‹ Contribution à l'étude du Traitement des Cervicites chroniques par la Diathermo CoagulationChapitre 8 sur 12 · CRE · texte numérisé non relu

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haute fréquence de 2 et même 3 ampères sans éveiller autre chose qu'une simple sensation de chaleur. C’est là la diathermie proprement dite.

La quantité de chaleur dégagée peut, dans certaines conditions, devenir énorme, et provoquer alors, dans les cellules elles-mêmes des phénomènes physico-chimiques analogues à ceux que l’on obtient avec les rayons X ou du radium.Les courants diathermiques en effet vont agir sur l’état colloïdal de l’albumine dans le protoplasma cellulaire. On obtiendra dans: un: premier stade la précipitation: des grains: ultra microscopiques. d'albumine: colloïdale: c’est: la: floculation. Dans un second stade: si la durée du passage du courant et: l'intensité dé celüi- -c} augmentent encore, ce phénomène atteint son paroxysme: Non seulement: les grains: coloïdaux sont précipités, mais encore les: cellules sont détruites: c'est. là coagulation. Cette coagulation-peut être si intense que d’Arsonval a pu voir les pattes d'animaux soumis à des courants. de haute- fréquence. de plusieurs ampères se détacher du corps quelques. jours. après l'expérience: C'est à cette forme: de la: diathermie; à cette. diathermo coagulation, que nous nous adressons, pour traiter les métrites du col.

La diathermo coagulation. — La quantité de chaleur dégagée dans. un conducteur vivant par un courant de haute fréquence est d'autant plus grande que:

1° l'intensité du courant est plus forte;

2°" la résistance: des’ tissus est plus élevée;

+ 3° la durée du passage du courant est plus grande.

Pour obtenir non. plus des. effets. de chaleur, mais des phénomènes de coagulation, on pourra donc augmenter

l'intensité du. courant ou la durée. de, son. passage: Mais On pourra aussi charcher à augmenter la: résistance de notre: conducteur vivant. à l'endroit même que l’on veut électrocoaguler.

On sait que: les: différents. éléments: de: la: résistance

électrique d'un: conducteur de: longueur k et de: sections sonb liés par la formule::

Il suffira pour augmenter la résistance de réduire au minimum le facteur s qui se trouve au dénominateur. On y arrivera en donnant à l’une des deux électrodes une très petite section: Ce-sera l’électrode active.

L’élévation de température ne se manifestera pas au niveau du conducteur métallique, car la résistance de celui-ci est à peu près nulle. Il n’est le siège d'aucun effet Joule appréciable et reste à sa température initiale. C’est en un point du col lui-même, situé en face de l’électrode, de même section qu’elle, et continuant le circuit que vont se produire des effets diathermiques intenses. Par suite de la brusque augmentation de la résistance à ce niveau la densité électrique devient énorme. Une quantité de chaleur considérable prend naissance au sein même des tissus, et les phénomènes biologiques de floculation et de coagulation apparaissent,

Action sur les tissus inertes. — On peut du reste avoir une idée de ce qui. va se passer au niveau du col en étudiant les effets des courants diathermiques sur un milieu colloïidal inerte. Des expériences ont été réalisées par Pariseau et A. Walter. Elles sont basées sur le changement de teinte du tétra iodo mercurate d'argent

‘ qui vire du jaune au rouge orange quand sa température

atteint 400. Lorsque le courant passe, les différences

de teintes dessinent à la surface du milieu colloïdal inerte un véritable champ diathermique, analogue au ‘champ magnétiqué dessiné par la limaille de fer. Si on

place uné électrode plane (indifférente) sur le bloc

“et une électrode cylindrique (active) au centre, la colo-

ration rouge apparaît d'abord au niveau de lélectrode centrale, du côté qui regarde l’électrode plane, et cette coloration augmente à mesure que le courant passe de facon à former un triangle dont la base correspond à l'électrode indifférente.

--Bordier a eu l'idée d'étudier l’action du courant diathermique sur un bloc de gélatine, ce qui donne le loisir d'étudier le champ électrique suivant les trois dimensions de l’espace. Suivant la durée et l'intensité du courant, la fusion de la gélatine laisse après elle une cavité

conique plus ou moins grande, dont le sommet s'allonge

vers l’électrode indifférente. Ici encore, les phénomènes les plus intenses se produisent au niveau de l’électrode de plus petite section et vont en diminuant à mesure qu'on approche de l’électrode indifférente.

Action sur les tissus vivants. — Au niveau des tissus vivants. l’action. diathermique ne sera sans doute pas tout à fait la même. La circulation sanguine, les résistances variables des différents tissus et bien d’autres facteurs encore que nous ne saurions prévoir, y apporteront des modifications plus ou moins importantes. On peut néanmoins conclure des expériences précédentes que, dans l'ensemble, l'élévation de température se manifeste d abord dans les cellules placées en face de l’électrode active. Puis elle se propage suivant un espace co-

nique ayant pour sommet le point touché. Toutes les cellules à l’intérieur de ce cône subiront les effets biologiques dont nous avons parlé. Mais ces effets biologiques vont en décroissant à mesure que l’on s’éloignera du sommet du cône. L'action destructive du courant diathermique sera évidemment maxima dans le voisirage de l’'électrode. C'est à ce niveau que se produira la coagulation. L’albumine des assises cellulaires plus profondément situées sera simplement floculée.

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D'autre part, coagulation et floculation, s’exerceront non seulement au niveau des tissus placés sous l’électrode active, mais encore autour de l’électrode elle-même suivent un système concentrique d'ondes de moins en moins destructives. Il sera donc inutile lorsqu'on agira sur la face externe du col de mettre l’électrode en contact avec chacun des points de cette face. Quelques

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-jttouchements ‘éloignés suffiront comme nous le ‘verrons tout à l’hetre.

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A | KA 2714 S A } fr PP 4 L'ART U 4 Zone flocules Etincelage. — S'il n'y a pas un contact intime entre

l’électrode et les tissus, soit que la région soit très sèche, soit que l’on approche l’électrode alors que le courant est établi, des étincelles courtes et douloureuses jeillissent. Elles sont à éviter car elles n’agissent qu’en surface et ne provoquent qu'une carbonisation superficielle non efficace.

Avantiges-de-la-diathermo-coagulation. — On voit que la diathermo-coagulation a sur les autres procédés physiques de destruction un avantage énorme. Avec le thermocaultère ou le caustique de Filhos, par exemple, lexcarrification des tissus est superficielle, et localisée aux seules cellules touchées. Avec le thermboeautère notamment, qui fut à l'honneur pendant plus de 10 ans, les cellules situées à quelques millimètres de profondeur, restent intactes, à cause de la mauvaise conduclibilité

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