CAM, AE
particulier dans les lobites supérieures droites, un véritable aspect de rétraction ramenant vers le médiastin la base du lobe supérieur.
c) Quant aux cavernes enfin, elles n’ont tiré profit qu'à un bien moindre degré de la médication streptomycinique.
Sur 75 tuberculeux, dont la radiographie montrait une évidente perte de substance, la streptomycine n'eut d'action favorable sur les cavités que 31 fois, soit dans 42 % des Cas ;
— dans 10% des cas on put noter une amélioration certaine mais légère
— dans 24% des cas une amélioration très marquée (réduction de volume d'au moins la moitié
— enfin, dans 8% des cas, disparition quasi totale de la cavité.
Mais, il nous a semblé que le volume de la cavité intervenait dans les résultats. C’est ainsi que chez 335 malades qui présentaient des cavernes pulmonaires, dont la taille allait d’une pièce de 2 francs jusqu’à la dimension d’un œuf de poule où même encore plus volumineux, il n'y eut, au total, que 8 améliorations (24%) très franches il est vrai, mais n’ayant abouti à la fermeture de la caverne qu’une seule fois (3 %).
Chez 21 tuberculeux, dont les cavernes avaient un volume compris entre une pièce de 2 francs et de 0,50, il y eut une amélioration nette 10 fois (48 %) avec un taux de 19% de réduction de volume très accusée et 14,5 % de disparition.
Quant aux cavités de petit volume inférieur à une pièce de 0 fr. 50, que nous avons observées chez 21 malades, elles ont fourni un pourcentage d’amélioration de 61,5 % ; cette amélioration ayant été très accusée 8 fois (38 %) et la disparition de l’image cavitaire ayant été observée 2 fois, soit dans 9 % des cas.
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Le processus d'amélioration ou de disparition des cavités a pu être jugé sur des films en série qui ont montré : tantôt une diminution concentrique de la clarté avitaire ; d'autres fois son estompage progressif, une fois enfin nous avons observé un comblement progresif de la cavité par une opacité ayant pris, petit à petit la place de la clarté.
d) Enfin les aspects de fibrose qui surchargeaient la radiographie de 8 de nos malades, n'ont pratiquement subi aucune modification par la cure streptomyeinique.
En résumé, les images radiologiques qui nous ont paru particulièrement sensibles à la streptomyeine, sont essentiellement les opacités nodulaires. Elles ont été influencées dans près des trois quarts des cas. Le nettoyage a été quasi total dans un tiers des cas quand il s'agissait de formes macro-nodulaires et dans 8 cas sur 10 pour les formes micro-nodulaires. Les images d’infiltration en nappe ont été généralement améliorées dans la même proportion que les opacités nodulaires. Par contre, les nettoyages complets n’ont été observés que dans une proportion franchement moindre (16%). Enfin, bien que les images cavitaires aient été globalement améliorées dans 42 © des cas, leur disparition n’a été observée que dans S % des cas et il s'est agi, presque toujours de cavité de moyen ou petit volume : ? francs et au-dessous.
Ces résultats généraux de l’action de la streptomycine sur l’aspect radiologique des lésions tubereuleuses que nous avons observées, s'accordent assez pleinement avec les résultats radiologiques généraux donnés par les différents auteurs qui estiment le pourcentage d’amélioration à :
- 51 % ISEMEIN SO CHADOURNE
sie
— 62 à 28% selon l'âge des lésions Etienne Beit- NARD
— enfin 15 à 55 % selon le type évolutif des lésions RiGaixs et HixsHAw.
Il en est de même si nous comparons nos résultats de l’action de la streptomycine sur telle ou telle variété d'images pathologiques avec les résultats publiés un peu partout.
Par ailleurs, chacun reconnaît l'efficacité particulière de la streptomycine sur les formes nodulaires.
Dans les images d'infiltration, Durourr note :
75 % d'améliorations, nous en avons noté 72% ;
avec 30% d'améliorations très franches, nous en trouvons 37,5%,
et 23,5 % de guérisons, nous en notons 16 %.
Pour les images cavitaires enfin, DuUroURT signale 15 % d'améliorations alors que nous n’en avons noté que 42 % avec 22,5 % de guérisons contre 8 % dans notre statistique et celle &’ Etienne BERNARD.
On sait que MarrËr avait insisté sur la fréquence de la fermeture des cavités par la streptomycine.
GERNEZ RIEUX, cependant, ne rapporte que 9% de guérisons de cavernes alors que
LOUBEYRE, ici même, signale, dans un article récent, la guérison de 3 grosses cavités au cours de tuberculose de types divers traitées par la streptomycine,
Enfin, aux Etats-Unis, RiGGiNs et HiNSHAW obtiennent un taux d'amélioration des lésions cavitaires de 55 à 22% et
CanapA 70 % d'amélioration ou de guérison de cavités fermées chez 37 malades.
A vrai dire, tout est peut-être ici fonction d’appréciation suivant la rigueur des critères observés et sans doute aussi la durée d'observation.
Enfin, comme tous les auteurs, et en particulier Dr- FOURT, BENHAMOU et VIALLET, nous avons pu noter des états séquelles qui survivent aux nettoyages radiologiques post-streptomyciniques, soit sous la forme de tractus plus ou moins denses, soit plus souvent, sous celle d'un aspect réticulo-nodulaire.
3° Les modifications de la bacilloscopie appréciées par
le seul examen direct.
L'effet de la streptomycine sur la bacilloscopie de nos cent malades a été favorable dans 62 cas, 50 fois il y eut négativation complète, 12 fois la bacilloscopie fut seulement diminuée, parfois très fortement, d’autres fois de façon plus faible ‘mais incontestable (le nombre des bacilles dans l’expectoration passant, par exemple, de 100 par champ à 1 sur 5 champs ou de 50 par champ à 3 par champ).
Nous ne nous abusons pas cependant, sur la valeur des bacilloscopies négativées au seul examen direct.
Vingt-cinq fois nous avons procédé à des inoculations au cobaye de crachats abacillaires au Seul examen direct, soit après une première cure de streptomycine, soit après deux ou trois cures.
Onze fois, soit dans nne proportion de 44%, ces crachats tuberculisèrent encore le cobaye ; mais ces résultats furent différents suivant qu'il s'agissait de malades ayant subi une ou plusieurs cures.
Dans le premier cas, sur 8 inoculations, 5, soit 62 %, furent trouvées positives ; alors que chez les malades ayant subi deux ou trois cures, ce pourcentage ne s’éleva plus qu'à 35 %.
Enfin, chez un malade, dont l’inoculation s'était révélée positive après un premier traitement, la répétition des cures amena la disparition des bacilles dans l’ex-
pectoration dont l'inoculation ne tuberculisa pas le côbaye après une deuxième cure.
Ces résultats généraux sur la négativation de la bacilloscopie, s'inscrivent parmi ceux enregistrés par différents auteurs :
Etienne BErNarD cite 22 à 41 % de négativations chez ses malades suivant l’ancienneté des lésions.
CHADOURNE, 43 % (après, il est vrai, culture ou inoculation).
SAENZ et CaxErri de 37 à 50,5 % après culture des crachats selon les doses injectées.
Riacins et HixsHaw de 28 à 63 % des cas selon la dose injectée et la prolongation de la cure.
Enfin, le Congrès de Chicago donne le chiffre de 32 % de négativations après inoculation au cobaye.
Telles sont donc les modifications générales que nous avons observées chez nos tuberculeux sous l’action de la streptomycine, tant au point de vue clinique que radiologique et bactériologique.
Ces résultats sont concrétisés dans le tableau ci-dessous. Dans ce tableau, la notation :
+++ Signifie : Pour la clinique : amélioration spectaculaire (reprise de poids supérieure à 10 kilogs, apyrexie se maintenant chez un sujet dont la température atteignait ou dépassait 39°).
Pour la radiologie : nettoyage total des modules, des plages d'infiltration ou fermeture des cavernes avec où non persistance d'état séquelle. Pour la bacilloscopie : négativation à l'exadirect.
++ Signifie : Pour la clinique : amélioration très franche, reprise de poids importante et apyrexie maintenue chez un sujet dont la température s’inscrivait autour de 38°.
Pour la radiologie : nettoyage très important en étendue des images radiologiques mais laisint encore persister des images pathologiques.
Pour la bacilloscopie : réduction considérable du nombre des bacilles à l'examen direct (de 1O00/1 à 1/3 pur exemple).
+ Nignifie: Pour la clinique : une amélioration franche mais modérée où partielle, reprise de poids de plus de 3 kKilogs ou chute d'une température persistante sans reprise de poids appréciable,.
Pour la radiologie : nettorage discret mais certain, Diminntion appréciable du nombre et de la dimension des opaeités nodnlaires, de l'étendue d'une plage d'infiltration, on encore du volume d'une cavité,
Pour là bacilloscopie enfin : réduetion impor: tante de la richesse de l'expectoration en bacilles de SUP à SYT-par exemple.
Modifications générales observées chez nos tubercuwleuxr pulmonaires après traitement per le streptomyceine
nee eg
Bacillo:
Clinique Radiologie ; | Svopie
échecs on ALLER TR:
Yations
Et voici, plus spécialement, l'action de la streptomxcine sur les différentes images radiologiques isolées on
intriquées que présentaient nos malades.
| Images Images Images |
micro macro d'infil- Nuages | Images |
| nodu- nodu- tration CAVE de fi- |
| laires laires |en nappe| (aires broses, |