ESULTATS OBTENUS PAR LE TRAITEMENT
(à propos de deux observations)
Dans les deux observations que nous avons recueillies dans le service de notre maître M. le Professeur Massabuau, les résultats de traitement des fractures de la diaphyse humérale par l’extension continue transolécranienne se montrent divergents.
Nous nous proposons, avant d’en tirer les conclusions, d’examiner les conditions d’application de cette méthode dans ces deux cas particuliers, pour essayer d'expliquer pourquoi, dans un cas, le résultat était satsfaisant, tandis que dans l’autre on à abouti à la formation d’une pseudarthrose.
Dans le premier cas il s’agissait d’une fracture de l’humérus, ouverte, avec une plaie contuse presque circulaire. La méthode d’extension continue sur le squelette s’imposait. L’étendue de la plaie ne permettait nt la mise en place d’un appareil plâtré, ni une extension par les bandes de leucoplaste. Les tractions continues,
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exercées sur la broche transolécranienne, ont abouti, comme on l’espérait, à la réduction du déplacement et de l’angulation des deux fragments. La contention était parfaite. D’autre part, on a pu donner à la plaie cutanée tous les soins indispensables à sa cicatrisation.
Malgré la diminution progressive des poids, on s’est apercu, après une semaine, que l’olécrane était scié lentement par le fil métallique. On a confectionné un appareil plâtré avec une petite attelle, placée à la partie postérieure du bras, pour contenir la fracture et pour s’opposer, en même temps, à l’action du fil.
Ce petit incident, sauf une petite douleur au niveau du coude et un enraïdissement minime et passager de cette articulation n’avait entraîné aucune suite fà-
cheuse. Le traitement a pu être mené à bien, et le résul-
tat final a été excellent.
Dans le second cas l’application de la méthode de traitement de la fracture de la diaphyse humérale par l’extension continue transolécranienne, a abouti à un échec complet. Une pseudarthrose s’est produite, constituée par un cal fibreux, long, donnant an membre une mobilité anormale.
La réduction a été obtenue en partie, mais la contention s’est montrée insuffisante. Le cal osseux ne s’est pas formé, et même les injections d’ossical dans le foyer de fracture n’ont nullement réussi à activer la constitution d’un cal osseux. L’immobilisation était insuffisante, l’appareil de service de santé, mis en place pour exercer la contrextension, a été très mal toléré. I s'est produit une escarre locale, avec œdème du membre, et on a été obligé de l’enlever. La suspension du
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