‹ Contribution à l'étude du traitement des fractures de la diaphyse humérale par extension continue sur le squeletteChapitre 17 sur 19 · RAS · texte numérisé non relu

RAS

membre n’a pas donné non plus de résultat. Finaleent, après deux mois de traitement, le fil a scié complètement l’olécrane, et c’est à cette section que l’on devrait, peut-être, attribuer l’échec du traitement.

Mais était-ce la seule cause de l’échec ?

En examinant de plus près ce cas particulier, il est assez aisé de constater qu’il y a eu d’autres facteurs facheux pouvant aboutir à un résultat négatif, même st l’on avait pu enrayer la section de l’olécrane.

Tout: d’abord la fracture de la diaphyse humérale était multifragmentaire, avec un fragment intermédiaire dont la situation empêchait une réduction parfaite. ER A:

- La réduction, obtenue au début du traitement, était iucomplète, mais il faut insister sur le fait qu’il s’agissait d’une fracture avec un déplacement considérable, dans le sens antéro-postérieur. Néanmoins, cette réduction paraissait suffisante pour favoriser une cicatrisasation osseuse normale.

Es

D'autre part le fil de Kirschner est resté dans l’olécrane pendant deux mois, temps suffisant à la formation d’un cal osseux solide et définitif. :

Ce sont la contention et l’immobilisation nécessaires, qui faisaient défaut. On s’en est aperçu au cours du traitement, on a voulu y remédier par la mise en place de divers appareïls de support. L’intolérance du malade vis-à-vis de tous ces systèmes de contention a rendu inefficaces tous les efforts.

Ne pourrait-on pas également invoquer comme cause de l’échec du traitement le terrain même du malade en question ?

noie

C'était un homme très gros et très musclé; pour combattre sa force musculaire, il a fallu exercer des traction tout à fait disproportionnées avec la résistance de l’olécrane.

Et finalement, la notion de la réparation osseuse, n’est-elle pas conditionnée par un fonctionnement irréprochable des glandes endocrines qui, en fixant le calcium sur le cal, activent sa formation et surveillent la guérison de la fracture ? :

Toutes ces considérations permettent la supposition que chaque autre méthode orthopédique, mise en œuvre chez ce malade, aurait abouti à un échec analogue.

Conclusions

1. La méthode de traitement des fractures de la diaphyse humérale, par l'extension continue sur le squelette, exercée au moyen d’un fil transolécranien, présente des avantages théoriques incontestables.

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