‹ Contribution à l'étude du traitement des fractures de la claviculeChapitre 9 sur 18 · HAT · texte numérisé non relu

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La complication tardive pourra consister en un raccourcissement notable de l'os et en une impotence fonctionnelle consécutive, et ici avant de faire choix d’un traitement on ne devra pas oublier qu’il y o lieu de tenir compte, non seulement du raccourcissement lui-même mais aussi et surtout, peut-être, de la situation sociale du malade.

Nous avons vu que jusqu’à 0,01 le raccourcissement n’entraine au point de vue fonctionnel aucune conséquence fâcheuse ; on peut même espérer tant qu'il n’atteint pas 0,2 que, grâce à l'éducation successive, le membre arrivera à recouvrer la totalité ou la presque totalité de ses mouvements.

Mais si le raccourcissement atteint 0,02 on n’est plus en droit d’escompter un retour complet à l’état normal ; les mouvements en arrière, la rétropulsion se trouveront surtout gênés et presque abolis.

Il y a donc dans ce fait une importante raison d'intervenir, mais sous la réserve de tenir le plus grand compte de la situation sociale du malade.

Il est évident que si le malade est obligé. par son métier, de se livrer à des travaux manuels nécessitant des mouvements libres et étendus, si comme on dit vulgairement il a besoin de ses deux bras pour vivre l'intervention sera bien plus indiquée que s'il s’agit d’un homme faisant simplement des écritures ou se livrant à des travaux intellectuels, par exemple.

En tous cas, on ne devra jamais manquer de pré-

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venir le malade de la possibilité où il se trouve. si on n'intervient pas, de voir certains mouvements de son bras plus ou moins abolis.

Le cal exubérant ou vicieux est aussi une complication des fractures chevauchées et parmi les divers accidents qu’il peut causer on doit citer en premier lieu les compressions vasculaires ou nerveuses.

Pour le cas particulier des fractures du tiers moyen que nous avons plus spécialement en vue, c'est aux compressions nerveuses qu’on aura affaire eton connait le caractère de gravité qu’elles présentent avec « leurs phénomènes douloureux, leurs troubles de la sensibilité, les atrophies auxquelles elles donnent lieu. »

A l'apparition de ces symptômes nous pensons que le chirurgien doit immédiatement intervenir, et en cas de refus du malade dégager formellement sa responsabilité.

Point n’est besoin d’attendre, il faut agir vite ici comme lorsque la compression est produite directement par un fragment. Dans ce dernier cas, les tractus fibreux, les ostéophytes qui viendront se développer autour du fragment compresseur n'auront d’autres résultats que d’aggraver le mal,et non seulement la compression augmentera, mais les nerfs pourront finir par être englobés dans ce cal lui-même et du même coup les difficultés de l'intervention

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