‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Formes communes de la Tuberculose pulmonaire Miliaires aiguës excptéesChapitre 12 sur 29 · PUS, DRE · texte numérisé non relu

PUS, DRE

tion telle, qu'elle permit d'envisager la collapsothérapie médicale où chirurgicale.

Telles ont été, dans l’ensemble, les modalités du traitement par la streptomycine de nos tuberculeux pulmonaires.

2 Les incidents au cours du traitement

La mycothérapie à doses importantes et prolongées s'accompagne, on le sait, d'incidents, voire même d’accidents fréquents ; et, dans leur article, auquel nous avons fait allusion plus haut, RiGGIXS et HiIXSHAW établissent bien le rapport entre ces accidents et la dose totale de streptomycine injectée. C’est ainsi qu'ils constatent chez leurs malades avant reçu pendant 3 mois 0 gr. 50 à 1 gr. 50 de streptomycine par jour, 30 de vertiges, 10% d’éruptions cutanées, 10% de vomissement ; ces pourcentages passent respectivement, à 65 ©. 20% et 30% chez ceux avant reçu, pendant le même 0]

temps, la dose quotidienne de 1 gr. 50 à 3 gr.

On comprend, dès lors, que nous n’avons pratiquement observé, chez nos malades, aucun incident sérieux. En effet, chez quatre d’entre eux seulement, apparurent des troubles vertigineux sans jamais de diminution de l’acuité auditive, accompagnés parfois de nausées et vomissements qui nécessitèrent l'arrêt momentané du traitement et celui-ci put être repris graduellement par la suite. De même, les réactions cutanées ont été rares ; nous avons observé une fois une poussée ec zémateuse suffisamment importante pour nécessiter linterruption du traitement et une autre fois une prodermite de la face rapidement régressive. Jamais, nous n'avons constaté d’albuminurie, ni d’ictère, ni de svndrome davitaminose B comme en ont décrit, dans un fout récent article du « Tubercle », J. SUMMER et D. DUR.

Du point de vue sanguin, uous n'avons jamais enregistré d'accident d'agranulocytose, ni même de granulopénie, tels qu'en ont décrit BENHAMOU, DESTAING et CHO- LAL.

Nous n'avons constaté qu'une éosinophilie généralement modérée, 1 à 10 % dans T0 % des cas, dépassant plus rarement ce chiffre pour s'inscrire entre 10 et 20 € dans 20 © des cas, ou supérieur à ce taux entre 10 % des eas (chiffres extrêmes : 1 % à 40 %). Nous n'avons. du reste, pas trouvé de relations évidentes entre l'éosinophilie sanguine et les incidents de sensibilisation.

Chez six malades ayant présenté des manifestations diverses de sensibilisation (vertiges, vomissements, réactions cutanées, etc...), une seule fois l’éosinophilie était de 15 % et les cinq autre fois comprise entre 1 et 4%. Par contre, parmi les onze malades ayant présenté une éosinophilie dépassant 20 €, nous n'avons observé aucun incident.

Enfin, nous avons eu à déplorer quelques abcès dont la cause nous paraît probablement liée à des injections faites par des infirmières atteintes d'eczéma infecté des mains.

C'est, qu'en effet, si les accidents de sensibilisation à la streptomyeine nous ont paru peu fréquents chez les malades, il n'en n'a pas été de même chez le personnel infirmier, Des cinq infirmières ou infirmiers affectés aux injections de streptomyeine, quatre firent. malgré l'observation de toutes les précautions nécessaires, des réactions de sensibilisation un eczéma particulièrement violent ayant rapidement pris les deux membres supérieurs et s'étant étendu, ensuite, à d'autres parties du corps, trois eczémas localisés à la main ou au doigt avec, dans un cas, atteinte des paupières. La désensibilisation mise en œuvre par injections intra-dermique de doses croissantes de streptomycine, n’a don-

né, dans tous ces cas, que des résultats inconstants ou transitoires.

Cette question de sensibilisation des infirmières pose ainsi un gros problème du point de vue pratique, le personnel atteint devant être mis hors de circuit. (1)

(1) Mais, depuis la rédaction de ce travail, l'emploi du sulfate de dyhydro-streptomycine, nous a permis de pallier cet inconvénient,

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