FINE | — 10 % IS
RES | : Ex |
| échecs |
ou 10 % 31 % 28 58 Yo 100 aggravations|
TABLEAU 1 bis
Pour en terminer avec l'appréciation de ces résultats généraux de Ja Streptomyeine chez nos 100 tuberculeux. nous devons encore faire les remarques suivantes :
Les résultats favorables où défavorables obtenus sur chacun des éléments cliniques radiologiques ou bactériologiques, ne se sont pas toujours groupés de la méme façon chez un même malade. Is ont été parfois coucordants, parfois discordants.
Chez 29 d'entre eux l’action de la streptomyceine sur les éléments de pronostic donna des résultats concordants dans le sens de l'amélioration et, dans ces cas, ce fut toujours la bacilloscopie qui, au point de vue qualitatif, profita le plus de l'amélioration.
Chez 24 sujets, les résultats furent encore concordants mais pour signifier une stabilisation où une aggravation. [1 s'agissait là :
3 fois de pneumothorax inefficaces avec bilatéralisation 5 fois de perforation pleuro-pulmonaire
— 16 fois enfin de tuberculose bilatérale de formes diverses qui n'étaient anciennes que dans la moitié des cas mais qui, dans l’ensemble, étaient fortement ulcérées.
Trente-deux fois enfin, laction de la streptomycine fut discordante sur les différents critères d'évolution, améliorant certains, stabilisant les autres, ou même permettant leur aggravation, toutes les combinaisons étant possibles. Mais il est remarquable de constater que même dans ce groupe de malades, une amélioration radiologique parfois considérable à pu être observée dans les deux tiers des cas.
Tels sont, schématiquement synthétisés, les résultats généraux que nous avons obtenus chez nos 100 tuberculeux soumis à des cures discontinues de streptomrcine.
B. — Action de la streptomycine sur les différentes variétés anatomo-clinique de tuberculoses traitées
Nous allons, maintenant, tenter d'analyser de façon plus précise les résultats obtenus en regard des formes particulières de tuberculose pulmonaire que présentaient nos malades. Précisons, tout d'abord, que nos 100 tuberculeux, soumis à la mycothérapie, se partagent en trois grands groupes :
—62 fois le traitement à été mis en œuvre pour tenter de guérir ou d'améliorer des tuberculeux qui ne relevaient pas, ou qui ne relevaient plus, de la collapsothérapie.
— 21 fois le traitement par la streptomycine est intervenu pour améliorer une collapsothérapie inefficace, avec ou sans bilatéralisation.
— 17 fois enfin, il s'est adressé à des malades porteurs d’une perforation pleuro-pulmonaire et, 1à encore. le plus souvent, les malades étaient porteurs de lésions contro-latérales.
1° Malades porteurs de tuberculose pulmonaire de formes anatomo-clinique diverses non collabées.
Noixante-deux malades présentant äes tuberculoses pulmonaires non susceptibles de la collapsothérapie, on pour lesquels le pneumothorax avait dû être abandonné, ont été traités. De plus, l'action de la Streptomycine à été jugée sur 23 bilatéralisations au cours de pneumothorax ou de perforations. C’est donc, au total, sur S5 malades que nous tenterons d'apprécier les résultats de lt streptomycine sur des lésions tuberculeuses pulmonaires, non soumises à la collapsothérapie.
Dans ces S5 cas nous avons obtenu :
— 15 fois — (IS %) — avec une amélioration clinique plus ou moins considérable, la guérison radiologique et bactériologique (+++), c'est-à-dire nettoyage radiologique total, et négativation de la bacilloscopie à l'examen direct. De ces 15 sujets, 14 ont été guéris par la seule streptomycine, dans 1 cas par adjonction ultérieure d’un pneumothorax thérapeutique contre indiqué auparavant. ;
— 18 fois (22%), l'amélioration a été très importante (amélioration clinique notable, nettoyage radiologique très accusé et bacilloscopie négativée). Là encore. chez ces IS sujets, ces résultats ont 6té obtenus 11 fois par la seule streptomycine et T fois par association d'un pneumothorax.
— 26 fois (30 4), l'amélioration à été franche mais cependant moins accusée (amélioration radiologique nette, amélioration clinique habituelle et bacilloscopie le plus souvent influencée et parfois même complètement
négativée). Le pneumothorax à été rendu possible 6 fois chez ces 26 malades, mais son action n’a pas toujours
été décisive.
— 26 fois enfin (30 %), il y eut échec ou aggravation en dépit d’un pneumothorax instauré 3 fois.
Au total, 70 % d’action favorable dont :
— 18 % de guérison, 22 %
d'amélioration très frau-
che, 30 % d'amélioration légère et 30% d'échec.
C'est-à-dire que l’on peut estimer que :
— plus 41/3 des malades furent guéris ou très notablement améliorés par la mycothérapie, celle-ci ayant
agi par elle seule ou ayant permis l’instauration d’un pneumothorax dans le 1/6 des cas.
— près d’1/3 retirèrent un bénéfice moins net, mais certain toutefois, de la médication.
— enfin ce n’est que dans moins d’1/5 des cas que
la mycothérapie échoua totalement.
Action de la streptonycine sur S5 cas de formes diverses de tuberculose pulmonaire, miliaires exceptées et non collabées
sut Amélioration | Amélioration Echec ou uerison très franche partielle aggravation 15 18 26 26 18 % 22 % 30% 30% TABLEAU 2
Ces résultats concordent généralement avec ceux que nous avons relevés dans la littérature pour des tuber-
culoses pulmonaires de-même type. lour ne citer que quelques statistiques :
Etienne BERNARD note un résultat favorable dans les 2/3 des cas.
-JULIENX constate 66 % d'améliorations dont 6,6 % de guérisons et le reste d'améliorations plus où moins importantes.
ISEMEIX obtient 5 % de guérisons totales, 24% d'a méliorations très franches, après association, il est vrai, de la collapsothérapie.
Durourr, tuberculoses miliaires exceptées, note une proportion de résultats favorables de 77,2% dont 21,5% de guérisons et 25,5 % d'améliorations franches.
GERNEZ-RIEUX, sur T6 malades atteints de tuberculose pulmonaire tertiaire, relève 43,5 % de résultats favorables avec 11,8 % de guérisons et 56,3 % d'échecs.
Enfin, dans leur rapport de la société TRÜDEAU, Ric- GINS et HINSHAW, sur un ensemble de 332 malades soumis à des cures de streptomycine de durée et d’impor-tance variables, relèvent 54% de résultats favorables dans les formes aiguës, 22 % dans les formes sub-aiguéës, 22 % dans les formes chroniques.
Mais nos résultats s'inscrivent différemment si on les considère en regard de l'ancienneté des lésions ou de leur forme anatomo-clinique.
Les résultats suivant lancienneté des lésions
Nous les avons envisagés, d'une part chez 62 tuberculeux n'ayant eu aucune collapsothérapie et dont la tuberculose pulmonaire était plus ou moins ancienne, et d'autre part chez les 23 malades porteurs de bilatéralisations au cours de pneumothorax où dé perforations et qui, en principe, étaient des lésions jeunes.
a) Pour le premier groupe de malades, 29 avaient
MD
des lésions dont le début clinique paraissait s'inscrire entre 1 et 6 mois. Sur ces 29 :
— +4 guérisons (14%)
— 9 améliorations très franches (31 %)
— 10 améliorations plus légères (34,5 %)
— 6 échecs (20,5 %).
Dix-neuf malades présentaient des lésions dont le début apparent remontait à 6 mois au moins où à ! an au plus : dans ces cas, nous avons pu enregistrer
— 3 guérisons (15,8 %)
— 5 améliorations très franches (263 %)
— 5 améliorations légères (263 %
— 6 échecs (31,6 Z).
Enfin, lorsque la streptomycine s'est adressée à des lésions tuberculeuses vieilles de 1 an ou plus. 6n a enregistré les résultats suivants : sur 14 malades :
— aucune guérison complète
— 2 améliorations très accusées (142 %)
— 5 améliorations de moindre importance (32,8 €) T échecs (50 %).
b) D'autre part, 23 malades porteurs de pneumothorax ou de perforations pleuro-pulmonaires et chez lesquels lPaction de la streptomycine a été étudiée sur des lésions contro-latérales, dont l'âge ne dépassait pas 6 mois, on observa, au niveau de l’ensemencement controlatéral, les critères de la guérison radiologique avec négativation de la bacilloscopie : $ fois (35.4 %)., une amélioration très notable 2? fois (85 %). une amélioration moindre 6 fois (25,6 %) et enfin un échec T7 fois (30,5 %).
Au total, et sur l'ensemble de ces deux groupes de malades, il apparaît donc, à ne considérer que les sevles guérisons et améliorations très franches, que le chiffre des résultats favorables s'inscrit en regard de la précocité du traitement :
— 44% de guérisons ou améliorations très franches