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une cuisse en moins de 5 ans et 46 sont amputés des deux côtés en moins de 10 ans. Cela revient à dire qu’un amputé d'un côté a 7 chances ur 10 de perdre l’autre membre au plus en 10 ans si la thrombo-angéite suit son cours Spontané.
Si 22 malades sur 100 ont évité lamputation dans les cinq ans et s’il reste 18 non amputés après 10 ans, cela revient à dire qu’un artéritique qui a échappé à l’'amputation pendant les cinq premières années de la maladie a quatre chances sur cinq de n’être jamais amputé.
Pour S. SILBERT, le seul critère de l’efficacité d’un traitement sera son aptitude à éviter l’amputation. Le pourcentage des amputations faites sur des malades n’ayant subi
aucun traitement traduit assez bien la gravité moyenne
de la thrombo-angéite oblitérante. Calculé: de la même facon sur des cas soumis à un traitement donné, le pour-
.centage des amputafions mesuréra, par son abaïissement,
l'efficacité de ce même traitement.
S. SILBERT considère que, pour donner des résultats exacts des effets obtenus par un traitement, il est nécessaire de suivre les malades traités pendant longtemps et avec soin, ,
Il en a vu 396 soit 86 % sujets vivants non amputés et en excellentes conditions et 318 soit 69 % des sujets suivis au cours de l’année 1933- ee sur les 524 malad:s qu'il a traités.
Le traitement a arrêté la progression de la maladie dans
un groupe de 309 malades qui se sont arrêtés de fumer et
qui ont suivi le traitement. Ces malades ont été ramenés dans un état excellent par le traitement et ils ont été examinés plusieurs fois pendant une période qui s’échelonne de deux à dix ans après le début du traitement. Pas une seule amputation n’a été nécessaire dans le groupe tout entier. La grande majorité de ces malades n’avait pas été traitée pendant quelques années et tous ont pu retourner
an à leur emploi actif qu’ils ont repris avec une activité normale, sans retour de troubles des extrémités. Sur ces 309 cas, on à noté seulement 4 cas de thrombose de l'artère poplitée, quoique ces quatre sujets aient dit qu’ils n’avaient pas fumé. La thrombo-angéite oblitérante peut être, mal- gré tout, considérée comme une maladie progressive. Dans une étude de 460 cas publiéé en 1930, il a été montré que 64 % des cas non traités ont été obligés de supporter l’amputation d’une extrémité dans les cinq premières années de la maladie.
Grâce au traitement par la méthode de S. SILBERT, sur 524 cas traités il n’y a eu que 40 amputations, c’est-à-dire 216: 0, 0 |
Cas Améliorés Non Amputés Morts améliorés \ T.A.O. tipiq. 423 353 DAT 36 14 Cas limites... 101 BB RAS la AU 10 Total. 524 434 88 ANNE M4
Ce pourcentage est plus satisfaisant que celui de D1Ez qui, dans sa dernière statistique, établit qu’il a eu 218 % d’insuccès sur 119 cas traités par ganglionectomie lombaire.
S. SILBERT ne considère dans sa statistique que les cas qu’il a opérés lui-même ou qui l’ont été sous son contrôle. Les résultats rapportés par la Clinique Mayo pour la période de 1928 à 1932 inclusivement notent une augmeniation d’amputations à la clinique de 13,8 % de tous les malades atteints de maladie de Buerger et une aûügmentation , de 7,5 % d’amputations, nous donnant un total de 21,3 %.
Ces schémas peuvent être comparés avec le pourcentage de 7,6 % obtenus avec des malades traités par les injections salines hypertoniques.
S. SILBERT a remarqué de plus que 50 % des malades qui exigeaient l’amputation persistaient à fumer en dépit de la recommandation à cesser l’usage du’ tabac qui est pour lui la cause active et essentielle de la thrombo-angéite oblitérante.
= Total Ceux qui | Ceux qui Total = des continuent s’arrêtent des cas amputations à fumer de fumer
Cas précoces sans amputation quand : $ “ les malades 449 28 12 16 ont été vus | pour la pre- 2e mière fois. ,
Cas avancés avec une ou plusieurs \ amputations JU 70 12 7 lérsqu’ils ont été déjà vus
ot
Fotalksess 524 40 19 21
Sur un groupe de 445 malades, 60 seulement, c’est-à-dire 3,5 % ont dû être amputés malgré l'arrêt de l’usage du tabac car l’amputation était inévitable.
Dans une statistique publiée le 31 mai 1930, S. SILBERT rapporte 225 cas de thrombo-angéite oblitérante qui ont été traités et suivis par lui dont 109 depuis moins de 2 ans et
116 depuis plus de 2 ans, 91 depuis 2 à 5 ans et 15 depuis
plus de 5 ans.