AN ENS
Le 7 novembre 1895, le Docteur Deronde revoit la malade qui va très bien, mais est encore un peu anémiée. Au toucher le col est gros, l'orifice externe entr'ouvert, l'utérus en place, pas de douleurs.
Dans ce cas, après une fausse-couche, malgré des hémorrhagies, le D' Deronde a pensé qu'il devait faire le possible pour assurer l’asepsie génitale, et se contenter d’arréter les hémorrhagies par des injections chaudes, ne croyant pas utile de faire une intervention immédiate que la température et la non fétidité des lochies ne rendaient pas nécessaires. L’indication opératoire n’a été dans ce cäs que le début de l'infection.
OBSERVATION XVI (Inédite) (Düûe à l’obligeance de M. le D' R. Sorel)
Fausse couche. — Rétention placentaire. — Commencement d'infection. Gurettage. — Guérison
Madame Lec.…, âgée de 43 ans, demeurant au Hâvre, a toujours été bien réglée depuis l’âge de quinze ans, elle a eu sept enfants qui sont tous vivants ; elle a eu ensuite deux fausses couches dont la dernière en octobre 1894.
Elle a vu ses règles pour la dernière fois du 18 au 25 juin 1895.
En octobre, novembre et décembre, elle a vu ses règles mais très peu abondantes. La malade ne se croyait pas enceinte.
Le 7 janvier 1896, elle a eu dans la nuit, sans douleurs, une perte assez abondante. |
Le lendemain, 8 janvier dans la matinée elle a expulsé un fœtus que le Docteur Renau a estimé être âgé d'environ trois mois. Le placenta n'a pas été expulsé après le fœtus.
Depuis la malade n'a pas perdu ; on constate à peine un