DEAD ES
I1 s’est agi, chez ces 12 malades, de tuberculoses qui ue se sont extériorisées, à la radiographie, que par des opacités nodulaires de dimension variable mais toujours exclusives et, en particulier, sans association d’images cavitaires. Quatre fois, les opacités étaient du type micro-nodulaire, S fois du type macro-nodulaire. Dans les 4 formes micro-nodulaire il s'agissait 1 fois d’un syndrome de granulie froide et 5 fois d’ensemencement contro-latéral macro-nodulaire plus ou moins étendu au cours d’une perforation pleuro-pulmonaire.
Eu ce qui concerne le premier cas, la guérison fut
#btenue après deux cures (disparition de la fièvre, reprise de poids de 7 kilogs 700, nettovage radiologique total et négativation de la bacilloscopie).
Pour les trois autres malades, il y eut échec complet dans un cas et nettoyage radiologique dans les deux autres ; en même temps que l’on notait une amélioration des signes de perforation du côté opposé.
Les 8 formes macro-nodulaires concernaient des mmaiades présentant, à l'exclusion de toute perte de substance appréciable, des lésions radiologiques constituées par des nodules de dimensions diverses, allant de la taille d’une grosse tête d’épingle à celle d’un pois, parfois généralisés à la totalité d’un ou des deux poumons. Deux fois seulement, ces lésions étaient apparues en dehors de toute collapsothérapie et elles étaient bilatérales, occupant la partie supérieure des deux champs pulmonaires conglomérent par endroits, mais l’évolution légèrement sub-fébrile n’était pourtant pas celle d’une broncho-pneumonie caséeuse, Les 6 autres fois, il s'agissait de bilatéralisations survenues au cours de pneumothorax inefficaces ou de perforations : l’ensemencement nodulaire était généralement discret et limité.
Dans ces 8 cas, on n’a noté que 2 échecs (essaimage nodulaire au cours d’une perforation). Mais par contre.
AN
+ guérisons : 1 fois Sur une tuberculose pulmonaire primitive, 3 fois sur des ensemencements contro-latéraux accompagnant des perforations pleuro-pulmonaires, Une amélioration très franche, toujours au cours d'un essaimage contro-latéral : l’ensemencement qui était quasi total s'étant effacé en majeure partie pour ne subsister que dans la région juxta-hilaire et la bacilloscopie s'étant négativée. Enfin, 1 amélioration discutable. Il s'est agi, dans ce dernier cas, d’une tuberculose pulmonaire bi-latérale et fébrile pour laquelle un pneumothorax artificiel gauche fut institué vers la fin de la première cure ; mais entre les deux cures on assista à une évolution dans le moignon avec creusement de deux cavités. La deuxième cure amena la disparition d’une de ces cavités et une diminution de l’autre cependant que le côté droit continuait à s'améliorer régulièrement. Après la deuxième cure, l'amélioration se poursuivit.
Au total, dans ces 12 cas de tuberculose nodulaire. nous relevons :
plus de Ja moitié — 58% — de guérisons — 1 quart — 25% — d'échecs ou d’aggravations
— enfin 1 malade s’est franchement amélioré et un autre a présenté une amélioration discutable.
I] semble, comme nous l’avons déjà vu plus haut, que les formes micro-nodulaires soient plus sensibles à Ia streptomycine que les formes macro-nodulaires. Mais il faut remarquer qu’il s'agissait essentiellement ici d'ensemencements contro-latéraux relativement frais, et de tuberculoses pulmonaires, nodulaires d'emblée, habituellement jeunes. On sait, du reste, aujourd’hui, que c'est essentiellement sur ces formes nodulaires que la streptomycine agit de la façon la plus certaine et nos résultats se rapprochent de ceux des différents auteurs, en particulier d’'Etienne BERNARD qui note, dans