CONCLUSIONS
lPäge de 60 ans. Dé nombreuses publications ont été faites
à leur sujet, de nombreux traitements ont été proposés,
mais ils ont été souvent très décevants. Seul, parmi tous les auteurs qui se sont occupés de la question des gangrèenes par artérites, M. S. SILBERT nous a apporté une méthode de traitement simple et efficace pour cette maladie.
La méthode de M. S. SILBERT, que nous avons eu l’occa-
sion d'apprécier dans le Service de Chirurgie de M. le Pro-
fesseur P. MASSABUAU, est très simple : rie intraveineuses de solution saline-hypertonique à 5 % à la dose
de 300 cc, trois fois par semaine, puis deux, puis une fois par semaine pendant assez longtemps ; interdiction for-
melle de l'usage du tabac et section des nerfs AFpASAQUES si la douleur est trop forte.
Nous avons vu que cette méthode est très efficace, puisque nous avons obtenu un résultat après avoir essayé d’autres modes de traitement. Les résultats rapportés par S.
SILBERT sont très séduisants et très démonstratifs. Dans une
expérience faite sur 524 cas traités et observés pendant dix
Le choix dés indications thérapeutiques dans les cas de 7 gangrènes par artérites n’ést pas toujours suffisamment précisé, Nous dirons donc que les gangrènes par artérites justifiables du traitement par la méthode de M. Samuel: SILBERT, de New-York, sont surtout celles relevant d’une thrombo-angéite oblitérante chez les sujets adultes jusqu’à
ans, il a été constaté, dans 83 % des cas, une amélioration qui s’est traduite par un arrêt de la douleur, une amélioration de la marche, une augmentation de l'indice oscillcmétrique, un accroissement de la température des extrémités, la guérison des ulcérations gangréneuses' et la réouverture des vaisseaux oblitérés. Le pourcentage des amputations a été abaiïissé à 7,6 % et ce pourcentage n’a jamais | été égalé jusqu'ici par les autres modes de traitement.
Entre les mains de M. S. SILBERT, aucune réaction dangereuse n’est survenue au cours des trente-cinq mille injections faites jusqu'ici, et quoique un rapport fait à la Société de Chirurgie de Marseille signale des accidents dus aux injections salines hypertoniques,- nous pouvons affirmer que le traitement ne présente aucun danger.
Avec M. S. SILBERT, nous dirons qu’un traitement sera vraiment efficace quand il donnera moins d’amputés, moins de 64 % d’unijambistes en cinq ans, moins de 46 % de culsde-jatte en 10 ans, quand il alignera plus de malades guéris én conservant leurs deux jambes : plus de 22 % après
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cinq ans, plus de 18 % après 10 ans. Ces chiffres sont ceux …
obtenus par, l’auteur de la méthode. Ils démontrent que son mode de traitement est le plus sûr et le plus conservateur, à condition qu’il soit employé avec soin, persistance et patience.
Cependant, la méthode de SILBERT, qui est appliquée sur une très grande échelle en Amérique, et qui donne une si belle proportion de guérisons durables, est une méthode qui ne convient pas encore à nos mœurs françaises.
- À New-York, les malades viennent au Dispensaire, sont
aussitôt installés sur la table et l'injection est faite sans : perdre de temps. Un quart d'heure après, ils peuvent par-
tir reprendre leur travail. On voit ainsi des employés de bureau, des chauffeurs de taxi, venir et perdre au maximum une demi-heure pour leur traitement à l’hôpital.
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En ville, bien entendu, il faut encore moins de temps. LE Chez nous, notre organisation hospitalière est telle que - nous avons eu le plus grand mai à l'hôpital à appliquer ce traitement aux malades externes. Notre mauvaise organisation leur fait, chaque fois, perdre toute une matinée. Dans ces conditions, ils risquent fort de perdre leur place et préférent abandonner le traitement. C’est surtout chez des malades hospitalisés où chez des malades de ville que
nous avons réussi à administrer le traitement dans les délais voulus. | .: D'autre part, il faut bien le dire, un traitement aussi # prolongé demande, de la part du malade, de la patience; de la confiance et de la discipline. IH est plus difficile de obtenir chez nous qu’en Amérique.
HS a done un problème social à considérer qui inter-
vient puissamment dans le traitement et ses résultats.
Les artéritiques doivent suivre longtemps un traitement
sañs être empêchés de travailler. Ils doivent également exercer une profession en rapport avec leur maladie. À cet égard, en Amérique, leur service social leur procure des situations en rapport avec leurs moyens physiques et c’est une œuvre qui nous manque, à nous, considérablement,
Jusqu'à plus ample informé, il ne Daeuit pas évident que la chirurgie surrénale ou sympathique, pour ne parler que … des traitements les plus employés dans les cas de gangrènes par artérite, vaille mieux que la méthode de M. S. SILBERT.
Certes, la chirurgie compte à son actif de brillants succès, mais ils ne peuvent pas nous faire oublier que le traitement médical, surtout entre les mains de SILBERT, a donné les statistiques les meilleures par le nombre et la qualité -des résultats. Aucun autre n’a évité autant d’amputations, ni rendu autant d’infirmes-à une vie normale ou presque. Il mérite donc d’être conseillé et poursuivi. en attendant que la chirurgie ait fait mieux encore.
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