‹ Contribution A L'Étude Du Traitement Des Diphthéries Graves Par L'Extrait Cortico-Surrénal À Hautes DosesChapitre 9 sur 20 · EU DIR · texte numérisé non relu

EU DIR

—— Muqueuse œdématiée saignant facilement, caractères qui joints à cette diffusion extrême, cette extension rapide des fausses membranes affirment la malignite de l'affection.

,— Adénopathie enfin : constante, peut être prédominante d’un côté, mais en tout cas bilatérale, très volumineuse, légitimant les comparaisons classiques.

Mais c’est l’état général qui, outre les renseignements des plus précieux qu’il va nous fournir, traduit immédiatement de façon indiscutable limportance de l’imprégnation toxique :

— Le faciès est d’une pâleur frappante, livide, plombé, souvent légèrement boufhi, avec une légère teinte cyanique des lèvres.

— L’albuminurie est massive, les troubles du fonctionnement rénal sont patents (remarquons que les signes de néphrite cependant font usuellement défaut).

— Les bruits du cœur sont sourds, lointains, le pouls est fréquent, parfois irrégulier. La tension basse. |

— Le malade prostré, anéanti, présentant de temps à autre des phases d’agitation s’accompagnant d’angoisses.

— Le point majeur le plus important sur lequel nous insisterons est le suivant :

Dans un tel tableau quels sont les éléments qui peuvent nous permettre de porter une appréciation, d’étayer notre pronostic ?

LE 12 eue — À vrai dire, les éléments que nous pouvons réunir sont plutôt des éléments péjoratifs. Nous les

lerons en un faisceau, en un groupement de ce que

nous appellerons les signes de malignité :

Certains arguments sont classiques :

— Le temps perdu dans l'installation de la sérothérapie, le laps de temps écoulé entre l'apparition des premiers symptômes et l’injection sérique compromet toujours le pronostic.

— L'apparition d’une paralysie du voile précoce, du 3° au 8° jour est le signe d’alarme par excel-

lence, celui que l’on cherche à dépister anxieusement.

— Quant au vomissement pour être en général plus tardif, il n’en revêt pas moins une telle importance qu’il convient de le rechercher dès les premiers jours, de même, il faut considérer comme sévère un

état nauséeux net.

Mais à côté de ces signes majeurs certaines nuances cliniques revêtent un intérêt capital :

—— La pâleur extrême, la teinte grisâtre, légèrement cyanique que prend le facies de l'enfant ;

— La torpeur extrême accompagnée de tendances syncopales, de douleurs abdominales ;

— Une tendance hémorragique même diserète sont de fâcheux pronostics. (On craindra l’apparition d’une épistaxis, on recherchera soigneusement l'existence de quelques suflusions sanguines, d’ec-

chymoses aux endroits des piqûres).

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— Une épreuve du lacet positive.

— Un temps de saignement et coagulation montrant des troubles anormaux sont encore de fâcheux pronostics.

— [L'état rénal avec en chef l’état de l’urée sanguine une azotémie dépassant 1 gramme serait pour les Lyonnais l'indice d’une mort prochaine.

— [L'état cardio-vasculaire enfin :

— Une hypotension dont la chute s’accéntue de jour en jour.

— Une tachycardie notable.

— Des troubles du rythme.

Insistons sur les procédés de laboratoire :

— Electrocardiogramme : outre les troubles du rythme, des troubles de la conductibilité,

Une atypie des complexes,

sont des pronostics réservés.

— Examen de sang :

Hypoglycémie, hypocholestérinémie, hypophosphaténie, numération globulaire surtout : gravité

extrême d'une leucocytose au-dessus de 15.000 (Grenet).

Tel est le tableau de la diphtérie maligne.

Tels sont rapidement groupés les éléments de malignité.

I va sans dire que d’une part on observe jamais au complet en pratique courante ces divers signes d'alarme et d'autre part, ce n’est que la mise en

observation rigoureuse qui va permettre en suivant

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