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Le 4 décembre même état.
Le 5 décembre à 3 heures du matin, elle a expulsé un fœtusde trois mois et demi, au milieu de nombreux caillots sanguins. La sage-femme alors appelée dit n'avoir pas vu le délivre. La femme entre à l'hôpital le matin même ; à deux heures du soir l'utérus encore gros. remonte à environ cinq centimètres audessus de la symphise pubienne. Au toucher, on trouve un col ramolli, dans la plus grande partie de son segment vaginal. Il est largement ouvert jusqu'au niveau de son orifice interne qui est revenu sur lui-même ; rien d’engagé dans le col, écoulement sanguin léger et sans odeur, température normale.
On prescrit le repos absolu et des injections chaudes de sublimé à 1/2000, quatre par jour ; un tampon de coton antiseptique est appliqué sur la vulve.
Le 6, le 7.le 8 et le {9 Décembre, la femme reste dans le même Ctat ; pas de frisson, pas de fièvre, léger écoulement séro-sanguin, non fétide.
, L'utérus revient peu à peu sur lui-même et ne déborde plus la symphise pubienne que de deux centimètres.
Le 10 décembre,à trois heures du soir, la femme expulse au milieu d’une certaine quantité de caillots un placenta de la grosseur d'un œuf de poule, de couleur rouge noirâtre, d’'odeur légèrement fétide. On continue les mêmes soins que ci-dessus ; pas d'injection intra-utérine.
Le 11 la ferane ne perd plus qu'un peu de liquide séreux.
Le 12 et le 13. l’état s'améliore de plus en plus et le 14, la malade se trouve suffisamment rétablie pour demander à sortir ce qui, vu ses instances, lui est accordé.
OBSERVATION Il
LS
Curage digital de l'utérus dans un cas d’hémorrhagie grave consécutive à un avortement de trois mois, par le D' Maxime Chaleix, ancien chef de clinique d'accouchement à la Faculté de Médecine de
Bordeaux.
{Travail communiqué à la Société d’ananomie de Bordeaux, le 10 novembre 1890, publié dans les « Archives de Tocologie et de
gynécologie » 1591, nv {. pages 14-19).
J'ai l'honneur de présenter à la Société d'anatomie un fragment de placenta, extrait par le curage digital dans un cas d'hémorrhagie immédiatement consécutive à une fausse-couche de trois mois.
Cette pièce n'a d'autre intérêt pour moi que de m'autoriser à exposer devant vous, en peu de mots, un fait de clinique obstétricale.
Je fus appelé il y a environ dix jours chez une femme âgée de 35 ans, enceinte pour la quatrième fois et dont la grossesse paraissait remonter à trois mois.
Cette femme avait éprouvé la veille, en soulevant un fardeau, une sensation pénible dans lhÿpogastre. Presque aussitôt s'était déclarée chez elle, d’abord faible, puis plus intense, une perte de sang, qui accompagnée de contractions utérines n'avait fait que s’accroître. Toute la nuit, elle avait perdu du sang, presque sans interruption.
C'est seulement au matin qu'on fit venir auprès d'elle une sage-femme.
La malade était dès ce moment très affaiblie, elle Ctait très pâle et « sentait l'estomac lui manquer ». Justement préoccupée