‹ Contribution à l'étude du Traitement des Cervicites chroniques par la Diathermo CoagulationChapitre 7 sur 12 · ARE · texte numérisé non relu

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dant, on pourra observer des crises douloureuses, avanl et. pendant le flux menstruel, surtout chez les nullipares où l’orifice externe du col est à la fois enflammé

et extrêmement étroit.

Signes physiques. — Le toucher chez ees malades n’est pas douloureux. Ea douleur, surtout si elle est vive, doit faire soupçonner une réaction périutérine ou annexielle et sera par conséquent, une- contrindication formelle au Yraitement. Le plus souvent, le col est augmenté de volume, irrégulier: dans sa forme, et sa consistance, présentant, au toucher, un damier de plages molles et de plages dures et sclérosées. On sent parfois au doigt la saillie résistante d’un œuf de Naboth.

Au spéculum, l'aspect du col varie suivant que Ia femme est nullipare ou a eu des enfants. Chez les nullipares, il est en général cônique, et les sécrétions qui le distendent lui donnent une forme de barillet (Bouilly). L’'orifice est punctiforme. Chez les multipares, au contraire, le col est étalé, gros, mou, violacé. De l'orifice, qui rappelle la fente d’une tire-lire, s'échappe Ja muqueuse intra-cervicale herniée, turgescente, saignante, grumeleuse. Çà et Ià, à la surface du col, saillent les kystes opalins des glandes hypertrophiées. Que lorifice soit fendu ou punctiforme on en voit sourdre et pendre une grosse glaire épaisse et adhérente, jaune ou verdâtre, parfois sanglante. Par elle, le col est hermétiquement clos. Aucun spermatozoïde ne pourra forcer le passage: C’est la stérilité. ;

Nous n’entrerons pas dans le détail des différentes formes qu'affectent les cervicites suivant leur étiologie ou leur pathogénie. Seules nous intéressent les modifications cliniques et anatomopathologiques que l’on ren-

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contre chez ces malades. Quel que soit l'agent pathogène en cause, la diathermo-coagulation se montre toujours efficace. Accordons seulement une mention spé- <iale aux métrites blennorrhagiques, les plus décourageantes par leur ténacité. Chez les nullipares, l'infection reste en général longtemps localisée au col. Chez les multipares au contraire, l’'endométrite s’installe rapidement, car leur col, largement entrouvert, ne s'oppose guère à la pénétration des gonocoques. Mais le plus souvent l'infection s'éteint bientôt au niveau du corps et reste en définitive localisée au col. ‘

Parfois elle s’installe dès le début au niveau du col sans dépasser l’orifice interne. C’est ‘une forme particulièrement tenace que Bouilly a décrite sous le nom dendo-métrite cervicale glandulaire chronique (Sem. méd. 1893).

Quelle que soit sa forme, la métrite auto cède rapidement à l’action des courants à haute fréquence, qui, par la chaleur qu’ils dégagent vont détruire les gonocoques, jusqu'au fond des cryptes glandulaires où ils se sont retranchés. Le diathermo-coagulation est le seul agent physique permettant d'obtenir semblable résultat, car seule elle agit aussi bien dans la profondeur des tissus qu'à leur surface, ainsi que nous Falons voir tout à l'heure.

Enfin, nombre de métrites s’accompagnent de métrorragies plus ou moins abondantes. Cette forme hémorragique qu'il ne faudra pas confondre, surtout chez les jeunes filles, avec des phénomènes d’ordre dyscrasique, est rapidement et heureusement influencée par les courants de diathermie qui possèdent en effet un pouvoir

hémostatique considérable.

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DIATHERMIE. DIATHERMOCOAGULATION. | ELECTROCOAGULATION

Qu'est-ce que la diathermie? Ethymologiquement c’est de la chaleur pénétrante. Plus exactement, c’est de la chaleur dégagée dans le sein même des tissus sous l’action de courants de diathermie. Ces courants, capables de dégager une chaleur si spéciale, sont des courants

de haute fréquence à oscillations extrêmement nom-.

breuses et non amorties.

Il est bon de signaler d’ores et*déjà, que le terme de diathermie, que l’on emploie, pour désigner cette forme de la d’arsonvalisation, est impropre, car il désigne l'effet obtenu par cette modalité électrique et non plus la modalité électrique elle-même. Nous pensons donc avec Bordier que l'expression de d’Arsonvalisation diathermique serait plus exacte. :

C'est à d'Arsonval, le maître incontesté de l’électrophysiologie, que l’on doit la découverte des oscillations non amorties qui produisent les courants de diathermie. Dans une conférence faite à la société française de physique le 20 avril 1892, il démontra que l'organisme ne réagit pas aux courants de haute fréquence de la même façon qu'aux courants galvaniques et faradiques. Alors que ceux-ci provoquent l’excitation des nerfs, la contraction des muscles, l’électrolyse et la douleur, on peut arriver à faire traverser le corps par des courants de

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