‹ Contribution à l'étude du traitement des fractures de la claviculeChapitre 13 sur 18 · RL ONE · texte numérisé non relu

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Ces esquilles peuvent en outre se nécroser et s’éliminer tardivement et Callegari cite un fait où après une fracture de la clavicule par projectile des esquilles s’éliminèrent pendant près de deux mois par la plaie de sortie.

Parfois encore un fragment médian venant s’interposer entre les fragments externe et interne rend la réduction impossible et compromet la consolidation. |

Mais toutes ces complications de la fracture communitive sont exceptionnelles, celle qui au contraire paraît fréquente, celle qui est grave réside dans la prédisposition qu'ont ces fractures à produire d’énormes cals.

En effet, le cal a une tendance marquée à unir dans une seule masse les différents fragments, et on comprend facilement que cette raison seule explique l'augmentation de volume qu'il subit.

Nous pensons donc que toutes les fois où le diagnostic pourra être fait à temps, il y a lieu de pratiquer ici immédiatement la suture osseuse, sans attendre la formation presque certaine d'un gros cal exubérant. Peut-être même y aurait-il quelque intérêt, étant donnée la difficulté qu’on éprouve à assurer immédiatement ce diagnostic, à utiliser en pareil cas, et une fois de plus, l'admirable découverte de la radiographie.

Il est moins facile de déterminer la conduite à

tenir vis-à-vis des esquilles qu on rencontre au cours de l'intervention.

Pour les esquilles d’un petit volume, il va de soi qu'il y a tout intérêt à en débarrasser la plaie qu'on vient de faire, et à la bonne réunion de laquelle elles auraient toutes chances de nuire.

Il n’en est pas de même quand on sera en présence d’esquilles volumineuses, de quelque grand fragment analogue à celui dont on trouvera plus loin la description ; faudra-t-il alors enlever, ou, au contraire, tenter de réunir ces fragments secondaires aux fragments articulaires ?

Nous pensons que si un fragment secondaire est encore en contact avec le fragment articulaire dont il a fait partie, ou qu'il en est assez peu éloigné pour que son périoste ne soit pas trop déchiré, il y a intérêt à conserver ce fragment ; car, de cette façon, on gardera à la clavicule tout son volume, c'est à-dire toute sa force de résistance.

Si, au contraire, ce fragment supplémentaire forme, avec le fragment primitif, un angle plus ou moins ouvert et que ses chances de vitalité soit douteuses, à plus forte raison s'il est complètement séparé du fragment primitif, ou que son volume soit peu important, mieux vaudra l’extirper, comme le fit le docteur Sébileau.

Mais, pour ce point particulier, on ne peut guère formuler de règles bien précises, et, le plus souvent,

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