CHAPITRE I Des résultats obtenus par les m’thodes anciennes
Afin de se rendre compte de ces résultats il suffit de parcourir les différentes statistiques qui ont été publiées.
Dans la thèse de Chaput nous trouvons les résultats SUIVANIS :
Bon fonctionnement 50 0/0 Médiocre 25 0/0 Mauvais 25 0/0
Wamilton, dans ses traités des fractures, donn: les
résultats Suivants :
Cal osseux 0 Cal fibreux 84 Absence de Cal 3 Non indiqué Sur 127 Cas.
D'autre part Bull dans le New-Yorck, Médical Record (22 mars 90) donne le résultat de 20 fractures traitées sans intervention sanglante, en voici le résumé :
Bon fonctionnement 6.
Mouvements partiels #.
Résultats mauvais 6 Non-indiqués # Proportion pour 0/0 Bon fonctionnement 37,5 Mouvements partiels 25 Résultats mauvais 37,9
Dans la «€ Lancet » du 44 avril 4885 parait une autre série de cas traités par des appareils et particulièrement par une sorte de-bandage en 8 de chiffre destiné à rapprocher les fragments, un seul avait un rapprochement complet des fragments.
L'étude de ces divers résultats et des observations sur lesquelles ils sont basés, nous permet de conclure que le résultat éloigné obtenu par les méthodes anciennes de traitement (griffe de Malogaigne, de Duplaix, ponction,massage, appareils) est bon à peine dans la moitié des cas, que la longue durée du traitement (deux mois environ) expose à l'atrophie et aux raideurs, et qu'enfin lé cal osseux ne doit être ex>°ré que dans les cas rares où il n°y à pas d'écartemen, des fragments et que le tissu fibro-périostique prérotulien n'est pas déchiré.
Puisque c’est un cal fibreux que lon obtient dans l'immense majorité des cas en traitant les fractures par les
méthodes anciennes. ce cal est-il une mauvaise chose ? et
quels sont ses inconvénients ? Gilis a bien montré les divers accidents auxquels sa présence prédispose :
1° Le fait Le plus classique c’est l'allongement du cal, on en parle dans tous les livres, allongement qui se produit au bout d'un temps plus où moins long, d'après Wamelton si l'allongement ne S’est pas produit au bout de cinq mois, on n'a plus rien à craindre.
2. L'entorse du cal a été siumalée également par tous les auteurs, elle ne présente d'ailleurs par elle-même aucune oravité.
30 L’atrophie musculaire entraînant à sa suite l’impotence fonctionnelle du membre malade est une des complications les plus redoutables : ct it y à lieu de faire une distinction nous ne voulons pas parler de ces atrophies passagères que l'on rencontre dans presque tous les as où un appareil a été appliqué sur un membre, mais des atrophies doubles, qui persistent quelquefois des années, et sur là nature de laquelle les pathologistes sont loin d'être d'accord, l'impotence du membre est au prorata de l'atrophie, et, de même que celle-cr, celle-là peut durer toute La vie.
Tels sont les inconvénients les plus fréquents du cal fibreux, citons encore des accidents plus rares, et entre autres la rupture du cal déterminant une fracture itérative, la déchirure de la peau et Secondairement l'ouverture de
l'articulation et enfin l'ulcération du cal.
CHAPITRE I Des résultats obtenus par la mthode nouvelle Dans cette étude il importe d'abord d'insister sur ce point que nous ne nous occuperons que des cas de fracture récente, nous empruntons à Gilis la statistique de 145 cas puisés à de bonnes souræs et depuis l'ère antiseptique, et à laquelle nous ajqutons notre observation personnelle (Chapitre V. Obs. LE) 416 as, dont 105 simples et
41 compliqués.
Cal osseux 60
— fibreux 6
— non indiqué 50
Résultats de la suture : 145 cas Bon fonctionnement 91 Mouvements partiels 43 Ankylose #
Mort 3
Ammputation 4
En traitement 2
Résultat non indiqué 2