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CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DU TRAITEMENT DES DIPHTÉRIES GRAVES

PAR L’EXTRAIT CORTICO-SURRÉNAL A HAUTES DOSES

L’intoxication diphtérique, indépendamment des nombreuses complications qui peuvent en gréver l’évolution, peut réaliser un des tableaux cliniques les plus dramatiques qu’il soit possible d'observer : l’angine diphtérique maligne.

Très grave en elle-même, cette affection est plus sérieuse encore par l’extrème gravité de son évolution. |

Aussi la thérapeutique la plus intensive doit-elle être mise en œuvre et même alors les échecs sont fréquents. (La multiplicité des traitements proposés met d’ailleurs en évidence l’incertitude qui règne à ce sujet tout au moins en ce qui concerne certains points de la thérapeutique.) |

— Evidemment, l’accord est fait et est universel au sujet de la sérothérapie: doses de sérum, moment de son injection, voies de son introduction (et encore sur ce point quelques discussions pourraient-

elles avoir lieu).

PAR 7e

—— L'accord existe aussi sur la nécessité des traitements cardiaques, rénals, surrénals. Chacun de ces traitements ayant une solide base pathogénique (et c’est justement au sujet de cette pathogénie que la discussion reste ouverte).

Mais l’accord est loin d’être fait sur la part qu’il convient d'accorder à chacune de ces bases. Et les partisans des théories bulbaires, pneumogastriques, cardiaques, surrénales de mettre bien en avant les armes qui s'accordent avec leurs conceptions pathogéniques.

Nous nous proposons ici, de montrer l'importance qui doit être accordée au traitement par l'extrait cortico-surrénal, mais et c’est le point essentiel, par l’extrait cortico-surrénal à hautes doses.

En effet, si l’extrait surrénal était employé depuis longtemps dans la diphtérie maligne, il ne semblait pas produire les effets qu’il avait pu faire espérer. Son emploi à très hautes doses permit d'obtenir des résultats inespérés dans des cas où l'apparition des signes de malignité avait fait porter un pronostic des plus sombre.

— Nous tracerons donc un tableau rapide de la diphtérie maligne et de son évolution en mettant en relief les signes de malignité.

— Puis nous relaterons quelques observations de malades :

— Nous mettrons en valeur l’existence dans leur cas de signes indiscutables de malignité.

LABS PORN

— Après un bref appel pathogénique nous montrerons enfin,les résultats obtenus par lextrait surrénal à hautes doses, dans quels cas et par quels procédés.

Qu'il s’agisse d’une diphtérie maligne d'emblée ou d’une diphtérie secondairement maligne, l'allure de l'affection est en général, suffisamment caractéristique pour ne laisser aucun doute sur sa nature et sur son effroyable gravité.

Il s’agit d’un enfant, amené souvent d'urgence, et dont l'aspect reflète dès le premier examen la sévérité de son atteinte :

— Abattu, prostré, indifférent à l’examen, :l accuse :

— Une dysphagie intense.

— Un coryza bilatéral qui érode les narines et la lèvre supérieure et s’accompagne d’un jetage sérosanglant et tel que l’on ne l’observe qu'ici.

— Une intense fétidité de l’haleine, qui frappe dès le premier abord et constitue un signe très important et de grosse valeur. |

— À ces signes fonctionnels pénibles s’ajoutent les signes physiques connus :

Et nous n’insisterons pas sur la description désormais classique de l’état local :

— Gorge entièrement tapissée de fausses membranes boursouflées, d’aspect tomenteux, presque noires, tapissant toute la gorge, l’amygdale, le fonds du pharynx, la luette, l’amygdale du côté opposé.

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