INTRODUCTION
Avant tout, respectueux d’une tradition qui nous est chère, nous sommes heureux de saisir l’occasion qui se présente à nous de remercier collectivement tous nos Maîtres de la Faculté de Paris.
Nombreux sont ceux qui ont contribué à nous instruire et c’est plein de regrets que nousnous voyons contraint de ne citer ici que ceux qui, grâce à un Ccontact plus prolongé,ont imprimé à notre enseignement médical un cachet plus personnel et plus profond.
Pendant nos deux années de stage, nous fûmes attaché successivement aux services de chirurgie du D' Blund et du Dr Monod ; aux services de médecine du D* Letulle et du Dr Petit.
Avant et pendant ces années de stage, nous avons fréquenté avec fruit le service de Monsieur le Professeur Duplay, les consultations si intéressantes de M. le Professeur Fournier à St-Louis, et le service de chirurgie infantile du regretté D' de Saint-Germain.
Nous avons appris l’obstétrique sous la direction de M. le Professeur Tarnier ; à peine étions-nous
sorti de son service que nous eûmes la douleur de le voir disparaître.
Nous laissons à d’autres plus autorisés que nous le soin de faire de Jui une élogeau-dessusde nos moyens, mais nous ne pouvons résister au désir d'adresser à sa mémoire un souvenir ému de reconnaissance et de respectueuse admiration. Nous tenons également à remercier M. le D' Dubrisay, si plein d’affabilité et de bonne grâce dans ses relations avec de modestes stagiaires, et qui, comme chef de clinique, secondait si bien notre maître dans sa tâche.
Tout récemment, nous eùmes l’occasion de faire un trop court séjour dans le service où M. le Professeur Landouzy enseigne, au lit même du malade, une thérapeutique vécue dont l'éloge n’est plus à faire, nous aurons souvent, dans l'avenir l'occasion de reconnaitre et d'apprécier la justesse de ses conseils et la haute portée scientifique et pratique de son enseignement.
Le D' Sébileau, après nous avoir indiqué le sujet de cette thèse, nous a encore apporté le concours précieux de ses idées et de ses travaux, nous lui adressonsicil’expression de notre profonde reconnaissance.
Nous tenons enfin à remercier d’une facon toute particulière Monsieur le Professeur Terrier, qui voulut bien nous faire le grand honneur d'accepter la présidence de cette thèse,
Avant-Propos
€ sujet de cette thèse n’a pas la prétention d’être absolument nouveau ; nous avons eu au contraire, en recherchant des documents susceptibles de nous éclairer, l’occasion de constater qu’il fut déjà l’objet de nombreux travaux.
La cause en est, d’une part, dans la fréquence des fractures de la clavicule, d’autre part dans les difficultés qu’on éprouve avec les appareils actuels, à maintenir la réduction de ces fractures. in
Depuis que la suture osseuse indiquée par Celse fut réalisée pour la première fois et avec un plein succès par Langenbuck, en 1882, de nombreuses études furent publiées sur la question, nous citerons à titre de mémoire l'excellent travail de M. le Dr Poirier, dans la Semaine médicale en 1891, les thèses de Callégarie et de Richard, et, plus récemment, Îles pages magistrales que M. le Dr Lejars y consacra dans ses « Leçons de Chirurgie ».
Si nous nous sommes décidé à en faire le sujet de notre thèse, c’est que nous avons cru intéressant de
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préciser aussi nettement que possible les indications et les contre-indications de l'intervention chirurgicale ; que grâce aux progrès constants de la chirurgie et de l'antisepsie, nous estimons que les secondes ont aujourd’hui singulièrement diminué au profit des premières. C’est enfin parce que nous nous proposons d'étudier minutieusement le manuel opératoire de la suture osseuse et d'ajouter quelques observations nouvelles à celles qui ont déjà été publiées.
Pour la clarté de notre travail nous diviserons les fractures de la clavicule de la facon suivante :
D'abord deux grands groupes :
1° Fractures fermées :
2° Fractures ouvertes.
Nous subdiviserons les fractures fermées en :
À. Fractures simples ;
B. Fractures comminutives.
Et les fractures ouvertes en :
À. Fractures primitivement ouvertes ;
B. Fractures sur le point de s'ouvrir.