‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Formes communes de la Tuberculose pulmonaire Miliaires aiguës excptéesChapitre 11 sur 29 · CHAPITRE PREMIER LA CONDUITE DU TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER LA CONDUITE DU TRAITEMENT

1° La Technique

a) La voie d'introduction utilisée à toujours été la voie intra-musculaire ; on y a, néanmoins, associé, suivant le cas, la voie endo-pleurale, endo-bronchique, ‘ou même, dans deux cas de caverne géante, mais sans aucun résultat, la voie trans-pariéto-thoracique.

b) La dose injectée à été de 1 gr. de streptomycine par 24 heures, diluée dans 10 ce de sérum physiologique. Quelquefois, cependant, cette dose à été portée à 1 gr. 50 ou même, exceptionnellement, à 2 gr. soit dès le début, lorsqu'il s'est agi d’un processus particulièrement aigu, soit encore lorsque la température ou létat général n’était pas influencé après une semaine de traitement par la dose de 1 gr. ; mais il n’est pas apparu que ces doses plus fortes aient modifié en rien l’évolution défavorable.

c) Pour le rythme des injections, nous avons adopté l'injection quotidienne. unique, chaque fois que li dose de 1 gr. n'était pas dépassée ; dans les quelques rares cas où l’on à dû utiliser une dose plus élevée, elle à été répartie en deux injections quotidiennes. On sait aujourd’hui, en effet, qu'il n’y a pas de rapport évident entre la concentration sanguine de streptomycine et les résultats obtenus ; et nous n’en voulons pour preuve, comme la plupart des auteurs, que la constatation, chez nos malades, d'une amélioration qui s'est perpé-

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tuée et a même progressé plusieurs semaines après la cessation du traitement.

d) Enfin, la mycothérapie a été réalisée sous la forme de cures discontinues de 45 jours en moyenne. Cependant, dans quelques cas, en particulier lorsqu'une amélioration lente mais évidente se manifestait, la durée des cures a été plus ou moins prolongée ; une seule fois, jusqu’à 120 jours.

Quant aux intervalles de repos entre les cures, ils avaient été fixés, théoriquement, à 45 jours ; mais, en fait, en raison des difficultés de ventilation du Service, ce temps de repos n’a été réalisé que chez 46% de nos malades. Pour 29 % d’entre eux, il a été de 1 mois et demi à 2 mois et pour 25 % de 2 à 3 mois ou plus, et ceci a été très probablement la cause d’un certain nombre d’échecs.

Enfin, les cures n’ont été répétées qu'autant qu’une amélioration certaine sur l’un quelconque des éléments de pronostic clinique, radiologique ou bactériologique, avait été enregistrée après un premier traitement de 45 gr. ; car, à l'inverse de l'opinion de MaTrÉr qui, soulignant l’inutilité des cures brèves et à petites doses, estime qu'une cure de 50 gr. est sans effet notable sur des lésions pulmonaires établies, il nous est apparu, au contraire, qu’une dose de 45 gr. est bien suffisante pour apprécier l'efficacité de l’anti-biotique, et lorsque cette efficacité ne se manifeste pas dès ce moment, ni l’intensification du traitement, ni sa prolongation, ne nous ont paru devoir améliorer nos tuberculeux. Par contre, lorsque la première cure a été suivie d'amélioration, elle a été renouvelée jusqu’à la guérison apparente (disparition des signes cliniques, bactériologiques avec nettoyage radiologique total), ce qui fut relativement rare et, plus souvent, jusqu’à ce qu’on ait obtenu une améliora-

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