OUTRE
abondante avec caillot le 27 août. Je visite là malade le 20 septembre et je constate une perte rosée qui n’a pas cessé depuis la fausse-couche. Malaise, fatigue générale, mais pas de fièvre. Av toucher le col est Iécérement entr'ouvert, mais l'orifice interne n'est pas perméable au doigt. Je complète la dilatation et pratique le curettage. La malade ne souffre pas du tout de l’opération.
Le lendemain, maloré mes recommandations, je trouve ma malade levée, mais cette fois la perte-continuant, j'exige qu'elle
se remelte au lit. Maleré le repos, la perte ne cessa pas, et le.
huitième jour après l'opération, je me décidai à faire un nouveau curettage. Cette deuxième opération supportée sans au. eune plainte, réussit mieux que la première. L'écoulement sanguin fut arrêté définitivement.Les règles sont revenues depuis et la malade est très bien porlante.
OBSERVATION VII (Docteur Borel de Chabeuil, in loco cit.)
Fausse-couche. — Rétention de débris placentaires. — Hémorrhagies légères mais continues. — Curettage,
Madame T .., de Barcelonne, canton de Chabeuil, 87 ans, mullipare. Traitée il y a deux ans, pour des ulcérations et une métrile du col. à des pertes blanches et un peu de faiblesse générale. Dernières régles le 16 Février 1889. Le 25 et le 26 avril un peu de perles rouges. La perte s'arrête le 27 pour recommencer le 3 mai et les jours suivants. Le 5 mai, issue de gros caillots, continuation de la perle. La malade affaiblie se met au lit et ne cesse de perdre jusqu'au 10 mai, jour de mon intervention.
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À ce moment voici quel est l'état de la malade : faiblesse assez considérable, perte de l'appétit, ventre non douloureux, pas de fièvre, pas d'infection. L'utérus est en situation normale, Je col entr'ouvert laisse presque passer l'index en entier. Il existe une perte rouge légère. Un corps étranger mou et flottant est engagé dans le col. Je pratique le curettase avec énergie, et à vingt reprises différentes. j'explore tous les points de la muqueuse. Je n'ai reliré que quelques débris placentaires du volume total d'une grosse noix. L'opération a été d'une simplicité et d'une facilité très grandes, le col venant faire saillie entre les valves du spéculum Cusco. Il n'a pas été nécessaire d’immobiliser l'utérus à travers les parois abdominales. La nuit qui suivit l'opération un petit fragment de délivre est sorti de l'utérus. Il était de la grosseur d’une amande. A partir de ce moment l'hémorrhagie-a cessé, et la malade s'est sentie assez bien pour se lever. Questionnée au sujet de la douleur qu'elle a éprouvée, elle répond textuellement : « J'ai souffert un peu, mais j'en aurais bien supporté davantage. »
OBSERVATION VII (Inédite) (Dûe à l’obligeance de M. le Docteur R. Sorel)
Fausse-couche de 3 mois et demi. — Rétention placentaire. — Hémorrhagie le huitième jour. — Le 15° jour, frisson, douleur dans le bas ventre. — Température 40°. — Curettage. — Chute de la température. — Guérison (1).
Me G.., a eu trois grossesses antérieures norma'es, les
trois accouchements et les suites de couches ont été également normales. Les enfants sont bien portants.
(1) Observation 124. Statistique 43.
Le Docteur Sorel! est appelé en consultation le 2 août 1894 par son confrère, le Docteur Ducastel, de MontiviHiers, auprès d'une malade qui, quinze jours auparavant, étant enceinte de trois mois et demi, a fait une fausse-couche. Pendant trois jours des pertes d'eau assez abondantes, suivies d'une perte de sang très modérée. | AE
Huit jours après, la malade a eu une perte de sang beaucoup plus abondante : elle est restée au lit et a pris une injection aginale antiseptique par jour.
Le 1° août, quinze jours après les premières pertes, la malade a eu un frisson qui a duré une heure, les lochies avaient de l'odeur, et le thermomètre a marqué #08. à
Le 2 août, les Docteurs Ducastel et Sorel voient la malade à la première heure, et décident de faire un curettage ; la malade est assez faible, a de l'endolorissement du bas ventre. Au toucher on constate que les culs-de-sac sont libres, l'utérus gros, douloureux à la pression, le col ouvert laisse pénétrer le doigt dans la cavité utérine. Curettage par le Docteur Sorel. Chloioforme 30 grammes. Durée 20 minutes. Lavages vulvaire et vaginal. La curette ramène des caillots et des morceaux de placenta. Injection intra-utérine de sublimé au 1/1000 et attouchechement au chlorure de zinc en solution au 1/10. Pansement intra-utérin avec des mèches iodoformées et ouate hydrophyle sur la vulve. Réveil facile.
Dans la journée, champagne frappé seulement, un vomissement à midi, à trois heures encore 3% 2. Le soir à sept heures, pouls plein, calme, température 37° 5. A partir de ce moment la température reste normale. ke
Le 3 août, purgation. Le ventre reste souple, mou, douloureux. Pas de perte, l'appétit renait.
9 Août. — Le huitième jour, premier pansement, les mèches intra-utérines sont retirées, injéclion vaginale. On ne fait plus
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qu'une toilette vulvaire. Une mèche iodoformée a été laissée dans le vagin.
-43 Août. — On enlève la méche vaginale ; on ne fait plus aucun traitement. Guérison.
28 Février 1895. — A partir du 2° mois après l'opération, régulièrement tous les vingt-huit jours, la malade a ressenti des douleurs assez vives dans le ventre, sans écoulement de sang.
Le Docteur Sorel à examiné la malade plusieurs fois, et n’a rien trouvé d’anormal : seulement un peu de douleur au palper ‘bimanuel du côté gauche, mais sans aucune tuméfaction des
annexes. Au spéculum, le col est sain, l'ulérus de volumenormal
et mobile ; seulement l'hystéromètre pénètre difficilement dans
l'utérus et ne mesure que qualre centimètres et demi. On
ordonne de la révulsion, pointes de feu tous les quinze jours. Hamon 8
Le 7 mars 1895, on passe les bougies d'Hégar numéros- 18, 20, 22.
Le 9, bougies 22, 24, 26.
Le 44 mars la malade a eu ses règles pour la première fois. depuis huit mois.
Le 26 mars, bougies 18, 20, 22.
Le 28, bougies 22, 24, 26.
Le 30 mars, même pansement. Pointes de feu ; le col est très perméable ; plus de douleurs dans le côté gauche on cesse. tout traitement. |
La malade est restée guérie ; elle est redevenue enceint”, et attend son accouchement. A |
Réflexions. — Dans ce cas, l'indication du curettage a été le frisson et la température élevée, indiquant l’infection. Aussitôt après l’opération, la température est redevenue normale, et la guérison a été immédiatement obtenue ; le pansement utérin a pu rester en place huit Jours sans. provoquer de douleurs.