallas, Hôtel-Dieu de Lyon) (In thèse Gauthier, Lyon, 1902.)

Arthrite suppurée du genou. — Etat général grave. Ponction évacuatrice. … Guérison.

Jules M..., débitant, 36 ans, entré à l’Hôtel-Dieu, salle St- Louis, le 19 janvier 1905, sorti le 9 février. ;

Père mort de refroidissement.

Personnellement, grippe grave en 1896, depuis ce temps, santé chancelante.

L'année dernière, il a eu des abcès au niveau de l’aine, et à la face supéro-interne de la cuisse à droite. Il souffre depuis. l'an dernier du genou gauche.

La douleur est assez variable sans être jamais très vive.

A la pression, on trouve des points douloureux au niveau du plateau tibial et du condyle interne du fémur. La peau, au niveau de l'articulation, est luisante, tendue, chaude : elle porte les traces d’un vésicatoire récent et la cicatrice de l’abcès datant de l’année dernière.

L'atrophie musculaire est peu considérable. Tout mouvement est impossible, la malade ne peut détacher sa jambe du lit.

La fluctuation de la tumeur du genou est évidente.

I1 n'y a pas de laxité anormale des surfaces articulaires.

Etat général mauvais, langue sèche, rôtie.

Température : 39° le matin, 3028 le soir.

Le 25 janvier. — Ponction de l'articulation : il s'écoule 130 gr. environ de pus bien lié. Immobilisation dans un plâtre.

La température baisse à 3805-380 en 3 jours et se maintient stationnaire. L'état général s'améliore peu à peu.

Le 9 février, nouveau plâtre ; le malade sort très amélioré.

Deux cobayes ont été inoculés avec le pus articulaire ; sacrifiés

dans les délais habituels, ils ont été trouvés indemnes de tuberculose. L'examen direct a révélé la présence de nombreux staphylocoques.

Le malade est revenu au mois de mars : il marche assez facilement, sa jambe est en bonne attitude ; il y a encore de la raideur articulaire.

OBSERVATION XIII (D' Heydenrich) (In thèse Durand, Nancy, 1888.)

Arthrite aiguë par plaie pénétrante. — Ponction. Evacuation de sérosité louche. — Guérison.

D..., 23 ans, charpentier, entre à l'hôpital le 12 avril.

Le 10 avril, le malade en travaillant, s'enfonce un clou rouillé dans le genou gauche au-dessus de la rotule : le clou aurait pénétré d'environ 1 em. 50 et a été retiré immédiatement.

Au moment de l'accident, le malade ressentit une violente douleur, vite dissipée. Deux heures après, il doit quitter son travail, le genou avait enflé et il était devenu très douloureux ; il put cependant regagner son- domicile.

Depuis le malade est alité avec de la fièvre ; il a eu à plusieurs reprises, entre autres la veille de son entrée, de grands frissons.

17 avril. — Etat actuel : Température 3708.

Le genou gauche est gonflé, rouge, douloureux à la pression. Les douleurs spontanées ont presque complètement cessé, il existe du choc rotulique.

Pas de plaie : on voit la trace du traumatisme un peu en dedans du bord supérieur de la rotule.

On fait une ponction avec l'appareil de Potain : on retire un liquide louche, qui examiné au microscope, fait voir de nombreux globules de pus. Le soir, température 3707.

Immobilisation de la jointure dans une gouttière en fil de fer.

19 avril. — Température : 3700, matin et soir. Le malade va très bien, ne ressent aucune douleur ; l'articulation n’est pas rouge, aucune sensibilité. — On peut pétrir le genou sans aucune douleur ; il existe encore uh peu d’épanchement.

20 avril — Gouttière plâtrée. Température depuis le 15 : 36°7-37°. Il existe encore un peu d’épanchement.

29 avril. — Sortie du malade qui se lève.

.I4 mai. — L'appareil est enlévé. Il reste un peu de liquide

dans l'articulation, mais le malade marche sans douleur.

Page 1