RESULTATS
Les effets des injections salines portent sur toutes les manifestations de l’artérite, à condition que l’on poursuive le traitement longtemps et patiemment. La claudication intermittente diminue. L'indice oscillométrique est augmenté, on constate un accroissement de la température locale des extrémités, La marche est améliorée, Les numé-
rations globulaires découvrent une hypoglobulie par dilu-
tion sanguine. |
Peu à peu les douleurs cèdent, le sommeil revient, le malade change de mine et surtout son poids augmente au point qu’il est fréquent de constater que ce dernier engraisse de 5 à 10 kilogrammes. L'état général se transforme.
La section des nerfs périphériques permet de faire de meilleurs pansements.
Localement, le pied change d’aspect, l’érythrose diminue, L'ongie nouveau est lisse et brillant, les poils repous-
sent, les ulcérations cicatrisent, on remarque qüe la sur-
face de l’ulcère prend un meilleur aspect et que des granulations se forment. Suivant ses dimensions, il faut de deux à douze mois pour qu’un ulcère se cicatrise complètement. Une fois que l’amélioration commence, elle se continue régulièrement et progressivement.
On constate aussi le retour des pulsations ou bien le
En ete
développement de nouvelles pulsations dans le pied et on les apprécie surtout au niveau des ongles.
Ces résultats peuvent être conservés si le malade consent à continuer le traitement avéc persévérance et patience pendant longtemps.
Malheureusement, les cas avancés de maladie ne commencent pas fréquemment à montrer une amélioration jusqu’à ce que le traitement ait été fait pendant six semaines ou pendant plus longtemps. Quelques malades, dans ce cas, se découragent et arrêtent le traitement avant d’avoir obtenu un essai concluant. Ils constituent la majorité des cas notés comme des insuccés.
L'observation due à l’obligeance de M. le Poe
MassABuAU démontre qu’en dépit de l’âge du malade, d’un ‘indice oscilloméirique faible, de la gangrène du gros orteil
et du troisième orteil gauche et du gros orteil droit, on a constaté une amélioration au bout de deux mois de traitement et une plus grande amélioration neuf mois et demi après l’institution du traitement.
L'observation N° 1 de M.S. SILBERT démontre qu’en dépit
d’un indice oscillométrique de 0 et de la gangrène de deux
orteiis, une guérison complète a°été obtenue en un an et une amélioration très nette de la circulation a continué pendant trois ans, que, de plus, le malade ne présente plus aucun symptôme et que la restauration économique a été obtenue. |
L'observation N° 2 de M. S. SizBERT démontre que le malade, qui était dans un état précaire lorsqu'on l’a vu, puisqu’il présentait un pied froid et bleu et un indice oscillométrique de @ au cou- de- pied, a été complètement rétabli en dix-huit mois et qu’il persiste actuellement à être dans d'excellentes conditions sans le otre retour des symptômes depuis 7 ans.
L'observation N° 3 de M. S. SILBERT, nous montre un malade atteint d’une thrombo-angéite oblitérante avancée
avec des ulecrations gangréneuses sur les deux pieds lorsqu’il fut vu pour la première fois. Après huit mois de traitement, les deux pieds étaient guéris et la marche était améliorée, Quatre ans après le début du traitement, il est en excellent état sans retour de troubles dans ses pieds et il poursuit régulièrement son travail.
L'observation N° 4 de M. $. SILBERT, nous montre un malade qui avait un cas avancé de thrombo-angéite oblitérante atteignant les quatre extrémités avec des ulcères gangréneux étendus sur trois extrémités. Après huit mois de traitement, toutes ses plaies étaient guéries et on lui petmit de retourner à son travail. Il est resté en excellent état depuis, sans retour de troubles. Il est à noter que la guérison a été obtenue en dépit d’une atteinte très sérieuse de la circulation.
L'observation N° 5 de M. S. SILBERT nous démontre, qu’en dépit d’une inégalité de circulation marquée, la guérison a été obtenue en sept mois et que, pendant la période qui a suivi, qui est de dix ans, on n’a remarqué aucun retour de troubles dans ses pieds.
L'observation de M. Lopez LOMB4, nous démontre qu’en dépit de l’âge avancé du malade et de pressions auscultatoires des membres faibles, le malade a pu guérir sans le sacrifice de son membre, sans retour de troubles deux années et demi après les accidents.
L’observation N° 1 due à l’obligeance de M. R. LEIBOvICt, nous montre que, depuis trois ans, le malade ne présente plus d'accidents gangréneux et qu’il a obtenu une amélioration considérable par le traitement de la méthode de SILBERT. ; PEER ES
L'observation N° 2 de M. R. Lirovicr, démontre que, malgré une artérite du côté gauche et une artérite du côté ! droit, le malade marche sans fatigue et l'amélioration se maintient, grâce aux injections salines hypertoniques.
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a St MR L'observation N° 3 de M. LetBovicr nous montre un malade qui n’a plus fait d'accidents trophiques ni gangréneux depuis l'instauration du traitement par la méthode de Siz- BERT. Ïl n’a plus aucune douleur et toutes les Dies de gangrène sont cicatrisées.
Les observations de M; CARCASSONNE démon trent que l’on
peut assister à des complications dramatiques si on n’ap-
plique pas exactement la technique de S. SILBERT, : Il est important de dire au malade dès le début que la guérison de leurs-symptômes n’apparaîtra pas tout de suite
et qu'il leur faut bzaucoup de patience et de continuité.
IL est indiseutable qu’un grand nombre d’artérites sont inévitablement vouées à la gangrène si elles ne sont pas traitées et qu’elles aboutissent à l’'amputation qui est come. mandée toujours par les mêmes raisons : douleurs terribles que plus rien ne soulage ou gangrène rebelle, torpide ou extensive dont le malade le plus patient finit par se lasser. En 1930, S. SiLBERT avait vu 247 malades chez qui la thrombo-angéite oblitérante évoluait depuis, plus de cinq ans.
Sur ces 247 sujets, on pratiqua 192 amputations dont 158 dans les cinq premières années de l’évolution de la maladie et 34 après cinq ans. La marche normale de la maladie abandonnée à elle-même aboutit à la perte du membre, en moins de cinq ans, dans 64 % des cas. 55 malades, soit 22 % seulement, avaient gardé les deux membres inférieurs. RUN *
Sur 128 malades chez qui la thrombo-angéite oblitérante évoluait depuis plus de dix ans, S. SILBERT compte 78 amputés des deux membres inférieurs dont 59 dans les dix premières années, soit 46 % et 20 après dix ans. 26 malades ne perdirent qu’un membre et 23 seulement, soit 18 % échappèrent à l’amputation.
En combinant ces deux statistiques, nous pouvons dire que sur 100 artéritiques : 64 perdent un pied, une jambe ou