I. — LA CHIRURGIE
Procédé le plus anciennement utilisé, la chirurgie a donné des guérisons indiscutables et nombreuses, surtout depuis que les travaux de Halsted et de Handley ont établi les bases anatomiques essentielles d’une exérèse correcte du sein.
Quand ces règles sont rigoureusement suivies, il est certain que le nombre des récidives locales diminue beaucoup (Forgue et Walther, XXX° Congrès de Chirurgie, Strasbourg 1921) mais si extraordinaire que cela puisse paraître, ïl semble que le nombre des opérations mal faites soit encore considérable.
Bien souvent, dans les services de chirurgie, on
considère que l’exérèse d’un cancer du sein qui donne exceptionnellement des morts post-opératoires rentre dans le cadre des choses faciles, à côté de la herie ou de l’appendicite à froid, choses faciles que l’on exécute rapidement, sans s’acharner à faire des opérations parfaites. Nous avons remarqué, en particulier, que bien souvent la dissection de la graisse de l’aisselle n’était pas méthodiquement exécutée de haut en bas, au ras de la veine, selon la technique précisée par le Professeur Gosset et était remplacée par une dilacération sans méthode du creux de Paisselle. D’où il résulte que tant de cancers du sein peu correctement enlevés repullulent sur: place.
Dans les considérations qui vont suivre, nous ne discuterons que des avantages de l'opération bien Taite, très largement exécutée; toute opération étriauée, incomplète, est plus dangereuse qu’utile et très inférieure à la radiothérapie.
Nous discuterons successivement les points suivants en nous basant sur des considérations anatomiques : SE
1) La chirurgie peut être très efficace dans l’exérèse des plans cutanés, musculaires ou aponévrotiques de la paroi thoracique et des lymphatiques de l’aisselle (voie de draînage lymphatique externe).
2) Elle est inefficace en ce qui concerne les lymphatiques de la chaîne mammaire interne (voie de draînage lymphatique interne).
3) Son efficacité est très douteuse, très discutable