‹ Contribution à l'étude du traitement des arthrites suppurées du genou par la ponctionChapitre 20 sur 24 · INDICATIONS DE LA PONCTION ÉVACUATRICE · texte numérisé non relu

INDICATIONS DE LA PONCTION ÉVACUATRICE

Quelles sont les arthrites suppurées du genou qui doivent bénéficier du traitement par la ponction ?

Dès le début de notre travail, nous avons précisé qu’on ne pouvait en cette matière, comme dans bien de chapitres de la thérapeutique, proposer des règles rigides. Le vieil axiome « Il n’y a pas de maladies, il n’y a que des malades », reste éternellement vrai.

Nous n’utiliserons pas non plus, à cette intention, les diverses classifications des arthrites qui ont été proposées : si elles sont parfois utiles, du point de vue doctrinal ou didactique, elles sont insuffisantes pour calquer sur leurs schémas des directives thérapeutiques ; leur nombre, leur diversité, est d’ailleurs la meilleure preuve de leur vulnérabilité : ni la bactériologie, ni l’étiologie, ni les formes cliniques avec prédominance de tel ou tel symptôme, ne peuvent constituer la garantie d’un traitement rationnel et efficace.

Seul, l'examen clinique, s'appuyant sur l'expérience de celui qui le pratique et sur l'autorité de ceux qui le

Dis

compléteront, en matière d'examens de laboratoire sera à même de résoudre le problème.

Néanmoins, des observations rapportées, 1l semble résulter que la ponction pourra être tentée, avec chances de succès, sur des malades jeunes (enfants, adolescents, adultes en bonne santé), où l’arthrite suppurée constitue à elle seule l'atteinte de l'organisme, Les formes cliniquement bénignes, les arthrites suppurées d’emblée, les pyarthroses sans lésions péri-articulaires, doivent aussi constituer des indications princeps.

La ponction enfin semble pouvoir profiter des contreindications de la grande intervention par large arthrotomie pouvant être le fait d’une atteinte des défenses naturelles de l’organisme, trop accentuée (pyarthroses des maladies infectieuses, post-septicémiques, post-puerpérales). File sera dans ce cas une technique d'attente, qui pourra, d’ailleurs, réserver des surprises heureuses.

Nous croyons enfin, que la ponction est formellement contre-indiquée dans les arthrites suppurées consécutives à une plaie articulaire avec introduction dans l’article de corps étrangers, où la thérapeutique, fixée par l'expérience de la guerre, se propose d’autres buts que la simple évacuation du liquide pyoïde.

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